La CNIL en appelle au Conseil Constitutionnel pour censurer l'Hadopi

Guillaume Champeau - publié le Lundi 03 Novembre 2008 à 12h50 - posté dans Société 2.0

La loi Création et Internet a passé sans encombre la première haie posée par le Sénat, qui a voté le texte par une large majorité confortée par le soutien des sénateurs socialistes. Mais il faudra encore au gouvernement passer l'obstacle de l'Assemblée Nationale, puis celui du Conseil constitutionnel. Or les termes de l'avis de la CNIL du 29 avril 2008, connus seulement aujourd'hui, pourraient ainsi pousser les neuf sages à censurer la loi s'il en étaient saisis.

On savait déjà que la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) avait émis un avis défavorable au projet de loi antipiratage présenté par la ministre Christine Albanel, mais on ne savait pas exactement sous quels termes. On le sait aujourd'hui. La Tribune publie l'intégralité de l'avis signé par le Président de la CNIL Alex Türk le 29 avril 2008. Sans ménagement, la Commission juge que "le projet de loi ne comporte pas en l'état les garanties nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d'auteur".

Les griefs portés contre la loi créant la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des œuvres sur Internet (Hadopi) sont nombreux. A commencer par l'existence-même du projet de loi. La CNIL, qui n'a qu'un avis consultatif, note que "les seuls motifs invoqués par le gouvernement afin de justifier la création du mécanisme confié à l'HADOPI résultent de la constatation d'une baisse du chiffre d'affaire des industries culturelle". Or, "elle déplore que le projet de loi ne soit pas accompagné d'une étude qui démontre clairement que les échanges de fichiers via les réseaux " pair à pair " sont le facteur déterminant d'une baisse des ventes dans un secteur qui, par ailleurs, est en pleine mutation du fait notamment, du développement de nouveaux modes de distribution des œuvres de l'esprit au format numérique".

S'assurer de la réalité des infractions

La Commission estime que les outils de sécurisation que les internautes devront mettre en place pour s'exonérer de l'obligation de surveillance de l'usage de leur accès à Internet "fassent l'objet d'une procédure d'évaluation certifiée". "Pour ne pas rendre cette obligation disproportionnée et excessive", il faut "mettre à leur disposition les dispositifs appropriés pour assurer, sans contrainte excessive, la sécurisation de leur poste", prévient la CNIL, qui entend baliser les preuves qui seront apportées par les ayants droit pour exiger la sanction des internautes.

Ainsi, la Commission demande que "seuls des incidents présentant une gravité certaine et prédéterminée pourront faire l'objet d'une inscription" au fichier national des personnes qui font l'objet d'une interdiction de souscrire un abonnement à Internet. Cette inscription, dans l'état actuel du projet de loi, intervient systématiquement dès qu'une sanction de résiliation de l'accès à Internet est prononcée.

Alors que la CNIL a déjà autorisé par le passé des traitements de collecte d'adresses IP, sous la pression du Conseil d'Etat, la Commission prévient qu'elle sera beaucoup plus sévère sur les conditions imposées aux traitements devant servir à la saisine de l'Hadopi. Elle demande ainsi que "le décret en Conseil d'Etat pris après avis de la CNIL comporte l'indication de la nature et de la forme des informations remises par les (sociétés de gestion collective) et les organismes de défense professionnelle ainsi que les critères sur la base desquels ils saisiront l'HADOPI". Si ces critères ne sont pas suffisamment respectueux d'une exigence de preuve, la CNIL pourrait rejeter les autorisations de collecte et bloquer toute la procédure. Avec l'action de The Pirate Bay et le précédent britannique, la fiabilité des preuves devient un enjeu majeur pour la protection juridique des internautes.

Le risque d'une justice à la carte

La CNIL critique également la possibilité pour les ayants droit, "sur la base de procès-verbaux constatant un même fait, la mise à disposition sur internet d'œuvres protégées par les droits d'auteur", de choisir librement leur voie d'action. Le projet de loi laisse en effet la possibilité aux titulaires de droits de saisir l'Hadopi pour un "manquement à l'obligation de sécurisation du poste informatique", et/ou de saisir le juge civil au titre du préjudice économique subi par la contrefaçon, et/ou le juge pénal au titre du délit de contrefaçon. "La Commission considère ainsi ne pas être en mesure de s'assurer de la proportionnalité d'un tel dispositif dans la mesure où il laissera aux seuls SPRD et organismes de défense professionnelle le choix de la politique répressive à appliquer sur la base d'un fondement juridique dont les contours sont mal définis", attaque la CNIL.

