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La vie du futur chef du MI6 dévoilée sur Facebook
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 11 février 2010 à 16h03
![]() ![]() On laisse Mr Bean pour enfumer d'éventuelles puissances étrangères qui seraient complètement libres de le mettre sur surveillance et se verraient alors refiler des informations contrôlées et on donne le vrais poste à une personne de compétente qui n'est pas mariée à une femme qui veut se faire mousser.
Le soucis est l'idée de filtrage qui semble être appelée par cette histoire alors que c'est on ne peut plus normal d'avoir accès à des informations qui ont été divulguée sur internet ou dans la presse. Il est vrai que ce genre de reseaux facilite le fichage/pistage...
Il est facile de retrouver des gens et savoir plein de choses sur leur vie; car beaucoup ont les même noms/pseudos d'un réseau à l'autre et puis ils sont souvent sur plusieurs reseaux à la fois donc plus qu' à recouper les infos... Enfin, cela doit être une forme "culturelle" d'exhibisionisme... ![]() Facebook c'est formidable. C'est comme un forum où chacun aurait sa maison et ses photos. Il peut participer à d'autres fora sur des sujets généraux. Et parfois des relations naissent entre gens qui ont des sensibilités proches. Suffit de cliquer sur l'avatar et envoyer une bafouille puis proposer d'être amis.
Rien n'est plus proche de la réalité que facebook. Une partie privée, une autre publique. Faut-il encore savoir jongler. "Mais cette histoire a également révélé des aspects plus critiquables de celui qui est ambassadeur du Royaume-Uni aux Nations unies depuis août 2007. Les photos publiées ont permis de découvrir que son beau-frère fréquente l'historien négationniste David Irving, celui-là même qui a été emprisonné trois ans en 2006 pour avoir glorifié l'idéologie nazie et remis en cause l'existence de la Shoah. Certes, John Sawers n'est pas responsable des fréquentations de son beau-frère, mais cela fait fait tache avec son rôle d'ambassadeur et son futur poste de chef des services secrets."
Et alors ? Ras le bol de la bien pensance qui oblige à être non seulemnt irréprochable, mais en plus à avoir des relations qui le sont tout autant. ![]() Critias, le 06/07/2009 - 22:15 D'où la précision que John Sawers n'était pas responsable des fréquentations de son beauf :-). ![]() En même temps, ça donnera une leçon à certains, qui, chaque fois qu'ils découvrent un nouvel outil (ici fessebouc) croit que c'est la panacée et cherche même pas à se poser la question: y-a-t'il des désavantages, et si oui lesquels et comment se comporter intelligement en en tenant compte...
Band de n00bs... Et après on entend dire qu'il faut éduquer les gens... C'est ça oui, dépensons l'argent du contribuable pour expliquer aux gens qu'ils ne peuvent pas faire n'importe quoi sans se poser de questions ... genre des cours "comment utiliser fessebouc" à l'école... ![]() Facebook rassemblent 59 millions d'utilisateurs, et 2 millions de nouveaux utilisateurs chaque semaine. Mais vous n'attraperez pas Tom Hodgkinson, et ses informations personnelles, pas maintenant qu'il connaît la politique des personnes derrière le site de réseau social.
