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7Giddy
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Numérama est de mauvaise fois, dans l'article du lien (et dans l'article source), on voit qu'il a dit que le CD lui survivra. Ça n'a pas du tout le même sens. Il a juste voulu dire que ceux qui prédisent la fin du disque dans les années à venir se trompent. Les ventes ne vont pas remonter mais vont atteindre un point d'équilibre qui justifiera que des CD continuent d'être fabriqués et mis sur le marché...
 
Il faudrait voir à ne pas non plus les faire passer pour des débiles profonds. Lucian Grainge n'a pas dit que le CD était "un format d'avenir" comme indiqué dans l'article (ce qui impliquerait un retournement du marché donc une remontée des ventes), mais que le format s'éteindra après lui : c'est-à-dire que l'effondrement du CD va ralentir et se maintenir à un niveau justifiant sa continuation.

Ca n'a pas du tout le même sens en on peut difficilement le contredire.

Sur le fond de l'article, Pascal Nègre est vu comme un bon manageur capable de continuer de permettre à l'entreprise d'être florissante (on rappellera tout de même que contrairement aux autres majors que sont Sony, Warner et EMI, le chiffre d'affaire d'Universal a progressé en France l'année dernière), c'est ce qu'un groupe multinational de sociétés recherche !

Bref, il ne concoure pas à l'évolution rapide du marché ni à la libération de la musique et on peut l'en blâmer, mais sa progression au sein du groupe ne semble pas pouvoir souffrir de critiques majeures...
 
Avant d'avancer que l'autorité de la concurrence européenne est d'une débilité profonde, il faudrait avoir 2-3 notions de droit de la concurrence.

Le droit de la concurrence a pour but la protection des consommateurs et/ou des concurrents face à la domination d'une entreprise (ou de plusieurs agissant de concert) sur un marché. L'idée est qu'une telle domination va conduire l'entreprise qui en bénéficie à augmenter les prix une fois les concurrents mis sur la touche (ou à arrêter d'innover pour maximiser ses gains).

Pour un exemple récent et concret (bien que juridiquement discutable) : SFR, Orange et Bouygues dominaient le marché de la téléphonie mobile, les MNVO n'étaient pas assez forts pour leur faire du tord donc les prix étaient élevés. L'arrivée de Free les a mis en danger, les prix ont baissé.

L'Union européenne veut donc que les entreprises soient sur un pied d'égalité pour préserver un maximum la concurrence et considère que Google utilise de façon abusive ses 90% de parts de marché, causant une rupture de l'égalité qui pourrait conduire à une monopolisation de fait.
 
La notion de monopole est ici vue dans son sens économique (dit de fait : détention d'un pouvoir de marché très important c'est-à-dire ici supérieur à 60% de parts de marché et non dans son sens juridique (dit de droit comme a pu l'être la téléphonie fixe avec France Télécom ou comme l'est aujourd'hui encore le rail avec réseau ferré de France).

Google a, en France, 90% de parts de marché. Elle a donc un monopole sur la recherche en ligne.
 
Pour rebondir sur ce que tu dis, je crois que le problème des linuxiens (j'en suis un), c'est qu'ils ont une vision trop peu réfléchie, je dirais même un peu utopique, du libre. Et je crois que cela tient en partie aux tatonnements de l'immense R. Stallman sur certains pans de la philosophie du libre. Je m'ai très peu lu mais le peu que j'ai étudié, il me paraissait pas très clair sur les frontières "logiques" du libre.

A un certain moment (je ne sais pas si c'est encore sa pensée profonde, j'ai seulement eu l'occasion de voir que parfois, il déniait toute légitimité au non-libre), Stallman expliquait que doivent être libres les innovations techniques, c'est-à-dire les créations à but utilitaire (logiciels notamment) car le créateur par la réalisation de son oeuvre, satisfait un besoin personnel. Ayant tiré un intérêt de la création, Stallman indiquait que l'inventeur n'avait pas de raison de demander des droits sur elle.
Il distinguait ses créations techniques des autres (les arts, la culture) dont la création n'a pas d'utilité directe, ce qui permet à l'auteur d'exiger une redevance en cas de reproduction / diffusion de sa création. Cette idée permet de justifier le financement de la création culturelle (qui est une nécessité.

