OnionCat consiste en un connecteur intermédiaire permettant d’interfacer Tor avec le système d’exploitation sous-jacent via l’ajout d’une couche transparente de traitement et cela dans le but de faciliter l’accès distant des utilisateurs à ces services cachés. Ces accès sont en fait réalisés à l’aide d’une URL de type .onion dont la résolution s’appuie sur un système interne propre afin d’éviter les pertes d’anonymat pouvant être occasionnées par les résolutions DNS classiques.
Il est ainsi possible de transmettre de façon anonyme et chiffrée n’importe quel type de données sur des réseaux et des interconnexions de réseaux IP privés. A savoir également qu’en interne, chaque service caché se voit attribuer une adresse IPv6, c’est cette adresse qui résultera de la résolution des URL de type .onion. De plus, lors de l’accès aux services cachés via ces VPN, aucun noeud de sortie n’est nécessaire, évitant ainsi les risques connus de pertes d’anonymat liés à ces n½uds.
Tous les protocoles de la suite TCP/IP peuvent dès à présent être acheminés par l’intermédiaire de ces VPN anonymes à la seule condition que l’application utilisée supporte le protocole IPv6 et l’utilisation d’un proxy intermédiaire, voir plusieurs ; les protocoles de transport UDP et TCP sont pris en charge au même titre que de nombreux autres protocoles usuels comme les protocoles SMTP et POP3 pour les mails ainsi que l’IRC, le HTTP et Bittorrent, etc.
OnionCat privilégie initialement l’utilisation du protocole IPv6 cependant le traitement des paquets IPv4 reste envisageable bien que peu recommandé ; il reste néanmoins impératif que le système d’exploitation utilisé supporte IPv6 même lorsque l’on souhaite privilégier IPv4. La liste des systèmes compatibles avec OnionCat comporte à l’heure actuelle l’ensemble des systèmes GNU/Linux présentant une version 2.6 du noyau mais également FreeBSD 6.x, OpenBSD 4.x et Mac OS X.
L’utilisation du protocole IPv6 est en fait fortement recommandé afin d’éviter la redondance des adresses et les collisions qui caractérisent le choix d’IPv4. Pour utiliser les fonctionnalités d’OnionCat, il est bien sûr nécessaire d’installer au préalable Tor et de le configurer lui-même en tant que service caché ; chaque service caché se voit alors attribuer une interface TUN/TAP, une adresse IPv6 et une URL d’accès sur laquelle seront basées toutes les connexions distantes à l’avenir.
Les connexions parallèles peuvent être effectuées simultanément par de multiples utilisateurs sans que cela n’occasionne alors de problème de collision.
OnionCat a été présenté lors de la dernière édition de la conférence 25c3 organisée à la fin du mois de décembre 2008 en Vidéo.
Modérateur c'est un post à épingler










Multi-citation



