HADOPI : vos députés interpellés répondent ?
Sujet ouvert par j-e-r-o-m-e - Dernière réponse le 18 avril 2009 à 00h49
Inscrit le 19/02/2009
34 messages publiés
Bonjour,

j'ai récemment contacté plusieurs députés concernant le projet de loi "HADOPI".
Certains répondent, d'autres non...

Vous trouverez ci-dessous leurs réponses (ou pas...).

Si vous avez contacté vos députés, merci de compléter ce fil.
Bonne journée.
17 réponses
Inscrit le 19/02/2009
34 messages publiés
Gisèle BIEMOURET
Députée PS du Gers

Mail le 9 mars 2009
Réponse le 10 mars 2009

Monsieur,

C’est avec un vif intérêt que j’ai pris connaissance de votre mail concernant votre opposition au projet de loi « Création et Internet ». Je vous en remercie.

Ce texte révèle le constat d’échec de la loi DADVSI adaptée 2006, déjà censée régler la question, du droit d’auteur à l’heure d’internet. Basée sur une philosophie répressive, elle prévoyait des amendes et des peines de prison relativement lourdes pour les producteurs de logiciels de piratage, et pour les internautes qui téléchargent. Ces sanctions et le processus judicaire furent rapidement inadaptés dans le cas du piratage ordinaire qui est commis sur une très grande échelle.

Face à la révolution que constitue internet pour la diffusion de la culture, le gouvernement entend « faire cesser l’hémorragie des ½uvres culturelles sur internet » en créant le cadre juridique indispensable au développement de l’offre légale de musiques, de films, d’½uvres et de programmes audiovisuels voire d’½uvres littéraires sur les nouveaux réseaux de communication. Le projet de loi introduit un dispositif de « riposte graduée » qui consiste à alerter les internautes contrevenant à trois reprises, avant de suspendre leur abonnement à internet pour une durée d’un mois à un an.

Or, ce projet de loi, qui est censé lutter contre le piratage, accentue le fossé entre les artistes et leur public internaute.

Il recueille de nombreuses critiques : une privatisation des droits et des libertés, des conséquences graves pour les collectivités territoriales et les entreprises, un cumul des sanctions, des internautes démunis devant les accusations de l’HADOPI, un dispositif pouvant très facilement être contourné et manipulé et surtout un projet de loi en contradiction avec les dispositions prise par l’Union européenne.

Pour le Groupe S.R.C (Socialiste, Radical, Citoyen) dont je suis membre, nous voulons parvenir à un parfait équilibre entre la protection du droit d’auteur et le droit des internautes. Malheureusement, ce dernier est loin d’être respecté dans ce texte.

En effet, nous pensons que trois limites majeures apparaissent. Ce projet est d’une part un projet qui divise nos concitoyens en opposant les créateurs et leur public. D’autre part, il semble être déjà dépassé. Comme le fut la précédente loi sur le droit d’auteur, c’est un pari perdu d’avance car les usages des internautes ont déjà évolué. Enfin, ce projet est inutile pour la création, dans la mesure où il ne garantit aucune rémunération supplémentaire pour les artistes en faisant l’impasse sur la réflexion autour de nouveaux dispositifs dans ce sens.

C’est pourquoi, nos principaux axes d’amendements seront de proposer de nouveaux mécanismes de rémunération des ayants droits, de supprimer la sanction de la suspension de la connexion internet et enfin de garantir les procédures pour les abonnés et améliorer globalement ce dispositif.

Nous examinons ce texte depuis ce lundi 09 Mars et vous pouvez compter sur notre totale mobilisation.

Restant à votre disposition, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur, mes sincères salutations.
[message édité par j-e-r-o-m-e le 17/03/2009 à 13:20 ]
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34 messages publiés
Monique IBORRA
Députée PS de Haute Garonne

Mail le 9 mars 2009
Réponse le 17 mars 2009

Bonjour

Vous avez tenu à me faire part de vos craintes s’agissant du projet de Loi sur la création et l’Internet, appelé aussi projet de Loi « Hadopi » du nom de la Haute Autorité qui serait créée si ce texte était adopté.