Je dédaigne Facebook. Cette réussite américaine du «business» se décrit elle-même comme « un outil social qui vous relie aux personnes autour de vous ». Mais attendez, pourquoi diable est-ce que j'aurais besoin d'un ordinateur pour me relier aux personnes autour de moi ? Pourquoi mes rapports devraient-ils être négociés par l'imagination d'un groupe de supergeeks en Californie ? Quel était le problème avec le bistrot ? Et Facebook relie-t-il vraiment des personnes ? Ne nous déconnecte-t-il pas plutôt, puisqu'au lieu de faire quelque chose d'agréable comme parler, manger, danse et boire avec mes amis, je leur envoie seulement des lignes de textes et des photos amusantes par le Cyberspace, alors que je suis enchaîné à mon bureau ? Un ami à moi m'a récemment dit qu'il avait passé un samedi soir à la maison seulement sur Facebook, passant la soirée seul à boire dans son bureau. Quelle image sombre. Loin de nous relier, Facebook nous isole réellement, chacun à nos postes de travail. Facebook fait appel à notre vanité et notre suffisance. Si je construis une image flatteusement de moi avec une liste de mes objets préférés, je peux construire une représentation artificielle de moi-même, afin d'obtenir du sexe ou de la reconnaissance. « J'aime Facebook, » m'a dit un autre ami. « J'ai obtenu un tapis à longs poils sur ce site. » Ce site encourage également une compétition inquiétante autour de l'amitié. Il semble qu'aujourd'hui en matière d'amitié, la qualité ne compte pour rien, l'important étant la quantité. Plus vous avez d'amis, meilleur vous êtes. Vous êtes « populaire », au sens "populaire" comme dans les lycées américains. Regardez le titre de la couverture du nouveau magazine papier de Facebook : « Comment multiplier par deux le nombre de vos amis ? » Il semblerait que je sois plutôt seul dans mon hostilité à l'égard de Facebook. À l'heure où j'écris, Facebook revendique 59 millions d'utilisateurs actifs, dont 7 millions au Royaume-Uni, troisième marché de Facebook après les États-Unis et le Canada. C'est 59 millions d'idiots naïfs, qui ont offert les informations de leur carte d'identité, leurs préférences de consommateur à un business américain, dont ils ne savent absolument rien. Actuellement, deux millions de personnes nouvelles rejoignent chaque semaine ce réseau. Au taux de croissance actuel, Facebook aura plus de 200 millions d'utilisateurs actifs l'année prochaine (ndlr : c'est effectivement le cas). Et je prévois que, si l'on peut dire, son taux de croissance s'accélérera encore au cours des mois prochains. Comme son porte-parole Chris Hughes le dit : « Il s'est incrusté à un degré, d'où il est désormais difficile de s'en débarrasser. » Tous les faits ci-dessus auraient été suffisants pour me faire rejeter Facebook pour toujours. Mais, il y a encore plus de raisons de le détester. Beaucoup plus... Facebook est un projet bien établi, et les personnes derrière le financement, sont un groupe de spécialistes du capital-risque de la Silicon Valley, qui ont clairement pensé l'idéologie qu'elles souhaitent diffuser dans le monde entier. Facebook est un outil de cette idéologie. Comme PayPal avant lui, c'est une expérience sociale, une expression d'un genre particulier du libéralisme néoconservateur. Sur Facebook, vous pouvez être libre d'être qui vous voulez être, tant que vous êtes d'accord pour être bombardé par des annonces publicitaires, pour les plus grandes multinationales. Comme avec PayPal, les frontières nationales sont une chose révolue. Bien que le projet ait été au départ conçu par le très médiatisé Mark Zuckerberg, le vrai dirigeant derrière Facebook est le philosophe Peter Thiel, spécialiste du capital-risque et futurologue de la Silicon Valley, âgé de 40 ans. Il y a seulement trois membres du conseil de direction sur Facebook : Peter Thiel, Mark Zuckerberg et Jim Breyer, appartenant au groupe de capital-risque Accel Partners. Thiel a investi 500 000 $ dans Facebook, lorsque les étudiants de Harvard, Marck Zuckerberg, Chris Hughes et Dustin Moskowitz sont allés le rencontrer à San Francisco en juin 2004, peu après qu'ils aient lancé le site. Thiel possède maintenant 7 % de Facebook, ce qui correspondrait à 1 milliard de dollars, au cours de 2008. Il y a eu beaucoup de discussion sur qui étaient