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spamnco
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Il faut bidouiller de partout... àa promet pour ce qu'on nous présente comme l'alternative à Flashplayer depuis 3 ans.
 
Injouable en l'état sous chrome...
 
Tu m'étonnes que Valve n'est pas content. Ils avaient trouvé le moyen de se passer des revendeurs avec Steam (gagnant ainsi entre 30 et 60% de plus sur le prix de vente) et là MS va leur imposer une dîme de 30% (comme les 2 autres à priori) pour pouvoir vendre leurs produits sur le Windows Store.

Tout est à refaire !
 
tenia, le 19/06/2012 - 09:35

1- Le partage à but STRICTEMENT non lucratif n'a aucune raison d'être interdit. Il était d'ailleurs toléré depuis des décennies.
2- Toute exploitation commerciale d'une oeuvre doit faire l'objet du paiement de droits d'auteurs et le ou les auteurs devraient toujours toucher la part majoritaire de cette perception.


Et la marmotte...

Tes 2 règles sont sympas, mais uniquement dans l'île aux enfants.
Ca signifierait que tout ce qui est commercial serait payant (donc, les exploitants, la diffusion TV, etc etc, bref aujourd'hui, sauf qu'on rajoute le fait de payer des droits d'auteur si tu vends des copies pirates, trop bien l'évolution).
Et que tout ce qui serait personnel serait "toléré" car n'a pas de raison d'être interdit.

Fondamentalement, ce n'est pas parce que c'est "toléré" que ça fait précédent.

En tant que tel, on voit des oeuvres sans en payer un quelconque droit d'auteur, ou je ne sais quoi. Ca, ça reste un problème. Et c'est pas en avançant des solutions en mode Casimir qu'on va faire avancer le débat.


Avant de jouer au cake, faut apprendre à lire ! Le point 2 concerne la part qui revient aux auteurs dans la rémunération. Et pour ton information il arrive quotidiennement que des gens regardent des oeuvres sans payer directement les auteurs sans que cela ne soit un problème ou même illégal (prêt, bibliothèques, visionnage de la télévision sur un vidéo projecteur).
Alors Casimir te salue et te demande de retourner dans ta boîte.
 
Je prends le pari ici que d'ici 10 ans le livre de poche aura pratiquement disparu. Le beau livre continuera à vivre en parallèle mais dans un marché beaucoup plus restreint.
La France traîne des pieds car la menace est beaucoup plus grande que pour le disque (je parle bien du support physique pas de la musique) et à ce jour et contrairement à la musique, je ne vois aucune solution pour compenser les effets de la copie non rémunérée.
Par contre je suis certain d'une chose : plus on attendra pour adapter le marché, plus le piratage aura un impact négatif sur les auteurs. La solution 2. que je propose plus haut (part majoritaire imposée dans la rémunération des auteurs) aurait sans doute l'avantage de lisser un peu les choses et permettrait aux écrivains de gagner leur vie sur la sortie papier qui pourrait profiter d'une sortie décalée par rapport à la version numérique (disons un mois ou deux). Il faut y réfléchir dès maintenant, dans 5 ans ce sera trop tard.
 
TheSFReader, le 18/06/2012 - 17:34

Je me permet de vous renvoyer à mon commentaire réponse à tass_

Ce n'est pas parce que VOUS (ou moi dans le domaine des livres) êtes prêts à farfouiller pour dénicher la perle rare que tous le sont.

D'autre part, s'il est devenu possible aux musiciens (et encore, les petits groupes surtout, essayez avec la musique classique) de produire leur musique en indépendant, essayez de réunir le budget pour un film...


Sauf que là on parle de l'avenir et qu'un système est rarement exclusif ! J'ai bien précisé que la vente de produits culturels à valeur ajoutée pouvait continuer en parallèle. Je ne prétends pas que les majors doivent disparaître, je veux juste qu'elle s'adaptent à notre monde plutôt que de faire rentrer aux forceps leur vision passéiste dans nos lois (et à travers un activisme lobbyiste inadmissible à mes yeux).

On pourrait parler du livre car c'est un cas un peu particulier qui va subir ce que le disque a connu mais à la puissance dix mais cela mériterait un débat spécifique.

Pour finir, je tiens à préciser que je suis auteur affilié à l'Agessa (pour ceux qui connaissent) et que je suis sensibilisé au "problème" du piratage depuis près de 20 ans maintenant.
 
TheSFReader, le 18/06/2012 - 16:28

Je suis tout à fait en phase avec vous sur l'intégralité de ce commentaire. Le problème est que si ces modèles fonctionnent parfaitement pour des créateurs connus, ils ne fonctionnent que pour des artistes ayant déjà acquis une certaine notoriété...


Sauf que vous continuez à raisonner comme dans les années 90. La notoriété ne se "fabrique" plus du tout de la même manière, un artiste n'a plus besoin de passer par le filtre des maisons de disque même si c'est toujours d'actualité pour certains, son premier album ne coûte plus forcément plusieurs dizaines de milliers d'euros et s'il a du talent il peut se faire connaître très rapidement à travers les réseaux sociaux qui sont les découvreurs de talent du 21e siècle. Exit la radio, la TV ou la pub qui ne correspondent plus à nos usages. Si je prends mon exemple, les derniers artistes que j'ai découvert ne sont jamais passés à la TV (que je regarde de moins en moins) et n'ont jamais fait de promo à la radio mais m'ont été suggérés par des commentaires sur des sites de musique en ligne par exemple. Sans l'échange sur les réseaux je n'aurais pas pu écouter leurs albums ni pu les offrir à mes proches et aller les voir au palais des congrès ou à l'Olympia le mois dernier.
 
