C’est l’année des investissements massifs pour Free. La maison-mère Iliad doit (devait ?) débourser plus de 600 millions d’euros pour acquérir la 4ème licence 3G que le gouvernement doit (devait ?) mettre sur le marché ; elle prévoit toujours d’investir pour déployer son réseau sans fil WiMax, et elle doit désormais financer le rachat du fournisseur d’accès à Internet Alice, avec lequel il est en négociation exclusive.

Pour financer l’acquisition « à 100 % par la dette », Free va emprunter la coquette somme de 1 milliard d’euros. L’opération demandant un peu plus qu’un simple rendez-vous en costard-cravate chez le banquier du coin de la rue, Iliad s’appuie sur un huit banques qui devraient accepter de mutualiser les risques. Thomas Reynaud, le directeur financier d’Iliad, a précisé que le dossier « devrait être bouclé d’ici deux semaines« , c’est-à-dire à la mi-juillet. Quatre grandes banques sont chargées de l’organisation globale de l’opération de financement : la Société Générale, RBS, BNP Paribas et Calyon.

Avec cette acquisition, qui constitue une première pour Free, le fournisseur d’accès va récupérer dans son panier 900.000 abonnés en plus de ses quelques 3 millions d’abonnés actuels, ce qui lui permettra de retrouver sa place de second derrière Orange. Une place qu’il s’est fait ravir par Neuf Cegetel l’an dernier, au moment du rachat de Club Internet. Neuf Cegetel compte 3,3 millions d’abonnés, contre 7,6 millions pour Orange.

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