exactement les fondateurs au démarrage de Facebook, mais parmi eux, Marck Zuckerberg est le seul à être encore au conseil de direction. Hughes et Moskowitz travaillent toujours pour la compagnie, comme salariés. Peter Thiel est largement considéré dans la Silicon Valley et dans le milieu du capital-risque des États-Unis, comme un génie libertaire. Il est le cofondateur et le Président du système bancaire virtuel PayPal, qu'il a vendu à Ebay pour 1 milliard et demi de dollars, en empochant 55 millions de dollars pour lui. Il dirige également une société de fond à risque de 3 millions de livres, appelé Clarium Capital et une société de capital-risque du nom de Founders Fund. Le journal "Bloomberg Market" l'a récemment surnommé « un des responsables les plus victorieux des fonds à risque du pays. » Il a gagné son argent en pariant sur le prix du pétrole en hausse et en prévoyant correctement que le dollar s'affaiblirait. Lui et ses compagnons absurdement riches de la Silicon Valley ont été récemment appelés « la Mafia de PayPal » par le magazine "Fortune", dont le journaliste a également observé que Thiel a un maître d'hôtel en uniforme et des McLaren à 500 000 $. Thiel est également un maître en matière de jeu d'échecs. Il est aussi connu pour jeter avec fureur les joueurs d'échec, lorsqu'il perd une partie. Et il ne s'excuse pas pour son comportement. Mais Thiel est plus qu'un capitaliste intelligent et avare. C'est un philosophe du futur et un activiste des néoconservateurs. Il est diplômé de philosophie à Stanford, en 1998 il coécrit un livre appelé "Le mythe de la diversité", qui est une attaque détaillée sur l'idéologie multiculturelle qui domine Stanford. Il estime que le multiculturalisme a conduit à une diminution des libertés individuelles. Alors qu'il était étudiant à Stanford, Thiel fondait un journal de droite, encore en service actuellement, appelé "Que la lumière soit". Thiel est un membre de TheVanguard.Org, un groupe de pression néoconservateur sur Internet, qui a été créé pour attaquer MoveOn.org, un groupe de pression de gauche qui travaille sur le Web. TheVanguard est dirigé par Rod D. Martin, un philosophe capitaliste, que Thiel admire considérablement. Sur le site web, Thiel précise : « Rod est l'un des principaux esprits de notre nation pour la création de nouvelles et nécessaires idées pour les politiques. Il possède une compréhension plus complète sur l'Amérique que la plupart des cadres ont de leurs propres entreprises. » Ce petit extrait de leur site Web vous donnera une idée de leur vision pour le monde : « TheVanguard.Org est une communauté en ligne des Américains qui croient aux valeurs conservatrices, le marché libre et un gouvernement limité sont le meilleur moyen pour apporter l'espoir et des opportunités nouvelles en permanence à tout le monde, spécialement les plus pauvres d'entre nous. » Leur objectif est de favoriser les politiques qui « remodèleront l'Amérique et le monde ». La politique de TheVanguard est inspirée de Ronald Reagan et de Thatcher. Le message du Président indique : « Aujourd'hui nous infligerons aux démocrates, Hillary et les médias de gauche, des leçons qu'ils ne peuvent même pas imaginer. » Ainsi, la politique de Peter Thiel est on ne peut plus claire. Qu'en est-il de sa philosophie ? J'ai écouté un podcast d'une interview que Thiel a donné au sujet de ses idées sur l'avenir. Sa philosophie, brièvement, est la suivante : depuis le XVIIe siècle, certains penseurs éclairés avaient pensé le monde à partir de la vision démodée de la nature comme source de vie et il cite la célèbre phrase de Hobbes à propos de la vie : « méchante, brutale et courte », pour un nouveau paradigme où la nature est dominée, conquise. Désormais le virtuel crée de l'argent. Thiel indique que PayPal a été motivé par cette croyance : vous pouvez créer de la valeur financière, non pas dans les objets fabriqués, mais dans les relations entre les êtres humains. PayPal était une manière de dominer les transactions financières sans limitation. "Bloomberg Market" le présente ainsi : « Pour Thiel, Paypal était un processus de libération : permettre aux gens de se libérer du contrôle des changes et avoir des transactions financières avec le monde entier. » Facebook est une nouvelle expérience