Il n’est plus question de faire la moindre fleur à iTunes. Pour les raisons que l’on a encore décrites récemment, les majors du disque tentent aujourd’hui tout ce qu’elles peuvent pour réduire l’avance d’Apple sur ses concurrents sur le marché de la musique en ligne. Après avoir exigé des DRM de façon obsessionnelle depuis plusieurs années, Universal se fait finalement une raison et autorise certaines plateformes à vendre de la musique sans mesure de protection. Mais pas Apple, qui a l’obligation contractuelle de continuer à proposer le catalogue d’Universal sous son système FairPlay, lisible uniquement par iTunes et par l’iPod. Malgré les liens historiques qui lient U2 à Apple, le groupe irlandais est ainsi disponible sans DRM uniquement sur Rhapsody, une plateforme concurrente.

U2 et Apple ont pourtant souvent collaboré à leur promotion réciproque, leurs deux représentants Steve Jobs et Bono étant des amis proches. Apple a pu utiliser la musique de U2 pour ses publicités TV, tandis que U2 a été régulièrement mis en avant dans les illustrations d’iTunes ou de l’iPod, notamment au moment de la sortie du dernier album du groupe. Les deux entités ont également collaboré dans le cadre du programme RED de financement du Fonds mondial de luttre contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Des quatre majors, EMI est la seule à avoir autorisé Apple à vendre sans DRM. Les trois autres, Universal, Warner Music Group et Sony BMG souhaitent garder cette carte en main pour la distribuer à d’autres plateformes. Elles espèrent ainsi que cet atout leur permettra de grignoter des parts de marché à Apple et fragiliser ainsi la force de négociation d’iTunes au moment du renouvellement des licences.

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