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Luc Besson s'en prend au streaming qui n'est pas touché par la riposte graduée

Guillaume Champeau - publié le Lundi 16 Février 2009 à 10h33 - posté dans TV Numérique

Luc Besson remonte sur son cheval. Le réalisateur-producteur, conscient des limites de la future Hadopi, s'est indigné de la facilité avec laquelle les internautes peuvent trouver des sites de streaming de films, avec toute une chaîne d'intermédiaires économiques qu'il dénonce. Souvent à tort.

Ca n'est un secret pour personne que Luc Besson livre une bataille médiatique sans relâche contre le piratage. Même si certains prétendent que le film Taken qu'il a produit n'aurait pas l'énorme succès commercial qu'on lui connaît aux Etats-Unis sans l'aide d'une diffusion virale sur les réseaux P2P, le réalisateur-producteur continue à se prendre pour Geronimo dans la bataille du Far-West qu'il avait décrite l'an dernier.

Dans une tribune publiée samedi dans Le Monde, Luc Besson défend une fois encore la riposte graduée, tout en reconnaissant ses limites. "Le visionnage gratuit et illicite de contenus cinématographiques s'effectue sur des sites de téléchargement et de streaming (écoute en direct) très facilement accessibles sur la Toile", écrit-il. Or les utilisateurs de ces sites ne sont pas concernés par la riposte graduée. La Haute Autorité chargée de la mettre en oeuvre, l'Hadopi, ne pourra jamais connaître l'adresse IP des internautes qui se contentent de regarder sans partager. Une faille dans la loi qu'entend bien combler Luc Besson, en s'en prenant aux prestataires et aux intermédiaires.

"Comment explique-t-on qu'ils aient aussi facilement accès à des films pourtant protégés par la loi ?", demande-t-il. "Une loi qui sanctionnerait les voleurs sans punir les responsables de ce trafic illicite serait une loi injuste. Quelle nation accepterait de punir sévèrement les consommateurs de drogues tout en laissant leurs dealers prospérer tranquillement ?"

"Ces sites ne pourraient exister sans la complicité objective de bon nombre d'acteurs économiques français qui ont un intérêt financier à faire perdurer le système. L'économie du piratage sur Internet est une longue chaîne d'acteurs qui, pour la plupart, n'apparaissent pas au grand jour mais tirent profit de cette activité illégale (...). De grandes entreprises françaises sont impliquées à tous les niveaux de la chaîne de valeurs, et tirent un intérêt financier d'une activité illégale. Elles sont complices d'un délit, donc coupables, et doivent, dans un Etat de droit comme le nôtre, être condamnées et sanctionnées."

Et Luc Besson de citer nomément certains des acteurs visés : Free pour l'hébergement de services de streaming, Google et Allotraffic pour les publicités qu'ils affichent en touchant au passage leur commission sur les clics, ou PriceMinister, l'un des annonceurs qui apparaît régulièrement sur le site de streaming BeeMotion, lui aussi explicitement désigné.

Ce dernier a d'ailleurs immédiatement capitulé, à raison. "Besson dénonce ouvertement beeMotion au grand jour, et a alerté Free sur notre activité, ce dernier ayant immédiatement réagi en nous sommant de stopper notre activité rapidement", explique l'administrateur sur la page d'accueil du site. Sa culpabilité ne fait aucun doute.

Mais Luc Besson, qui en appelle pourtant à l'Etat de Droit, ne comprend pas que Free, Google ou PriceMinister ne soient pas également coupables et ne capitulent pas de la même manière.

Le premier est soumis à la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), qui l'oblige à agir uniquement lorsqu'il a officiellement connaissance des faits litigieux, ce qu'il a visiblement fait pour Beemotion.

Google n'a ensuite aucun rôle actif dans le choix des sites où il diffuse ses publicités. La firme utilise un robot qui place automatiquement les publicités en fonction des mots clés présents sur la page, et ce sont aux sites internet clients du service de s'assurer qu'ils ne violent pas les droits d'auteur. Dans le cas contraire, si Google a connaissance des activités illicites de son client, il peut suspendre l'exécution du contrat à tout moment (ce qu'il fait). Mais la firme américaine se refuse logiquement à enquêter sur chaque client.

Enfin, PriceMinister n'a absolument aucune possibilité de savoir sur quels sites apparaissent ses publicités, et ne peut donc pas être tenu responsable.

La question avait déjà été jugée par le passé dans l'affaire des Choristes lorsque le réalisateur Christophe Barratier a eu le même raisonnement faussé que Luc Besson.

C'était il y a deux ans et demi, et il avait perdu. Déjà.

Il serait peut-être temps de tourner la page et de chercher plutôt des modèles économiques qui retirent tout intérêt aux sites de streaming de mauvaise qualité, et à leurs publicités. Il est vrai que c'est moins facile que l'écriture d'une tribune ou le dépôt d'une plainte.