J’ai pris connaissance de vos arguments avec attention, et je puis vous assurer que vos inquiétudes rejoignent le miennes.

Ce projet de Loi est attendu, beaucoup s’accordant a reconnaître que la législation doit s’adapter aux évolutions des pratiques de consommation liées à l’Internet. Dans le même temps, les artistes demandent à ce que leurs droits d’auteurs soient respectés, et ceci est tout à fait normal.

Cependant, le projet qui nous est présenté par le gouvernement soulève de mon point de vue plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Le projet de Loi « Hadopi » propose la mise en place d'une autorité administrative indépendante qui devra donner une « réponse graduée » au téléchargement numérique illégal. Or, cette Haute Autorité et les prérogatives qui lui sont associées soulèvent de nombreux problèmes :

1. cette Haute Autorité, qui aura un caractère administratif, serait conduite à prendre des mesures coercitives qui sont normalement du ressort de l’Autorité judiciaire ;

2. les moyens techniques dont elle disposera semblent déjà en décalage avec certaines pratiques de consommation sur Internet, et notamment le streaming, qui permet d’accéder à des films ou de la musique sans téléchargement

3. les sanctions envisagées sont susceptibles de s’appliquer à des utilisateurs qui ne sont pas ceux qui fraudent, ces derniers ayant la capacité technique de « pirater » les adresses IP de tiers pour avancer « masqués » sur le net

4. la coupure de la ligne pourra pénaliser toute une famille sous prétexte qu’une personne s’est adonné à des pratiques illicites, et cette coupure de ligne interdirait non seulement aux membres de cette famille d’accéder à Internet mais aussi, avec le dégroupage, à la télévision ou au téléphone, sanctions qui sont sans mesure avec les actes visés

Au lieu de promouvoir une adaptation du Droit d'auteur aux avancées technologiques, ce texte traduit à mon sens une méconnaissance profonde des enjeux du numérique.

En l’état, il ne me semble donc pas en mesure de répondre aux attentes légitimes des professionnels de la culture. Par contre, il se propose d’insérer dans notre droit toute une série de mesures coercitives que je juge dangereuses pour les libertés publiques.

Aussi, sauf à ce que l’économie globale du texte soit profondément modifiée, je ne peux que me prononcer contre l’adoption de ce projet de loi.


Monique IBORRA
Députée de la Haute-Garonne
1ère Vice-Présidente du Conseil régional Midi-Pyrénées
Inscrit le 19/02/2009
34 messages publiés
Philippe MARTIN
Député PS du Gers

Mail le 9 mars 2009
Réponse ...
Inscrit le 19/02/2009
34 messages publiés
Catherine LEMORTON
Députés PS de la Haute Garonne

Mail le 9 mars 2009
Réponse ...
Inscrit le 07/11/2006
2088 messages publiés
Michel Herbillon
Député UMP du Val-de-Marne
Mail envoyer 6 mars 2009
Aucune réponse

PS: mon sénateur avait mit plus de deux semaines pou me répondre
[message édité par sebk le 17/03/2009 à 15:41 ]
Inscrit le 12/03/2009
170 messages publiés
prudence (Attente Validation) le 17/03/2009 à 17:25
un député sur les 6 ma répondu :

cher Monsieur,
la discussion du texte vient de commencer
vous le savez sans doute, les députés du groupe socialiste s'opposent
totalement à ce texte
cordialement
Alain NERI
député du Puy-de-Dôme

et lang il es quoi ?????
Inscrit le 24/09/2008
3280 messages publiés
peu etre hors sujet
mais bon faudrait leur demander d'assister aux supplices de l'assemblée et surtout de faire leur travail de mandat naitonal...
Inscrit le 19/02/2009
34 messages publiés
Si peu de personnes ont alerté leurs députés... je n'ose y croire...
C'est dommage,on aurait pu recencer rapidement qui répondait ou pas, et quels étaient leurs arguments.

ps : peut-être faut-il déplacer ce fil dans le forum "actualités" - "Hadopi" ?
Inscrit le 14/02/2008
417 messages publiés
Mon député UMP ne m'a pas répondu
Inscrit le 19/02/2009
34 messages publiés
Mon député UMP ne m'a pas répondu


