Alors qu’il s’est rapidement imposé dans la musique en ligne grâce à une offre complète et sans DRM, à des prix beaucoup plus faibles que ceux pratiqués en France, l’américain Amazon peine à se faire remarquer sur le marché de la vidéo à la demande. Loin d’avoir secoué les habitudes du secteur, son offre Amazon Unbox avait comme seul avantage de réunir le plus grand catalogue disponible. Pour le reste, l’utilisation d’un DRM Windows Media empêchant la gravure des films sur DVD (bien pratique pour les regarder dans le salon), ou ses prix alignés sur ceux du marché, ont suffi à enterrer les ambitions de l’e-marchand.

Mais peut-être pas pour longtemps. Selon un article paru mercredi dans le New York Times, Amazon préparerait actuellement une nouvelle offre baptisée sobrement Amazon Video on Demand, qui offrira 40.000 films et séries TV en téléchargement ou à la location. Il sera d’abord testé auprès d’un nombre limité de clients invités, avant d’être élargi dans le courant de l’été. Peu de chances, cependant, qu’Amazon ait réussi à convaincre les studios d’abandonner les DRM.

Pour réussir à pénétrer dans les salons, Amazon semble miser davantage sur les partenariats noués avec des constructeurs d’appareil électroniques. Il aurait ainsi signé un accord avec Sony pour inclure le service sur les téléviseurs Sony Bravia, à travers leur extension Bravia Internet Video Link vendue 300 $. A l’avenir, les téléviseurs de la marque intègreront un port Ethernet en série pour faciliter ce genre de services.

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