Jean-François Copé : "Il faut inventer la CNIL du 21e siècle !"
Sujet ouvert par Mindo - Dernière réponse le 09 octobre 2009 à 10h53
Mindo (Rédacteurs Numerama) le 06/10/2009 à 20:17
Dans une tribune publiée samedi dernier, Jean-François a manifesté un intérêt certain pour les questions du numérique et de son impact dans notre société. Néanmoins, le député ouvre la discussion avec quelques postulats erronés, faussant ainsi sa vision des choses... et le sens du débat.

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé publie régulièrement des tribunes sur Slate.fr. Samedi dernier, le député a ainsi mis en ligne une longue intervention où il invite tout à la fois internautes et députés à poursuivre le débat sur le numérique et les libertés. Sans doute que ces problématiques l'intéressent vraiment, malgré des signaux pas nécessairement très réconfortants. Ne défrayiat-il pas la chronique en glissant au de RTL que "Hadopi n'est que le point de départ ?". On se souvient égalment de sa saillie mal inspirée en mai dernier : Jean-François Copé s'insurgeait contre une Europe qui élevait l'accès à Internet comme un élément essentiel de droits fondamentaux comme la liberté d'expression.
Pour autant, son intérêt manifeste pour ces sujets révèle sans doute un manque de maîtrise dans quelques sujets qu'il évoque à travers son long discours. Ainsi, le député nous explique dans sa chronique que "pour beaucoup d'internautes, une œuvre intellectuelle n'appartient plus à son auteur. Par principe, elle doit être gratuite". À ces mots, on ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878, revenue en force lors des discussions autour du projet de loi Hadopi :
"Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n’est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous".
Mais est-ce que pour autant les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Ce n'est pas parce qu'une œuvre intellectuelle est mise à disposition gratuitement qu'elle n'appartient plus à son auteur. Jamais il n'a été question de déposséder un auteur de ses droits sous prétexte que son œuvre est gratuite.  La principal problème est une certaine rigidité de la législation actuelle face à certains nouveaux comportements nés lors de l'essor du haut-débit.
Et se pose la délicate question : la société doit-elle s'adapter aux textes de lois ou le droit doit-il s'adapter à l'évolution de la société ? Si la question est à des lieues d'être résolue, il n'en demeure pas moins que des initiatives nouvelles se développent pour apporter des solutions à ces problématiques.
Les licences Creative Commons sont justement une manifestation éclatante de cet état de fait : celles-ci ne retirent nullement les droits de l'auteur, mais les réaménagent de façon à donner plus de latitudes aux internautes souhaitant redistribuer, modifier ou même commercialiser une œuvre ou un travail. En citant évidemment l'auteur ou la source.
C'est un cadre beaucoup plus souple qui satisfait tout le monde.  On ne compte plus les blogs qui placent leurs contenus sous ce type de licence, sans pour autant abandonner des objectifs de monétisation. Les deux coexistent assez bien finalement. Il est donc essentiel de saisir que c'est bel et bien un choix de rendre une œuvre gratuite et d'opter pour une logique non-marchande des contenus.
À cela, Jean-François Copé souligne une dérive inévitable : "le contenu d'excellents blogs se retrouve parfois intégralement copié/collé sur d'autres sites, sans rémunération, ni citations, ni renvoi aux sources". C'est une évidence, tenir un blog, c'est du travail. Cela prend du temps et demande de la réflexion pour publier de nouveaux billets. Surtout lorsqu'il s'agit de faire un suivi, de la recherche ou de l'actualisation.
Si les licences Creative Commons résolvent de nombreux soucis, des indélicats peuvent toujours passer outre les recommandations de l'auteur initial. Mais généralement, entre personnes de bonnes compagnies, un simple échange de mails permet de résoudre bien des ennuis. Rares sont les complaintes publiques d'ailleurs. Tout se règle en coulisse, dans le calme.
Les articles de Numerama sont ainsi publiés sous une licence Creative Commons BY-NC-ND 2.0, autorisant leur reproduction, distribution et communication au public à condition de respecter trois critères : "citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'oeuvre ou le titulaire des droits qui confère cette autorisation" (paternité, de respecter ledit article en n'apportant aucune modification, adaptation ou transformation et de ne pas utiliser un article à des fins commerciales. Ainsi, les sujets publiés sur Numerama sont gratuits et accessibles à tous, sansque les auteurs respectifs ne soient totalement dépouillés de leurs droits.
Par ailleurs, quelle est donc cette image uniforme qu'ont les hommes politiques des internautes ? Les usages, les profils sont incroyablement variés sur le Réseau des réseaux. Tout cela variera en fonction de nombreux critères : l'âge, le sexe, l'origine sociale, les intérêts, les attentes, la localisation géographique... une chose est sûre, l'internaute français est loin d'être uniforme et identique à ses congénères. Et de ce fait, tous n'ont pas la même approche de la propriété intellectuelle. Certains respecteront scrupuleusement la législation en vigueur, d'autres choisiront de ne s'intéresser qu'à des contenus libres et/ou gratuits, pendant que quelques-uns auront des pratiques d'adolescents lambdas adeptes du téléchargement et du partage.
Personne ne parle donc d'abandonner la propriété intellectuelle, hormis Jean-François Copé lui-même. Mais son existence et son utilité ne doivent pas être un frein à une réflexion nécessaire à sa révision. Avec le déferlement de l'ère numérique et de la redéfinition de certaines comportements, ne serait-il pas temps de l'adapter au XXIe siècle ? Le député semble être disposé à cette idée : "Doit-elle s'adapter au monde numérique? Sans doute. Et sur ce point, je suis ouvert à toutes les discussions". Et à nouveau, la problématique "de la rémunération et de la reconnaissance des auteurs, des artistes et des intellectuels en général" se pose.
Pour préparer ce "chantier extrêmement large et ambitieux" sur l'éthique numérique, Jean-François Copé souhaite "définir les règles qui permettront que l'essor formidable du numérique n'étouffe pas les libertés mais les grandisse"... et remarque que la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés a déjà plus de trente ans d'existence. Pour le politique, il serait donc grand temps d'"inventer la CNIL du 21e siècle".
Peut-être est-ce un projet qui s'avère nécessaire, tout comme l'augmentation des moyens financiers de la CNIL. Sauf que, depuis l'épisode malheureux de la HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet), on ne peut s'empêcher de s'inquiéter de l'état des autorités administratives indépendantes dès que les pouvoirs publics y touchent...