Elle note d'ailleurs que même si les fondements juridiques sont en théorie différents entre l'Hadopi et le juge, le langage utilisé par le projet de loi entretient l'ambiguïté. Il parle en effet de "mécanisme de prévention et de sanction du piratage", et non de "mécanisme de prévention et de sanction de l'obligation de surveillance de sa connexion Internet".

Un possible coup de poignard par le Conseil Constitutionnel

Enfin, et surtout, la CNIL s'appuie sur une décision du Conseil constitutionnel de 2004 pour porter un possible coup de grâce à la loi Création et Internet. Dans sa décision, le juge de la constitutionnalité des lois avait autorisé le principe de la collecte des adresse IP par les ayants droits parce que ces adresses IP ne pourraient "acquérir un caractère nominatif que dans le cadre d'une procédure judiciaire". Le Conseil avait alors estimé que cette garantie apportait l'équilibre nécessaire à l'autorisation de la collecte. Or, avec l'Hadopi, il est prévu que les agents administratifs puissent obtenir l'identité des abonnés sur simple demande aux FAI, sans passer par le juge. Sans cette disposition, l'ensemble du système de la riposte graduée tomberait à plat.

La CNIL tape le Conseil constitutionnel du coude pour qu'il applique sa propre jurisprudence et n'affaiblisse pas les critères de proportionnalité qu'il avait lui-même imposé il y a quatre ans. Si le gouvernement a choisi de profiter du fait que l'avis de la CNIL soit purement consultatif pour le piétinner, il ne pourra pas en faire de même de l'avis du Conseil constitutionnel. A condition qu'il soit saisi par au moins 60 députés ou 60 sénateurs.

Publié par Guillaume Champeau, le 3 Novembre 2008 à 12h50
 
 
38
Commentaires à propos de «La CNIL en appelle au Conseil Constitutionnel pour censurer l'Hadopi»
 
Inscrit le 06/05/2003
86 messages publiés
Ca fait plaisir à lire, dommage que la CNIL n'ait qu'un rôle consultatif.
Inscrit le 03/11/2008
8 messages publiés
Dans tous les cas, si je suis coupable, je veux savoir
pourquoi, avoir la possibilité de me defendre et ce devant un juge, et non pas accepter les decisions des
copains de universal & co.
Inscrit le 11/04/2008
536 messages publiés
"Or les termes de l'avis de la CNIL du 29 avril 2008, connus seulement aujourd'hui, pourraient ainsi les neuf sages à censurer la loi si elle en était saisie."

Pousseraient, non ?
Il faudrait absolument que Numérama embauche un relecteur...
Inscrit le 03/04/2007
45 messages publiés
"censurer la loi si elle en était saisie"

