Les forums de Numerama: L'UMP, "le parti des droits et des devoirs". Quand parlera-t-on des de - Les forums de Numerama

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L'UMP, "le parti des droits et des devoirs". Quand parlera-t-on des de

#51 L'utilisateur est hors-ligne   dannyel Icône

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Posté 15/11/2011 - 10:06

Voir le messageU. Harkogansk-Malatesta, le 15/11/2011 - 09:55, dit :

Voir le messageAl29300, le 15/11/2011 - 08:17, dit :

- Une info vient de toùber sur PC Inpact ( pour Guillaume Champeau ): Hadopi : Éric Walter, officier de l'Ordre National du Mérite ... pou service rendu à la nation francçaise !!! lol !

<a href='http://www.pcinpact.com/news/66999-eric-walter-secretaire-general-hadopi-officier-merite.htm' class='bbc_url' title='Lien externe' rel='nofollow external'><a href='http://www.pcinpact....cier-merite.htm' class='bbc_url' title='Lien externe' rel='nofollow external'>http://www.pcinpact....cier-merite.htm</a></a>


L'UMP s'assimile elle-même à la Nation, dans la bouche du petit Copé. Pas étonnant que le gouvernement récompense pour "service rendu à la France" des services rendus aux milieux industriels...

c 'est un peu comme le BAC , ça ne vaut plus grand chose .

#52 L'utilisateur est hors-ligne   Vouze Icône

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Posté 15/11/2011 - 13:16

En 2007, c'était "Travailler plus pour gagner plus", c'est à dire "Les pauvres travaillons plus, les riches gagneront plus".

En 2012, ce sera "les droits et les devoirs", c'est à dire "Les droits pour les riches, et les devoir pour les pauvres".

On ne change pas un mensonge qui gagne !

#53 L'utilisateur est hors-ligne   TotoRhino Icône

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Posté 15/11/2011 - 13:55

Je ne peux que rabâcher ce que d'autres ont dit avant moi : très bon article :) !

#54 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 15/11/2011 - 14:59

Oui bof, on peut lire ça aussi :
http://iiscn.wordpre...rce-des-livres/
Et ça n'est pas parce qu'aujourd'hui tout le monde peut être imprimeur, qu'imprimer est devenu du partage ...

Le fait est que le dogme du tout gratuit est aussi quoi qu'on en dise, aussi un peu une volonté geekesque d'étouffement, envie de devenir Chinois peut-être ...

Ce message a été modifié par yt75 - 15/11/2011 - 15:03.


#55 L'utilisateur est hors-ligne   deneb58 Icône

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Posté 15/11/2011 - 15:28

Voir le messageyt75, le 15/11/2011 - 14:59, dit :

Oui bof, on peut lire ça aussi :
<a href='http://iiscn.wordpress.com/2011/06/07/diderot-lettre-sur-le-commerce-des-livres/
' class='bbc_url' title='Lien externe' rel='nofollow external'>http://iiscn.wordpre...
</a>Et ça n'est pas parce qu'aujourd'hui tout le monde peut être imprimeur, qu'imprimer est devenu du partage ...

Le fait est que le dogme du tout gratuit est aussi quoi qu'on en dise, aussi un peu une volonté geekesque d'étouffement, envie de devenir Chinois peut-être ...


Tiens, un qui n'a pas encore compris que l'on a changé du siècle.

#56 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 15/11/2011 - 15:39

Voir le messagedeneb58, le 15/11/2011 - 15:28, dit :


Tiens, un qui n'a pas encore compris que l'on a changé du siècle.


lol, vous me faites rire, mais vous n'avez vraiment encore rien vu du siècle, surtout à cause de ça :
http://petrole.blog....or=RSS-32280322
Et l'on remarque aussi que quand l'on titille l'"ouverture d'esprit légendaire geekesque empilant tranquillement ses disques durs de la guerre des étoiles", certains relents du genre "oh le troll ferme donc ta gueule" arrivent assez vite ..
Avant d'acheter un kindle Amazon parce que c'est une jolie machine sans doute ...

Ce message a été modifié par yt75 - 15/11/2011 - 15:40.


#57 L'utilisateur est hors-ligne   Guillaume Champeau Icône

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Posté 15/11/2011 - 16:42

Voir le messageyt75, le 15/11/2011 - 14:59, dit :

Oui bof, on peut lire ça aussi :
<a href='http://iiscn.wordpress.com/2011/06/07/diderot-lettre-sur-le-commerce-des-livres/
' class='bbc_url' title='Lien externe' rel='nofollow external'>http://iiscn.wordpre...


Merci pour le lien, je ne connaissais pas. J'ai pas encore pris le temps de la lire. Tu peux en résumer la substance ?

#58 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 15/11/2011 - 17:06

Voir le messageGuillaume Champeau, le 15/11/2011 - 16:42, dit :



Merci pour le lien, je ne connaissais pas. J'ai pas encore pris le temps de la lire. Tu peux en résumer la substance ?


