Denis Olivennes, l’ancien patron de la Fnac devenu patron de la rédaction du Nouvel Observateur, n’apprécie pas que Free puisse remettre en question la manière dont ses accords de l’Elysée, préalables au projet de loi Création et Internet, ont été négociés et signés. « Xavier Niel (PDG de Free, ndlr) a déclaré qu’on lui avait fait signer un accord en blanc. C’est totalement faux. J’ai du mal à imaginer qu’un garçon si sérieux puisse signer un accord en blanc. C’est une plaisanterie de webmaster« , aurait ainsi déclaré Denis Olivennes, selon la lettre professionnelle Satellifax.

Remonté contre le gouvernement et son projet de loi Hadopi dont il semblait pourtant avoir accepté les grandes lignes en signant les accords Olivennes, le patron de Free Xavier Niel avait déclaré le mois dernier n’avoir eu en face des yeux qu’une feuille blanche à signer en guise d’accord entre les FAI et les producteurs de cinéma et de musique. « On a finalement découvert [le texte définitif] dans le communiqué de presse du soir même. Donc tout le monde a signé un document différent« , expliquait Xavier Niel.

Le récit de Xavier Niel coïncidait avec celui publié dans Le Point par Emmanuel Berretta, qui aux dernières nouvelles n’est pas webmaster. « Petit à petit, Olivennes parvient à rédiger un texte que tous devront signer. Mais l’astuce du patron de la Fnac consiste à négocier ce projet d’accord sans jamais laisser une copie du texte à ses interlocuteurs« , racontait ainsi le journaliste. « À chaque fois, il reprend le texte et le range dans son cartable« .

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