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Référencer les positions du Yoga pour empêcher... leur piratage
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 02 octobre 2009 à 13h46
![]() Pffff... Ont peux faire de très belles choses avec l'agent, mais dès qu'il deviens roi, c'est un vrai fléau pour notre civilisation.
L'argent c'est comme l'alcool si tu ne le métrise pas c'est lui qui te turra.
"ce texte est de mon univer propre" ![]() Je veux bien comprendre que l'inde veut protéger leur patrimoine mais làa c'est abusé. A quand des copyright sur les position sexuelles (allez paye si tu veux avoir le droit de pratiquer la position d'Andromaque).
L'inde ne dis pas vouloir copyrighter ses positions, juste les ressencer avant que d'autre pays plus vorace ne les copyright eux même. Enfin c'est ce que j'ai compris, non ? bonne initiative de l'inde !
sinon, ils pourraient au passage, envoyer un assassin dégommer cet enfoiré de chaud du riz qui vole les techniques du peuple pour se les approprier. ca ferait un joyeux précédent et calmerait les ardeurs des copyrighteurs à tout va. enfin, l'inde pourrait tout aussi déclarer comme illégal la pratique du brevet intellectuel et rallier tous les pays en développement à leur cause. je suis à peu près sur que la chine leur emboiterait le pas aussitôt et à eux 2, ces titans pourraient facilement changer la donne et économiser des milliards ! ![]()
Oui, c'est ça. Notons que l'inde a subit de grosse pression car elle ne reconnaissait pas le PI sur les médicaments jusqu'à il y a quelques années. Quand à l'OMPI et leur groupe de travail bien opaque et qui n'a rendu aucune conclusion depuis 10 ans. Ils travaillent d'arrache pied, ça se voit . . . ![]() Superbe idée, je vais recenser les positions sexuelles du kama-sutra pour empêcher que les pays occidentaux n'accordent de droit de propriété intellectuelle sur les pratiques ancestrales (sic).
Namého ! Vais déposer un droit de propriété intellectuelle sur mes commentaires, Numerama devra me payer des royalities pour les diffuser xD (que quoi ? C'est l'article qui est sous licence CC, pas mes commentaires ![]() un tel brevet n'aurait jamais dû être accordé à l'origine, tout simplement. A moins que l'office de brevets ait considéré comme innovant l'enchaînement précis et les conditions de température et d'humidité, auquel cas il faut vraiment le faire exprès pour le violer.
Et bientôt, un droit d'auteur sur les positions sexuelles du Kamasutra !
Comment ça vous pratiquez la levrette ? Hop reversez xxx euros à telle société. Et dans un futur proche, des brevets sur les mots en eux mêmes (pour cette remarque, cela fera 100 euros monsieur) ![]() C'est scandaleux. Comment va-t'on faire pour financer la création si plus personne ne peut s'approprier les savoirs anciens ?
![]() On peut breveter des positions du corp humain... pfff, le monde tourne vraiment pas rond.
... /me va breveter la position "debout sur une surface surélevante de quelques centimètres de haut" et réclamer de l'argent à quelques Présidents ou anciens présidents de pays du Monde. ![]() je vais déposer un brevet de propriété intellectuelle sur le fait d'être un gros connard et de le montrer à la face du monde, je vais faire fortune et rançonner la moitié du monde développé, vous allez voir !
>_ bha le bureau americain des brevets avait bien accorde un brevet sur un objet rond servant a la locomotion de vehicule de tout type autrement dit la roue !!!!
franchement moi je verais bien autre chose des peines disuasives envers les personnes qui deposent des demandes de brevet sans fondement 10 millions par brevet a la con ca les ferais reflechir ![]() Allez c'est parti, on va ouvrir un centre de recherche de brevet à la con! Ma contribution : un brevet sur "Comment se déplacer par terre en mettant un pied devant l'autre"
![]() Ah tiens, j'ai un exemple de brevet donné abusivement, si vous voulez.
Cela ne concerne pas spécifiquement la propriété intellectuelle, mais ça illustre parfaitement à quel point les américains accordent n'importe-quoi à n'importe-qui. Ma boîte importe, entre autres, des "mooncups" du royaume-uni. Sans rentrer dans les détails, c'est un accessoire d'hygiène intime féminine. La boîte qui a créé ça en a tout inventé, et en détient la marque "mooncup". Hé bien des americains qui se sont aperçus que nos braves anglais n'avaient pas protégé leur marque comme il faut ont créé et déposé aux USA la marque (sic) "la mooncup", avec le brevet ad hoc pour l'accompagner. Ils fabriquent et commercialisent un clone de moindre qualité. Bilan : mooncup (la vraie marque) est interdit de territoire US, voit son image dégradée en Europe du fait de la confusion, et même sur google adsense les américains essaient de les emmerder. Beaucoup plus anciens, on peut rigoler sur wikipedia avec DuPont de Nemours et l'histoire des vrais inventeurs du soutien-gorge. C'est beau le commerce, hein ? Des brevets abusifs? y a juste à voir les brevets sur les polymères, c'est clairement abusif la formule est toujours la même mais vu que les charges sont légèrement différentes (environ 0.01%) bah t'as le droit de redéposer un brevet.