Sur le fait qu'à l'époque, il n'y avait pas vraiment d'éditeurs au sens actuel, plutôt des libraires/imprimeurs, et qu'il n'y avait aucune loi relative aux droits d'auteur (lois mises en place à la révolution française), juste notion de "privilège" donné à un certain libraire pour éditer une oeuvre, mais privilèges qui étaient en général bafoués par d'autres libraire/imprimeur, en particulier de l'étranger (Hollande, Angleterre, Suisse) ou province.
Mais en fait lu rapidement il y a un moment, il faut aussi que je relise !
Sinon je ne suis en rien contre le vrai gratuit (décidé par le ou les auteurs), par contre à mon avis le contenu, sur le web en particulier est en fait très pauvre par rapport à ce que ça pourrait potentiellement être, et que le dogme du tout gratuit ou tout pub a quand même pas mal à voir là dedans, que d'autre part tous les environnements de contenu payant se développent "verticalement" c'est à dire en lien avec certaines machines, et fabriquants ou magasins en ligne, alors qu'un environnement du genre ci-dessous :
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
Avec comptes et organsiations associées "tenanciers de bibliothèques personnelles", permettrait par exemple d'acheter "le petit robert 2011" (accés au site), en une fois et "à vie". Et beaucoup d'autres choses pourraient exister sous ce "format", et tout s'y ramène plus ou moins (en sortant aussi de l'esprit "tout par abonnement", plus ou moins asphyxiant, et en n'ayant plus du tout à s'occuper de copies backup etc pour les oeuvres genre "fichier")
Autre version (texte 2007):
http://iiscn.files.w...es_licences.pdf

Ce message a été modifié par yt75 - 15/11/2011 - 17:29.


#59 L'utilisateur est hors-ligne   Meddle Icône

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Posté 15/11/2011 - 18:11

Voir le messageU. Harkogansk-Malatesta, le 15/11/2011 - 09:52, dit :

Meddle, tes deux messages me font penser que tu raisonnes sur le marché du disque à partir d'éléments purement théoriques qui font fi du caractère incontournable qu'elles ont obtenu depuis des années. Ce qui est justement le problème à partir du moment où leur rôle économique a perdu sa raison d'être. Tu verras que tu gagneras à discuter avec des artistes, pour qu'ils t'expliquent la réalité de ce marché (autrement que via un site web dédié au do it yourself).

Quant aux solutions alternatives, AI en a cité quelques unes un peu plus haut.


Voilà ce que j'ai compris de tes différents messages : "on peut se passer des maisons de disque ("elles sont mortes, n'ont aucun rôle économique, intermédiaires économiques devenus inutiles, etc"... ce sont tes mots), mais elles sont incontournables (pourquoi ?)".

Vu qu'il semble y avoir une légère contradiction, j'aimerai que tu m'éclaires là-dessus...

Quant au marché du disque, je le connais plutôt bien merci :)

Ce message a été modifié par Meddle - 15/11/2011 - 18:12.


#60 L'utilisateur est hors-ligne   SIDI Icône

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Posté 15/11/2011 - 19:20

Tient il vient de nous ressortir l'obligation pour les allocataires du rsa de travailler 7 heures par semaine.

Mais bordel, si il y autant de travail, pourquoi ils embauchent pas des chômeurs?
Image IPB
http://fabiolo.crevado.com
www.moddb.com/members/ftsfabiolo

#61 L'utilisateur est hors-ligne   U. Harkogansk-Malatesta Icône

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Posté 15/11/2011 - 19:44

Voir le messageyt75, le 15/11/2011 - 17:06, dit :

Voir le messageGuillaume Champeau, le 15/11/2011 - 16:42, dit :



Merci pour le lien, je ne connaissais pas. J'ai pas encore pris le temps de la lire. Tu peux en résumer la substance ?


Sur le fait qu'à l'époque, il n'y avait pas vraiment d'éditeurs au sens actuel, plutôt des libraires/imprimeurs, et qu'il n'y avait aucune loi relative aux droits d'auteur (lois mises en place à la révolution française), juste notion de "privilège" donné à un certain libraire pour éditer une oeuvre, mais privilèges qui étaient en général bafoués par d'autres libraire/imprimeur, en particulier de l'étranger (Hollande, Angleterre, Suisse) ou province.
Mais en fait lu rapidement il y a un moment, il faut aussi que je relise !
Sinon je ne suis en rien contre le vrai gratuit (décidé par le ou les auteurs), par contre à mon avis le contenu, sur le web en particulier est en fait très pauvre par rapport à ce que ça pourrait potentiellement être, et que le dogme du tout gratuit ou tout pub a quand même pas mal à voir là dedans, que d'autre part tous les environnements de contenu payant se développent "verticalement" c'est à dire en lien avec certaines machines, et fabriquants ou magasins en ligne, alors qu'un environnement du genre ci-dessous :
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
Avec comptes et organsiations associées "tenanciers de bibliothèques personnelles", permettrait par exemple d'acheter "le petit robert 2011" (accés au site), en une fois et "à vie". Et beaucoup d'autres choses pourraient exister sous ce "format", et tout s'y ramène plus ou moins (en sortant aussi de l'esprit "tout par abonnement", plus ou moins asphyxiant, et en n'ayant plus du tout à s'occuper de copies backup etc pour les oeuvres genre "fichier")
Autre version (texte 2007):
http://iiscn.files.w...es_licences.pdf


Yep, j'aurais pu vous le dire : le droit d'auteur, tout à l'origine, c'était effectivement des privilèges accordés aux imprimeurs, et pas un monopole réservé à l'auteur. C'est ensuite que le privilège a translaté, et qu'il est devenu monopole reconnu directement à l'auteur.

Sur le "dogme du tout gratuit", je ne nie pas qu'il existe, du moins dans la tête de certains. Seulement ça n'est pas ce dont je parle, perso, et ça n'est pas ce dont parle la majorité des activitstes anti-Hadopi ou plus généralement opposés aux industries du contenu. Nous ne faisons que parler d'un nécessaire rééquilibrage entre rémunération de l'auteur (une fois débarrassé des vampires économiques greffés à son cou depuis des décennies) et diffusion optimale des oeuvres dans le public. Et au-delà, c'est la dialectique des biens communs contre les "nouvelles enclosures".

Et si le "tout gratuit" est un discours, d'ailleurs non majoritaire, et utilisé pour discréditer des réflexions très valables, en revanche la domination actuelle irait plutôt au "tout propriétaire"...
"Tant que le législateur s'opposera aux pratiques rendues possibles par la technologie, en s'accrochant à une vision obsolète du droit d'auteur, il échouera à revitaliser l'économie créative et portera atteinte aux libertés fondamentales", J. Zimmerman, Quadrature du Net.

