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Do you speak Sarkozy ?
Sujet ouvert par
Neuro
- Dernière réponse le 10 avril 2009 à 20h57
![]() Encore un psycho-mes couilles sorti de la Fac de Rennes qui veut se faire de fric en enculant les mouches ?
En enculant les mouches par derrière, stp, c'est important de le préciser
Ceci dit l'article n'a pas entièrement tort : l'association fréquentes d'oxymores (*s'essuie l'intellect*) crée effectivement un climat "faux", d'autant plus que les médias (dont les inrock) les utilisent aussi. Merci à Jailbreak pour cette intervention totalement inutile, il n'y a pas à dire il est quand même un peu plus efficace pour défendre les grenouilles de bénitier.
[message édité par yenda le 09/04/2009 à 12:54
]
@Jailbreak :
Non effectivement ça ne date pas de Sarko mais il est intéressant d'analyser comment il utilise la langue, et plus généralement l'utilisation qu'en fait la société actuelle. Et sur ce point je suis d'accord avec l'article : Sarko utilise le faux et la posture sans rien apporter de concret derrière. Honnêtement, pour le moment, je ne voit qu'un seul véritable bon point : la réforme des universités. Et encore, elle n'est pas suffisamment suivie (dans le sens accompagnée) et doit contenir qqs vices de formes que j'ignore. Mais sur le fond, c'est une bonne idée. On peut à la limite parler de l'aide aux banques mais était-ce vraiment une décision puisqu'il n'avait de toute façon pas le choix ? On peut aussi parler du plafond fiscal, en soit une bonne idée si on tient à être réellement juste avec tout le monde et à conserver un minimum de richesses sur le territoire, mais y a-t-il vraiment une nette augmentation des retours de richesses en France ? D'autre part, quelle importance donner à une réforme qui impacte si peu de gens au total ? Non, vraiment, pour le moment Sarko est une truffe voire une merde, petite qui plus est. Beaucoup se déchainent certes sur lui pour être tendance, mais il leur donnes plus raison que tort. @yenda : Encore faudrait-il que tu aies quelque chose à exprimer... ![]()
D'accord. Mais une fois de plus, c'est le métier qui veut ça. Viens faire un stage en Belgique, si tu veux voir à quoi ça ressemble quand toute la classe politique fait du Sarkozy puissance 10. Rien qu'utiliser le terme de métier quand on parle de politique, c'est admettre le factice de la société actuelle.
HS : en Belgique vous avez peut-être pire, mais nous respectons scrupuleusement l'égalité des sexes => nous avons Ségolène, le Sarko au féminin ![]()
Pfff, on va pas se ressortir l'histoire de la politique comme vocation dans le but d'aider le peuple et toutes ces autres conneries, hein. Même les grecs n'y croyaient pas, il y a 2000 ans. La politique est un métier, ceux qui s'y engagent cherchent le pouvoir, l'argent et les avantages, c'est comme ça depuis la nuit des temps, et on ne changera jamais l'homme.
On a le cdH, les centristes, dont le leader est une femme, qui est la copie-conforme du leader du PS, on a les Ecolos qui sont une copie-conforme du PS, qui a deux chefs, un homme et une femme, on a le MR, un parti de droite par rapport à la gauche, c'est à dire un parti de gauche selon les critères généralement admis dans les 26 autres pays d'Europe, dont le chef est un homme mais dont le parti comporte un certain nombre de femmes haut-placées. Puis y'a des plus petits partis, qualifiés d'ultralibéraux (C'est à dire centristes, en France) ou de communistes (Genre communiste soviétique, du vrai communisme qui sent le sang et les cadavres, pas un truc de bobos populistes), qui sont généralement équitablement répartis. On voit beaucoup plus de femmes en Belgique, je trouve. Mais c'est le principe de la proportionnelle qui veut ça, vu que tous les partis sauf écolo sont au pouvoir, qu'on a 15 niveaux de pouvoirs, 213 ministres, 549 secrétaires d'état et 1498 présidents d'intercommunale. C'est plus simple à comprendre en Belgique : Chaque poste un tantinet peu important est ultrapolitisé, du concierge du parlement au directeur d'hôpital. Et comme il y a 4 principaux partis francophones et 6 principaux partis flamands, et qu'ils réclament tous l'égalité, bah on crée des postes pour que chaque parti ait une emprise proportionnelle au nombre de ses voix. Au moins, y'a pas de stress en Belgique, pas de suspens ni rien. Quoi qu'il arrive, une élection Belge, c'est le PS au pouvoir en Wallonie, un flamand qui devient Premier-Ministre et 5 ans de pourparlers pour créer un programme. Puis ça recommence, etc. ps. le président du PS, c'est pas une femme, mais il est homosexuel. Je sais pas si ça vaut plus que Aubry, qui est une femme avec une tête d'homme. [message édité par Jailbreak le 10/04/2009 à 20:11
]
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Jamais les usages cyniques des techniques de communication n’ont atteint un tel niveau de sophistication au sommet du pouvoir. Mais les vices du discours élyséen ne produisent plus d’effets : sa duplicité est de plus en plus démasquée. C’est ce que révèle entre autres la montée progressive d’une colère contre les faux-semblants des promesses du pouvoir. Les mythologies patiemment construites –“Travaillez plus pour gagner plus”… – s’écroulent d’elles-mêmes. Lors de son discours du 24 mars à Saint-Quentin, il dénonçait les stock-options sans pour autant appeler à les faire disparaître. Les effets d’illusionniste tombent à plat, au point que la croyance dans la parole politique s’amenuise à mesure que celle-ci amplifie son espace.
L’usage de l’oxymore – association de deux termes contradictoires regroupés dans une formule – dans la production du discours politique constitue la règle de la “novlangue” de Sarkozy, qui en produit à grande échelle, analyse Bertrand Méheust dans un essai, La Politique de l’oxymore (La Découverte). Ce sont ces oxymores que les citoyens sont invités à enregistrer passivement : discrimination positive, croissance négative… Méheust souligne que la société contemporaine “enferme la vie quotidienne dans un corset toujours plus dense de réglementations, dérégule le travail et la finance mais surrégule la vie quotidienne des mortels”,“vante le risque et l’initiative individuelle mais prône par ailleurs le risque zéro”, “exalte l’individu et la vie privée mais en même temps met en place des moyens de contrôle panoptiques qui empiètent sur la vie privée”,“considère l’enseignement et l’éducation comme l’alpha et l’oméga, mais voue un mépris de plus en plus pesant (…
Le vice de ces injonctions paradoxales repose moins sur la contradiction de leurs niveaux de discours que sur la nécessité pour le pouvoir d’en user. C’est la meilleure manière d’anesthésier l’opinion, de la désorienter, voire de la rendre folle, car “l’oxymore rend fou” (l’étymologie grecque est “folie aiguë”
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