Bonjour,

peux-tu préciser son Nom, prénom, Député de quelle circonscription, date de ton mail ?
Merci et bonne journée.
Inscrit le 13/04/2005
138 messages publiés
Moi c'est Balkani alors forcément je ne m'attends pas à une réponse. Partant du principe selon lequel " "La pauvreté n'existe pas en france" tout est possible...
Inscrit le 12/03/2009
170 messages publiés
prudence (Attente Validation) le 30/03/2009 à 14:30
Deux député sur les 6 mon répondu :s

Madame,


Vous avez souhaité attirer mon attention sur le projet de loi favorisant
la diffusion et la protection de la création sur internet, actuellement
en débat à l’Assemblée nationale. Je vous en remercie.


Pour lutter contre le téléchargement illégal des ½uvres, le Gouvernement
a choisi une démarche répressive et disproportionnée à laquelle les élus
du groupe socialiste, auquel j'appartiens, ne peuvent souscrire.


Le projet de loi prévoit l’envoi de deux avertissements appelés «
recommandations » aboutissant à une coupure de l’accès à internet pour
une durée pouvant aller jusqu’à un an. Internet est devenu un réel
besoin dans la vie courante. La coupure de l’accès privera les abonnés
de services tels que la correspondance par mail, la déclaration d’impôts
par exemple ou la recherche d’emplois en ligne. De plus, les abonnés
sanctionnés devront continuer à payer leur abonnement. Enfin, les
internautes seront non seulement privés de connexion mais également
toujours passibles d’une peine de prison, puisque le volet pénal de la
lutte contre le piratage est maintenu. Il s’agit donc d’une triple-peine.


La loi contourne l’autorité judiciaire puisqu’elle prévoit une haute
autorité administrative (HADOPI) afin d’infliger les sanctions, le juge
n’intervenant qu’en cas de recours. La surveillance des connexions
internet ainsi que la constitution de fichiers d’internautes sanctionnés
par l’Hadopi, posent de vraies questions en terme de libertés
individuelles et collectives.


Ce projet est d’ores et déjà caduc. D’une part, car il est en
contradiction avec les positions prises par l’Union Européenne en la
matière, qui prévoient notamment que les « autorités de régulation
nationale veillent à ce qu'aucune restriction à la liberté d'expression
et d'information d'un citoyen ne soit prise sans décision préalable de
l'autorité judiciaire ». Mais le texte est aussi en retard sur le plan
technologique et semble ignorer les nouvelles pratiques des internautes
(visionnage en streaming, ou encore possibilité de contourner les
mesures de surveillance). Il fait fi des avancées technologiques, en
ciblant uniquement le propriétaire de l’abonnement internet. Or, il est
aujourd’hui facile de pirater un réseau wifi. L’internaute accusé sera
celui qui n’aura pas suffisamment surveillé sa ligne internet, et non
celui qui est l’auteur du piratage. A peine voté, le texte apparaît donc
inapplicable, injuste et déjà dépassé.


Les Députés socialistes souhaitent que le débat sur le projet de loi «
création et internet » traite des vrais enjeux. Le présent texte de loi
comporte un volet répressif très important mais ne prévoit aucune
disposition de nature à mettre en place une juste rémunération des
ayants droits (auteurs, artistes..). Ces derniers ne toucheront aucun
revenu supplémentaire à l’issue du vote.


Le droit d’auteur ne peut se réduire à un affrontement entre les
créateurs et leur public, comme le fait le Gouvernement qui accentue le
fossé entre les artistes et les internautes. Par ailleurs, très peu de
choses sont proposées pour l’amélioration de l’offre légale.


Le groupe socialiste propose notamment une « contribution créative »,
c'est-à-dire le droit de télécharger à des fins non lucratives des
½uvres musicales moyennant une redevance de quelques euros par mois.
Celle-ci permettrait de dégager des sommes aujourd’hui non perçues et
donc perdues. Le produit de cette contribution devrait être utilisé
autant pour la rémunération des auteurs et détenteurs de droits voisins
que pour le financement de la création.


