Le Canard Enchaîné revient ce mercredi sur l’organisation le 26 mars prochain du Grenelle des antennes-relais qu’avait souhaité organisé l’écolo Nathalie Kosiusko-Morizet, et qui sera finalement encadré par le ministère de la Santé. Le journal raconte que l’Académie de Médecine s’était autosaisie juste après la décision de la cour d’appel de Versailles qui avait condamné Bouygues Telecom à démonter une antenne-relais au nom du principe de précaution. Son avis publié le 4 mars a été immédiatement pris en compte par François Fillon pour écarter d’emblée du futur Grenelle « l’hypothèse d’un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile« . La conclusion est décidée avant-même l’organisation du débat.

Mais l’Académie de Médecine, qui a suivi selon ses propres termes une procédure « complètement inhabituelle« , n’avait pas convoqué ses commissions. Elle a seulement monté un « groupe de travail » qui s’est réunie une seule fois, pour auditionner un seul juriste.

Plus grave, sans doute, le communiqué du 4 mars suivi par François Fillon a été rédigé par André Aurengo, « chef du service de médecine nucléaire à la Pitié-Salpêtrière, mais aussi membre du conseil d’administration d’EDF, et surtout, figure éminente du conseil scientifique de… Bouygues Telecom« .

Le Canard croît y voir une « étrange alliance » entre l’Elysée et l’Académie de Médecine, provoquée par les pleurs de Martin Bouygues qui veut sauver ses antennes-relais.

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