Depuis plus de deux ans, Ratiatum se bat pour faire avancer le dialogue entre les utilisateurs de logiciels de Peer-to-Peer et ceux qui pensent s'y faire voler. Nous essayons de démontrer que le P2P peut sortir de l'illégalité, avec la création de la première chaîne de téléchargements P2P 100% légale au monde, les premiers pas d'une radio 100% libre de droits, et la chaîne culturelle qui proposera bientôt aux artistes de se faire connaître gratuitement grâce au Peer-to-Peer. Aujourd'hui, c'est une étape essentielle que nous franchissons avec la proposition de tout un modèle juridique et économique qui permettrait d'harmoniser les intérêts et envies de toutes les parties. La "Licence de Diffusion Culturelle".

Plus de 1000 plaintes déposées aux Etats-Unis (531 de plus cette semaine), 29 au Canada, l’annonce d’actions similaires en France,… L’internaute amateur de culture musicale doit-il vraiment être considéré comme un délinquant, ou est-ce son droit quasi naturel de télécharger et de partager ce qu’il apprécie ? Sans doute la réponse se situe t-elle plutôt à droite de la virgule, mais ce serait se mentir à soi même que de croire que la musique, ou les films, peuvent être entièrement gratuits, pour tous, et sans limite.

Selon l’image d’Epinal, les artistes n’auraient besoin que de pain et d’eau pour vivre et de quelques outils bricolés pour créer leurs œuvres. Certes, mais n’ont-ils pas, eux aussi, droit à plus de confort ? Les studios d’enregistrement, qui nous permettent de profiter grâce à nos équipements haute-fidélité d’une qualité de son irréprochable, doivent-ils être condamnés à fermer par manque de ressources ? A mesure que les ventes de CD diminuent, le problème s’accroît.

Dès lors trois possibilités. La première est de laisser les choses se faire, de continuer à pirater sans mesure, et de revenir à des créations artistiques de très bas budget. Mais qui le souhaite réellement ? La seconde, la voie empruntée par les majors de l’industrie, consiste à museler l’accès aux œuvres en multipliant les systèmes DRM, et ainsi empêcher toute diffusion de l’art et contrôler entièrement le marché, depuis la création jusqu’à la « consommation ».

La troisième possibilité que nous proposons à travers la Licence de Diffusion Culturelle est une solution qui nous semble rencontrer les intérêts de chacun. Les internautes pourraient télécharger et diffuser librement toutes les œuvres qu’ils souhaitent, et les artistes seraient récompensés à leur juste valeur. Comment ? C’est ce que nous vous proposons de voir à travers ce document qui peut être librement reproduit, et communiqué autour de vous si cette proposition vous séduit :

Licence de Diffusion Culturelle : légalisons le P2P !

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