Les Députés du groupe socialiste considèrent que l’urgence repose sur la
création de nouveaux mécanismes économiques de rémunération, adaptés à
l’ère numérique, et non l’adoption d’un ultime projet de loi incriminant
les internautes.


Soyez assuré de notre détermination lors de la reprise des débats,
aujourd'hui, 30 mars.


Je vous prie de croire, Madame, en l'expression de mes sentiments les
meilleurs.



Jean-Paul BACQUET

Député du Puy-De-Dôme
Inscrit le 02/03/2009
698 messages publiés
juste pour information, beaucoup de députés qui auraient une boite mail chez OVH en plus de celle officielle à l'AN seraient en dépassement de quota...

bon signe au sujet de la réaction massive des internautes ?
Inscrit le 02/03/2009
698 messages publiés
un député UMP de mon département m'a répondu par une lettre-type alors que je lui conseillais une réflexion personnelle


Cher Monsieur,


Vous avez bien voulu m'interroger sur le projet de loi « Internet et
création » qui prévoit d'instaurer une « riposte graduée » afin de combattre
le piratage des oeuvres artistiques sur Internet.

Je souhaite tout d'abord attirer votre attention sur la situation critique
dans laquelle se trouve l'industrie culturelle qui souffre terriblement
aujourd'hui du pillage de ses créations. Si la technologie Internet a permis
des avancés considérables en termes de moyens de communication en facilitant
toujours plus nos échanges de la vie quotidienne et professionnelle,
celle-ci a cependant engendré des dérives qu'il est nécessaire de contenir.

Un des dommages les plus inquiétants touche notre industrie culturelle et
plus singulièrement notre industrie musicale qui a chuté de près de 50 % en
5 ans, à cause des téléchargements illégaux intempestifs ! De toute
évidence, ce manque à gagner a provoqué inévitablement une baisse de
l'emploi de l'ordre de 30% touchant entre autres tous les « petits métiers »
de la filière musicale et cinématographique : les arrangeurs, les
machinistes, les techniciens du son mais également les preneurs de son, les
caméramans, les scriptes.

Au delà des pertes économiques et des emplois, c'est plus spécialement le
renouvellement de la création qui se retrouve menacé et qu'il faut défendre.
Le piratage sur Internet tue les artistes ! Jugez plutôt : de 100 jeunes
artistes « signés » en France en 2002, on est passé à moins de 70 en 2008.
On s'achemine à terme vers une diminution de la diversité culturelle dans
son ensemble avec une logique selon laquelle les jeunes artistes qui
désirent se lancer seront inévitablement pénalisés et découragés.

Aussi, les uns et les autres expliquent que cette loi est faite pour les «
grosses » maisons de disques, pour les « majors » et que les labels
indépendants ne sont peu ou pas concernés. C'est une idée fausse car le rôle
premier des producteurs consiste à déceler des nouveaux talents en prenant
bien souvent des risques importants. Ainsi, il faut bien avoir à l'esprit
que ce sont les succès les plus confirmés qui permettent de financer les
créateurs émergents.

Pour remédier à ce désastre, il s'agissait de trouver un système qui
permette de sanctionner les internautes qui se livrent à ce genre de
pratiques, mais selon une méthode adaptée et raisonnable en respectant le
principe de proportionnalité.

C'est pourquoi le Gouvernement par le biais de la ministre Christine ALBANEL
a lancé un large processus de concertation, sous l'égide de Denis OLIVENNES,
entre tous les protagonistes du secteur. Celui-ci, mêlant à la fois les
producteurs de musique et de cinéma que les associations d'ayants droits en
passant par les Fournisseurs d'Accès à Internet (les FAI), a débouché sur
les Accords de l'Elysée de novembre 2007.

Ces accords, que l'on peut aisément qualifier d'historiques, prévoient la
création d'une Autorité Administrative Indépendante l'HADOPI, qui fera
preuve de toutes les garanties d'impartialité et de confidentialité.