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33 réponses
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"Pour autant, son intérêt manifeste pour ces sujets révèle également"
"Pour autant, est-ce pour autant que les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Pour autant, [...]"

Pour autant, je préfère partir plutôt que de lire ça plutôt que d'être aveugle...
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Jamais il ferme sa bouche ce copé? (ca fait plus politiquement "correct")....
[message édité par Tchouko le 06/10/2009 à 20:48 ]
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Stabbquadd je préfère plutôt que plutôt lire ça plutôt qu'aveugle plus tôt

Copé est bien gentil avec sa CNIL 2.0, je vois ça presque comme l'aveu que la CNIL 1.0 ne convient plus au gouvernement. Je prends note que de nouvelles connexions neuronales se font dans l'encéphale de Copé, va savoir si elles sont bonnes.

En attendant, mon blog est en CC by-nd.
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Mindo (Rédacteurs Numerama) le 06/10/2009 à 20:49
Stabbquadd, le 06/10/2009 - 20:31
"Pour autant, son intérêt manifeste pour ces sujets révèle également"
"Pour autant, est-ce pour autant que les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Pour autant, [...]"

Pour autant, je préfère partir plutôt que de lire ça plutôt que d'être aveugle...


Et si je dis que c'était du comique de répétition ? Non ?

Tant pis ;-). C'est corrigé :-).
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A noter que dans les commentaires de la chronique de Copé , il y en a un signé Alex Türk, Président de la CNIL qui manifeste un peu d'énervement à l'égard de ce que dit Copé de la Cnil. Je cite:
J’ai lu avec intérêt et beaucoup d’étonnement la dernière chronique de Jean-François Copé qui évoque notamment la CNIL pour dire que depuis 1978 les choses ont changé !

Il ne faut pas être un grand expert des questions numériques pour savoir que bien évidemment la CNIL d’aujourd’hui n’est plus régie par la loi de 1978 mais par une loi du 6 août 2004 dont les décrets d’application datent de 2005 et dont certains d’entre eux ne sont pas encore sortis !