du super-capitalisme mondialisé. Pouvez-vous faire de l'argent avec l'amitié ? Pouvez-vous créer des communautés exemptes des frontières nationales, et leur vendre du Coca-Cola ? Facebook est profondément non-créatif. Il ne fait rien du tout. Il prend sa taxe sur les rapports humains qui existeraient sans lui, de toutes les façons. Le mentor philosophique de Thiel est René Girard de l'Université de Stanford, partisan d'une théorie des comportements humains appelée le désir mimétique. René Girard estime que les gens sont essentiellement des suiveurs et se copieront les uns les autres, sans beaucoup de réflexion. Sa théorie semblerait également être valable dans le cas des mondes virtuels de Thiel. L'objet désiré n'est plus essentiel, tout ce que vous devez savoir est que les êtres humains tendent à se déplacer en bandes. D'où les bulles financières. D'où l'énorme popularité de Facebook. René Girard est un habitué des soirées intellectuelles de Thiel. Ce que vous n'entendez pas dans la philosophie de Thiel, ce sont les concepts réels et démodés tels que l'art, la beauté, l'amour, le plaisir et la vérité (ndlr : auxquels on pourrait rajouter : l'honnêteté, la générosité, la solidarité, la fraternité, la liberté, la culture, la tradition, etc.). L'Internet fait immensément appel aux néoconservateurs tels que Thiel, parce qu'il promet une certaine forme de liberté dans des relations humaines et dans les affaires : absence de droits nationaux embêtants, suppression des frontières, etc. L'Internet est le cheval de Troyes du libre-échange et de l'expansion du laissez faire. Peter Thiel semble également soutenir les paradis fiscaux en mer, et réclame que 40 % de la richesse du monde réside dans les endroits tels que Vanuatu, les àles Cayman, Monaco et les Barbade. Je pense qu'il est réaliste d'indiquer que Thiel, comme Rupert Murdoch, est contre l'impôt et les taxes. Il aime également la mondialisation de la culture numérique parce qu'elle rend les banquiers mondiaux difficiles à attaquer. « Vous ne pouvez pas avoir une révolution des ouvriers contre une banque, si la banque est domiciliée au Vanuatu, » estime t-il... Si la vie dans le passé était méchante, brutale et courte, alors à l'avenir Peter Thiel veut la rendre beaucoup plus longue. À cet effet, il a également investi dans une société qui explore les technologies de prolongation de la vie. Il a misé 3,5 millions de livres sur un gérontologue de Cambridge, Aubrey de Grey, qui recherche la solution pour l'immortalité. Peter Thiel est également membre du conseil de direction de L'Institut Singulier pour l'Intelligence Artificielle. Sur le site web de cet institut on peut lire : « Notre technologie cherche à créer une intelligence plus élevée que celles des humains. Il y a plusieurs voies technologiques : l'intelligence artificielle, le cerveau ordinateur, l'ingénierie génétique, qui s'ils arrivaient à un certain niveau permettraient la création de l'intelligence surhumaine. Ainsi, Peter Thiel essaye de détruire le monde réel, qu'il appelle aussi « nature », pour le remplacer par un monde virtuel, et c'est dans ce contexte que nous devons regarder le succès de Facebook. Facebook est une expérience délibérée dans la manipulation globale, et Peter Thiel est une lumière pleine de promesse pour les néoconservateurs, avec un penchant pour les folies utopiques de la technologie. Pas vraiment quelqu'un que je souhaite aider à devenir riche pour ses projets... Le troisième membre du conseil de Facebook est Jim Breyer. C'est un associé de la société de capital-risque Accel Partners, qui misa 12,7 millions de dollars sur Facebook en avril 2005. Il est membre du conseil de géants des États-Unis, comme Wal-Mart et Marvel Entertainment, il est également un ancien président de l'Association Nationale des Capitaux à Risques (NVCA). Ce sont désormais ces personnes qui font vraiment que ces business puissent exister en Amérique, parce qu'elles investissent dans les nouveaux jeunes talents, comme Zuckerberg et d'autres. La plus récente participation financière dans Facebook a été menée par une compagnie appelée Greylock' Senior Parnters qui a mis 27,5 millions de dollars sur la table. Un des principaux associés de Greylock s'appelle Howard Cox, un autre ancien président du