Or, un jeu vidéo, même si cela correspond à du code (ce qui le rapproche d'un logiciel, d'une innovation technique) tient plus de la création culturelle (la création d'un jeu de tir au zombie n'a pas d'utilité au sens strict pour son créateur, tout ce qu'on peut trouver c'est un amusement ou une élévation de l'âme, de la raison). Bref, un jeu vidéo est une création culturelle faisant partie de la 2è catégorie de Stallman, il est logique de permettre au créateur de se rétribuer en l'exploitant commercialement.
 
Un patent troll de marque ! C'est pas banal ça. Patent veut dire brevet...

Au delà de ça, le concept du patent troll est impossible à réaliser en matière de marque puisque ne sont protégées que les marques qui sont utilisées, et seulement dans les classes de produits/services concernés (sauf marque renommée/notoire).
Ok la limite est de 5 ans : une marque non-utilisée pendant 5 ans (totalement ou pour certains produits) dégénère (totalement ou pour les produits où la marque n'est pas utilisée). Le délai est plus court si la marque n'a jamais été utilisée (je ne me souviens plus du délai).

Or, comme un "patent troll" est une personne qui dépose ou achète un brevet sans l'utiliser avec pour but d'attaquer en contrefaçon un tiers qui l'exploiterait, on voit bien qu'un titulaire de marque ne peut être un patent troll.

Un petit tour sur le site de l'INPI montre que la marque a été accordée en 2010, ce n'est pas honteux...

En plus, Apple peut difficilement se plaindre, vu qu'elle a tendance à déposer ses marques en Jamaïque pour qu'elles passent inaperçu et placer des quenelles par la suite...
 
Dont toi semble-t-il...

Il faut avouer que la tournure de phrase "La cour de cassation a non seulement donné raison à TV Replay SUR LE FOND, MAIS ELLE A EN PLUS CONFIRME LA CONDAMNATION de M6 à verser 35 000 euros de dommages et intérêts..." pique les yeux des juristes (la Cour de cassation ne juge pas le fond), mais ce n'est pas bien grave, il faut quand même avoir envie de faire chier pour le dire.

Une phrase plus juste juridiquement mais plus lourde d'un point de vue journalistique aurait été "La Cour de cassation a approuvé la Cour d'appel en ce qu'elle avait donné raison à TV Replay et condamné M6 à verser 35 000 euros de dommages et intérêts...". On est dans la nuance qui ne change rien au monde de l'internet.

Et quand, en plus de faire chier, on montre qu'on est incompétent en balançant le "préambule" (lol) absolument pas didactique du site de la Cour (tu as vu, C majuscule, quand on joue au prof, on le fait jusqu'au bout) de cassation ici, et baragouiner qu'elle rend un arrêt, "ayant valeur de jurisprudence", ce qui frôle à la fois le pléonasme tout en ne voulant strictement rien dire, on donne envie à des gens de dire que ton commentaire... Il ne servait à rien...

Oh et je n'avais pas vu que la Cour "juge uniquement la procédure", c'est encore plus magistral ça !
 
Parce que les journaux sont face à Apple presque comme nous face à un professionnel... Ils ne peuvent pas négocier... Ils acceptent les conditions où ils vont voir ailleurs. C'est ça de permettre à une entreprise de devenir hégémonique...
 
L'article le dit, s'ils font ça, Apple va les virer de l'App Store... et l'App Store rapporte bien plus de clients que les possesseurs de liseuses...
 
Cela m'a surpris aussi mais ce n'est pas si tranché.

