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L'industrie du X contre les Youtube pornos

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 31 Juillet 2008 à 16h52 - posté dans Peer-to-Peer

L'industrie du disque et du cinéma ne sont pas les seules à avoir du mal à négocier le virage numérique. L'industrie de la vidéo pornographique, qui a connu un véritable boom dans les premières années d'Internet, doit désormais affronter une concurrence nouvelle : la gratuité. Les industriels se tirent désormais dans les pattes, entre ceux qui veulent embrasser le nouveau modèle économique, et ceux qui veulent à tout prix y résister.

On a beau réfléchir, on ne voit pas d'autre exemple. Le sexe est la seule chose au monde qui coûte plus cher à regarder qu'à faire. Il suffit de deux êtres dans leur plus simple appareil, et la magie opère. Mais dès qu'il s'agit de jouer les voyeurs, il faut payer, et cher. Ou plus exeactement, c'était le cas jusqu'à ce que les exhibitionnistes amateurs ne puissent venir offrir les courbes de leur corps devant leur webcam ou leur caméscope, gratos. Pour le simple plaisir du plaisir partagé. Les Xtube, Pornotube, Yuvutu, Redtube et autres Youtube érotiques (on nous excusera de ne pas mettre les liens) mettent à mal l'énorme business du voyeurisme.

Face à cette menace, l'industrie tente de réagir. A l'image des producteurs de télévision qui portent plainte contre YouTube pour violation de droits d'auteur, l'industrie porno veut se servir de ses droits de propriété intellectuelle pour obtenir la fermeture de ses concurrents directs. Le PAK Group, une organisation anti-piratage spécialisée dans les contenus pour adulte, annonce ainsi qu'elle va porter plainte bientôt contre un des YouTube pornos, et que d'autres plaintes suivront rapidement. "Personne n'est à l'abri", prévient Jason Tucker, le co-fondateur de PAK Group, dans une interview au magazine spécialisé Xbiz. Le producteur Vivid a déjà porté plainte contre Pornotube en décembre 2007.

Mafia Blues

"Le gros problème que je vois actuellement ça n'est pas que des personnes extérieures au business fassent ça, ce sont celles qui prétendent être des membres qui contribuent à notre industrie", explique Tucker, qui pense certainement sans le nommer explicitement à la société AEBN, qui a mis en ligne PornoTube alors que c'est elle qui fournit certains des plus gros portails payants de contenus pornographiques à la demande, dont celui de PlayBoy. Il poursuit, particulièrement menaçant. "En conséquence, nous savons qui fait ça, nous savons où ils sont, nous savons où ils procèdent à leurs transactions, nous savons où ils ont leur banque, nous savons où ils s'hébergent, et nous savons où ils vivent. Ca veut dire que lorsque nous viendrons vous chercher, nous saurons comment vous attraper". Ca pourrait être un dialogue tiré du Parrain. "C'est difficile de se cacher quand on sait à quoi tu ressembles, mon pote".

Personne n'a dit que le sexe c'était de l'amour. Pour eux, c'est de l'argent.

En revanche, pas question de porter plainte contre les utilisateurs. "S'en prendre aux utilisateurs c'est une stratégie qui demande une somme ridicule de ressources financières, et ça ne mènerait probablement à pas grand chose", estime Tucker. L'industrie gay l'avait tenté en 2004, sans aucun succès.

Reste que s'en prendre aux sites comme Pornotube ne mènera pas l'industrie bien loin non plus. Tout comme YouTube, ces sites hébergés aux USA sont couverts par la loi américaine qui protège les hébergeurs de vidéos contrefaites dès lors qu'ils les retire lorsqu'elles leur sont communiquées. Et surtout, ces sites sont rarement consultés pour les vidéos professionnelles qui y sont diffusées illégalement, mais principalement pour leurs vidéos amateurs, qui n'ont rien d'illégal. Tout faire pour que les vidéos porno professionnelles ne soient pas diffusées, même à croire que c'est possible techniquement, ne leur causerait sans doute aucun préjudice.

De plus, toute l'industrie porno ne semble pas réagir de la même façon face à la "menace" des sites X à la YouTube. Ces derniers, qui proposent les vidéos gratuitement en streaming, vivent quasiment exclusivement grâce aux revenus de publicités... pour des contenus pornos payants.

Illustration : The Private Shame of a Showoff, Zach_ManchesterUK (Creative commons by-nc-sa 2.0)

Publié par Guillaume Champeau, le 31 Juillet 2008 à 16h52
 
 
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Commentaires à propos de «L'industrie du X contre les Youtube pornos»
 

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la gourmandise est un vilain défaut, qu'ils partagent leur gateau en laissant un peu de coté leur magot ç'est le prix a payer lorsque l'on est dans l'industrie du porno donc qu'ils arretent de se plaindre tel un mendiant dans le métro qui a lui le mérite de ne pas se faire entuber pour dormir dans un lit bordé d'euros.
bjr je ss piege par une sauf femme de cote d ivoire
pouvez supprime la video l adresse markens@hotmail.fr
merci pour tout
j attend une reponse
je ss piege par une fausse femme de cote d ivoire
je vais porte plainte contre la personne
de l adresse markens@hotmail.fr
pour atteinte vie prive sans mon accord il a fait une video X
merci pour la reponse

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