Ceci n’a pas pu échapper aux rédacteurs de la chronique de Jean-François Copé. Il doit donc s’agir d’une erreur matérielle… Quant à Jean-François Copé, il n’aurait pas pu commettre cette erreur puisqu’il était lui-même ministre à l’époque. Et, alors qu’il est aujourd‘hui président du groupe parlementaire UMP à l’assemblée nationale, j’ai été auditionné au Parlement une quinzaine de fois cette année, j’ai adressé une lettre d’information à tous les parlementaires à plusieurs reprises (et dois-je rappeler que deux députés UMP siègent à la CNIL ?).

La CNIL d’aujourd’hui, grâce aux efforts produits sur le plan budgétaire, à l’instigation du Président de la République et du Premier Ministre, a connu un développement exceptionnel ces dernières années : doublement des effectifs et des moyens de fonctionnement. Il suffit de consulter le site de la CNIL pour le vérifier. www.cnil.fr
Quel est l’objectif ? Réponse : s’adapter aux évolutions du numérique…

A disposition des rédacteurs de la chronique et à bon entendeur salut !

Alex Türk, Président de la CNIL
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"Pour autant, est-ce que les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Ce n'est pas parce qu'une ?uvre intellectuelle est gratuite qu'elle n'appartient plus à son auteur. Jamais il n'a été question de déposséder un auteur de ses droits, sous prétexte que son ?uvre est gratuite. Les licences Creative Commons sont d'ailleurs une manifestation éclatante de cet état de fait : celles-ci ne retirent nullement les droits de l'auteur, mais les réaménagent de façon à donner plus de latitudes aux internautes souhaitant redistribuer, modifier ou même commercialiser une ?uvre ou un travail. En citant évidemment l'auteur ou la source." Coppé découvre les licences libres & le Copyleft à retardement....comme d'autres croient avoir inventé l'eau chaude !!! Il dit en plus n'importe quoi !
1) les gens préfèrent-ils la licence globale au Copyright ? ce sera 1 oui massif....Le Copyleft au Copyright ? idem...Alors sur quelles études il se base ? sur celle de ses amis du Fouquet's, de la Sacem ou de son boss adoré ?
D'ailleurs Mitterand2, les a écartées d'office, du champ d'études de la Commission Zelnik....donc il s'agit d'1 commission crée pour mieux enterrer 1 problème !
- A propos de la future CNIL...Jean-François Copé souhaite "définir les règles qui permettront que l'essor formidable du numérique n'étouffe pas les libertés mais les grandisse"......Il continue à dire n'importe quoi, alors que Hadopi & Loppsi pointent leur nez . il va falloir supporter toute cette racaille jusqu'en 2012.....mais le web survivra en se protégeant, s'adaptant & en rendant coup pour coup, jusqu'en 2012....après on verra ce qui se présentera !
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Mais toujours pas d'articles entiers dans les RSS
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La CNIl de XXI eme siècle ?, aie, j'ai déjà mal au fondement !
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137 messages publiés
Je viens de lire CET article :
http://tempsreel.nou...otr&xtor=RSS-17

Tout ce que je peux dire c'est "Waw". Non vraiment, Waw. Ce gouvernement... J'en perds mes mots. Waw.
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confier/laisser le soin à ce personnage de s'occuper des libertés/droits du citoyen sur le net, c'ets un peu comme si on demandais à un marchand de disque de pondre un truc pour reguler les problemes du marché du disque oups désolé
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3041 messages publiés
La blogosphère n'a nullement besoin des licences CC pour exister. Certains bloggueurs utilisent la licence CC parce que c'est à la mode. Mais en vérité, il vaut mieux éviter que des textes de références se dispersent sur le Net. Il est si simple de lier vers un blog, d'en faire une citation, d'apporter une réponse, un commentaire. Pourquoi s'encombrer des CC alors qu'en fait on a seulement besoin du réseau, de l'hypertexte et du protocole HTTP ?

La licence CC sacralise l'auteur, est ce que le public va devoir s'agenouiller et mendier une mise à disposition à n'importe quel prix ? Va t'on accepter que certains auteurs gratifient leurs publics tandis que d'autres ne consentent point à la moindre concession ?

La technologie, le Net, le P2P vient remettre les pendules à l'heure. Si personne ne conteste la paternité de l'oeuvre, ni la liberté de refuser la publication, en revanche le dictat des auteurs devient insupportable. Quand ils espèrent gouverner nos usages jusqu'au coeur des foyers avec des DRM, quand ils nous imposent des contrats d'utilisation juridiques incompréhensibles.
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3327 messages publiés
On ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : "L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'indépendance."
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334 messages publiés
enter, le 07/10/2009 - 08:53
On ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : "L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'indépendance."