D'accord mais qui va la saisir ?
Inscrit le 11/04/2008
536 messages publiés
C'est sûr que si les députés votent comme les sénateurs, ça va être difficile de trouver les 60 parlementaires pour saisir le conseil constitutionnel.
Inscrit le 04/10/2005
1087 messages publiés
Le conseil Constitutionnel fera-t-il son devoir ?
Inscrit le 03/11/2008
8 messages publiés
":60 vs Hadopi"... ce titre était prémonitoire :-)
Inscrit le 06/04/2007
2583 messages publiés
Si la CNIL servait à quelque chose, elle n'existerait pas !
Inscrit le 13/10/2008
1491 messages publiés
Personnellement, je ne vais pas me cacher j'ai déjà télécharger pas beaucoup mais j'ai déjà télécharger, je comprend cependant la réaction des artistes face à ce problème majeur. Mais je me pose des questions :
Y a t'il vraiment un manque à gagner ? Pour qui ? En quelles faveurs ? La réponse de cette question me persuade que la loi HADOPI me parait peut convenable et disproportionnée pour le problème. La licence globale est-elle la solution ? Là je n'en sais rien du tout je ne suis pas un exper dans l'économie, mais tout ce que je sais c'est que pour Mme Albanel la licence globale ne semble pas être une solution (Voir sur le site jaimelesartistes.fr).
Pour conclure tout le celà reste flou, et il est dangereux de proposer des loi dans un domaine où on est pas sûrr de ce qui se passe.
Inscrit le 29/09/2008
230 messages publiés
@ vincedra:
La licence globale pourrait être une solution mais pour cela il faut qu'elle soit obligatoire et non pas optionnelle, chose que beaucoup de personne ne veulent pas concevoir, car pour eux c'est payer plus et plus.
Juste noter que si la Licence Globale devait être optionnelle alors le problème resterait le même car il faudra savoir qui télécharge qui et surtout si l'internaute a payé la Licence pour en avoir le droit, donc encore un système de flicage.
Inscrit le 21/08/2008
497 messages publiés
Les faux rebondissements concernant cette loi commencent à devenir lourds. La CNIL c’est le « Que choisir » national de l’informatique et libertés, on approuve ce qu’elle dit, mais tout le monde s’en fout, même si elle fait les gros yeux. Le conseil Constitutionnel ne va rien trouver à redire à cette loi à laquelle il ne comprend pas davantage que les sénateurs. HADOPI sera adoptée et hélas votée, je crois qu’il faut cesser de se bercer d’illusions.
Inscrit le 28/06/2006
46 messages publiés
En même temps ce système de licence globale est déjà utilisé pour les supports vierges.
C'est ce à quoi est censée servir la taxe sur la copie privée.
Mais comme on à plus droit à la copie privée et qu'on a conservé cette taxe, autant l'ajuster pour prendre en compte les téléchargements et on en parle plus.
Inscrit le 14/07/2004
6868 messages publiés
En même temps ce système de licence globale est déjà utilisé pour les supports vierges.
C'est ce à quoi est censée servir la taxe sur la copie privée.
Mais comme on à plus droit à la copie privée et qu'on a conservé cette taxe, autant l'ajuster pour prendre en compte les téléchargements et on en parle plus.


Le probleme est que tu n'es pas obligé d'acheter des supports vierges pour télécharger.
Et inversement, tu n'es pas obligé de telecharger pour utiliser des supports vierges.

Et surtout que cette taxe (je crois qu'elle a été renommée) est surtout déja importante.
Inscrit le 07/03/2006
221 messages publiés
Merci à Maryse Lebranchu (ministre ps) d'avoir retiré, en 2001, les pouvoirs de la CNIL... Source
Cela fut ensuite confirmé par la droite en 2006...

:colere:
[message édité par Butterfly le 03/11/2008 à 14:58 ]
Inscrit le 17/06/2008
109 messages publiés
60 députés pfffff. C’est déjà perdu, c'est un article pour nous faire espérer. Vous vous rendez compte il faut faire confiance à des socialistes qui sur le seul sujet valable où il faut être en opposition ils le sont pas, et à des ump qui ont peur de sarkosi (qui parlait de séparation des pouvoirs exécutifs, législatif et judiciaire (voyez le cas de Tapis)).

Enfin bref voila quoi
Inscrit le 12/09/2007
3519 messages publiés
Depuis le début des hostilités, le point achoppement est la coupure de l’adsl non pas pour partage de fichiers mais pour défaut de sécurisation de celle-ci. Tout l’ambigüité réside dans cela, alors les études prouvant que le fait de ne pas sécuriser sa ligne font baisser les ventes= grosse connerie ex : les cht’i gros succès commercial et pourtant échangé dans une qualité moyenne par bcp d’internaute a ce qu’il parait. Voila un exemple probant, que les majors en sortent un a contrario pour la baisse des ventes de cd musicaux, on attend pour pouvoir juger de la véracité de leurs allégations. (Pas la baisse des volumes, car les facteurs, prix, qualité, supports non appropriés sont trop subjectif)
Ps : Ils pourraient en dire autant pour la baisse des ventes des 78 tours : c’est de la faute des échanges.
Inscrit le 25/01/2007
2899 messages publiés
@alphapr

moi je suis pour la licence globale à partir du moment ou elle s'applique sous la forme d'un impot sur le revenu (donc équilibré et ou sa redistribution est réellement équitable (cad différement de la méthode sacem).

je pense que si la lgo était présentée comme ca, la majorité des gens seraient pour (en échange de la dépénalisation du téléchargement).