#62 L'utilisateur est hors-ligne   U. Harkogansk-Malatesta Icône

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Posté 15/11/2011 - 19:50

Voir le messageMeddle, le 15/11/2011 - 18:11, dit :

Voir le messageU. Harkogansk-Malatesta, le 15/11/2011 - 09:52, dit :

Meddle, tes deux messages me font penser que tu raisonnes sur le marché du disque à partir d'éléments purement théoriques qui font fi du caractère incontournable qu'elles ont obtenu depuis des années. Ce qui est justement le problème à partir du moment où leur rôle économique a perdu sa raison d'être. Tu verras que tu gagneras à discuter avec des artistes, pour qu'ils t'expliquent la réalité de ce marché (autrement que via un site web dédié au do it yourself).

Quant aux solutions alternatives, AI en a cité quelques unes un peu plus haut.


Voilà ce que j'ai compris de tes différents messages : "on peut se passer des maisons de disque ("elles sont mortes, n'ont aucun rôle économique, intermédiaires économiques devenus inutiles, etc"... ce sont tes mots), mais elles sont incontournables (pourquoi ?)".

Vu qu'il semble y avoir une légère contradiction, j'aimerai que tu m'éclaires là-dessus...

Quant au marché du disque, je le connais plutôt bien merci :)


Je vais expliciter un peu.

Leur modèle économique est mort. Basé sur la musique enregistrée. ça c'est mort, ou moribond en tous cas. C'est juste un constat froid et logique. D'ici quelques années, les supports physiques seront soit des pièces de collection, soit des produits + + édités justement pour être vendus. Mais les morceaux de musiques ne seront plus gravés sur des supports commercialisables.

Au lieu d'en acter et de modifier leur modèle économique, les Majors ont décidé il y a 10 ans de se crisper. Tuer Napster, apposer des DRM, sanctionner par la loi le contournement des DRM, prolonger les droits d'auteurs, obtenir des législations imbéciles du genre Hadopi, rançonner les nouveaux sites de diffusion, envoyer des assignations à des familles... crispation propriétaire d'une industrie moribonde.

Les nouveaux modèles (netlabels notamment) ne demandent qu'à se développer, mais pour l'heure, les PDM relèvent toujours des big 5, enfin 4, enfin 3 depuis qu'Universal s'est goinfré EMI. Le marché est verrouillé, les artistes sont donc toujours captifs d'un modèle économique défaillant, que ces industriels imposent encore aujourd'hui et tentent de transposer tel quel à la musique dématérialisée.
"Tant que le législateur s'opposera aux pratiques rendues possibles par la technologie, en s'accrochant à une vision obsolète du droit d'auteur, il échouera à revitaliser l'économie créative et portera atteinte aux libertés fondamentales", J. Zimmerman, Quadrature du Net.

#63 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 15/11/2011 - 22:41

Voir le messageU. Harkogansk-Malatesta, le 15/11/2011 - 19:44, dit :


Sur le "dogme du tout gratuit", je ne nie pas qu'il existe, du moins dans la tête de certains. Seulement ça n'est pas ce dont je parle, perso, et ça n'est pas ce dont parle la majorité des activitstes anti-Hadopi ou plus généralement opposés aux industries du contenu. Nous ne faisons que parler d'un nécessaire rééquilibrage entre rémunération de l'auteur (une fois débarrassé des vampires économiques greffés à son cou depuis des décennies) et diffusion optimale des oeuvres dans le public. Et au-delà, c'est la dialectique des biens communs contre les "nouvelles enclosures".

Et si le "tout gratuit" est un discours, d'ailleurs non majoritaire, et utilisé pour discréditer des réflexions très valables, en revanche la domination actuelle irait plutôt au "tout propriétaire"...


Je n'ai pas tout lu depuis le début, mais un modèle qui pourrait à mon avis marcher dans cet esprit c'est :
- vraie plus value à acheter : c'est à dire que quand j'ai acheté un truc (chanson, disque, film, livre, site, jeux, autre), ça marche et puis c'est tout, sur n'importe laquelle de mes machines présentes ou futures, je ne m'occupe en rien de backup, copies, gravages, transferts, synchros, numéros de licences login/passwrd ou quoi que ce soit (téléchargement de copies à la volée dans le cache de la machine courante quand nécessaire), en gros le concept ATAWAD : any time, anywhere, any device. Pas de DRMs sur les fichiers.
- l'environnement n'est pas monopolistique : séparation claire entre des entités "tenanciers de bibliothèques personnelles"(que références des oeuvres, pas copies), et les entités créateurs, éditeurs, magasins, diffuseurs/hosteurs), quelques protocoles et surtout espaces de références communs pour les oeuvres (genre ISBN pour les livres)
- fortes contraintes légales de confidentialité pour les entités "tenancières de bibliothèques personnelles" : interdiction de lire ou vendre les bibliothèques (liste de références uniquement, aucune copie chez les tenanciers de bibliothèques)
- prix bien plus bas qu'actuellement sur les oeuvres (mais à priori chaque "bibliothèque" plus grosse)
- rééquilibrage des pourcentages créateurs/producteurs/éditeurs (mais à la limite cela se fait tout seul si l'espace de publications est ouvert à nouveaux acteurs, ce qui est le principe)

Résumé :
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
ou :
http://iiscn.files.w...es_licences.pdf

Techniquement tout à fait faisable (même si pas évident bien sûr)

Pour les aspects "découvertes des oeuvres", radio, télé, divers sites de streaming genre youtube gérant leurs contrats, magasins en lignes, sites des créateurs, concerts, café, bouche à oreille, forum , etc

Et si répression contre le piratage, sur les centres de piratages et non utilisateurs finaux : aucun besoin de sniffer/monitorer les flux utilisateurs :
http://iiscn.wordpre...age-hadopi-etc/

Ce message a été modifié par yt75 - 15/11/2011 - 22:57.