Si Google paie des redevances sur les liens vers les sites de presse français, cela aboutit à une augmentation du chiffre d'affaire de ces sites :
- qui consolide les emplois (même si je pense qu'un organe de presse n'a pas une pléthore de salariés, c'est toujours ça de pris) ;
- qui est imposé (à la fois cotisation sociale des salariés, même si ce n'est pas énorme) et impôts.

De plus, je pense que l'accord portera notamment sur les majorations d'impôts qui sont comptabilisées dans le milliard et qu'il ne sera pas question de permettre à Google de continuer à l'avenir ce petit manège...
 
Ce qui m'amuse le plus, c'est qu'Apple commence à se prendre tous les inconvénients de sa politique produit consistant à ne sortir qu'un seul modèle par usage quand les autres les multiplient pour s'approcher des envies et besoins des utilisateurs.Samsung et Cie sortent des tonnes de produits qui ne diffèrent que par quelques caractéristiques, sans que soit pointée quelle caractéristique manque sur un et pas sur l'autre.

Apple a refusé de faire ce choix pour :
- concentrer l'impression d'innovation à chaque sortie d'un nouvel iPhone ou iPad (j'ai bien dit impression) ;
- engendrer un mouvement de renouvellement de mobile à chaque sortie de nouvelle version par l'attrait de la nouveauté.

Sauf que maintenant, ils peinent à innover, l'attrait retombe et certains repensent à changer de marque pour leur futur produit en cherchant lequel correspondra plus à leur "besoin" (une tablette 7 pouces ne serait-elle pas plus conforme à mon mode d'utilisation ?), forçant Apple, non à conduire l'utilisateur à s'adapter au produit, mais à penser le produit pour qu'il s'adapte à ce que veut le consommateur.
Du coup, ils vont commencer à décliner leurs produits en sortant plusieurs tailles de dalle et tout ceux qui avaient l'habitude du "un nouveau produit - des trucs nouveaux" sont déroutés de voir une simple déclinaison, renforçant le sentiment qu'Apple n'innove plus !

Et comme l'innovation logicielle n'est pas l'amie d'Apple (qui se concentre bien plus sur l'innovation produit mais Jobs n'est plus là, ils vont avoir du mal à retrouver leur image de société la plus innovante (j'ai bien dit image).
 
C'est marrant que le néologisme désignant un syndrome bien français soit composé de mots anglais :b
 
Apple étant soit-disant innovante et tournée vers l'avenir, je trouve étonnant que tous ses défenseurs utilise l'argument du "en dix ans, Samsung a changé 18 fois de connecteurs, Nokia au moins 30 fois, Apple une seule fois".

Les changements de connecteurs, c'est du passé pour tous les concurrents d'Apple qui ont tous rallié la connectique universelle, acceptant de perdre le marché des connecteurs sous la pression mais dans l'intérêt final du consommateur.

En plus, cet argument montre une profonde incompréhension des critiques faites à Apple. Le problème n'est pas le changement de connecteur, ce serait honteux de leur reprocher car tandis que les autres constructeurs changeaient plein de fois de connecteur sans raison particulière, ce qui leur permettait une miniaturisation progressive, Apple a conservé son connecteur très gros et très handicapant pour maintenir l'écosystème d'accessoire (ce qui était bien pour le consommateur Apple).

La critique fait à Apple ne tient donc pas au changement mais au nouveau connecteur. S'ils avaient choisi d'adopter eux-aussi le micro USB et vendu un adaptateur connecteur 30broches-microUSB, ils auraient mis fin à tout ces produits qui ne peuvent être utilisé qu'avec des produits Apple. Même en les vendant chers, ils auraient mis fin à cette aberration technologique et personne ne leur serait tombé dessus.

