Jeudi, contre l’avis du gouvernement français, les députés européens ont adopté par 481 voix contre 25 (et 21 abstentions) le rapport Lambrinidis qui affirme le principe selon lequel l’accès à Internet « ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées« . Sans portée juridique directe, le vote de cette proposition de recommandation au Conseil européen a toutefois une importance politique certaine, sur laquelle rebondissent les Verts.

Jean-Louis Roumegas et Djmail Songoznin, porte-paroles nationaux du parti écologiste, se sont félicités vendredi « du vote massif du Parlement Européen contre la privation d’accès à internet« .

« Après le recul de la Nouvelle-Zélande sur le sujet, ce vote illustre combien la loi Hadopi est néo-obscurantiste« , estiment-ils. « Christine Albanel sacrifie la fertile liberté d’internet qui profite à tous aux intérêts de quelques entreprises du disque. Albanel a choisi son camp : celui des entreprises pas des citoyens« .

Les Verts – représentés à l’Assemblée Nationale par Martine Billard qui obtient pour le moment la meilleure note au classement de la Quadrature du Net, estiment que les maisons de disques qui poussent à l’adoption de la loi Création et Internet « cherchent coûte que coûte à pérenniser leurs profits tirés de leur situation oligopolistique sur le marché du disque dont les niveaux de profits restent conséquents« .

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