"Les pirates ont désormais beaucoup de soucis à se faire, le SELL ne les lâchera pas... !". Le message est clair, il est signé du Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs, qui lançait récemment sa propre campagne "pour faire peur" auprès des jeunes pirates de jeux-vidéo...

Cette affiche qui si elle n’atteint pas les niveaux de provocation de celle du SNEP ne manque pas moins de poésie, a été publiée dans toute une série de magazines :

Presse Jeux
– PC Jeux
– Jeux Vidéo Magazine
– Joystick
– Joypad
– Kid Paddle
– Playstation 2 Magazine
– PSM 2
– Officiel Nintendo
– Officiel XBOX Magazine
– GBA

Presse Informatique
– L’Ordinateur Individuel
– Guide pratique de
– l’Ordinateur Individuel
– Micro Hebdo
– Guide pratique de Micro Hebdo
– Télécharger.com
– SVM
– .NET
– Computer Arts
– Windows News
– Internet Pratique
– DVD Magazine
– Digital Photo
– Officiel Windows XP
– Univers Mac World
– Photo Vidéo Numérique
– PC Achat

Presse Grand Public
– Illimité
– Le Nouvel Observateur
– Challenge
– Sciences et Avenir
– Technikart
– Public
– L’Express
– L’Entreprise
– L’Expansion

Presse Professionnelle
– MultiMedia à la Une
– MultiMedialaUne.com
– JDLI
– Itrnews.com

Qui étaient ainsi visés par le syndicat ? Uniquement ceux qui achètent encore des magazines de presse papier, puisqu’aucune action de communication n’a été menée sur Internet, pourtant principal vecteur de piraterie aujourd’hui. L’on voit ainsi que le SELL visait dans l’ordre les jeunes (lecteurs de magazines type Joypad) qui de toute façon ne pourront pas acheter beaucoup plus de jeux qu’actuellement au prix où ils sont, les parents (SVM, .NET,…) qui refuseront pour la plupart d’augmenter le budget jeux-vidéo, le grand public (L’Express, Le nouvel Obs,…) qui ne sent guère concerné par ce problème, et les professionnels (Media à la Une) qui ont normalement autre chose à faire qu’à jouer aux jeux-vidéo…

Le SELL, qui se dit « très décidé à tout faire pour enrayer cette intolérable épidémie« , semble donc tomber dans le même piège que l’industrie du disque en pensant que les consommateurs piratent plus par sentiment d’impunité que par conscience de liberté (la liberté de pouvoir jouer à ce qu’ils veulent, et de pouvoir tester un jeu, sans devoir prendre le risque de payer plus de 50 euros). Il n’est pas du tout certain que la peur du gendarme, aussi efficace soit-elle, substitue l’achat au téléchargement. Au mieux, les téléchargements s’arrêteront… mais les achats augmenteront-ils ?

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