#64 L'utilisateur est hors-ligne   deneb58 Icône

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Posté 16/11/2011 - 06:20

Voir le messageyt75, le 15/11/2011 - 15:39, dit :

Voir le messagedeneb58, le 15/11/2011 - 15:28, dit :


Tiens, un qui n'a pas encore compris que l'on a changé du siècle.


lol, vous me faites rire, mais vous n'avez vraiment encore rien vu du siècle, surtout à cause de ça :
<a href='http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/11/09/michel-rocard-nous-sommes-en-train-de-passer-le-pic-petrolier/#xtor=RSS-32280322
' class='bbc_url' title='Lien externe' rel='nofollow external'>http://petrole.blog....
</a>Et l'on remarque aussi que quand l'on titille l'"ouverture d'esprit légendaire geekesque empilant tranquillement ses disques durs de la guerre des étoiles", certains relents du genre "oh le troll ferme donc ta gueule" arrivent assez vite ..
Avant d'acheter un kindle Amazon parce que c'est une jolie machine sans doute ...


Vous confondez délibérément et fallacieusement le gratuit et le libre. Rien n'est gratuit, mais on paie pas forcément en argent. Votre dédain vous empêche de voir que l'on est en pleine révolution axiologique, depuis qu'il y ait le Net?

Quant au pic pétrolier, encore du fallacieux. De l'énergie il y en a trop. Heureusement que la Terre ait un champ magnétique pour nous protéger des vagues énergétiques du Soleil. Un tsunami, un séisme, éruption volcanique - que de l'énergie. On sait pas l'exploiter? En effet, les pétroliers nous empêchent de réfléchir la dessus. Vive le pic pétrolier! Rocard, depuis son AVC, il a perdu ses capacités, il ne dit que des conneries. Le gros problème aussi, c'est le monopole de production d'énergie. Comme je disais sur un autre fil, nous sommes en pleine guerre dans le cyberespace, et l'arme la plus puissante que l'on possède, c'est l'imagination.

Last but not least, je n'ai pas de Kindle et Amazon est un ennemi. Mon allié dans cette guerre, c'est Google (pour le moment), et je n'ai pas honte de le dire. En dehors du Libre, bien sûr.

#65 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 16/11/2011 - 09:00

@deneb58

Je confonds le gratuit et le libre ?
Non pas vraiment, mais il se trouve que le même mot est utilisé en anglais, et que prétendre que ce serait quasi toujours dans le sens "libre" est un peu beaucoup (ou disons tout simplement faux). Il faudrait surtout parler de vrai gratuit (ou libre) cad décidé par les auteurs, et de faux gratuit ou piratage, et il est clair qu'en nombre de terabytes transitant sur le réseaux hors échanges commerciaux, cela doit être autour de 95 faux gratuit 5 vrai, si ce n'est 99 1, donc je ne sais pas qui joue sur les mots ...
D'autre part dire ou suggérer que pour le contenu ça serait comme le logiciel est vraiment facile : le propre du logiciel ou contenant c'est le phénomène de club, c'est à dire plus de gens utilise quelquechose plus il est utile (ou pas besoin de 36000 choses faisant plus ou moins la même chose), pas le cas du contenu (ou très différemment), et le logiciel peut aussi être du contenu, jeux vidéos par exemple.
Quant à l'énergie allez y regarder d'un peu plus près si vous voulez, je mentionnais ce point car en parallèle de l'explosion informatique ou cybernétique, notre époque c'est aussi la fin de l'explosion énergie pas chère (et se recroqueviller sur les théories du complot ou méchants pétroliers qui achètent les brevets ou que sais-je, ne change rien à l'affaire), fin de l'énergie pas chère aussi raison principale de la crise actuelle d'ailleurs, et si facebook construit un data center grand comme 11 terrains de foot en Suède et consommant l'équivalent d'une ville de 50000 habitants c'est avant tout pour des questions énergétiques.
Quant à Google leurs offres de contenu payant sont en train d'arriver.
Le vrai danger aujourd'hui c'est la mise en place de quelques monstres sur la diffusion du contenu qui vont décider les marges et pourcentages quand autre chose serait possible, la stratégie (d'ailleurs affichée) étant toujours le "customer lock in" ou "customer retention", ne pas s'y tromper ..



Sinon un excellent bouquin (diffusé en vrai gratuit), pour se faire une idée des questions énergétiques, en anglais mais je crois une traduction aussi, prendre le pdf complet :
http://www.withouthotair.com/
Traductions :
http://www.withoutho...anslations.html
ou aussi :
http://www.manicore.com/ (site de JM Jancovici)

Ce message a été modifié par yt75 - 16/11/2011 - 10:05.


#66 L'utilisateur est hors-ligne   obcd Icône

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Voir le messageyt75, le 15/11/2011 - 22:41, dit :

- fortes contraintes légales de confidentialité pour les entités "tenancières de bibliothèques personnelles" : interdiction de lire ou vendre les bibliothèques (liste de références uniquement, aucune copie chez les tenanciers de bibliothèques)


Si je suis en phase sur les autres points, pour moi ça coince sur celui-ci:

A mon sens, il est *impossible* d'imposer cette "interdiction de lire", dans le monde numérique, dès lors que ce fichier a été publié au moins une fois.