NVCA, qui est également membre du comité directeur de In-Q-Tel. Qu'est-ce que In-Q-Tel ? C'est la branche capital-risque de la CIA. La communauté du renseignement des USA est devenue si intéressée par les possibilités des nouvelles technologies et les innovations faites dans le secteur privé, qu'elle a créé son propre fonds de capitaux à risques. In-Q-Tel : « identifie et s'associe avec des entreprises développant des technologies de pointe pour fournir des solutions à la CIA (Central Intelligence Service) et à l'IC (Intelligence Community) afin de réaliser ses missions. » Le département de défense des États-Unis et la CIA aiment la technologie parce qu'elle facilite l'espionnage. « Nous devons trouver de nouveaux moyens de décourager de nouveaux adversaires, » a dit en 2003 le secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld. « Nous devons faire un bon en avant en matière d'information, afin de réaliser pleinement nos objectifs de transformation. » Le premier directeur de In-Q-Tel était Gilman Louie, qui était au comité de direction de NVCA, avec Breyer. Une autre personne clé dans l'équipe In-Q-Tel est Anita K. Jones, ancienne directrice de la recherche et des technologies au sein du ministère états-uniens de la Défense, avec Breyer, membre du conseil de direction de BBN Technologies. Quand elle a quitté le ministère états-unien de la Défense, le sénateur Chuck Robb lui a fait le compliment suivant : « Elle a réuni la technologie et les communautés militaires opérationnelles, afin de concevoir les plans détaillés pour consolider la domination des États-Unis sur le champ de bataille du siècle à venir. » Maintenant même si vous n'achetez pas l'idée que Facebook est un genre de prolongation du programme impérialiste américain, couplé avec un outil massif de collecte des informations, il n'y a aucune raison de nier que comme business c'est du génie pur. Quelques ballots du net ont suggéré que 15 milliards de dollars est une évaluation excessive, mais j'aurais tendance à penser le contraire. Ses dimensions sont gigantesques et son potentiel de croissance est presque sans limite. « Nous voulons que chacun puisse utiliser Facebook, » dit la voix impersonnelle de "Big Brother" sur leur site Web. Pour sûr qu'ils le veulent. C'est l'énorme potentiel de Facebook qui a amené Microsoft à acheter 1,60 % des actions pour 240 millions de dollars. Une rumeur récente indiquait que Lee Ka-Shing, investisseur asiatique, le neuvième homme le plus riche au monde, a acheté 0,40 % de Facebook pour 60 millions de dollars. Les créateurs du site n'ont pas grand-chose à faire en matière de programmation. Ils s'asseyent simplement au fond de leur fauteuil et observent les millions de fanatiques de Facebook transmettre volontairement leur identité leurs photographies et la liste de leurs objets préférés en tant que consommateur. Une fois cette vaste base de données humaines collectée, Facebook n'a plus qu'à vendre ces informations aux publicitaires. Comme Zuckerberg l'expliquait récemment « Nous essayons d'aider les gens à partager avec leurs amis ce qu'ils font sur le web. » Et en effet, c'est bien ce qui se produit. Le 6 novembre 2007, Facebook a annoncé que 12 multinationales les avaient rejoints. Coca-Cola, Blockbuster, Vérizon, Sony Pictures et Condé Nast. Des sociétés très au point pour ce genre de marketing de merde. Leurs dirigeants ont formulé des commentaires très excités : « Avec les annonces de Facebook, nos marques peuvent devenir parties intégrantes de ce que les utilisateurs communiquent entre eux » a dit Carol Kruse, vice-président et responsable du marketing interactif de Coca-Cola. « Nous regardons ceci comme une manière innovatrice de cultiver des rapports avec des millions d'utilisateurs de Facebook en leur permettant d'agir l'un avec l'autre avec Blockbuster, de manière appropriée et amusante » a dit le président de Blockbuster Jim Keyes. « C'est au-delà de la publicité. C'est Blockbuster qui participe à la communauté des consommateurs, de sorte que, en échange, les consommateurs se sentent motivés pour faire connaître notre marque à leurs amis. » Partager est l'appellation de Facebook pour faire de la publicité. Inscrivez-vous à Facebook et vous devenez un homme-sandwich représentant pour Blockbuster, ou