Mais là, ils ont choisi une truc qui ressemble à un micro-USB, qui ne fait rien de plus qu'un micro USB (à si j'oubliais, c'est réversible, incroyable !) mais qui est fermé donc va aboutir :
- à une nouvelle génération d'accessoires uniquement utilisables avec les produits Apple, gardant leurs clients enfermés pour les encourager à continuer les cycles achat de produit Apple - achat d'accessoire pour produits Apple ;
- à la vente d'adaptateurs 30broches-Lightning hors de prix, maximisant leur marge et incitant les clients à racheter carrément un nouvel accessoire avec le nouveau connecteur ;
- et au renouvellement de ce problème dans 10 ans si un changement de connecteur redevient justifié pour par exemple proposer une nouvelle fonction. S'ils avaient pris le micro USB, la modification du standard aurait abouti à la mise en vente d'adaptateurs à quelques euros qui auraient permis un passage en douceur à la nouvelle technologie. En choisissant Lightning, le nouveau changement leur permettra de proposer un nouvel adaptateur hors de prix en bouclant la boucle...
 
[Ironie] Je suis d'accord, ils n'ont pas de tout fait ça pour vendre des accessoires. Vraiment pas.
D'ailleurs, c'est au lancement du nouveau connecteur qu'ils se sont rendus compte que ça allait leur permettre de se faire une pognon monstre en vendant des adaptateurs et des nouveaux accessoires, eux ne voyait que l'INCROYABLE avancée technologique et le bien-être de leur client.
On ne va quand même pas remettre en cause leur infaillible volonté d'améliorer le monde parce que par hasard ça va leur permettre de fourger des millions de dollars de matériel. [/Ironie]

Familieri, tu arrives à croire ce que tu écris ou tu es de ceux qui croient que le nuage de Tchernobyl n'a pas traversé la frontière et qu'il y avait des armes de destruction massive en Irak ?
Leur seul et unique but est d'emprisonner leurs utilisateurs pour leur vendre des accessoires hors de prix (le seul fait que ces prix soient exorbitants le confirme).
 
Une simple remarque pour nuancer l'argument du "je pirate la musique que j'écoute, mais j'achète des places de concerts donc ça compense, la filière musicale devrait arrêter de nous faire chier".
Les sociétés de production de musique et celles d'organisation de concerts (appelés tourneurs) sont des sociétés distinctes. Bien sûr, l'artiste est présent dans les deux cas mais c'est argument revient à dire : "oui je vole ma baguette de pain mais le pâté que je mets dessus je l'achète, alors je ne vois pas pourquoi les boulangers se plaignent".

Ce n'est pas un argument contre le piratage mais contre l'insulte permanente des sociétés de productions musicales qui souffrent à mon avis d'une image largement noircie. Oui, une partie de leur production est merdique mais si on regarde de plus près, beaucoup de musique qu'on penserait a priori produite par des labels indépendants sont en fait réalisées par des grandes compagnies.

A titre personnel, je pirate des séries TV faute d'offre légale honnête avec choix de langues et des sous-titres, idem pour quelques films même si j'essaie d'acheter des DVD et d'aller au cinéma, par contre coté musique, je considère que Deezer et Spotify proposent des solutions suffisamment intéressantes, surtout que de nombreux artistes diffusent de la musique gratuitement (exemple : via Soundcloud) pour ne pas télécharger illégalement.

Parce qu'il faut bien rappeler que la justification du piratage, au départ, était de forcer à une baisse des prix et le développement de l'offre légale. C'est fait pour la musique, le piratage n'a plus de raison d'être à mon avis dans le secteur musical.
 
tchoupidoudou, le 21/09/2012 - 17:45
4 choses :
- plan sur iph4 IOS6 de ma femme est merdique je trouve
- il annonce que plan sera amelioré donc ces loin d'etre close
- c google qui n'a pas voulut continué le partenariat map voir news du huffington post je croit(donc apple se sont qd meme bien retrouvé ds le caca et il a fallut rapidos trouvé un compromis imo)
- google map est en ce moment en verif sur l'appstore donc faut juste arreter 2sec (ca met entre 4 et 10 jour pr la validation) avant de critiquer on vois si apple va les virer


C'est pas bien de se faire passer pour un pro-apple et d'écrire de façon aussi horrible pour faire passer les apple-fans pour des débiles ! Pas bien !!!!!
 
