Google fait le ménage dans ses services. Après avoir projeté des nouilles sur tous les murs, le moteur de recherche jette toutes celles qui ne sont pas restées collées. Google Video en fait les frais, avec cinq autres services plus confidentiels.

Google aussi peut connaître la crise. Le moteur de recherche a annoncé qu’il supprimait 100 postes de recruteurs dans ses services de ressources humaines, signe d’un fort ralentissement de croissance pour la firme de Mountain View. Et il a par ailleurs annoncé cette semaine la mort de six services et projets qui n’ont jamais remporté de grand succès populaire : Google Catalog Search (un service de numérisation et de consultation de catalogues de produits), Google Bloc-notes (pour prendre des notes pendant la navigation), Dogdeball.com (un réseau social mobile qui permet de partager sa localisation avecc ses amis), Jaiku (un microblog concurrent de Twitter), Google Mashup Editor (un éditeur de sites et de services web), et Google Video.

Ce dernier, lancé avant l’acquisition de YouTube, n’a jamais su trouver sa place aux côtés du numéro un de la vidéo en ligne. Lorsqu’en mai 2007, la directrice de Google Video avait décidé de quitter le navire sur un constat d’échec, nous avions écrit que le service allait « contre la philosophie générale de Google« , car « contrairement à sa mission d’organiser toutes les informations du monde, Google a pour la première fois avec Google Vidéo reservé son moteur de recherche à son seul service propre d’hébergement de vidéos, qui n’a jamais trouvé sa place contre YouTube« .

La formule a finalement été changée un mois plus tard pour devenir un vrai moteur de recherche de vidéos en ligne capable de trouver des vidéos sur de nombreux sites (dont Dailymotion, Metacafe, Revver, Kewego, MySpace, ou Yahoo), mais c’était trop tard. Surtout, Google n’a probablement pas voulu assurer le succès d’un moteur de recherche qui aurait pu faire de l’ombre à sa filiale YouTube. Où l’on voit bien le problème à ce qu’un moteur de recherche aussi puissant que Google devienne également éditeur de service et de contenus.

Ceux qui se sentent désormais orphelins d’un moteur de recherches de vidéos pourront se tourner vers des services concurrents, comme AltaVista, Fooooo (pourquoi faire simple quand on choisit un nom de domaine ?),ou Exalead.

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