Bientôt un copyright sur les lettres....Je veut la lettre E perso ![]() Le XXIème siècle sera un siècle formidable pour le verrouillage des savoirs de toute sorte.Au passage, j'ai lu un résumé de bouquin d'anticipation qui parlait de la possibilité de copyrighter l'information (c'est-à-dire d'avoir le droit exclusif de communiquer des faits) dans un futur proche. Faudra que je le lise, c'est sûrement ce qui nous attend à notre époque formidable. Un prémice à notre décadence, heureusement les civilisations ne sont pas éternelles...
![]() (au fait, pour ceux qui auraient pris mon commentaire au sérieux: Numerama détient l'ensemble des droits sur tout contenu disponible sur numerama.com, c'est à dire les commentaires aussi. Si un crétin venait à insulter une haute personnalité alors Numerama pourrait être attaqué pour "diffamation", même si ça ne vient pas d'un clavier d'un rédacteur. Demander des royalities est donc pas possible
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(CC, natalia.sanmartin)
Le mois dernier, nous vous racontions l'histoire de ces artistes indonésiens qui, pour des raisons religieuses, ne souhaitent pas s'approprier de droit d'auteur sur leur création. Le gouvernement les incitait pourtant à le faire, pour éviter que des pays voisins et concurrents imitent le dessin de leurs batiks et les exploitent commercialement, au détriment de leurs réels inventeurs. L'anecdote montrait comment le droit d'auteur était moins perçu par les Etats comme un moyen de protéger leurs artistes que comme un moyen de protéger un patrimoine économique dans une surenchère constante avec les autres pays.
En Inde, un problème proche se pose. Le gouvernement a du mettre en place une équipe de 200 chercheurs du Conseil de la recherche scientifique et industrielle (CSIR) pour recenser un maximum de positions anciennes de Yoga, appelées "asanas". Vieilles parfois de plus de 2000 ans, les positions sont considérées comme un savoir traditionnel indien, qui n'appartient à personne. C'est en quelque sorte du domaine public. Mais avec l'engouement occidental pour le yoga, l'Inde constate que la pratique ancestrale devient un véritable business et que les Etats occidentaux acceptent d'accorder des droits de propriété intellectuelle sur des positions de yoga.
Aux Etats-Unis, selon le Telegraph (rapporté par Global Voices), il y aurait déjà plus de 130 brevets, 150 droits d'auteur, et 2.300 marques déposées relatives au Yoga. Le Times of India rapporte que selon les experts, le marché représenterait 225 milliards de dollars en Occident. La figure la plus emblématique du business du yoga est Bikram Choudhury, un indien de Calcutta qui a fait fortune aux Etats-Unis en lançant une véritable chaîne d'écoles de yoga à travers le monde, les Bikram Yoga. Il a déjà ouvert plus de 500 centres, qui sont tous basés sur le même enseignement : 26 asanas pratiqués dans un ordre précis, dans une pièce chauffée à 40,5°C avec un taux d'humidité de 40%. Pour contrôler le marché, il a déposé sa "formule magique" devant les institutions de propriété intellectuelle américaines, qui lui ont reconnu un droit exclusif. Personne ne peut imiter sa méthode et l'enseigner sans reverser de redevances à Bikram Choudhury.
Cette tentative de contrôle du marché du yoga aux Etats-Unis a même donné lieu à la création d'une organisation baptisée Open Source Yoga Unity, qui a tenté de combattre (en vain) l'appropriation des techniques du yoga aux Etats-Unis. Elle a perdu en 2005 un procès contre Choudhury, dont le résultat a été critiqué par les experts qui y ont vu une déviance dangereuse du droit d'auteur.
En Inde, le gouvernement a donc décidé de réagir. En principe, aucun droit de propriété intellectuelle (droit d'auteur, marque ou brevet) ne peut être accordé si l'oeuvre ou l'invention préexistait. Les 200 chercheurs ont donc pour mission de remplir une base de données, la Bibliothèque Numérique des Savoirs Traditionnels, qui devra être consultée par les bureaux de propriété intellectuelle dans le monde entier avant d'accorder un droit sur des positions de yoga. Les ouvrages anciens de référence (Hatha Praditika, Gheranda Samhita, Shiva Samhita, Sandra Satkarma, Yoga Sutras...) sont étudiés avec soin et plus de 1500 positions de yoga devraient être référencées d'ici la fin de l'année, pour empêcher leur appropriation. La base de données regroupe photos, description des positions, clips vidéo, et explications orales. Le tout disponible à terme en cinq langues.
Consciente du problème, l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) consacre des groupes de travail entiers aux questions de la protection des savoirs traditionnels. Depuis 1998 avec une première table ronde à Genève, l'institution a organisé des dizaines de réunions pour discuter du problème. La dernière en date a eu lieu à Katmandou, au Népal, en novembre 2008. Mais de nombreux désaccords subsistent encore sur l'adoption d'un traité international de protection des savoirs traditionnels.
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