Mais il parlait de propriété par rapport au éditeurs et non aux lecteurs.
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1722 messages publiés
Pour le politique, il serait donc grand temps d'"inventer la CNIL du 21e siècle".

Avec les soupçons de filtrage du net qui pèsent sur ce gouvernement, jaurais bien ajouté "AV-JC" à la fin de cette phrase

Obé.
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1260 messages publiés
enter, le 07/10/2009 - 08:53

On ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : "L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'indépendance."

Et qui laisse tout son sens à l'extrait du discours cité dans l'article. Tu n'as pas l'air d'avoir saisi que le discours de Victor Hugo s'inscrivait plutôt dans une logique de critique virulente de la situation des auteurs dans l'Ancien Régime (dans lequel ils n'avaient quasiment aucun droit).

TOUKO, le 07/10/2009 - 09:13

Mais il parlait de propriété par rapport au éditeurs et non aux lecteurs.

Exactement ! Deux interprétations erronées dans deux topics différents, enter...
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2583 messages publiés
Anèfè les différentes versions des CC sont très bien adaptées aux nouveautés du numérique. Par exemple, sur le site de Flickr (ou d'autres....), les posteurs ont le choix de l'utilisation ou non, de la modification possible ou non, etc...

C'est quand même beaucoup plus simple que les copyright que l'on rencontre généralement.
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201 messages publiés
Pour ce qui est des connexions neuronales de M. Copé, aucun doute elles sont toutes mauvaises! Mais ce n'est pas une nouvelle, il parle sans connaitre son sujet, c'est pour parler... comme ça il meuble les trous et fait croire à son peu d'importance.Quand à la CNIL, si on veut la renouveler c'est aussi pour mieux la museler quand elle dérange. Et ces derniers temps elle dérange pas mal.Il ne s'agit pas de protéger qui que se soit ou de faire des avancées dans le domaine du numérique.Il s'agit de contrôler un organisme que jusque là on ne contrôle pas encore.Et en toute fin, ce que M. Copé et se magnifique gouvernement souhaite faire, c'est contrôler encore un peu plus les libertés.Avec internet chacun peut dire ce qu'il pense, et à peu près tout ce qu'il veut. Quand on dirige un pays sous le régime de la dictature, c'est comme en Chine, on dit ce qu'il faut et dans le bon sens.Tu veux dire autre chose... pas de problème, tu finis en prison. Et là en prison tu peux dire ce que tu veux tout le monde s'en fou.
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9 messages publiés
Avant d'inventer la CNIL du 21e siècle, il serait judicieux d'écouter la CNIL du 20e siècle!!!!
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jpich, le 07/10/2009 - 11:02

Avant d'inventer la CNIL du 21e siècle, il serait judicieux d'écouter la CNIL du 20e siècle!!!!

Et de lui donner les moyens de fonctionner...
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296 messages publiés
la citation de victo hugo à nouveau tronquée par le troll de service
ou comment manipuler par machiavel...(ah je vais avoir droit au mot complot)
apres ce point commence un nouvelle phrase il y en a meme plusieurs en général dans un texte !
"On l'espère du moins. De là ce sophisme singulier, qui serait puéril s'il n'était perfide : la pensée appartient à tous, donc elle ne peut être propriété, donc la propriété littéraire n'existe pas."

et plus loin :
"Constatons la propriété littéraire, mais, en même temps, fondons le domaine public. Allons plus loin. Agrandissons-le. Que la loi donne à tous les éditeurs le droit de publier tous les livres après la mort des auteurs, à la seule condition de payer aux héritiers directs une redevance très faible, qui ne dépasse en aucun cas cinq ou dix pour cent du bénéfice net. Ce système très simple, qui concilie la propriété incontestable de l'écrivain avec le droit non moins incontestable du domaine public"

ah la licence globale des années 1800....quelle nostalgie

le reste du texte :
http://www.freescape...?id_article=193

bonne journée enter
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1090 messages publiés
Attention, un gnome peut en cacher un autre.
Inscrit le 18/06/2009
296 messages publiés
"Le principe est double, ne l'oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartientâ€le mot n'est pas trop vasteâ€au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous."
V.H.
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1426 messages publiés
Copé est un politique ambitieux, donc dangereux.
Il est clair qu'il faut se médier de ce genre d'olibrius, comme les Xavier Bertrand et cie.
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1722 messages publiés
Piratomane, le 07/10/2009 - 15:12

Copé est un politique ambitieux, donc dangereux.
Il est clair qu'il faut se médier de ce genre d'olibrius, comme les Xavier Bertrand et cie.

