Répondant aux critiques de plus en plus vives des parlementaires, le groupe d'éditeurs de logiciels de Peer-to-Peer P2PUnited explique au Congrès américain qu'il n'a pas aujourd'hui la possibilité technique de bloquer la pédopornographie et les fichiers soumis au copyright sur les réseaux.

P2P United explique, documentation à l’appui, que le type de filtrage demandé par les parlementaires, au passage écornés pour l’attention plus que soutenue portée au lobbying de la RIAA, n’est pas techniquement possible pour des réseaux décentralisés comme Gnutella ou Kazaa. Ceux-ci reposent en effet sur des nodes dont ils n’ont pas le contrôle.

Les logiciels de reconnaissance des titres musicaux proposés entre autres par Audible Magic demanderaient une base de donnée centralisée très difficile à exploiter, trop selon l’association des éditeurs.

L’évolution des réseaux décentralisés va découler des décisions de justice à venir, comme celle de la cour d’appel de Pasadena cette semaine qui se prononcera sur la légalité des réseaux P2P comme Gnutella. En France, l’incertitude est toute aussi grande et les coups de boutoir contre le P2P se répètent.

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