En découvrant la dépêche AFP qui titrait que « pour l’UMP Lefebvre, le rejet du texte Hadopi n’a rien à voir avec l’absentéisme« , nous avons tremblé. Le plus entêté des soutiens de la riposte graduée dans les rangs de la majorité a-il enfin réalisé que la principale raison de l’échec de la loi est la loi elle-même ? Et bien non.

Tel le Roi de notre fable qui « n’écouta pas qui trouvait l’idée abjecte » et voulu supprimer tentures et colonnes avant de supprimer l’Assemblée, Frédéric Lefebvre assure que « sur le texte Hadopi, il s’agit d’un mauvais coup préparé par les socialistes, avec une absence de vigilance et des responsabilités partagées à tous niveaux, gouvernement et Parlement« . Des désaccords de fond sur le contenu de la loi ? Connait pas.

« On parle beaucoup de sanctions financières, moi je n’aime pas tellement ce type de méthodes« , a ajouté le député. « Au moment où on est en train de refaire le règlement de l’Assemblée, notre intérêt est de voir comment travaillent les autres parlements européens. La question des jetons de présence, la question des incitations, tout cela fait partie d’un débat qui concerne globalement le fonctionnement du Parlement« .

Les très nombreux internautes qui ont suivi la première lecture du texte à l’Assemblée Nationale ont eux aussi constaté des dysfonctionnements au Parlement. Au premier rang desquels l’impossibilité pour les députés d’obtenir des réponses claires aux questions précises et essentielles qu’ils posaient à la ministre ou au rapporteur. C’est une habitude parlementaire probablement impossible à résoudre par un règlement, mais c’est une violence pour le citoyen qui voit ses députés voter des amendements sans attendre la moindre réponse aux arguments pourtant cinglant de leurs adversaires.

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