Coca-Cola, exaltant les vertus de ces marques à vos amis. Nous voyons là jusqu'où ce système va : exploiter les relations amicales pour vendre des produits. Maintenant, par comparaison avec Facebook, les journaux, par exemple, commencent à être désespérément périmés, comme modèle économique. Un journal vend de l'espace publicitaire aux annonceurs qui cherchent à vendre leurs produits aux lecteurs. Mais le système est beaucoup moins sophistiqué que Facebook, pour deux raisons. Dans un journal, il faut payer de lourdes dépenses pour rémunérer les journalistes. Sur Facebook le contenu est gratuitement fourni par les Internautes. De plus, Facebook peut cibler ses publicités de manière beaucoup plus précise qu'un journal. Si vous déclarez que "Matrix" est votre film préféré, vous serez en priorité informé de la sortie d'un nouveau "Matrix". Il est vrai que Facebook est allé récemment un peu trop loin avec son programme de publicité "Balise". Les utilisateurs étaient prévenus que l'un de leurs amis avait fait un achat dans un certain magasin en ligne. 46 000 utilisateurs ont estimé que ce niveau de publicité était trop intrusif, et ont signé une pétition appelée « Facebook ! Cessez d'envahir mon intimité ! ». Mark Zuckerberg a fait des excuses sur le blog de l'entreprise. Il a écrit qu'ils ont maintenant changé pour un système volontaire sur ce type d'information. Mais, je crains que cette petite rébellion, au sujet de l'intrusion de Facebook dans la vie privée, soit bien vite oubliée. Après tout, il y a eu un tollé national lancé par le mouvement des libertés civiles, lorsque l'idée d'une force de police a été soulevée au Royaume Uni, au milieu du 19e siècle... De plus, est-ce que les utilisateurs de Facebook ont réellement lu la politique en matière de protection de la vie privée ? Elle indique que vous n'avez pas beaucoup d'intimité. Facebook prétend défendre la liberté, mais n'est-ce pas plutôt essentiellement un régime totalitaire virtuel qui a déjà dépassé la taille de la population du Royaume-Uni ? Thiel et ses comparses ont créé leur propre pays, un pays des consommateurs... Maintenant, vous pouvez, comme Thiel et les autres nouveaux maîtres du cyberspace, trouver cette expérience sociale très excitante. Les frontières nationales sont une chose du passé et chacun cabriole ensemble dans l'espace virtuel libre. La nature a été conquise par l'ingéniosité illimitée de l'homme. Oui, et vous pouvez décider d'envoyer à l'investisseur de génie Thiel tout votre argent, et certainement vous attendrez impatiemment la cotation publique de Facebook. Ou vous pourriez aussi estimer que vous ne voulez pas vraiment faire partie de ce programme lourdement financé pour créer une république virtuelle mondiale, où vous-même et vos rapports avec vos amis sont transformés en publicité pour vendre des multinationales. Vous pouvez décider que vous ne voulez pas faire partie de cette offre publique d'achat sur le monde entier par les multinationales. Quant à moi, je vais me retirer de cela, rester débranché le plus possible. Passer le temps que j'épargne en n'allant pas sur Facebook, en faisant quelque chose d'utile, comme lire des livres. Pourquoi est-ce que je voudrais perdre mon temps sur Facebook, alors que je n'ai toujours pas lu "Endymion" de Keats ? Et alors qu'il y a des graines à planter dans ma propre arrière-cour ? Je ne veux pas me retirer de la nature. Je veux, au contraire, me reconnecter à elle. Fichue climatisation de merde ! Et si je veux me relier aux personnes autour de moi, je retournerai à un vieux morceau de technologie. C'est une technologie libre et gratuite. Elle est simple et fournit une expérience individuelle unique : parler. "The Guardian" Lundi 14 janvier 2008 Par Tom Hodgkinson Traduit par Marie, pour le collectif noslibertes.org
Excellent !!!! ![]() @eternien:
c'est pas un problème de complot, c'est un problème de dérives générées bêtement par des mechanismes mercantils. la théorie du complot n'est qu'un fantasme qui tente de d'isoler un but précis dans l'observation d'événements. Evenements, qui sont le fruits de méchanismes bien plus primitifs: pognon, négligeance, vision à court terme, etc... ![]() pour Que faut-il faire pour être du MI6????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????
