L'ex-chanteur des Tears For Fears prêche les Creative Commons

Guillaume Champeau - publié le Lundi 26 Janvier 2009 à 10h08 - posté dans Musique Numérique

Extrêmement populaire dans les années 1980 avec certains des plus grands succès new wave de l'industrie musicale, l'ancien chanteur des Tears for Fears Curt Smith a décidé d'adopter les licences Creative Commons pour poursuivre sa carrière en solo.

Jamais l'industrie musicale ne s'est sentie plus forte voire invincible que dans les années 1980 où, portée par les années disco, les tubes s'enchaînaient dans une insouciance ambiante. Les disques se vendaient très bien grâce à une mécanique parfaitement huilée entre les producteurs et les grands médias, et les quelques rares groupes et artistes qui avaient la chance d'être signés comme combustibles du moteur imaginaient mériter pleinement les fortunes qu'ils recevaient en échange. Les producteurs et les stars de ces années Fan Club regardent encore avec nostalgie cette époque, et voudraient la faire revenir aujourd'hui à grand coup de procès ou de riposte graduée, sans se rendre compte qu'elle est bien morte et enterrée.

Mais tous n'ont pas la même réaction. Parmi les groupes qui animaient les soirées dansantes et inondaient les radios dans les années 1980 figuraient les Tears For Fears, un groupe new wave avec lequel Curt Smith a interprété certains des plus grands tubes de l'époque. Mad World, Shout ou Sowing the seeds of love raisonnent encore régulièrement dans les haut parleurs. Mais malgré ces succès qui auraient pu le conduire à croire en une gloire et une fortune éternelles, Smith a tourné la page, et vit avec son temps et les outils d'aujourd'hui.

Le chanteur a entamé une carrière solo dans les années 1990, et possède désormais les droits de ses derniers enregistrements. Il a donc décidé de placer son dernier album Halfway, pleased, sous une licence Creative Commons by-nc-sa, qui autorise quiconque à copier son oeuvre et à la distribuer librement, aux seules conditions de ne pas en faire d'exploitation commerciale et de le créditer comme il se doit. Pour Curt Smith, c'est à la fois un choix qu'il trouve naturel par rapport aux maisons de disques qui surprotègent les oeuvres, et un choix qui doit l'aider à retrouver une certaine notoriété. Si son album est distribué gratuitement sur The Pirate Bay ou Mininova, les internautes seront tentés de le faire connaître à leur tour et de venir à ses concerts... voire même d'acheter le CD sur Amazon.

"Il serait bon qu'un grand nombre d'artistes passent leurs oeuvres sous Creative Commons", prêche ainsi Curt Smith dans une interview dont nos confrères de Framasoft ont sous-titré le passage où il explique son choix pour la licence libre :

Publié par Guillaume Champeau, le 26 Janvier 2009 à 10h08
 
 
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Commentaires à propos de «L'ex-chanteur des Tears For Fears prêche les Creative Commons»
 
Ce n'était pas un groupe de "new age" mais de NEW WAVE ! Ce n'est pas vraiment la même chose !

:)
Le discours de Curt Smith tient clairement la route, même s'il a tendance à se répéter et a vouloir jouer sur l'effet de mode...

Mais il apporte un point trés important qui reste souvent éloigné des débat : les travaux dérivés.

On oubli trop souvent dans les débat sur le piratage, que grâce a cette accès multimédia gigantesque et au nouvelles technologie, les spectateurs deviennent acteurs !

La consommation de médias n'est plus aussi passive que précédemment, il est facile de faire un pti remix electro pour mettre un petit effet en soirée, ou de faire un montage vidéo pour résumé la dernière saison d'une série, voir de modifier un jeu pour y intégrer des textures de meilleures qualités, de développer des widget pour améliorer son interface, ou encore éditer son propre site web.

Quoi qu'il arrive la façon de consommer de la culture a changé, le nombre d'acteurs va exploser, on ne retrouvera pas l'âge d'or du disque de 1980 !
lol, pardon, lundi matin difficile, je corrige ;)
Bref à quand les exemples d'artistes inconnus dont la réussite se fait grâce à ces systèmes ?
Pour le moment tous ces chanteurs et groupes ont déjà une notoriété et un public large et fidèle.
Je peux être pour les C.C mais à partir du moment où l'on aura la preuve que des artistes en début de carrière peuvent en bénéficier.
c'est vrai que l'industrie du disque reste encore enfermée dans sa bull enostalgique de l'époque ou elle pouvait fourguer aux gens une deuxieme fois toute leurs collections de vieux vynils remasterisé a peu pres sur des cd à l'époque tout nouveaux tout neufs
alphapronto75 > si tu attends des artistes qui gagnent des millions de dollars avec ce modèle, ça n'arrivera probablement pas. Parce que le contexte médiatique a changé. Il y a beaucoup plus d'artistes à se partager moins d'argent qu'auparavant, le "star system" est mort avec Internet.
@ Kad Redal:
J'attends pas à voir des artistes gagnés des millions, mais des artistes reconnus grâce à ce modèle, qui fassent parler d'eux sans pour autant gagner des millions.
Le "star system" n'est par contre pas mort avec Internet au contraire, preuve avec des révélations faites sur le net, via des myspaces, ou vidéos diffusés un peu partout créant du buzz"
Les artistes en début de carrière n'ont pas l'argent pour produire un CD. Ils ne font que des concerts, des tournées et des festivals.
"Mad World, Shout ou Sowing the seeds of love raisonnent encore régulièrement dans les haut parleurs."

Ce ne serait pas plutôt "résonnent" ?
Tiens, il est encore vivant celui-là ?

>Jamais l'industrie musicale ne s'est sentie plus forte voire invincible que dans les années 1980
Si. Dans les années 60 où les 45 tours sortaient à un rythme absolument effrénés.
Créative Commons c'est l'avenir ;)

Le modèle économique qui proposerait tous ces nouveaux albums en streaming libre d'accès et laissant aux gens la liberté de donner aux artistes qu'ils aiment, est, à mon sens le plus viable et les avantages sont nombreux :
- Plus de budget pub, la notoriété se fait de bouche à oreille.
- Vendre beaucoup plus de places de concerts.
- Responsabiliser le consommateur : si tu consommes, c'est que tu cautionnes.

Puis à termes, espérer que chaque artiste puisse racheter, les droits de leurs propres oeuvres..

Vive l'accès directe à la culture, à bas les intermédiaires et la censure.
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