C'est Clair ! ! !
Moi, depuis 2 ans, quand je vois une étiquette UMP (ou assimilé), je bascule par défaut en mode "Méfiance" ! C'est plus facile de retrouver le(s) quelque(s) rares personnalité(s) à ne pas jetter avec l'eau du bain (que de faire le contraire)

Les extrèmes (de gauche ou de droite d'ailleurs) sont ignorées . . .

Cela me laisse plus de temps pour m'intéresser de plus près aux personnalités des autres formations politiques (à la recherche de Brebis Galeuses, entre-autres, mais je ne citerais pas de noms )
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379 messages publiés
Ha, Hugo! Encore lui!
Non seulement Hugo était déjà extremement riche et celebre lorsqu'il a dit cela, mais en plus, le probleme dont il parle n'était a son époque qu'une pure spéculation intellectuelle farfelue, juste un pretexte pour pouvoir caser de grands mots tonitruants, "sacrifice", "esprit humain", et autre gargarisme de discours, dont les grand bourgeois de cette époque "misérable" étaient frillants.

Comparer le travail d'un billet sur un blog et celui d'un artiste par exemple musicien qui doit consacrer toute sa vie à une pratique instrumentale pour créer un jour un album, c'est vraiment du trés grand n'importe quoi!

Le seul rapport, c'est que pour s'approprier ce travail gratuitement, le même clic de souris suffit.

Si les internautes sont tous évidement differents, ils sont tous fédérés par le même index mou, par le même clic vorace, et l'on doit finalement mettre en balance l' énergie qui délace leur précieuse falange d'un simple millimêtre ,avec l'énérgie des auteurs et de leurs vies entiére acharnées au service de la création.

La difference y est si disproportionnée, que la régulation se fera, d'une maniére où de l'autre.

Rien n'est si nouveau que cela ormis cette disproportion assez écoeurante.
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532 messages publiés
Bazzzoukk, le 07/10/2009 - 16:00

Comparer le travail d'un billet sur un blog et celui d'un artiste par exemple musicien qui doit consacrer toute sa vie à une pratique instrumentale pour créer un jour un album, c'est vraiment du trés grand n'importe quoi!

Ah donc un musicien vaut mieux qu'un écrivain? tu pourrais nous communiquer l'échelle de valeur que tu utilises?
Inscrit le 09/02/2009
1722 messages publiés
Bazzzoukk, le 07/10/2009 - 16:00

Ha, Hugo! Encore lui!
Non seulement Hugo était déjà extremement riche et celebre lorsqu'il a dit cela, mais en plus, le probleme dont il parle n'était a son époque qu'une pure spéculation intellectuelle farfelue, juste un pretexte pour pouvoir caser de grands mots tonitruants, "sacrifice", "esprit humain", et autre gargarisme de discours, dont les grand bourgeois de cette époque "misérable" étaient frillants.
. . . . . . . . . .
Rien n'est si nouveau que cela ormis cette disproportion assez écoeurante.

Donc, on a d'un coté un auteur riche qui spécule sur l'avenir, et de l'autre, une industrie préhistorique qui refuse d'admettre que le progrès vienne lui ôter ses marges astronomiques . . .
Lequel est le plus à plaindre ?
Celui qui spécule sur l'avenir (et peut parfois viser juste), ou celui qui ignore le présent (et a donc faux sur toute la ligne) ?

Bazzzoukk, le 07/10/2009 - 16:00

La difference y est si disproportionnée, que la régulation se fera, d'une maniére où de l'autre.

Tout a fait d'accord !
La "régulation économique" n'a pas sauvé :
- les moines copistes lors de l'avènement de l'imprimerie (remplacés par des imprimeurs, et pourtant il y a toujours plus d'auteurs),
- Les alumeurs de réverbères lors de l'avènement de l'électricité (remplacés par tout un tas d'emplois liés à l'instalation, la gestion, la production, et la maintenance des réseaux électriques),
- Les cochers lors de l'avènement de l'automobile (remplacés par des "taxi-drivers"),
- Etc...
Alors POURQUOI sauverait-elle cette industrie-là ? (Les intermédiaires, pas les Artistes, hein ?)