TheSFReader, le 18/06/2012 - 16:02
spamnco, le 18/06/2012 - 15:45

Toutes les études sérieuses démontrent le contraire. En augmentant sensiblement la part revenant aux auteurs on permet de plus à ces derniers de vivre plus confortablement. La gratuité sous condition modifie un peu le schéma économique mais quelques ajustements permettent de rétablir la balance du côté des créateurs et du public. La grande distribution et certains producteurs gagneraient moins bien leur vie (et encore) mais je pense que le reste de la société y gagnerait.


Oui, toutes les études sérieuses montrent le contraire, mais avec la population "actuelle", éduquée avec le droit d'auteur actuel.

Je ne suis pas sûr que nos enfants, si on ne leur apprend pas justement ce "respect" de l'auteur, seront motivés par l'encouragement à la création, notamment (mais pas restreint) financier .


Nos enfants continueront à s'acheter des billets de concert, des éditions collector, des posters, ils iront au cinéma entre copains et utiliseront des portails "gratuits" ou payants pour plus de confort, de qualité, etc... Si on regarde de prêt ce que les gens dépensent pour des biens culturels, il n'y a pas de baisse notable malgré la crise mais les postes de dépense ont bougé du fait principalement de l'évolution des technologies. L'effet CD puis DVD du début des années 90-2000 est passé et la dématérialisation des supports oblige à repenser un marché qui n'a absolument pas su anticiper ces évolutions.

Aujourd'hui on traite nos enfants de voleurs, de trafiquants et on les menace de lourdes peines simplement car ils s'échangent de la musique ou des films et je trouve cela lamentable. L'éducation devrait aussi se faire au niveau de ceux qui votent des lois à contre courant de l'histoire et qui par peur du changement finissent par faire s'opposer des artistes et leurs fans.
 
TheSFReader, le 18/06/2012 - 15:33
spamnco, le 18/06/2012 - 15:20
1- Le partage à but STRICTEMENT non lucratif n'a aucune raison d'être interdit. Il était d'ailleurs toléré depuis des décennies.
2- Toute exploitation commerciale d'une oeuvre doit faire l'objet du paiement de droits d'auteurs et le ou les auteurs devraient toujours toucher la part majoritaire de cette perception.

Avec ces 2 règles simples, plus besoin d'Hadopi, plus d'artistes mal rémunérés, des biens culturels pour tous avec ou sans valeur ajouté selon ses moyens et ses envies.

J'ai un problème avec le premier, car il peut dériver facilement en une perte complète de rémunération aux auteurs. A la rigueur avec un droit restreint au cercle familial et privé (amis proches compris, et là on touche à la limite...)


Toutes les études sérieuses démontrent le contraire. En augmentant sensiblement la part revenant aux auteurs on permet de plus à ces derniers de vivre plus confortablement. La gratuité sous condition modifie un peu le schéma économique mais quelques ajustements permettent de rétablir la balance du côté des créateurs et du public. La grande distribution et certains producteurs gagneraient moins bien leur vie (et encore) mais je pense que le reste de la société y gagnerait.
 
@SFReader : nullement besoin de réinventer la roue ou de se dire : "c'est tellement compliqué qu'on y arrivera jamais" histoire de ne rien faire.
Le principe le plus évident, le plus équitable et équilibré est le suivant et il prévalait avant que les lobbies n'interviennent auprès de nos élus :

1- Le partage à but STRICTEMENT non lucratif n'a aucune raison d'être interdit. Il était d'ailleurs toléré depuis des décennies.
2- Toute exploitation commerciale d'une oeuvre doit faire l'objet du paiement de droits d'auteurs et le ou les auteurs devraient toujours toucher la part majoritaire de cette perception.

Avec ces 2 règles simples, plus besoin d'Hadopi, plus d'artistes mal rémunérés, des biens culturels pour tous avec ou sans valeur ajouté selon ses moyens et ses envies.
 
@TheSFReader : Moi je veux bien qu'on explique à ma gamine de 6 ans qui n'a pas d'accès à internet, pas de carte de crédit ni de moyen de paiement ni même d'argent à elle ce que c'est que la protection des droits d'auteur. Mais dans ce cas, j'insiste également pour qu'on lui explique ce que c'est qu'une multinationale ou major du disque, son fonctionnement et quel rôle jouent les lobbies dans les décisions politiques et souvent contre l'intérêt du peuple.
Pas sûr que ça la passionne cela dit.
 
Moi je suis contre la licence globale et je pense qu'elle est injuste et inapplicable. Injuste car cela revient à me demander de payer une partie de la place de ciné de mon voisin alors que moi-même je ne vais pas au cinéma.
Inapplicable car le droit international sur la protection des oeuvres ne permet en aucun cas la diffusion sans aucun contrôle de ces dernières.

Il y a sans doute quelque chose à faire sur le principe des abonnements illimités (mais contrôlés) mais je ne vois pas d'avenir à une loi qui piétinerait le droit d'auteur sans réelle justification si ce n'est qu'on n'est pas capable de répondre correctement à une demande.
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