Attention commentaire trollique (mais si proche de la réalité !)

Après avoir supprimé l'application Youtube et natif et remplacé Google Maps dans l'iOS 6, Apple aurait décidé de lancer son équivalent de Youtube !!!
Voici le message de cette annonce traduit en français :

"Nous avons le plaisir de vous présenter aujourd'hui une plate-forme qui va révolutionner les sites de partage de vidéo sur internet : iVideos ! Ce service révolutionnaire* fera partie des nouveautés les plus incroyables d'iOS 6 !
Nous avons lancé ce nouveau service de vidéo en sachant qu'il s'agit d'une initiative majeure et nous n'en sommes qu'au tout début. Aussi, seules nos publicités télévisées sont pour l'instant disponible l'outil de mise en ligne de vidéos n'est pas encore prêt mais nous étions très excité à l'idée de vous offrir un service qui vous permettra à l'avenir de faire tant de choses incroyables.

Tenez-vous prêt à profiter du meilleur de la vidéo sur internet ! Voici le planning de lancement des nouveaux services iVideos :

- iVideos 2.0 dés janvier 2013 intégré dans l'iPhone 5S : lancement de notre outil révolutionnaire de mise en ligne des vidéos !
- iVideos 3.0 dés juin 2013 intégré dans l'iPhone 6 qui révolutionnera le visionnage de vidéos sur internet en vous permettant de lire les vidéos mises en ligne par d'autres internautes !

Évidemment, nous annonçons également le retrait de l'application Youtube de l'App Store en vertu de notre principe d'originalité des applications*2".

*ce service sera révolutionnaire dans sa version 4.0
*2 ou principe dit de refus des Applications concurrentes, notamment celles dont nous avons volé toutes les fonctionnalités innovantes afin de les intégrer dans nos propres services.
 
J'ai une petite question. L'iPhone 5 n'est-il pas déjà en pré-commande depuis plusieurs jours avec iOS 6 intégré ? Si c'est le cas, ça veut dire qu'Apple se permet de lancer la commercialisation d'un smartphone sans présenter le système embarqué ?!? C'est franchement honteux, surtout si le système est en régression sur certains point ! En espérant que ça vaccine les zozos qui ont été suffisamment stupides pour déjà l'avoir acheté ! (Encore une fois, si la réponse à ma question est positive).
 
choukky65, le 03/09/2012 - 18:44
ça pleure que ça ne gagne pas d'argent à cause des vilains pédomachinchosepirates, et ils te sortent deux milliards sous le matelas...


mosquito33, le 03/09/2012 - 18:58
speed, le 03/09/2012 - 18:36
Continuons à ne rien acheter estampilé de ces 3 merdes et attendons patiement , on est sur le bon chemin


100% d'accord. Nos dépenses ont bien plus de pouvoir qu'un porte-voix face à ces vautours. Quand on voit que la RIAA et la MPAA n'arrivent plus à soutenir financièrement des process qu'ils ont pourtant réclamés à corps et à cri, on se marre, on se marre.



Universal peut difficilement dire qu'ils ne gagnent pas d'argent, leur chiffre d'affaire a augmenté de 2% l'an dernier quand les autres majors coulaient (comme chaque année), perdant entre 10 et 20%. Bref, la seule majors en bonne santé se renforce, c'est loin d'être une bonne nouvelle.