Obé.
Inscrit le 01/11/2008
379 messages publiés
Obelixator, le 07/10/2009 - 16:16

Bazzzoukk, le 07/10/2009 - 16:00

La difference y est si disproportionnée, que la régulation se fera, d'une maniére où de l'autre.

Tout a fait d'accord !
La "régulation économique" n'a pas sauvé :
- les moines copistes lors de l'avènement de l'imprimerie (remplacés par des imprimeurs, et pourtant il y a toujours plus d'auteurs),
- Les alumeurs de réverbères lors de l'avènement de l'électricité (remplacés par tout un tas d'emplois liés à l'instalation, la gestion, la production, et la maintenance des réseaux électriques),
- Les cochers lors de l'avènement de l'automobile (remplacés par des "taxi-drivers"),
- Etc...
Alors POURQUOI sauverait-elle cette industrie-là ? (Les intermédiaires, pas les Artistes, hein ?)

Obé.


Mais je suis aussi "tout à fait d'accord"! Bien sûr que les intermediaires doivent disparaître!
Je suis contre l'Hadopi, et pour une licence globale.
Je suis aussi pour que les artistes créent une relation directe avec leur public, c'est l'avenir, et c'est une trés belle promesse.

Mais je suis contre le piratage pur et dur, l'échange de fichier sans aucune contrepartie pour les ayants droits, comme cela se pratique aujourd'hui.

C'est en ce sens que je dis ; la régulation se fera, d'une maniére répressive et brutale (hadopi) , ou d'une maniére intelligente, ce que je souhaite.
Inscrit le 09/02/2009
1722 messages publiés
Bazzzoukk, le 08/10/2009 - 16:05

Mais je suis aussi "tout à fait d'accord"! Bien sûr que les intermediaires doivent disparaître!
Je suis contre l'Hadopi, et pour une licence globale.
Je suis aussi pour que les artistes créent une relation directe avec leur public, c'est l'avenir, et c'est une trés belle promesse.
Mais je suis contre le piratage pur et dur, l'échange de fichier sans aucune contrepartie pour les ayants droits, comme cela se pratique aujourd'hui.
C'est en ce sens que je dis ; la régulation se fera, d'une maniére répressive et brutale (hadopi) , ou d'une maniére intelligente, ce que je souhaite.

On est presque sur la même longueur d'onde
Contrairement à toi, je pense qu'ils ont tout à perdre à utiliser la manière forte :
- Pousser les internautes à l'annonymat et au Cryptage, et donc, loi de l'offre et la demande oblige, encourrager le développement de "darknets" de plus en plus performants, donc de moins en moins gérables et/ou espionables,
- Opposer les Artistes et leur Public,
- Etc...

Le problème, c'est que l'échange d'informations numérisées de Pairs à Pairs va à l'encontre du modèle économique des intermédiaires actuels, c'est pourquoi ils ne se résoudront jamais à l'adopter . . .
Inscrit le 02/07/2008
1260 messages publiés
Bazzzoukk, le 07/10/2009 - 16:00

Ha, Hugo! Encore lui!
Non seulement Hugo était déjà extremement riche et celebre lorsqu'il a dit cela, mais en plus, le probleme dont il parle n'était a son époque qu'une pure spéculation intellectuelle farfelue, juste un pretexte pour pouvoir caser de grands mots tonitruants, "sacrifice", "esprit humain", et autre gargarisme de discours, dont les grand bourgeois de cette époque "misérable" étaient frillants.

bla bla trollesque...

Fantastique ! Un fin connaisseur de Victor Hugo qui n'hésite pas à se la péter comme c'est pas permis en plaçant les artistes sur un piédestal avec des chevilles enflées ! En clair : "Je fournis beaucoup plus de travail pour ma musique qu'un écrivain comme Hugo n'en fournit pour un livre" ! Effarant de mauvaise foi, de suffisance, de crétinisme !

On a compris tes posts : "Vous, misérables internautes capables tout juste de cliquer, proternez-vous devant l'incommensurable talent des artistes, regardez ce que vous ne pourrez jamais apporter au monde de la culture ! Vous n'êtes bon qu'à nous donner votre argent !"

Une caricature à vomir d'artiste raté et aigri, fort heureusement très loin d'être représentatif de l'ensemble de la profession...

enter, le 07/10/2009 - 17:24

Faudrait arrêter les conneries les gars. Les citations de Hugo sont à replacer dans leur contexte historique qui n'a rien, mais alors strictement rien à voir avec la situation actuelle.

