radiofrance dit :
Nadia Anjuman, 25 ans, est décédée vendredi soir, a précisé le chef de la police de la province d'Hérat Nisar Ahmad Paikar.
"Nous avons arrêté son mari, qui est accusé de l'avoir tuée. Il a avoué l'avoir battue", a ajouté M. Paikar.
Nadia Anjuman et son mari ont un fille de six mois.
"Elle était surtout connue dans le cercle des femmes poètes d'Hérat", selon Ahmad Sayeed Haqiqi, professeur de littérature à l'université d'Hérat.
Mme Anjuman avait publié cette année un recueil de ses poèmes intitulé "Gul-e-dodi" ("Fleur rouge foncée").
Le porte-parole de la mission des Nations Unies en Afghanistan (Unama), Adrian Edwards, a regretté lundi la mort "tragique" de Nadia Anjuman, "une grande perte pour l'Afghanistan". "L'enquête sur cette affaire doit être menée, et toute personne impliquée doit être jugée", a-t-il ajouté.
Sous le régime des talibans (1996-2001), les femmes ne pouvaient en général pas étudier ou sortir de chez elles seules.
Leur situation a quelque peu évolué, en particulier dans les zones urbaines, depuis la chute des talibans, chassés du pouvoir par la coalition militaire sous commandement américain à la fin 2001. Mais nombre d'entre elles, notamment dans les zones rurales, continuent d'être victimes de violences domestiques, mauvais traitement et autres "crimes d'honneur", selon l'Onu.

Juste un hommage aux femmes afghanes, fières et courageuses.
Leur douleur a été tellement banalisée qu'aujourd'hui on ne pense plus à elle.
Sait-on qu'il existe une "Déclaration des Droits fondamentaux de la Femme Afghane",
à l'initiative de centaines de femmes afghanes, représentatives de la nation afghane,
qui se sont rassemblées à Douchanbé au Tadjikistan?
Ne devait-on pas y rétablir la démocratie ?
N'oubliez pas Nadia Anjuman, femme et poétesse.
RIP
Ce message a été modifié par zatik - 15/11/2005 - 21:51.










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