De même, croire que le rachat du 4è par le 1er marque le début de la fin pour les majors, c'est une belle ânerie. En France, hors mesures imposées par Bruxelles pour réduire la force de frappe d'Universal, la nouvelle entité aura 60 % !!! des parts de marché et jusqu'à 80% dans des secteurs comme le jazz ou la musique classique ! Ce qui veut dire que la FNAC et compagnie pourront décider sans problème, dans ces deux styles musicaux, de ne vendre que de la musique produite par Universal pour obtenir une ristourne ! Cela va mécaniquement appauvrir la production des autres majors ET des indépendants.
Bref, c'est la pire nouvelle qui soit pour le secteur, preuve en est que les indépendants sont parfaitement contre tandis que les autres majors se taisent (on voit en effet mal Sony l'ouvrir après avoir absorbé BMG, même si au final la part de marché de l'ensemble correspond à peu de chose près à la part de marché de Sony seul il y a quelques années...) mais sont loin de consentir.
 
2 petites remarques pour préciser l'article :

Déjà, je pense que vous pouvez écarter l'éventualité que soit reproché au mec d'avoir repris l'interprétation d'un artiste car les sociétés qui ont demandé la suppression sont des éditeurs (Warner Chappell, UMPG, logiquement donc Sony Music PUBLISHING : ils ne sont titulaires que des droits d'auteurs c'est-à-dire des droits sur la musique et les paroles) non des producteurs (Universal Music, Sony Music, Warner Music ont des droits voisins : c'est-à-dire des droits sur la performance de l'artiste). Et les éditeurs se foutent complètement des droits des producteurs, même ceux du même groupe de sociétés.



Ensuite (et là ce n'est que mon avis), je pense qu'il ne faut pas tirer si vite sur Youtube ou tous les acteurs qui utilisent des algorithmes pour traiter les vidéos soupçonnées de violer les droits d'auteur.
Il faut bien avoir conscience qu'en principe, on demande l'autorisation d'utiliser une ?uvre AVANT de l'utiliser donc de publier la vidéo (c'est assez logique, pour utiliser la voiture d'un pote, il faut mieux lui demander avant plutôt que de lui piquer les clés et en revenant de dire "au fait, ça ne te dérange pas ?).
La règle a été aménagée pour internet et notamment les plates-formes 2.0 telles que Youtube car sinon, elles devraient faire un contrôle a priori ce qui serait bien trop onéreux, le service ne pourrait exister.

Désormais, on publie la vidéo et c'est à l'ayant droit de vérifier si on utilise pas les ?uvres sur lesquelles il a des droits pour demander la suppression, on a donc refiler la tâche aux ayants-droits, ce qui est déjà contestable (votre pote a été obligé de vous filer les clés, et doit donc vérifier que vous ne lui tirez pas sa caisse car il vous a bien dit qu'il ne veut pas vous la prêter).
Vu que les ayants droits doivent réaliser une tâche qu'ils ne devraient pas réaliser, on ne va pas en plus leur demander d'analyser chaque demande minutieusement, ce serait ingérable => conséquence, ils utilisent des outils automatiques.

La contrepartie de la possibilité pour l'hébergeur de mettre en ligne la vidéo sans vérifier est d'agir quand on lui signale une vidéo qui viole des droits de PI donc lui aussi utilise un outil automatique pour supprimer la vidéo (parce que bien que cela fait moins de vidéos à vérifier que toutes celles qui sont postées, ça fait encore trop à vérifier pour que le service soit économiquement viable). Ce que vous appelez une présomption de culpabilité est au final le seul moyen viable de concilier les droits de l'hébergeur, des ayants-droit et la possibilité d'éditer de nouveaux services. Parce qu'au final (et c'est peut-être là que Youtube doit s'améliorer), cette méthode réduit les difficultés à un (plus) petit nombre de cas, ce qui permet leur traitement.

Je sais que les droits de propriété intellectuelle n'ont pas les faveurs de ce site ni de ce forum mais à partir du moment où elle est la base de notre modèle de développement du secteur culturel, il faut admettre qu'elle ait une incidence sur les nouvelles utilisations d'internet. Sinon on décide de la supprimer et on admet de mettre à genou le secteur culturel pendant une décennie jusqu'à ce qu'un autre système émerge.
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