Et même si il ne l'a pas été !!! : T'es auteur, tu as le manuscrit sur ton PC, qui tombe en panne. Le réparateur commence par faire une sauvegarde du disque, avant de réparer le PC. Et hop ! Copie. (Je vois pas , du moins en 2011, un auteur avoir le réflexe de chiffrer ses fichiers perso, même si il devrais). Le problème n'est pas que théorique, des affaires comme ça ça existe actuellement.

Pour moi ca s'exprime simplement: Un auteur ne PEUX PLUS décider de la diffusion de ses oeuvres, une fois celles-ci publiée. Idéologiquement Victor Hugo ne disais rien d'autre, mais SURTOUT, à l'heure actuelle la technique permet, et requiert, ceci.

Quand je publie un code source en licence libre, il est libre pour tout le monde. Si l'armée l'utilise sur ses drones, j'en suis pas content du tout, mais je n'ai pas le pouvoir *technique* de l'empêcher. Je pourrais mettre une clause interdisant à l'armée de l'utiliser, clause dont ils se foutraient royalement: Ils ne viendraient simplement pas me dire qu'ils l'utilisent, et c'est tout.

L'auteur (et donc ses ayants droit) n'ont PAS droit de vie et de mort sur leurs oeuvres, ni à décider des canaux de distribution, des supports physique ou logique (MP3 ou pas,...), des populations a pourvoir en bénéficier). Regarde pour les Beatles, tous les albums étaient dispo en P2P des années avant leur diffusion numérique "légale".

Après la question de la rémunération est *complètement séparée* de ce problème de diffusion. Mais pour q'une solution marche, il ne faut PAS qu'elle se base sur la restriction ou le contrôle de diffusion, mais au contraire sur l'abondance de cette diffusion.

#67 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 16/11/2011 - 11:09

Voir le messageobcd, le 16/11/2011 - 10:07, dit :



Si je suis en phase sur les autres points, pour moi ça coince sur celui-ci:

A mon sens, il est *impossible* d'imposer cette "interdiction de lire", dans le monde numérique, dès lors que ce fichier a été publié au moins une fois.

Et même si il ne l'a pas été !!! : T'es auteur, tu as le manuscrit sur ton PC, qui tombe en panne. Le réparateur commence par faire une sauvegarde du disque, avant de réparer le PC. Et hop ! Copie. (Je vois pas , du moins en 2011, un auteur avoir le réflexe de chiffrer ses fichiers perso, même si il devrais). Le problème n'est pas que théorique, des affaires comme ça ça existe actuellement.




Mais là il ne s'agit pas de la problématique copie d'oeuvres ou publications (qui de toute manière je suis entièrement d'accord est inévitable, et le truc que je trouve le plus délirant à ce sujet, c'est que l'on ait même essayé de "boucher" le "trou analogique" ! (capacité à enregistrer quelque chose si on peut l'écouter ou le regarder) :
http://fr.wikipedia....Trou_analogique
http://en.wikipedia....iki/Analog_hole
le principe aurait alors été d'obliger les fabricants d'équipements d'enregistrement à inclure dans leurs systèmes des systèmes de reconnaissance de "watermak" fonctionnant même sur la restitution analogique, quel délire ..
Mais de fait la problématique n'est pas forcément nouvelle, comme dit plus haut techniquement, rien n'empêche non plus de faire des éditions pirates de livres ou disques imprimés.

La confidentialité évoquée ici c'est par rapport aux "bibliothèques personnelles" en tant que "liste d'oeuvres achetées ou vraies gratuites", que des références, pas de copies dans ces bibliothèques, donc ça se rapproche beaucoup plus des données personnelles sur facebook ou autre, ou liste des cookies login/passwrds et favoris sur un pc tel ou mac. Ou par exemple, si on a un compte titre dans une banque, elle n'est pas sensée vendre à qui que ce soit la liste des actions présentes dans ce compte titres (à l'inverse de facebook par exemple).
Là aussi certes, aucune garantie technique complète pourrait exister, mais si le service fourni par les "tenanciers de bibliothèques personnelles" est justement avant tout cette confidentialité, je pense que ça pourrait marcher, même si à terme basé sur lois et relation de confiance comme d'habitude, et pour que cela puisse exister, cela implique plusieurs organisations "tenanciers de bibliothèque" et possibilité de "déménager", sinon clairement relation de confiance impossible.

Cet aspect aussi évoqué là :
https://iiscn.wordpr...e-cette-crasse/
et :
http://iiscn.wordpre...-mauvaise-idee/

Et globalement, si d'une part on a une vraie plus value à acheter en terme "d'expérience utilisateur" (pas besoin de s'occuper de fichiers et copies, bibliothèque personnelles non liée à un seul fournisseur) et oueuvres bien moins chères, et que d'autre part les centres de piratage basés sur le besoin de catalogue pour accéder aux oeuvres n'ont pas une paix royale, l'environnement pourrait à mon avis tout à fait fonctionner (le piratage zéro on s'en fout, les échanges de fichiers en cours d'école vraiment pas le problème).

Ce message a été modifié par yt75 - 16/11/2011 - 12:11.


#68 L'utilisateur est hors-ligne   Meddle Icône

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Posté 16/11/2011 - 11:47

Voir le messageU. Harkogansk-Malatesta, le 15/11/2011 - 19:50, dit :

Je vais expliciter un peu.

Leur modèle économique est mort. Basé sur la musique enregistrée. ça c'est mort, ou moribond en tous cas. C'est juste un constat froid et logique. D'ici quelques années, les supports physiques seront soit des pièces de collection, soit des produits + + édités justement pour être vendus. Mais les morceaux de musiques ne seront plus gravés sur des supports commercialisables.

Au lieu d'en acter et de modifier leur modèle économique, les Majors ont décidé il y a 10 ans de se crisper. Tuer Napster, apposer des DRM, sanctionner par la loi le contournement des DRM, prolonger les droits d'auteurs, obtenir des législations imbéciles du genre Hadopi, rançonner les nouveaux sites de diffusion, envoyer des assignations à des familles... crispation propriétaire d'une industrie moribonde.

