On s’attendait de la part de la Sacem à ce qu’elle joigne la stratégie mise en place par les lobbys pour faire peser toute la responsabilité de l’échec parlementaire de la loi Création et Internet sur le Parti Socialiste. Mais non. Signe supplémentaire peut-être que les lignes sont en train de bouger à la Sacem et qu’elle s’intéresse de près à la contribution créative soutenue par les députés PS, la Sacem est très modérée dans son communiqué relatif au vote surprise de ce matin.

« Ce vote aussi inattendu qu’incompréhensible rappelle un épisode que l’on n’imaginait pas se reproduire à l’issue d’un processus de travail de plus de dix-huit mois, initié lors des accords de l’Elysée, avec l’ensemble des parties concernées« , rappelle-t-elle en référence à l’adoption surprise de la licence globale il y a trois ans, lors de l’examen de la loi DADVSI. « Les leçons du passé n’ont, hélas, servi à rien pour la plus grande frustration des créateurs chaque jour un peu plus pénalisés et spoliés« .

Sans demander explicitement de seconde lecture, ce qui est surprenant, la Sacem demande dit « [attendre] maintenant de la part des pouvoirs publics comme des parlementaires, des gestes clairs et des décisions rapides, afin de mettre un terme à la dégradation majeure des revenus subie par les auteurs depuis cinq ans et d’assurer la légitime et nécessaire compensation des pertes de la filière musicale« .

Les « gestes clairs » et autres « décisions rapides » pourraient être aussi bien un nouveau vote de la riposte graduée que l’annonce de la mise en œuvre d’un chantier proche de la contribution créative.

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