Apple avait soulevé l’incompréhension voire la colère de nombreux développeurs d’applications pour l’iPhone en leur imposant le mois dernier de respecter le même type d’accord de non divulgation (NDA) qu’à ses propres employés. La décision avait fait suite à plusieurs refus très médiatisés d’Apple de référencer certaines applications sur son App Store, notamment sous prétexte que leur utilité serait limitée, qu’elles pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes, ou qu’elles faisaient potentiellement concurrence à ses propres produits.

Mais la firme de Cupertino a finalement réalisé que pour rester attractif auprès des développeurs et assurer le succès à long terme de l’iPhone face à la menace d’Android et du nouveau Windows Mobile 7, il fallait lâcher un peu de leste sur son obsession du contrôle et son culte du secret.

Le fabricant de l’iPhone a ainsi décidé d’abandonner les NDA imposées aux développeurs tiers, en apportant des explications embrouillées sur les raisons qui l’avaient amenées à les imposer en premier lieu.

« Nous avons mis en place le NDA parce que l’OS de l’iPhone comprend beaucoup d’inventions et d’innovations d’Apple que nous voudrions protéger, pour que d’autres ne volent pas notre travail« , avance Apple. « C’est déjà arrivé avant. Bien que nous ayions déposé des centaines de brevets sur la technologie de l’iPhone, le NDA ajoutait encore un niveau de protection. Nous l’avons mis en place comme un moyen supplémentaire d’aider à empêcher l’iPhone d’être volé par d’autres« .

Mais en quoi le fait d’interdire à des développeurs de communiquer publiquement à propos de leur propre logiciel développé avec le kit de développement public mis en ligne par Apple mettait-il en danger les petits secrets technologiques jalousement gardés par la firme de Cupertino ? Mystère.

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