Il est indispensable de sortir de la logique du « tout répressif » qui est
en vigueur actuellement avec une procédure pénale aux sanctions lourdes
(jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende) et ce, dès le
premier téléchargement illégal constaté ! Face à ces sanctions
disproportionnées, éloignées de la réalité du phénomène du piratage massif
et individuel « fait à la maison », ce texte de loi permet de basculer vers
une logique de prévention et de pédagogie, plus « en douceur ».

Cette « réponse graduée » consistera par des envois de recommandations,
d'abord par message électronique puis si le téléchargement illégal se
renouvelle par le biais d'une lettre recommandée. Si, à la suite des simples
recommandations, un téléchargement illicite est à nouveau constaté, l'HADOPI
pourra prononcer des sanctions. La sanction, proportionnée à la teneur du
manquement, se manifestera sous la forme d'une suspension de l'accès à
Internet de 1 mois à 1 an, avec possibilité de transiger avec la Haute
Autorité.

Désormais, si un ayant droit constate un téléchargement illégal d'une Šuvre
il collectera l'adresse IP sur les sites autrement dit une série de
chiffres, qui ne dévoile en aucun cas l'identité du contrevenant, qu'il
transmettra à l'HADOPI. Et c'est elle seule qui pourra se procurer les
coordonnées personnelles de l'abonné en s'adressant aux FAI, la vie privée
des internautes est totalement respectée.

Par ailleurs, il est primordial de rappeler que l'HADOPI ne déclenchera la
procédure qu'à partir d'une constatation ponctuelle de piratage, morceau de
musique par morceau de musique et film par film. Les suspicions de
surveillance généralisée des réseaux ou d'instauration d'une « police
d'Internet » sont à bannir, il n'y aura pas de « Big Brother » ! Ce sont
donc strictement les oeuvres qui seront surveillées et non chaque ordinateur.

D'autre part, les opposants qualifient ce projet de loi de « liberticide »
et perçoivent la suspension de l'accès à Internet comme la violation d'une
liberté fondamentale, cette accusation est infondée et excessive car l'accès
à Internet ne constitue pas un droit fondamental. La liberté, cela ne veut
pas dire qu'on le peut piller les auteurs. Il faut rétablir l'équilibre
entre liberté et protection des auteurs.

Avec bon nombre de mes collègues députés UMP, nous pensons que la
suspension de l'accès à Internet est une sanction adaptée et moins
dommageable qu'une amende.

Vous le comprendrez, pour qu'Internet demeure une formidable source de
croissance économique pour notre pays, cet outil ne doit pas se transformer
en une « zone de non-droit », en un espace où tout est permis et où la
liberté des uns viole et abuse des droits des autres (à savoir ici le droit
de la propriété intellectuelle des créateurs).

Pour cela, nous estimons que ce texte est une chance pour protéger la
création française afin de favoriser et de préserver notamment notre cinéma
national qui résiste encore, à la différence de nombreux pays d'Europe,
grâce notamment à une implication et une volonté politique forte des
pouvoirs publics.

Tel sont les éléments que je souhaitais vous faire parvenir en vous priant
de croire, Cher Monsieur, à l'expression de mes sentiments les meilleurs


Pour Claude BIRRAUX

VDM
[message édité par Zedd le 31/03/2009 à 09:53 ]
Inscrit le 02/11/2004
724 messages publiés
harakiri26 (Attente Validation) le 31/03/2009 à 10:17
.
[message édité par harakiri26 le 05/07/2009 à 16:27 ]
Inscrit le 18/07/2008
22 messages publiés
J'ai contacté mon député sur son email et j'ai juste eu droit à une réponse de sa secrétaire qui me dit qu'elle va lui communiquer le contenu de mon message... Voilà...
[message édité par Felix_Solarstone le 15/04/2009 à 15:39 ]
Inscrit le 18/04/2009
29 messages publiés
Ha bah il est cool ce topic !
Alors moi j'ai contacté par email mon député, Mr christian Jacob, député-maire UMP de Provins (77).
Après mon mail, sa secrétaire m'a proposé un rdv, j'ai dit oui.

