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julien-P
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june, le 05/06/2012 - 13:11
Et que fait on aussi au droit à la vie privée ?
Je prend par exemple ce site, Numerama, qui nous permet de communiquer entre nous et de fédérer une communauté sur un sujet qui nous passionne, à savoir le numérique.
Tout les messages que j'ai publié ici l'on été sous pseudonyme. Or si le site n'offrait pas cette possibilité, jamais je n'aurais publié ici.
Pourtant je n'ai rien à cacher et j'assume les propos que j'ai pu tenir ici (du moins au moment où je les ai posté, je vous expliquerais pourquoi ce détail est important)
Or si un employeur, un membre de ma famille ou n'importe qui qui me connaît fait une recherche sur mon nom sur internet, je n'ai pas envie que ces personnes tombent sur les messages que j'ai pu poster sur ce site ou n'importe quel autres sites, même si aucun de ses messages ne sont pas compromettants pour moi. Tout simplement parce-que c'est ma vie privée et que les propos que je tiens sur ce site le sont pour les lecteurs de ce site et pas pour mon patron par exemple qui n'a pas besoin de savoir ce que je pense sur tel ou tel sujets concernant le numérique. Or comme le site est public, comme la majorité des sites Internet, je n'ai pas d'autre choix que de me protéger en utilisant un pseudo.
Et ça pour n'importe quel site. Si je le laisse un message sur un forum qui parle de sexe par exemple, je n'ai pas spécialement envie que ma mère tombe dessus.
On parle toujours des risques graves liés à une absence d'anonymat sur internet, comme par exemple le risque d'être licencié abusivement, d'être victime de discrimination etc...
Mais en dehors de ces problèmes, je pense que nous avons tous le droit à un minimum d'intimité. Même si nous vivons dans un monde où la mode est d'être de plus en plus exhibitionnisme , où les gens n'ont plus aucune pudeur et non aucune gène à étaler les moindres détails de leur vie privée au yeux de tous, notamment sur les réseaux sociaux, il existe encore des gens comme moi qui ont besoin de garder leur petit jardin secret et ça même si je n'ai rien à cacher, cela reste MON jardin à moi personnel que personne n'a le droit de pénétrer. Bref c'est juste une question de principe.
Et enfin rappelons que sur Internet rien ne s''efface, tout se garde. Or avec les années, on peut changer d'avis et ne plus assumer des propos que l'on a tenu. Or internet n'offre ni le droit de modification, ni celui de rétraction. Chaque messages que l'on publie reste à jamais comme une tâche indélébile, d'où l'importante de préserver l'anonymat qui seul peut garantir le droit à l'oublie


Non mais s'affranchir de l'anonymat d'induit pas forcément de rendre toutes vos données publiques (et ainsi y laisser l'accès à votre mère, votre patron, ou n'importe qui d'autre), vous (pas particulièrement l'auteur) confondez tout.

Vous parlez des risques liés à l'absence d'anonymat, mais vous ne citez que des exemples condamnés par la loi.
Et comme je l'ai dit plus haut, c'est en ce sens que la recherche absolue de l'anonymat est dangereux, il ne permet pas de se concentrer sur les vrais problèmes qui sont : qui a le droit d'accéder à ces informations, comment, et pourquoi.

Je suis parfaitement d'accord à ce droit à minimum (et bien plus je l'espère) d'intimité, et je vous rejoins sur le besoin d'avoir "son jardin secret". Mais, dans ce cas là, puisque c'est "secret", on n'en parle pas. On ne s'exprime pas publiquement sur le sujet, ainsi personne ne peut (et n'a le droit de) le pénétrer. De cette manière on n'a pas besoin de protéger cette intimité puisqu'elle n'est pas exposée.

Mais il n'est pas question d'anonymat ici.

@ P.Olisbo
: J'ai déjà répondu plus haut à ce sujet il me semble.
@ Wiegraf
: Oui, et elle a récolté les foudres du public et s'est complètement grillée sur la scène politico-médiatique.
 
june, le 05/06/2012 - 12:34

julien-P, le 05/06/2012 - 10:42


Internet est encore un grand "far west", les individus se comportent à peu prêt n'importe comment, et, c'est en très grande partie du à un pseudo sentiment d'impunité caché derrière un écran.



Sauf que cette idée que les internautes seraient plus civilisés si ils étaient obligé de publier sous leur vrai nom est en fait une idée reçu. La preuve avec Facebook.
Le fait que les gens y sont inscrits sous leur vrai nom et prénom, ne les empêche pas de raconter tout et n'importe quoi, étalant sans complexe leurs bêtises et mauvaise foi
D'ailleurs ce qui caractérise le con, c'est qu'il a aucune gène à exposer sa connerie au grand jour et aux yeux de tous. Donc ce n'est pas l'absence d'anonymat qui va l'empêcher de parler, bien au contraire.

Encore une fois il y a une grande différence entre avoir des idées puantes ou afficher ouvertement sa stupidité, et se comporter de manière illégales, insultantes ou autres .
Mais sur le principe oui, l'absence d'anonymat n'empêchera personne de parler, et tant mieux, non ?
C'est intéressant d'avoir des avis contradictoires et même des idées différentes des siennes.
C'est comme ça qu'avance le dialogue.
 
Crepitus, le 05/06/2012 - 11:16


Je ne suis pas du tout d'accord, cette harpie décervelée ne cherche qu'à pouvoir se venger de tous ceux qui l'insultent à juste titre. N'est-ce pas elle qui avait attaqué une femme en justice parce qu'elle avait laissé un commentaire désobligeant sur dailymotion?

