De très nombreux internautes américains se sont pris de passion en 2006 pour Bree, une jeune et séduisante adolescente connue sous le pseudonyme de « lonelygirl15« , qui utilisait YouTube comme son journal intime (ou plutôt extime). Sans savoir à l’époque qu’il s’agissait d’une actrice professionnelle, au service de trois producteurs qui seront démasqués par le New York Times, les spectateurs ont participé par leur bouche à oreille numérique à faire connaître ce qui allait devenir un véritable phénomène de société. Pour la première fois, une série produite par des indépendants et diffusée autrement qu’à la télévision parvenait à réunir des millions de spectateurs.

Le dernier épisode de lonelygirl15 a été posté le 1er août 2008, mais l’actrice Jessica Rose est déjà de retour dans une nouvelle websérie, Sorority Forever. Cette fois, c’est le géant Warner Bros. qui en est producteur, et c’est Orange qui a obtenu les droits exclusifs de sa diffusion en France. MySpace a obtenu les droits pour les Etats-Unis, et Bebo pour la Grande-Bretagne.

Orange diffusera gratuitement la série doublée en français au rythme d’un épisode de 2 minutes par jour, pendant 40 jours, sur le portail dédié soronity.orange.fr. Le site doit permettre à Orange de rassembler une communauté autour de la série, avec des commentaires et des contenus enrichis comme des fiches sur chacun des acteurs. Le tout sera financé par la publicité, dans un rapport de producteur à diffuseur similaire à celui des chaînes de télévision en clair. La série, par son format court, est également adaptée à une diffusion sur mobiles via le portail Orange World. Elle sera également proposée pour les téléviseurs sur le portail de VOD d’Orange accessible par les Livebox.

Créée par McG (Newport Beach, Chuck, Supernatural…), Soronity Forever s’adresse à jeune public surtout féminin, qui plante son décor dans un campus universitaire. Elle raconte l’histoire d’étudiantes de première année, qui « prêtes à tout pour s’intégrer, participent à la Rush Week, ou semaine d’intégration, dans l’espoir d’être choisies pour adhérer à une sororité, l’équivalent d’une confrérie, au féminin« .

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