Les nouveaux modèles (netlabels notamment) ne demandent qu'à se développer, mais pour l'heure, les PDM relèvent toujours des big 5, enfin 4, enfin 3 depuis qu'Universal s'est goinfré EMI. Le marché est verrouillé, les artistes sont donc toujours captifs d'un modèle économique défaillant, que ces industriels imposent encore aujourd'hui et tentent de transposer tel quel à la musique dématérialisée.


Rien à redire sur les 2 premiers paragraphes...

En revanche, dans le 3è tu ne fais qu'affirmer sans expliquer :
- En quoi le marché est verrouillé ? En quoi les artistes sont-ils captifs ?
- Seulement parce que les PDM relèvent principalement des majors ? ... mais si elles ne servent plus à rien, l'essor des nouveaux acteurs et des alternatives devrait être fulgurant non ? Et les majors devraient perdre leur monopole !
- Finalement quel est l'intérêt pour un artiste de signer chez une major ?

Bref, je n'ai toujours pas saisi en quoi les majors étaient incontournables, alors qu'il existe d'autres modèles qui se développent justement !

Ce que tu sembles essayer d'éviter de dire, c'est que si les majors sont incontournables, c'est que les artistes ont un intérêt à signer chez elles : leur puissance financière (en large retrait mais tout de même) leur permet de communiquer, distribuer et diffuser largement, et ce au profit (en partie certes) des artistes.
Pour les artistes il y'a un intérêt financier (limité franchement), mais surtout un intérêt quand à leur renommée, qui leur permettra de synchroniser des morceaux sur des films ou des pubs, de remplir des salles de concert, etc...
Alors effectivement là dessus la rémunération de l'artiste est généralement assez affligeante.
Cependant il ne faut pas nier aux majors le droit de se rémunérer, correspondant au travail effectué pour développer l'artiste (à leur sauce certes), et aux investissements consentis ! Et maintenant que plus personne ne veux payer pour de la musique, tout ça ne leur rapporte pas grand chose...

Donc oui les majors ont fait de la merde, mais de là à nier à des intermédiaires a priori indispensables le droit d'être rémunérés... stop !

#69 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 16/11/2011 - 14:18

Citation

- Seulement parce que les PDM relèvent principalement des majors ? ... mais si elles ne servent plus à rien, l'essor des nouveaux acteurs et des alternatives devrait être fulgurant non ? Et les majors devraient perdre leur monopole !


Mais ne pas oublier que les revenus (qui permettent aussi marketing et PDM), sont loin d'avoir disparu, même si chute de ventes CD/DVD, puisque l'on a :

Image IPB
Les CDs et DVDs c'est "phonos videos" dans ces camemberts, droits généraux c'est "discothèques, spectacles, cafés , etc",
Source :
http://largentdelamusique.wordpress.com/2010/03/19/l'evolution-du-marche-de-la-musique-reste-stable/#more-137
https://iiscn.wordpr...icence-globale/

Donc ça se mort un peu la queue : le système majors/sacem/(copies "physique" même si pour la forme), reste celui qui génère(ou recoit disons) les revenus.


Note: je n'ai rien fondamentalement contre le principe sacem, bien au contraire même (et licence globale ça revient à une mega sacem d'ailleurs), problème actuel beaucoup plus sur le fait que les pourcentages toujours déterminés principalement par passages radio télés, si les revenus des "achats à l'oeuvre sur internet" remontaient ce serait aussi différent.

Ce message a été modifié par yt75 - 16/11/2011 - 14:42.


#70 L'utilisateur est hors-ligne   bacon Icône

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Posté 16/11/2011 - 14:51

Voir le messageChainSW, le 14/11/2011 - 23:32, dit :

Je crois que t'as pas compris que j'étais "de ton côté", hein. C'est EXACTEMENT ce que je dis. J'attends qu'une seule chose, c'est un assouplissement du droit d'auteur, surtout de la durée des droits...


Au temps pour moi. Je me suis emporté sur ce point.
Je pense que parler en terme de durée de droit est une erreur. C'est comme si on te récompensait pour l'acte de composer et non pour la qualité de la composition. Qu'on assouplisse ce droit ou non, le fait même qu'il existe est incohérent avec le fait qu'une composition de qualité reste une composition de qualité avec le temps. Elle ne devient pas obsolète.
Le modèle économique devrait être basé sur la compétence et non sur le "produit fini". Ou alors dans ce cas, ceux qui détiennent ce droit devraient l'utiliser pour pérenniser la compétence, la transmettre de génération en génération. Par exemple le label proposerait des cours pour apprendre la composition, les nouveaux outils ect... un peu comme une école.
Mais si ce droit est conservé, il faudrait s'attaquer à une réflexion sur sa valeur.
Du coup il n'y a plus d'autorisation a demander, elle est automatique, car pourquoi restreindre la diffusion de la création ? Il suffirait de payer. Et les revenus reviendraient à une école qui permettrait de former des compositeurs de qualité qui créeront de la musique de qualité... et la on atteint un cercle vertueux.
C'est peut être utopique, mais c'est une réflexion à chaud.

Qu'en penses-tu ?

Voir le messageChainSW, le 14/11/2011 - 23:32, dit :

Le monde de la création "professionelle", c'est pas uniquement un groupe qui vend des disques ou un réalisateur qui fait ses films, c'est aussi plein de boulots moins flashy/glamour/pour l'Amour de l'ârt, qui souffrent tout autant de lois aussi débiles que chiantes (*teuheu*hadopi*teuheu*dadvsi*teuheuteuheu*labelpur*teuheuteuheuteuheu* j'ai une vilaine toux moi décidément, ça doit être le froid...)