Si chaque politicien se met à attaquer les internautes qui leur balancent des blagues dégueulasses, on vivra vite en pleine dictature. Cette flaque d'eau - la comparaison est assez juste :-) est si bête qu'elle n'a aucune retenue, elle fait des conneries qui la ridiculisent elle et la politique de son parti, et pourtant personne ne l'attaque en justice, alors qu'elle, pour une remarque sur dailymotion, elle ne se retient pas.

On sent tellement qu'ils détestent être mis à nu sur le net qu'ils cherchent à faire taire ceux qui s'en moquent. Or, ce n'est pas l'idée que j'ai d'une démocratie. Quand je lis qu'au Koweit un type vient de se prendre 10 ans de prison pour un tweet soi-disant blasphémateur envers le prophète, je trouve cela terrible, pour un simple tweet!


Non mais Mme Morano ne devrait même pas être associée à un débat comme ça, là, l'actualité fait qu'elle y est liée, mais c'est anecdotique.

Les politiciens ne prendront jamais le risque d'attaquer les gens qui leur balancent une vanne dégueulasse, ils sont conscients du fait que ce serait se tirer une balle dans le pied.

Pour ce qui est du Koweit, la chose est encore différente, évidemment que la situation de cet homme est terrible et anormale, mais c'est une question religieuse, dans un état où l'émir et la religion sont tout puissants, où moins de 40% de la population a le droit de vote, avec une culture complètement différente et où la liberté d'opinion est à géométrie variable.

Crepitus, le 05/06/2012 - 11:16
Ce n'est pas une question de courage pour celui qui écrit, mais bien qu'il ne faut pas trop donner de pouvoir à des personnes aussi idiotes qu'elle. Une insulte, ce n'est pas bien grave (jusqu'à un certain point, tant qu'il n'y a pas de menace de mort par exemple), tandis qu'aller en prison pour un tweet, c'est une catastrophe humaine


Je suis, sur ce point, partiellement d'accord. La disparition de l'anonymat devra (si un jour elle est envisagée) forcément être accompagnée d'une réflexion sur ce qui est condamnable, ce qui ne l'est pas, et surtout remettre sur un pied d'égalité les moyens d'actions entre personnage public et simple citoyen.

Quant à la gravité des attaques contre une personne donnée, il existe quand même un fossé entre balancer une vanne aussi dure soit elle, et insulter ouvertement quelqu'un. Si pour faire passer son message l'insulte est le seul moyen d'expression, c'est que l'idée a besoin d'être repensée, ou que (dans le cas du politique, une personne à qui on a accepté de faire confiance) son interlocuteur imperméable à la discussion, ne mérite pas d'être reconduit.


U., le 05/06/2012 - 11:16

Le genre d'idiots qui estime que "si on n'a rien à cacher, on ne doit pas s'émouvoir des caméras de vidéosurveillance". Que c'est pas gênant d'avoir ses données dans une quinzaine de fichiers policiers non contrôlés ou illicites. Que c'est pas grave de disséminer ses données dans la nature sur internet, Google et Facebook sont des gentils systèmes bienveillants et pas du tout intéressés. Le genre de commentateur qui, curieusement, n'inscrit pas non plus son patronyme en toutes lettres lorsqu'il écrit sur le web...


1- Veiller à la sécurité de ses données (quelles qu'elles soient) afin de ne les voir utiliser à des fins commerciales (ou illicites) n'a, a priori, rien avoir avec la question actuelle. Si ce n'est que, en effet, en l'état des choses, et sans législation adéquate, l'utilisation de 'pseudonyme' aide à protéger ses données.
C'est d'ailleurs le seul crédit qu'on peut lui accorder dans une société démocratique.

2- Comparer des systèmes et entreprises à vocation purement commerciale et des systèmes de surveillances à but sécuritaire est assez dur à comprendre.
Mais vous touchez un point avec votre "Non contrôlés ou illicites".

Vivre dans une utopie de parfait anonymat est au mieux anachronique au pire terriblement dangereux. En se battant pour être sur de ne pas être identifié (alors que c'est déjà le cas) au lieu de se battre pour réguler la façon dont va être utilisé cette identification c'est tout simplement ouvrir la porte aux excès et utilisations abusives.
 
J'ai vraiment du mal avec Mme Morano (et ses copains), la quasi de totalité de ses idées et opinions sont d'une rare stupidité.

Par contre sur ce coup là (et c'est vraiment dur de devoir l'admettre) je suis plutôt d'accord avec elle.

Internet est encore un grand "far west", les individus se comportent à peu prêt n'importe comment, et, c'est en très grande partie du à un pseudo sentiment d'impunité caché derrière un écran.

Rappelons à Nadine Morano que pour beaucoup d'internautes, l'anonymat n'est pas une lâcheté mais une liberté. C'est la garantie de pouvoir s'exprimer sur son employeur, sa maladie, sa mairie, son voisinage, ses difficultés sociales... sans avoir à craindre les représailles, la moquerie ou l'opprobre dans "la vie réelle". Les insultes ne sont qu'un dommage collatéral de ce qui devrait être défendu corps et âme au nom des libertés.


Ouai mais non !
Autant pour ce qui est de la maladie, je peux concevoir que dans certain cas ce soit gênant ou difficile d'en parler "à visage découvert", autant pour le reste non.
Depuis quand on a besoin d'anonymat pour pouvoir clamer ses idées ?
Soit on a le courage de ses opinions, soit on se tait.

Cette idée d'anonymat nécessaire à la "sécurité" des personnes peut se comprendre dans des états totalitaristes ou dictatoriaux, mais en occident je ne comprend pas trop.
Surtout que, en cherchant bien, avec les bons outils et les bonnes ressources cet anonymat s'effondre.
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