Euh, c'est ce que j'ai dit dans mon post... Image IPB Et pas seulement pour les citations, mais pour l'intégralité de son discours !

enter, le 07/10/2009 - 17:24

A partir du moment où certains s'autorisent à prendre une citation de Hugo, à la sortir de son contexte et s'en servir comme argument, il n'y a aucune raison que je ne prenne pas une citation d'Hugo (du même discours) et que je m'en serve également.

Tout en la sortant elle aussi de son contexte ? Y'a mieux comme argumentation que de reprendre celle de la partie adverse si on la considère défaillante... Image IPB

enter, le 07/10/2009 - 17:24

Faut ensuite être vachement gonflé pour dire "la citation qui nous arrange s'applique au contexte d'Internet" et "la citation qui ne nous arrange pas, attention, il faut la replacer dans son contexte".

Là, tu extrapoles comme c'est pas croyable...

enter, le 07/10/2009 - 17:24

Ca c'est ce qu'on peut appeler un léger manque d'honnêteté intellectuelle.

C'est ce qu'on peut appeler une lègère mauvaise foi...
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CounterFragger, le 08/10/2009 - 10:43

Fantastique ! Un fin connaisseur de Victor Hugo qui n'hésite pas à se la péter comme c'est pas permis en plaçant les artistes sur un piédestal avec des chevilles enflées ! En clair : "Je fournis beaucoup plus de travail pour ma musique qu'un écrivain comme Hugo n'en fournit pour un livre" ! Effarant de mauvaise foi, de suffisance, de crétinisme !

On a compris tes posts : "Vous, misérables internautes capables tout juste de cliquer, proternez-vous devant l'incommensurable talent des artistes, regardez ce que vous ne pourrez jamais apporter au monde de la culture ! Vous n'êtes bon qu'à nous donner votre argent !"

Une caricature à vomir d'artiste raté et aigri, fort heureusement très loin d'être représentatif de l'ensemble de la profession...



Inutile de t'exciter, mon ami.

C'est vrai, je ne vis pas comme toi dans le monde des trolls et autres créatures fantastiques, question de génération. Du coup, je suis plus précis dans mes commentaires: je n'ai JAMAIS dit que le travail d'un musicien ne valait pas celui d'un écrivain. J'ai seuleument dit que poster un billet sur un blog n'a aucun rapport avec le travail long et intense de l'écriture d'un roman.

La caricature, c'est toi qui la fait. Un jour, je l'éspére pour toi, tu comprendras qu'insulter les autres , c'est se rabaisser soi-même.

Sans doute dois tu cliquer avec le majeur bien tendu quand tu t'accapare une oeuvre!
Inscrit le 08/11/2008
3327 messages publiés
>>>"Mais il parlait de propriété par rapport au éditeurs et non aux lecteurs. "
>>>"Tu n'as pas l'air d'avoir saisi que le discours de Victor Hugo s'inscrivait plutôt dans une logique de critique virulente de la situation des auteurs dans l'Ancien Régime"

Eh oui. Tandis que pour l'autre citation, il parlait bien évidemment de la possibilité de dupliquer à l'infini une oeuvre par des "pirates" sans le consentement de son auteur dans un contexte de diffusion électronique de documents.

Faudrait arrêter les conneries les gars. Les citations de Hugo sont à replacer dans leur contexte historique qui n'a rien, mais alors strictement rien à voir avec la situation actuelle.

A partir du moment où certains s'autorisent à prendre une citation de Hugo, à la sortir de son contexte et s'en servir comme argument, il n'y a aucune raison que je ne prenne pas une citation d'Hugo (du même discours) et que je m'en serve également.
Faut ensuite être vachement gonflé pour dire "la citation qui nous arrange s'applique au contexte d'Internet" et "la citation qui ne nous arrange pas, attention, il faut la replacer dans son contexte".

Ca c'est ce qu'on peut appeler un léger manque d'honnêteté intellectuelle.
Inscrit le 15/03/2006
1884 messages publiés
Oui, il faut une CNIL qui continue de poursuivre ses activités envers les pauvres mais qui n'emmerde pas ou ferme les yeux sur les fichiers des plus puissants, état compris !
Bref, une CNIL à 2 vitesses tout comme l'internet que souhaite Coppé et ses amis, une Hadopi à 2 vitesses (pas pour l'Elysée en tout cas) et, enfin, des lois à 2 vitesses !
Ben oui quoi !
Db
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