Publié par Guillaume Champeau, le 16 Février 2009 à 10h33
 
 
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Commentaires à propos de «Luc Besson s'en prend au streaming qui n'est pas touché par la riposte graduée»
 

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"La firme utilise un robot qui place automatiquement les publicités"
Et alors, quelle différence de responsabilité cela fait-il qu'ils placent les pubs à la main ou qu'ils automatisent le processus ?
"Enfin, PriceMinister n'a absolument aucune possibilité de savoir sur quels sites apparaissent ses publicités, et ne peut donc pas être tenu responsable."
Ah bon ? Tu te bases sur quoi pour dire ça ? Que ce soit au niveau technique sur le fait que PriceMinister ne sait pas où ses pubs sont affichées ou au niveau légal sur le fait qu'ils ne sont pas responsables ?

"Vous comprenez, M'sieur l'agent, je n'ai aucune possibilité de savoir où vont mes balles une fois qu'elles sont sortie de mon pistolet. Je ne peux pas être tenu pour responsable."
Mr Besson a prétendu que Arthur et les minimoys avait été telechargé 2 500 000 fois, et que à 1? la location d'un film, il avait perdu 2 500 000 ?.
Ha ha ha...
"Vous comprenez, M'sieur l'agent, je n'ai aucune possibilité de savoir où vont mes balles une fois qu'elles sont sortie de mon pistolet. Je ne peux pas être tenu pour responsable."

un film ca tue personne et la publicité encore moins . coupable donc de quoi on disait deja ? de ne pas regarder la ou sa pub va ? ok ca me va.

par contre faire de la délation sans etre vraiment au courant de comment ca se passe et comment ca marche ...

merci mr besson d etre encore plus ridicule que vous ne le sembliez. oui le streaming d oeuvre licencié c est mal mais accuser a tort est autant prejudiciable (cf outreau).
C'est sûr qu'avec Besson, on va être ravis (ou taken...)
@enter: Tu ne vas tout de même pas refaire l'allégorie des petits pains dans le supermarché avec tes balles perdues?
C'est vraiment prendre les gens pour des neuneus comme le voudrait Besson et ses "amis"!
En réponse intelligente et pour abonder cette news de Numérama, il y a aussi cet article:
http://fr.readwritew...rer-l?internet/
J'imagine que la richesse de luc Besson lui permet d'avoir quelques ressources immobilieres... Des appartements en location par exemple... Est il sur qu'aucun de ses locataires n'ait d'activité illicite? non alors c'est comme free et ses dédibox... Quand on sait on bloque et on enquête pas sur tout le monde.
Un autre article très intéressant sur le sujet, à lire chez Eolas.
dans son ITW, Besson s'inquietait bien plus des gens qui *font des profits* sur le dos du telechargement, et donc à travers des oeuvres volées, que du telechargement lui meme.

de fait, si il y a bien un truc inacceptable, quelle que que soit l'idée qu'on se fait du partage culturel, c'est bien ca.

Numerama sera il capable de le comprendre? that is the question. (ca ne semble pas bien parti)
C'est pas parceque ces films ce vendent moins bien qu'il doit partir en croisade contre le net(streaming)
Heuuu... le patron de PriceMinister, c'est pas le frère de Nathalie Kosciusko-Morizet ??? ... sans commentaire !!!
Très fort cet Eolas, un vrai quote forum warrior : )
"Free pour l'hébergement de services de streaming" il héberge deezer free c'est tout non ?
Combien d'excès de vitesse, d'accidents, de morts et de blessés suite à la diffusion de son film "Taxi" ?
Qu'attend donc la justice pour trainer ce Mr Besson devant les tribunaux pour incitation au non respect de la loi et à l'apologie du crime ?
Ah oui, ce sont des dealers. Des dealers qui donc voleraient de la drogue pour la distribuer gratuitement à leurs clients, en se finançant en mettant de la pub sur leur T-shirt et leurs pochons de drogue ?

Bon, admettons. Ça devient compliqué, cette histoire. Mais alors, dans ce scénario, le producteur de drogue, c'est qui ?

Mais… c'est toi, Luc, non ? Ah, que c'est délicat de filer des métaphores ! Mais note bien que je crois que tu as mis le doigt sur quelque chose. Car l'industrie du cinéma comme celle de la musique d'ailleurs, repose effectivement sur des comportements analogues à ceux des dealers : on crée un besoin pour hameçonner le client (bandes-annonce, matraquage publicitaire, clips alléchants sur toutes les chaînes visant le public cible) et quand il est accro, on l'oblige à payer pour l'assouvir (la place de cinéma à 10 euros, puis le DVD à 30 euros, le pay per view à 3 euros, sinon il y aura le passage à la télévision… financé par la pub ; la place de concert à 50 voire 100 euros, l'album à 25, la sonnerie à 2 euros, le single à 1 euro lisible sur un seul lecteur compatible). Sachant qu'une grande partie de la clientèle cible est mineure.

