Microsoft a longtemps eu une relation ambigüe avec le piratage. La firme de Redmond a besoin de vendre ses logiciels, mais elle a aussi beaucoup fermé l’oeil sur les niveaux de piratage élevés de Windows ou de sa suite bureautique Office, qui lui ont permis d’imposer ses logiciels comme standards de fait dans le monde entier. Mais depuis quelques années, malgré la concurrence accrue des logiciels libres qui parviennent désormais à rivaliser en terme de fonctionnalités et d’ergonomie, Microsoft est beaucoup moins tolérant et multiplie les initiatives de lutte contre le piratage. Aujourd’hui, la firme lance sa Journée Anti-Piratage Globale dans 49 pays, une opération de sensibilisation coordonnée à laquelle participent les autorités françaises.

Le but de la journée est de lancer simultanément des opérations de prévention et des actions judiciaires contre le piratage sur l’ensemble des continents, pour sensibiliser les médias et les gouvernements. Microsoft entend ainsi donner le coup d’envoi à des campagnes de sensibilisation sur la propriété intellectuelle, des partenariats avec des entreprises, des forums éducatifs, des formations d’officiels, ou de nouvelles actions en justice contre les pirates.

En France, Microsoft a commencé cette semaine à former les douaniers en partenariat avec l’Union des Fabricants (UNIFAB), un lobby français de protection des droits de propriété intellectuelle. La firme a également déposé plusieurs plaintes au civil contre des pirates présumés accusés d’avoir vendu des versions contrefaites de Windows pour un montant estimé à environ 900.000 euros. Microsoft France annonce également que la Gendarmerie a arrêté un pirate accusé de proposer sur un site d’enchères des exemplaires contrefaits de Windows XP, Windows Vista et Microsoft Office. Le pirate a été démasqué après qu’un client a contacté les services de Microsoft pour un problème technique.

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