Tu as raison on est d'accord. Le problème vient du modèle économique. Pour ma part je pense qu'un travail doit être rémunéré à la hauteur de sa qualité (jugé sur l'impact qu'il a sur un groupe de personne), quel qu'il soit. Ce qui nécessite une certaine compétence. Cette compétence est-elle transmissible ? Tout le monde n'a peut-être pas l'envie de transmettre sa compétence certes... (les droits et les devoirs...)
Dans le cas de l'utilisation de ce droit pour l’intérêt général (école), il est idéal que celui-ci soit élargit, voir élargit à l'infini ne penses-tu pas ? Peut-être faut-il jouer sur la variabilité de la valeur de ce droit. Plutôt élevé à sa sortie pour tendre vers une certaine valeur, après effet "buzz" pour que les créateurs du dit "droit" puisse percevoir des revenu à court terme.
Pour le cas des autres professions, il faudrait leur appliquer un modèle économique adapté à l'intérêt général, et non au profit-profit-profit.

Je ne connais pas assez bien le domaine, mais je pense que ce livre est une ouverture à la réflexion sur les nouveaux modèles économiques.

http://www.pronetaire.com/livre/ De la gestion de la rareté à celle de l’abondance
Petites introduction Wikipédia avant de se lancer dans la lecture =)

Est-ce applicable aux professions de la musique ? Je n'ai pas la prétention de l'affirmer.

Pour ce qui est du téléchargement illégal, les gens sont plus enclins a payer lorsqu'ils savent que cela sert une cause louable, et non juste du vide (de l'argent pour de l'argent). Adopter une attitude responsable toussa, je pense que ça peut rentrer dans les moeurs, mais à très long terme...

Ce message a été modifié par bacon - 16/11/2011 - 16:14.


#71 L'utilisateur est hors-ligne   H4rlocK Icône

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Posté 16/11/2011 - 16:01

L'UMP parti des parasites.

Mmmm, au fil des nouvelles, j'ai sommes toute l'impression que l'on commence a etre envahi de parasite.
Il va falloir sortir le lance flamme.

#72 L'utilisateur est hors-ligne   obcd Icône

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Posté 17/11/2011 - 00:46

Voir le messageyt75, le 16/11/2011 - 11:09, dit :

La confidentialité évoquée ici c'est par rapport aux "bibliothèques personnelles" en tant que "liste d'oeuvres achetées ou vraies gratuites", que des références, pas de copies dans ces bibliothèques, donc ça se rapproche beaucoup plus des données personnelles sur facebook ou autre, ou liste des cookies login/passwrds et favoris sur un pc tel ou mac.


Ok, merci de l'explication, je comprends mieux l'idée.



Faut que j'y réfléchisse, à priori j'aime bien le principe, même si la sécurisation du bouzin est un point critique: Quand on vois le fiasco des autorités de certifications SSL qui se font trouer les unes après les autres car elles utilisent toute la même application de génération de certificat sous Windows...

#73 L'utilisateur est hors-ligne   Magdah Icône

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Posté 17/11/2011 - 21:34

L'article est intéressant. Je ne partage pas tout cependant. Notamment, deux choses me viennent à l'esprit :

1) il y a une sorte d'amalgame d'une part entre l'idée qui selon moi vient enrichir l'humanité et doit être accessible, et d'autre part la forme spécifique que lui a donné un auteur et qui est le fruit du travail de ce dernier. Evidemment, ce disant je constate que mon propos est conceptuel et que sont application est une autre paire de manches.

2) Pour que cet article puisse être intellectuellement honnête, il manque dans une confrontation entre l'évolution de la position des auteurs et l'évolution d'une société vers l'économie libérale, et aussi une évolution des mentalités vers le "si c'est sur internet c'est gratuit et c'est mon droit". Je constate moi aussi une crispation d'un certain nombre d'auteurs sur leurs "droits" mais qui me semble être la conséquence d'une attitude de plus en plus arrogante et déviante des consommateurs tant du point de vue de la morale que du droit.
Je vous donne un exemple pour bien comprendre. Je suis auteur pour le théâtre et je diffuse mes textes via un site internet qui permet le téléchargement libre de mes pièces. Sauf que le texte téléchargé est incomplet, il manque le dénouement, le dernier acte... Pourquoi ce choix ? Parce que demander à une troupe de m'écrire pour obtenir gratuitement la fin permet de nouer le contact, d'échanger, d'avoir un feedback sur sa création. Aussi parce que j'ai une vision (même vague)de "qui" possède mon texte et cela peut décourager une certaine forme de piratage. Bref, la troupe télécharge le texte partiel, se fait une idée de l'oeuvre, de son rythme, de la nature des rôles, etc... puis elle m'écrit un petit mail si l'oeuvre peut correspondre à ses attentes, courriel auquel je réponds en joignant le texte intégral. Eh bien, lorsque j'envoie la pièce, figurez-vous qu'une troupe sur 10 seulement se fend d'un courrier, même minimaliste de remerciements. Belle mentalité !
Oh, mais ce n'est pas tout... il m'arrive de partir en congés parfois - une petite semaine coupé d'internet ça fait aussi du bien. Et lorsque je rentre, il n'est pas rare que j'ai une série de 4 ou 5 courriels de telle ou telle troupe de théâtre qui s'insurge contre le fait de ne pas avoir reçu le texte intégral malgré ses 3 relances de la veille et les messages sur mon répondeur téléphonique. Comme si recevoir gratuitement l'une de mes pièces était leur droit inaliénable et mon devoir absolu. Vous saisissez le problème de mentalité ? Pour ma propre et modeste expérience, il me fait me crisper sur mes droits d'auteurs, oui. Et dans ma petite tête mesquine, celui qui m'injurie parce que j'ai mis 4 jours à répondre à sa demande, il peut crever la bouche ouverte et le cul plein de fourmis avant de recevoir quoi que ce soit et il n'a qu'à l'écrire avec sa grande gueule sa pièce de théâtre au lieu de se défouler avec des courriels à la con !