et comme dans une démocratie véritable on fait des lois pour obtenir un consensus entre la majorité et les minorités, la LGO est la seule voie équitable possible sans léser la majorité (les consommateurs).

enfin, si on détruisait tous ces organismes parasitaires de collecte qui coutent tellement cher pour si peu d'efficacité, on gagnerait des fonds pour financer de la création.
Inscrit le 29/01/2004
181 messages publiés
reste plus a espéré que les autodidactes et féru d informatique nous sorte un super p2p ou programme ou personne ne verra plus rien et la le gouvernement aura tous gagner surtout en matière de sécurité national
Inscrit le 12/09/2007
3519 messages publiés
Bah ! à‡a fait un bail que ça existe et ça s’appelle MUTE
Inscrit le 29/01/2004
181 messages publiés
peut etre mais on en parle pas beaucoup
Inscrit le 29/01/2004
181 messages publiés
viens de le trouver voici les commentaires
Un projet prometteur
- Anonymat
- Disponible pour Windows, Linux et Mac

- Réseau peu connu, et donc manque de sources
Inscrit le 28/06/2006
2633 messages publiés
@pleindeuss

La licence globale (LGO) permettrait peut être de dépénaliser le téléchargement (qui reste une action obligatoire pour déterminer ce que contient un fichier) tout en apportant une rémunération aux artistes et aux ayants droits. Cependant elle n'exonérerait en rien les responsables d'actes de diffusion, comme le sont de facto les utilisateurs de logiciels P2P.

La mise en place de la LGO, (qui serait une véritable avancée dans l'accès à l'information et la connaissance), pose de nombreux problèmes: traités internationaux, modification des lois sur la contre-façon, hausse de l'abonnement (insupportable pour les plus modestes) incluant une nouvelle taxe à créer pour un montant intégrant toutes les oeuvres (musique, cinéma, photographie, littérature, journaux et revues, ...), détermination des ayants droit à rémunération...
Inscrit le 25/01/2007
2899 messages publiés
@croux

ben justement, pour moi la lgo ne devrait pas etre une nouvelle taxe mais bel et bien une partie de l'impot sur le revenu.

du coup les faibles ménages ne seraient pas plus pénalisés que ca.

pour la rémunération, si déjà on faisait le ménage dans la sacem, ca serait un grand pas.

moi je pense que on pourrait tout simplement faire une grande base de données dont l'accès serait public pour l'enregistrement des oeuvres comme pour la diffusion. grosso modo, chaque artiste ou bien maison d'auteur viendrait y déposer ses fichiers officiels et n'importe qui pourrait venir faire un lien dessus, que ca soit pour du stream ou bien en ddl.

ainsi, on aurait une trace officiel du nombre de téléchargements de l'oeuvre (par ip unique) et la repartition de la somme totale recupérée par l'impot serait faite au pourcentage de download.

en ayant ainsi à disposition une base de donnée officielle et légale, je ne vois pas pourquoi les sites iraient fournir du contenu contrefait, et dans ces cas là, alors la loi sur la contrefacon peut être mise en action.

après la base de donnée peut tout à fait etre connectée à n'importe quelle interface, que ca soit jamendo ou oink. le mp3 venant d'une source tracée, la rémunération de l'artiste peut se faire.

aux maisons d'auteur et aux artistes de faire un max de buzz autour d'eux pour se faire connaitre et que les internautes aillent dlder leurs morceaux en premier.

donc on rend public et commun la base de la création en france et on laisse la comm' aux soins des interessés...

ceci évidement vaut pour les enregistrements numériques et seulement ceux là (mp3, ogg, flac etc etc).

les supports physiques, eux peuvent tout à fait continuer à être produits de manière autonome et privée (coffrets, bonus, vinyls etc etc).

bref y'a de quoi faire.
Inscrit le 28/06/2006
2633 messages publiés
@pleindeuss

Un tel système serait immanquablement victime de «la fraude au clic», sans compter que la journalisation des IP associées aux oeuvres serait sans doute mal vue de la CNIL. De plus centraliser ainsi les oeuvres pourrait aussi générer des problèmes de bande passante et nécessiterait l'établissement d'un filtrage pour empêcher les non-français d'accéder sans rémunération, aux contenus.
Enfin quid des contenus devenus libres de droits, ils seraient sans doute amenés à disparaître systématiquement d'une telle base.
Inscrit le 17/01/2006
3318 messages publiés
Shyboy : Calculs effectués, il y a une vingtaine de députés Verts+PCF, 2 députés MoDem, et disons 5 députés assez rebelles pour faire ça au PS : on est loin des 60 requis. Le Conseil Constitutionnel ne sera probablement même pas saisi.

