C’est ce mardi 4 novembre que les électeurs américains se rendent dans les urnes et sur les machines de vote électronique pour déterminer qui de Barack Obama ou de John McCain sera le prochain Président des Etats-Unis. Le candidat démocrate possède une avance considérable dans les sondages, qui laisse peu de place au suspense sur l’issue du scrutin. Sauf démobilisation des électeurs démocrates ou effet Bradley de grande ampleur, le prochain locataire de la Maison Blanche devrait être Obama. C’est ce que semblent en tout cas espérer les éditeurs de services P2P.

Aux Etats-Unis, faire des dons à son candidat préféré pour soutenir sa campagne électorale est une institution. Et ces dons sont publics, ce qui a permis à Janko Roettgers de P2P Blog de regarder de plus près pour qui les principaux acteurs du Peer-to-Peer se mobilisaient. Comme l’ensemble de la Silicon Valley, traditionnellement démocrate, le résultat ne fait aucune surprise.

Le créateur de BitTorrent Bram Cohen avait donné 250 dollars à Barack Obama avant-même le début des primaires qui lui ont permis de vaincre Hilary Clinton. Les employés de BitTorrent Inc., dans leur ensemble, ont donné 1.000 dollars au candidat métis. 550 dollars pour deux employés de Limewire. Le directeur de Pando Robert Levitan a donné 2.300 dollars à Obama pendant les primaires, puis 1.000 dollars pendant la campagne contre McCain. Mike Volpi, le directeur de Joost, a donné 2.300 dollars à Obama, et les employés de Vudu ont donné 1.150 dollars. Les plus généreux sont les employés de Skype, qui ont donné 10.200 dollars au candidat démocrate.

Roettgers n’a pu trouver aucun soutien de John Cain dans les personnalités qui travaillent autour du P2P, à l’exception de Mitch Bainwol, le patron… de la RIAA, qui a fait don de 2.300 dollars au candidat républicain.

Le choix de Joe Biden comme colistier de Barack Obama n’a donc pas porté préjudice aux Démocrates dans la Silicon Valley. Le vieux briscard du Congrès avait pourtant été épinglé comme un adversaire du Peer-to-Peer et un proche de la RIAA et de la MPAA, qui a soutenu de nombreuses lois défavorables aux échanges de fichiers sur Internet.

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