Merci de me répondre a migeo.najarian@gmail.com ![]() d.i.t.ass, le 07/07/2009 - 12:30 Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Cela pourrait être une banale histoire de vie privée dévoilée si la personne en question n'allait pas devenir le prochain patron du MI6, le célèbre service de renseignement extérieur du Royaume-Uni. En effet, John Sawers, prochainement connu sous le nom de code "C", a eu la mauvaise surprise de découvrir que des pans entiers de sa vie privée étaient dévoilés sur Internet. Le pire, c'est que la fuite ne venait ni d'un agent corrompu, ni d'une puissance étrangère mais... de sa femme Shelley Sawers qui a publié de nombreuses photos sur Facebook, sans faire attention à la confidentialité de son profil.
C'est le tabloïd anglais The Mail on Sunday qui est à l'origine de l'information. Selon le tabloïd, ces révélations constituent une menace potentielle pour le futur chef des renseignements anglais, mais également pour la famille et les proches. En effet, les photos dévoilent des informations sur le domicile familial, les trajets favoris, les lieux de vacances fréquentés... autant de pistes pouvant être exploitées par des personnes mal-intentionnées.
Mais cette histoire a également révélé des aspects plus critiquables de celui qui est ambassadeur du Royaume-Uni aux Nations unies depuis août 2007. Les photos publiées ont permis de découvrir que son beau-frère fréquente l'historien négationniste David Irving, celui-là même qui a été emprisonné trois ans en 2006 pour avoir glorifié l'idéologie nazie et remis en cause l'existence de la Shoah. Certes, John Sawers n'est pas responsable des fréquentations de son beau-frère, mais cela fait fait tache avec son rôle d'ambassadeur et son futur poste de chef des services secrets.
Depuis lors, le profil de Shelley Savers a été verrouillé et les photos les plus sensibles ont été retirées. Réagissant à cette affaire, le ministre britannique des affaires étrangères a déclaré sur BBC1 que le port d'un maillot de bain Speedo par John Sawers n'a rien d'un secret d'État. Pour l'heure, la nomination de l'ancien diplomate en novembre prochain n'a pas été remise en cause.
Cette histoire révèle également un problème sous-jacent avec les réseaux sociaux, la gestion de son identité numérique et les informations diffusées sur Internet. S'il est assez simple de contrôler un minimum ses informations en ligne en sélectionnant scrupuleusement les informations qu'on choisit de publier, il est en revanche beaucoup plus difficile de maitriser les publications de ses amis ou de sa famille. En effet, tous ne sont pas conscients de ces problématiques et il est parfois difficile de leur faire comprendre les enjeux de l'identité numérique.
Pour Facebook par exemple, un internaute n'a aucun moyen de contrôler ou retirer les photos le concernant publiées par ses amis. Ainsi, bien souvent il doit composer avec une photo ou une vidéo peu flatteuse où la seule manière de se préserver un minimum est de supprimer son marquage du média en question... et espérer que l'ami accède à sa requête de retirer tel ou tel fichier embarrassant.
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