Finalement, tu es plutôt doué en métaphores.

Il y a eu des lobbystes plus rapides que ceux des producteurs de ciné…

Il faut que cesse l'hypocrisie qui permet à de grandes institutions françaises et internationales de gagner de l'argent sur le dos de créateurs qui ont perdu, rien qu'en France, 1 milliard d'euros en 2008 à cause du piratage d'œuvres cinématographiques sur Internet.

Heu… Attends. Il y aurait eu selon toi 500.000 films téléchargés par jour en 2008. Soit 18.500.000 par an. Ce qui fait un manque à gagner de 5,47 euros par film. Chiffre intéressant, quand un DVD dans le commerce coute pas loin de 30 euros. D'où ma question initiale : quand est-ce que je pourrais télécharger légalement un film que je pourrai regarder autant de fois que je le voudrai pour 5,50 euros (à ce prix là, tu augmentes même ta marge) ?

Encore que si on en crois les études agrées par le ministère de la culture (terra consultant ou autre), les 5.47 euro en fiat s'appliquent à l'ensemble de la chaine de valeur du cinémas jusqu'à la diffusion en dernier sur les chaines gratuites grâce à la publicité.

Oui, très jolie chronique de M° eolas. Les défenseurs de hadopi veulent pas continuer leur monologue dans les journaux en foulant le droit que l'on ait la suite.
surement un oubli ......................
Trop fort la vidéo de mozinor à la fin de l'article d'eolas
http://www.dailymoti...-europacorp_fun
Europacorp que de la daube. C'est vrai les scénarios sont aussi mince que des feuilles de cigarettes. Tout le contraire de Besson qui lui est plutôt triple XXXL.
évidement la bêtise règne ici

alors voyons voir qui est luc besson un réalisateur qui est parti de pas grand chose et qui a réussi a s'enrichir en créant des films ( que l'on trouve nul ou pas) et qui a cree une entreprise qui emploie des gens il est devenu producteur ce qu'il veut dire qu'il investit de l'argent pour en faire (mais bon la mentalité francaise de jalouser ce qui font de la tune) aprés évidemment ce n'est pas un saint mais , critiquer ses films alors que ces films sont énormément téléchargez ça me fait rire .

l'industrie du film et de la zik ce n'est pas que des gens au dessus qui se gavent c'est des millions de petits qui perdent leur emploie et cela a cause du piratage que vous le voulez ou pas .

évidement c'est trop cher mais c'est comme ça partout , les loyers sont trop cher la bouffe et trop cher tout les biens de consommations sont trop cher .

Alors au lieu d'etre malhonnête ayez le courage de dire "je profite d'une faille car si je pouvais ne pas payez mon loyer ma bouffe ou mon essence je ferais la meme chose"
Et rebelotte au lieu de voir une occasion de faire de l'argent on voie le DIABLE comme avec napster. Monsieur besson il était la a cette époque il a donc du voir le désastreux résultat 100% de zéro on ne peut pas dire que l'industrie de la musique a touchée le gros lot, elle a peut être gagnée la bataille contre napser et autres commercial du P2P mais au pris fort puisque elle a perdu la guerre tout simplement.
In extremis, le marché des biens culturels en France a évité une dépression en 2008 grâce à l'engouement pour les jeux vidéo qui représentent, à eux seuls, plus que les marchés de la musique et de la vidéo réunis. Selon le cabinet d'études GfK, le marché du divertissement a reculé de 0,6%, à 8,03 milliards d'euros. La moitié est encore représentée par le livre, qui se maintient à 4,1 milliards. Le deuxième poste est celui des jeux vidéo qui pour la première fois dépasse les 3 milliards d'euros. Il dépasse, à lui seul, les ventes de musique en plein déclin (- 14,5%, à 913 millions) et celles de la vidéo en repli de 7,5%, à 1,38 milliard, malgré le décollage de la vidéo à la demande (53 millions d'euros), qui devrait doubler de taille en 2009.

http://www.lefigaro....-en-france-.php

Il faut arrêter de croire que les français aujourd'hui peuvent augmenter leur budget divertissement sans encombre. Il y a des arbitrages dans ce budget et c'est celui qui donne le meilleur service qui remporte la mise.
0.6% des baisse malgré une année de merde avec la crise et le pouvoir d'achat qui restera le plus beau mensonge du conducator.

C'est désolant de voir que ce qui ce croient supérieurs avec leur lubie de l'antipiratage sont des nains au niveau de l'expertise.
'coolredak', le 01/01/1970 - 01:00
l'industrie du film et de la zik ce n'est pas que des gens au dessus qui se gavent c'est des millions de petits qui perdent leur emploie et cela a cause du piratage que vous le voulez ou pas .

Pourrais-tu citer tes sources ? Merci

'coolredak', le 01/01/1970 - 01:00
évidement la bêtise règne ici

Bein ça, tu en es même le digne représentant !

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