Butterfly : la vraie mort des pouvoirs de la CNIL a eu lieu sous un gouvernement de droite, en 2003 : Une loi, dans son article 26, a disposé que Par ailleurs, les traitements dits de souveraineté ayant pour fins la sécurité, la sûreté publiques ou la défense nationale (article 26 modifié seront désormais . Pourront
Inscrit le 23/09/2006
2665 messages publiés
alors pour couper court à la discussion, je vous ferais remarquer que notre vénéré Presidieu le père nicolas le bienveillant n'en a RIEN A FOUTRE de la cnil (qu'il coulera faute de budget si elle l'ouvre trop, elle et ses pouvoirs virtuels, optionnels et consultatifs)

d'ailleurs il se torche aussi avec (ne rayer aucune mention)
- la constitution
- les droits de l'homme
- la loi
- le processus démocratique
- les institutions républicaines
- le conseil d'état
- le conseil constit
- l'europe
- les députés ou élus par le peuple de quelque institution que ca soit
- les magistrat/la justice
- le droit de la defense
- la presomption d'innocence
- la vie privée
- les gens en general, en tout cas ceux qui sotn pas dans son carnet d'adresse, à savoir les gens gagnant moins de 500 000 E / an

a partir de là, une telle news est une perte de temps, mes excuses au redacteur ca n'a rien de personnel
Inscrit le 20/10/2008
1039 messages publiés
Étrange... L'article sur la Tribune est devenu introuvable... Explications ?
Inscrit le 25/02/2006
58 messages publiés
darkevil: oui, là:
http://www.cnil.fr/i...hp?id=2535&news [uid]=590&cHash=773e5066a4
Inscrit le 24/02/2006
5638 messages publiés
Et en plus la Cnill décide de se saborder et de noyer le poisson.

l’HADOPI se voyait conférer la possibilité de demander aux fournisseurs d’accès de procéder au filtrage des contenus, ce qui constituait un risque d’atteinte à la liberté d’expression. Dans le nouveau texte soumis aux assemblées par le gouvernement, cette disposition a été modifiée puisqu’il est désormais prévu que seule l’autorité judiciaire puisse ordonner aux fournisseurs d’accès de procéder au filtrage des contenus.


Par contre l'autorité judiciaire semble nécessaire dès qu'il s'agit de protéger une industrie. Pour les pecnots les juges s'est pas d'actualité.
Inscrit le 07/12/2003
2843 messages publiés
On s'en branle de cette loi !...

Il suffira de passer en masse aux réseaux cryptés et là le gouvernement et ses sponsors de l'industrie des éditeurs l'auront profondément dans le cul.

Qu'ils la votent si ça les amuse, dans les six mois je leur promet un désastre aux dimensions bibliques pour leur image et leur chiffre d'affaire.
Inscrit le 28/06/2006
46 messages publiés
@Talion
Même si tu n'as pas tout a fait tort, je pense pas qu'on puisse dire qu'on en ai rien a faire.

Il s'agit bien là de nos libertés individuelles qui sont en train d'être piétinées, et personne au pouvoir n'en a rien à faire, et ça c'est grave.

Après, le fait qu'ils fassent de la merde et votent encore une loi inutile, ça personne n'en doute, cf DADVSI.
Inscrit le 13/03/2006
197 messages publiés
DAVDSI Se devait repressif,non?

Fin,on a vu les resultats !
Inscrit le 13/10/2008
1491 messages publiés
Entre The Pirate Bay et hadopi ça va être le "foutoir" désolé du mot
Inscrit le 03/11/2008
1 messages publiés
Voici ce que dit la CNIL:


"Les seuls motifs invoqués par le gouvernement afin de justifier la création du mécanisme confié à l'Hadopi résultent de la constatation d'une baisse du chiffre d'affaires des industries culturelles"
la Cnil "déplore que le projet de loi ne soit pas accompagné d'une étude qui démontre clairement que les échanges de fichiers via les réseaux pair-à-pair sont le facteur déterminant d'une baisse des ventes"

un ami de notre président se plaint-il de la baisse de son chiffre d'affaire? un problème de stratégie commerciale ou culturelle peut-être? Non! vite, un coupable qui doit payer.