#74 L'utilisateur est hors-ligne   yt75 Icône

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Posté 20/11/2011 - 11:33

Voir le messageMagdah, le 17/11/2011 - 21:34, dit :

L'article est intéressant. Je ne partage pas tout cependant. Notamment, deux choses me viennent à l'esprit :

1) il y a une sorte d'amalgame d'une part entre l'idée qui selon moi vient enrichir l'humanité et doit être accessible, et d'autre part la forme spécifique que lui a donné un auteur et qui est le fruit du travail de ce dernier. Evidemment, ce disant je constate que mon propos est conceptuel et que sont application est une autre paire de manches.

2) Pour que cet article puisse être intellectuellement honnête, il manque dans une confrontation entre l'évolution de la position des auteurs et l'évolution d'une société vers l'économie libérale, et aussi une évolution des mentalités vers le "si c'est sur internet c'est gratuit et c'est mon droit". Je constate moi aussi une crispation d'un certain nombre d'auteurs sur leurs "droits" mais qui me semble être la conséquence d'une attitude de plus en plus arrogante et déviante des consommateurs tant du point de vue de la morale que du droit.
Je vous donne un exemple pour bien comprendre. Je suis auteur pour le théâtre et je diffuse mes textes via un site internet qui permet le téléchargement libre de mes pièces. Sauf que le texte téléchargé est incomplet, il manque le dénouement, le dernier acte... Pourquoi ce choix ? Parce que demander à une troupe de m'écrire pour obtenir gratuitement la fin permet de nouer le contact, d'échanger, d'avoir un feedback sur sa création. Aussi parce que j'ai une vision (même vague)de "qui" possède mon texte et cela peut décourager une certaine forme de piratage. Bref, la troupe télécharge le texte partiel, se fait une idée de l'oeuvre, de son rythme, de la nature des rôles, etc... puis elle m'écrit un petit mail si l'oeuvre peut correspondre à ses attentes, courriel auquel je réponds en joignant le texte intégral. Eh bien, lorsque j'envoie la pièce, figurez-vous qu'une troupe sur 10 seulement se fend d'un courrier, même minimaliste de remerciements. Belle mentalité !
Oh, mais ce n'est pas tout... il m'arrive de partir en congés parfois - une petite semaine coupé d'internet ça fait aussi du bien. Et lorsque je rentre, il n'est pas rare que j'ai une série de 4 ou 5 courriels de telle ou telle troupe de théâtre qui s'insurge contre le fait de ne pas avoir reçu le texte intégral malgré ses 3 relances de la veille et les messages sur mon répondeur téléphonique. Comme si recevoir gratuitement l'une de mes pièces était leur droit inaliénable et mon devoir absolu. Vous saisissez le problème de mentalité ? Pour ma propre et modeste expérience, il me fait me crisper sur mes droits d'auteurs, oui. Et dans ma petite tête mesquine, celui qui m'injurie parce que j'ai mis 4 jours à répondre à sa demande, il peut crever la bouche ouverte et le cul plein de fourmis avant de recevoir quoi que ce soit et il n'a qu'à l'écrire avec sa grande gueule sa pièce de théâtre au lieu de se défouler avec des courriels à la con !


Intéressant message, et il est clair que la vision "copier un fichier ça ne coute rien donc ça doit être gratuit" qui d'une part est fausse si on considère toutes les infrastructures et énergie associée nécessaire, et d'autre part est déjà vrai dans les supports dits "physiques" (cout de reproduction portion minime du prix de vente), amène à cette espèce d'hypocrisie quasi hystérique et dogmatique du "tout gratuit", avec en fait certains relents de censure par étouffement.

Ce message a été modifié par yt75 - 21/11/2011 - 09:16.


#75 L'utilisateur est hors-ligne   clementtanguy@gmail.com Icône

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Posté 21/01/2012 - 05:07

Bonjour,

"Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur."
Déclaration universelle des droits de l'homme. Article 27

Je ne vois pas pourquoi il faudrait un assouplissement du droit d'auteur. Celui-ci fût accordé dans un premier temps durant la révolution française pour protéger les auteurs des imprimeurs.
A juste titre, il me semble nécessaire de protéger la propriété intellectuelle. Cela garantit à un auteur de jouir de son travail. C'est lui qui a produit l'idée, cela est normal que l'exploitant (producteur,éditeur,diffuseur) rétribue une partie des bénéfices fais par l'exploitation de l'oeuvre à l'auteur. En ce qui concerne la durée du droit, il est aussi légitime qu'il puisse faire bénéficier à sa descendance, comme tout citoyen qui donne en héritage une propriété à ses ayants droits,le fruit de son travail.

Le droit d'auteur n'est pas un privilège, il reconnait juste le travail intellectuel comme égal au travail manuel.

Le fond du problème n'est pas le droit.

Mais bien le manque d'offre légal à des prix honnêtes . Deezer et Spotify l'ont fais pour la musique. On attent tous la même chose pour la vidéo.
Megavideo a levée 175 millions de dollars d'actifs! sans rétribuer une partie de leur bénéfice aux auteurs ou ayant droits. Il est consternant de voir les gros acteurs de l'édition rester immobile et ne faire que des actions en justice pour limiter la diffusion illicite alors que ça serait à l'avantage de tout le monde qu'il rentre dans le marché de du téléchargement et du streamming. Megavideo a prouvé qu'on pouvait se faire énormément d'argent avec ces modes de diffusion.



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