Lors de notre entrevu, qui a duré 1h, on a pas parlé de la loi HADOPI de suite, j'ai commencé par la question :
"J'ai toujours entendu dire que les députés représentaient leurs citoyens. Mais, il n'y avait que 16 députés pour la loi Hadopi, comment se fait donc la représentativité du citoyen ? à quel moment et comment peut il donner son avis ?"

Il m'a gentillement expliqué que le député n'était PAS là pour représenter ses électeurs dans l'hémicycle, qu'il est tout à fait normal de n'avoir que 16 députés dans l'hémicycle pour la loi HADOPI : seuls les députés, spécialistes du texte, donc ceux présents dans les commissions, sont dans l'hémicycle.
Selon lui, le seul moment où le citoyen peut donner son avis, c'est lors de ces commissions justement.
J'ai donc expliqué que je n'ai entendu parler de cette loi que récemment.
Il m'a gentillement répondu quelque chose du genre "ha ben oui, mais il fallait se tenir au courant avant, maintenant c'est trop tard".
Sympa hein ?
J'insiste, et il me dit "on ne peut pas aller voir chaque électeur et lui parler de toutes les lois qui se font, quand une loi passe en commission, les infos en parlent, il faut vous tenir au courant.

Je demande donc : "et maintenant, je peux faire quoi ? Rien ?" et sa réponse "Si bien sur, je vais remonter votre avis au rapporteur de la loi".
Face à ça, le ton monte, je dis "Mais attendez, la loi vient d'être refusée hier à l'Assemblée, elle sera représentée, et j'ai l'impression que quoi que les citoyens pensent ou disent, la loi sera votée par la majorité. Le train est sur les rails, et le citoyens ne peut pas l'arréter alors ?"
Et là :
"Oui, c'est exact, c'est comme ça" et de m'expliquer que lui même sera présent dans l'hémicycle lors du prochain passage de la loi.

Je lui demande donc :
- "Mais, vous n'êtes pas spécialiste de la loi, vous n'étiez pas là, comment allez vous faire ? Combien de personnes vous ont contacté pour cette loi ?"
- "Une centaine de mail, et vous dans mon bureau"
- "Donc vous allez représenter leur avis ?
- "Vous savez, parfois il faut savoir aller contre l'avis de ses électeurs. Il y avait une association ici, qui coutait trop de sous. J'ai décidé de l'arréter, j'ai reçu des centaines de pétitions. Aujourd'hui, la nouvelle crèche est construire, les gens me remercient"
- "Donc vous allez allez contre l'avis des citoyens ?"
- "Non, je ne suis pas spécialiste du sujet, je fais donc confiance au rapporteur de la loi, surtout si le gouvernement est du même avis."

J'ai fini par dire
- "Bon, j'étais venu vous parler de la loi Hadopi, mais si le système est verrouillé de cette façon, c'est donc inutile ?"
- "Oui" et je suis donc reparti avec mes idées, en prenant soin de lui laisser l'imprimé de 5 pages du sondage Ifop : "Prenez ça, c'est cadeau, ça vous instruira si vous ne connaissez pas la loi."

Ma dernière question a été :
- "Même si vous ne connaissez pas la loi, il y a une question pour laquelle vous devez avoir une réponse personnelle : pensez vous qu'une musique téléchargée, c'est une musique non vendue ? Càd, pensez vous que si une personne ne peut pas télécharger une musique, celle ci ira l'acheter ?"
Il a essayé de dévier sans répondre, j'ai insisté en reposant la question, et là il me dit :
- "Je pense que oui, dans une certaine mesure, ces personnes iront acheter ces musiques".

Mes questions, surtout la dernière, l'a mis mal à l'aise, et il a conclut par un : "Bon, je suis désolé, j'ai un rdv qui m'attend".

Depuis, je lui ai envoyé un mail lui demandant pourquoi le règlement de l'Assemblée prévoyait des sanctions financières pour les députés trop absents lors des scrutins publics, puisqu'il m'a expliqué qu'il était normal que seuls les députés en commissions soient dans l'hémicycle.

Je vais tenter de demander un autre rdv cette semaine en même temps que je demanderais mon carton vert pour la séance du 29 avril.

Tous les champs doivent être remplis.

Tous les champs doivent être remplis.

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