"le projet de loi ne comporte pas en l'état les garanties nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d'auteur"

Et tant pis si on glisse un peu plus vers le totalitarisme...leur dernière trouvaille? le sénat propose un logiciel espion imposé sur l'ensemble des ordinateurs de tous les internautes français pour pouvoir prouver notre comportement de bon citoyen. d'ici à ce qu'on vous demande de brancher votre webcam...

"le projet de loi attribue à des agents des compétences" jusqu'à présent réservées "uniquement aux autorités judiciaires agissant dans le cadre d'une procédure judiciaire"

la loi maintenant, c'est notre Sarko et ses copains qui vont la faire régner, à leur sauce. La séparation des pouvoirs? une vieille utopie dont la rénovation au kärcher est en cours.

"Le respect, par l'employeur, de l'obligation de sécurisation des postes informatiques des employés comporte un risque de surveillance individualisé de l'utilisation d'Internet."

Ah... la surveillance individualisé de l'utilisation d'Internet...!! en voila une bonne idée à généraliser...

le projet de loi "laissera aux seules sociétés de gestion collective et aux organismes de défense professionnelle le choix de la politique répressive à appliquer".

l'avantage des mercenaires et des milices, c'est de ne pas avoir à subir leurs revendications salariales, elles se paient sur la bête.


un gouvernement qui méprise ainsi l'avis de la CNIL qui est l'organe de l'état qui nous préserve des atteintes aux libertés du citoyen sur le plan informatique, en dit long sur l'avenir de l'ensemble de nos libertés
Inscrit le 01/11/2008
379 messages publiés
A ceux qui croyaient naïvement que Sarko voulait cette loi pour faire plaisir à sa femme, voilà enfin la vrai motivation: Créer un précedent qui va museler la CNIL et permettre le flicage global du net . Son grand rêve! L'HADOPI, c'est son cheval de Troye. Et personne ne va mouveter! Quel rusé, il faut bien l'admettre!

Faut dire que c'est tentant pour un facho, on peut TOUT savoir de quelqu'un avec le net!

Si on peut envahir un pays sous pretexte de lutter contre le terrorisme, on peut aussi envahir le net sous pretexte de lutter contre le piratage!

Il fallait y penser!
Inscrit le 09/10/2008
3140 messages publiés
http://www.numerama....eseaux-P2P.html

bizarre de s'opposer en place public quand on autorise des choses incoherentes non ?
Inscrit le 07/03/2006
221 messages publiés
Le destin de cette loi inique est d'être adoptée par une majorité de droite godillot et ensuite d'être censurée par le Conseil Constitutionnel ou bien d'être remise en cause par une jurisprudence en faveur d'un procès équitable.

Entre temps, les majors et les artistes se seront mis à dos encore un peu plus des consommateurs de leurs produits...
Inscrit le 06/03/2009
1 messages publiés
vous en avez révé, ils l'ont fait....

http://mute-net.sour.../index.fr.shtml


Voila, le gouvernement à tout gagné en matiére de sureté nationale !
Et encore un grand merci à tout les incompétents du gouvernement qui sont passés maitre dans l'art et la maniére de rendre leur inutilité aussi indispensable que dangeureuse !
Envoyer

Tous les champs doivent être remplis.

Tous les champs doivent être remplis.

Tous les champs doivent être remplis.

Télécharger
Sam & Max
Jeu de rôle - Nouvel épisode des deux policiers freelance
 
DrvImagerXP
Sauvegarde - Créez des images de vos partitions.
 
Nero InfoTool
Graver ou numériser - Obtenir des informations sur votre graveur
 
Morpheus
Clients P2P Multi-réseaux - Tous les réseaux P2P réunis
 
Turbo Sliders
Jeu d'arcade - Jeu de course en vue aérienne
 
Novembre 2008
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
27 28 29 30 31 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
1 2 3 4 5 6 7
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC