Hadopi : Le discours prononcé par Christian Paul, verbatim
Sujet ouvert par Guillaume Champeau - Dernière réponse le 23 mars 2009 à 17h49
En ce moment-même, le député socialiste Christian Paul prononce son discours sur la loi Création et Internet, sous la forme d'une question préalable. Nous diffusion ici l'intégralité du texte que lit le député socialiste de la Nièvre à la tribune :

Nous aimerions tourner la page obscure d’une époque où le Parlement n’est saisi de culture que pour surveiller et punir.

Ce soir, nous sommes invités à faire un choix de société, de civilisation, entre une culture numérique ouverte ou une fable archaïque, la « chasse aux « pirates » ». Le monde d’après s’invente aujourd’hui.

Notre confrontation n’est pas une discussion de technophiles. Il n’y est pas simplement question de choix techniques, mais d’orientations plus fondamentales, pour nos vies, pour la société que nous choisissons de bâtir.

Il ne s’agit pas non plus de siffler la fin de la récréation pendant laquelle, selon les propagandes en vigueur, une génération de délinquants juvéniles aurait pillé sans scrupules la musique et le cinéma, comme des collégiens indélicats s’en prendraient à l’étal du pâtissier ou aux rayons du libraire.

Nous ne sommes pas plus ici pour graduer l’échelle des délits et des peines, pour inventer des parades techniques toujours illusoires et toujours contournables, pour culpabiliser ou dénoncer, pour légiférer sans jamais rien régler.

Non, c’est un débat sur la société que nous voulons.

Nous sommes ici à un tournant de l’histoire de la culture, pour écrire deux libertés, celle des artistes et celle du public, pour les rendre mutuellement acceptables.

C’est donc, j’ose le dire, le plus important débat de politique culturelle de cette législature.

Depuis plus d’une décennie, ceux qui gouvernent la culture font preuve d’un redoutable aveuglement. La plupart des immenses débats sur l’accès du plus grand nombre aux créations artistiques, qui remuèrent le ciel d’Avignon de Jean Vilar à Jack Lang, en d'autres temps, sont aujourd’hui taris.

Les choix innovants de soutien à la création, aux artistes, à l’économie culturelle qui ont permis depuis les années 80 de maintenir une capacité de production musicale et cinématographique ne trouvent pas aujourd’hui de dignes successeurs.

Faute d’avoir compris que pour une, deux générations aujourd’hui, l’éternel combat pour la démocratie et la culture se jouait là.

Les nouveaux défis se réduisent à d’interminables controverses pour ou contre le téléchargement.

A cette fable déjà dépassée, nous opposons un récit autrement plus fondateur: celui de la révolution numérique.

La révolution numérique transforme les conditions de la création. Artistes et producteurs le reconnaissent. Elle transforme l’accès aux œuvres de l’esprit, devenu infiniment plus facile, et elle rend possible sans limite leur partage désintéressé. Elle est l’occasion de conquérir de nouvelles libertés. Ce n’est pas la vulgaire aubaine du voleur de poules que décrivent jusqu’à la caricature les zélateurs de l’ordre ancien.

La révolution numérique transforme donc aussi les conditions de la diffusion des œuvres.

C’est pourquoi nous souhaitons offrir au débat une nouvelle vision des droits d’auteur. Nous les défendons mieux en les adaptant, que ceux qui tentent de les figer, de les congeler dans le passé, au risque d’être les bâtisseurs naïfs d’un rempart de papier.

Nous ne voulons laisserons pas dire qu’ici au Parlement, ou ailleurs, le clivage séparerait ceux qui défendent les droits d’auteurs et ceux qui ceux qui les contestent ou les ignorent au profit d’une consommation sauvage et sans règle.

Le débat sera entre ceux qui se réfugient dans une croisade moyenâgeuse pour le statu quo et ceux qui recherchent un nouvel équilibre des droits.

Là est notre différence. Les droits d’auteur ont survécus depuis deux siècles pour protéger les créateurs contre des intérêts concurrents qui les appauvrissaient, et souvent pour protéger le faible contre le fort.

Leur raison d’être essentielle n’est pas d’opposer l’artiste et le public.

A l’âge numérique, des droits d’auteur protecteurs et rémunérateurs sont tout autant indispensables qu’au XXème siècle. Pas tant contre le téléchargement, mais contre les positions dominantes des majors, des opérateurs de télécommunications ou des géants de l’industrie numérique. Il nous faut, comme Beaumarchais, préserver les créateurs du bénévolat et de la mendicité, plutôt que de défendre les rentes de nouveaux féodaux.

Enfin, la révolution numérique nous oblige –nous permet- d’ imaginer une nouvelle exception culturelle, rendue possible par des rémunérations et des soutiens inédits à la création. La radio, la télévision, la vidéo n’ont tué ni le cinéma, ni la musique. À chaque étape, au prix d’adaptations radicales, la France a su envoyer un message positif et progressiste, et non nourrir d’improbables batailles d’arrière-gardes.

De tout cela, il n’en est pas dit un mot dans la loi exclusivement répressive qui vient devant l’Assemblée nationale et qui divise tous les partis. Pourtant, l’urgence est là.


1.   OUVRIR LES YEUX SUR LES USAGES, ET LES NOUVEAUX MODELES ECONOMIQUES.


Votre texte nous invite à passer à côté de la transformation de l’économie qui renouvelle radicalement la création, l’édition, la diffusion et l’usage de la musique, du cinéma, et des textes.

Forfaits "3G" illimités, fibre optique à domicile, haut débit (presque) partout, objets nomades : la marche en avant des technologies se poursuit inexorablement. Elle ouvre, à domicile comme en mobilité, un champ immense de possibles.

De nouvelles pratiques de consommation, de production et de diffusion des œuvres émergent. Leur apparition est provoquée moins par l'accroissement vertigineux des débits que par l'assimilation progressive dans notre société des principes fondateurs de l'internet et des possibilités qu'ils ouvrent.

Tous les appareils interconnectés par le "réseau des réseaux" y sont en effet fondamentalement égaux. Ils peuvent être diffuseurs autant que lecteurs de tous types d'informations et de contenus. La copie, à coût nul, le partage et l’échange non lucratifs ont pris une place grandissante dans nos vies quotidiennes.

Nous avons la fabuleuse chance d'être les témoins et, pour beaucoup d'entre nous, les acteurs de plus en plus nombreux d'une grande mutation dans notre rapport à l'information et à la culture. Nos petits-enfants trouveront probablement saugrenu, archéologique, que nous ayons eu à nous déplacer en magasin pour acheter un CD ou un DVD, afin d'écouter une chanson ou de visionner un film. Peut-être trouveront-ils également bien bizarre qu'il leur aurait été interdit en ce temps-là d'échantillonner, de mélanger, de modifier, de proposer "leur" version des oeuvres constitutives de leur culture ou des logiciels qu'ils utilisent dans leur vie quotidienne numérique. Cela rappellera un temps où nous étions des consommateurs très passifs, voire captifs, de culture et d'information. Ce temps paraîtra tellement figé et inconfortable. Et le paiement traditionnel associé à cet acte semblera un lointain souvenir.

La musique cherche son futur.

Les années récentes ont vu l’émergence et la cohabitation des nouveaux modèles : vente sur les plates-formes, iTunes en tête, abonnements, sites gratuits de streaming financés par la pub.

La quasi-totalité des contenus musicaux sont aujourd'hui, « légalement » ou non, pour la plupart disponibles en ligne. Sous une forme peu attrayante, en des copies de qualité aléatoire disponibles sur les réseaux "P2P", ou via des offres innovantes, le plus souvent acquittées au forfait, qui séduisent peu à peu les consommateurs.

J’aime aller sur le site Jiwa…

C’est, comme Deezer, un site commercial gratuit.

On y trouve des millions de titres en écoute libre. Comme sur Deezer ou MusicMe. Il n’est pas pourchassé par les majors, je peux même penser qu’elles l’ont inspiré et nourri. On gagnerait à savoir s’il rétribue équitablement les artistes. Il me permet d’écouter des albums entiers, sans limite, sans même avoir besoin de télécharger.

J’ai ainsi découvert au fil du temps Camille ou Rokya Traoré. J’y ai écouté gratuitement le dernier album de Carla Bruni.

C’est dire que l’on est loin du protectionnisme de votre texte, devenu furieusement ringard.

Mais surtout, comment irai-je expliquer à un adolescent qu’il peut écouter toute la musique du monde en streaming sans être inquiété, mais que télécharger et partager les mêmes titres devient grave et illégal ?

Pour qu’une loi soit pédagogique, il faut qu’elle soit crédible et juste.

La votre appartient déjà à la longue traine des lois aveugles.

J’en veux pour preuve ces innombrables idées fausses.


2.   LE CIMETIERE DES IDEES FAUSSES.


Les orientations que vous défendez exigent de notre part un réquisitoire global, argumenté et…implacable.

C’est une incroyable saga, avec ses rebondissements.

La controverse traverse tous les partis.

Je salue la constance depuis trois ans sous les pressions de quelques mousquetaires de la majorité.

Les derniers jours amenèrent le coming out du rapporteur de la loi DAVDSI, M.Vanneste, désormais adversaire irréductible de vos choix, la vibrante de dénonciation de Jacques Attali, le plaidoyer efficace de l’UFC-Que Choisir, ou le travail d’expertise citoyenne exceptionnel de la Quadrature du Net, porte-parole d’un très grand nombre d’internautes, et qu’on ne saurait mépriser et résumer à « cinq gus dans un garage », comme l’a fait un de vos conseillers bien loin de la société réelle.

Ce sont là des symptômes : il n’y a aucun consensus, en France, ni en Europe, autour de ce texte, mais au contraire un rejet massif, de multiples origines.

Et puis s’est déployé un débat normal, passionnant, au sein des groupes parlementaires, parfois partagés, au sein des partis politiques, faut-il s’en plaindre ? Le mien a tranché, enfin, et dans la bonne direction.

La première des idées fausses :

La loi DADVSI de 2006 garderait toutes ses vertus.

Non, il faut faire haut et fort le constat d’échec de la loi DADVSI.

Une évaluation sincère s’imposerait. Elle serait brève et peu coûteuse.

Un fiasco législatif qui témoigne de l’impuissance publique (c’était le titre prémonitoire il y a 20 ans d’un livre de Denis Olivennes) à appréhender les défis contemporains.

  *   Loi inappliquée et inapplicable
  *   Se reposant sur la magie des DRM : les mesures technique de protection, une stratégie suicidaire, comptable des années perdues
  *   Proposant comme réponse miracle le mirage des plate-forme de vente au morceau en ligne
  *   Défendant la sanction disproportionnée plutôt que l’innovation.


Voilà pourquoi la loi DADVSI doit être abrogée. Nous avons déposé un amendement pour cela.

Le faux consensus de l’Elysée devrait servir de rampe de lancement à cette loi.

Les sociétés d’auteurs et les FAI se sont mis d’accord sur la « riposte graduée », pas sur une meilleure rémunération des artistes.

S’y opposent, ceux qui n’étaient pas conviés autour de la table, dont le tiers état des consommateurs et des citoyens. Mais aussi les artistes-interprètes.

S’en démarquent plusieurs qui l’avaient signé sous intimidation, craignant les représailles –ils nous l’ont confessé.

Un accord interprofessionnel de cette nature peut-il à lui seul faire la loi, en particulier pour régir les rapports avec le public.

Le téléchargement, un bouc-émissaire facile

Henri Poincaré disait qu’ « on fait la Science avec des faits comme une maison avec des pierres ; mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison. »

L'élaboration de la loi, le difficile chemin vers l'intérêt général, sinon le consensus, ne seront probablement jamais des sciences "dures". Certaines pratiques scientifiques gagneraient peut-être cependant à inspirer l'action gouvernementale... Décréter n'a jamais force de preuve. Et comme nous le rappelle Poincaré, juxtaposer des faits ne vaut pas démonstration.

Il est pratique de faire du téléchargement le bouc émissaire de la crise de la culture.

Alors que le pouvoir d'achat des Français a fortement baissé depuis 2002, alors que les nouveaux moyens de communication ou plus simplement le loyer ou le carburant grèvent une part sans cesse croissante du budget de nos concitoyens, nous sommes aujourd'hui sommés de voir dans le seul téléchargement le responsable de tous les maux de l'industrie du disque. Cela est un peu court, pour ne pas dire inepte. Depuis 2005, je demande, avec mes collègues du groupe socialiste, qu'une mission d'information parlementaire dresse un panorama plus juste et équilibré que celui brossé à grands traits par les rapports commandés par quelques lobbies.

Sans ce nécessaire travail préparatoire, nous ne construisons pas la nouvelle cité numérique ou les auteurs et les artistes se voient conférés de nouveaux droits. Nous édifions plutôt à la hâte une version numérique des villages Potemkine pour le plaisir du Prince.

La bataille des chiffres fait rage.

Tant de causes expliquent ces tendances.

La gratuité de l’accès rendrait la rémunération de l’artiste impossible.

Or, dans ce nouveau monde, la gratuité n’est pas le vol.

Si elle n’est pas encore la règle, elle n’est plus l’exception. Le paiement sera-t-il bientôt une relique du passé ? L'accès contre paiement est-il un modèle dépassé ? Même si de nouvelles pratiques n'éradiquent jamais totalement les plus anciennes, ces questions méritent d'être posées et le constat d'une large gratuité de l'accès aux musiques et films peut être dressé.

La publicité, bien qu’évacuée de la télévision publique, a droit de cité sur les sites musicaux. De nouveaux éditeurs tentent de valoriser les œuvres et de créer des services autour de l’œuvre elle-même. Les sites de "streaming" permettant d’écouter la musique du monde entier, de regarder les films en flux, sans avoir à les télécharger préalablement sur son disque dur, apparaissent. Le téléphone mobile, le smartphone, l’ultra-portable sont des terminaux connectés en permanence à des sites de contenus illimités. « Pirater » et stocker des fichiers ne sont même plus nécessaire…

Dans une telle situation, imaginer rétablir l'ordre ancien de la rareté des copies par une loi répressive, c’est puiser l’eau avec un filet à papillon.

Cette loi permettrait de créer plus de valeur et de mieux rémunérer les artistes.

Aux artistes, on vend une grande illusion sécuritaire, là où il faudrait imagination et courage.

C’est pourtant ce que persistent à vouloir Nicolas Sarkozy et ses ministres jamais avares de textes inapplicables, en rédigeant de nouvelles lois prétendant endiguer l'irrépressible.

Vous défendez une loi de circonstance, une loi de commande.

Et les lobbies, eux, adorent retarder, ils trouvent toujours pour cela des partisans actifs ou des complices naïfs.

Les artistes ont raison de taper du poing sur la table, car le monde ancien s’effondre. Faut-il pour autant que de mauvaises réponses leur soient servies comme autant de somnifères ?

Qu'un nouveau moyen de communication bouleverse les équilibres et génère de nouvelles peurs n'a pourtant rien de neuf, et pour ne citer que deux exemples, les chaînes cryptées sur abonnement - Canal + - et la cassette vidéo devaient être les fossoyeurs du cinéma. Il n'en a heureusement rien été. En premier lieu, de nouvelles pratiques rémunératrices ont séduit les consommateurs en leur apportant plus de facilité. La location et la vente, hier de cassettes vidéo, aujourd'hui de DVD, ont rapidement généré une part significative des revenus des professionnels du cinéma. Sans offre attrayante pour le consommateur, qui reste dans l'écrasante majorité des cas également un citoyen, rien n'est possible. Ensuite, les gouvernements de l'époque ont su prendre leurs responsabilités et contribuer de manière décisive à la définition de nouvelles conditions de production et de nouvelles rémunérations plus adaptées. Nous vivons un moment semblable…mais la politique court derrière la société.


La « riposte graduée » serait un dispositif indolore.

La surveillance généralisée du net est, au contraire, une horreur juridique et une redoutable transgression

Mille motifs conduisent à rejeter cette loi injustement baptisée « Internet et création » : surveillance généralisée du net, absence de recours et de procès équitable avant coupure, identification hasardeuse des « coupables ».

Il est assez simple d’y voir l’amorce sans précédent d’une surveillance automatisée des échanges. Comme si l’hypersurveillance était notre horizon inévitable !

Le caractère encore très technique du sujet vous épargne la révolte générale des parlementaires attachés aux libertés. Mais prenez garde…les internautes, eux, ont compris.

A cela s’ajoute la triple peine : car, à la suspension de la connexion, s’additionnent la poursuite du paiement de l'abonnement ainsi suspendu et la persistance des poursuites civiles ou pénales.

La « riposte graduée » serait un dispositif applicable.

Ce système de contrôle est-il fiable ou au moins praticable ?

A titre d’exemple, il faut évoquer les vains efforts pour prévenir le téléchargement sur des bornes publiques wifi, à tel point que l’on envisagerait la création de "listes blanches" prétendant sélectionner les sites dignes de l'intérêt de ceux qui se connectent à l'internet par des points d'accès publics ! C’est un non-sens absolu, une architecture ubuesque que la plupart des états autocratiques sentent eux-mêmes –et heureusement- hors de portée.

La France serait isolée en Europe et au-delà.

Faux. Partout la controverse est publique.

En Europe, l'Angleterre, l'Allemagne ou encore la Suède ont, c'est vrai, envisagé un temps la mise en place d'une « riposte graduée ». Avant d'écarter, et de quelle manière, cette impasse.

Brigitte Zypries, la Ministre de la Justice allemand « ne pense pas que (la Riposte Graduée) soit un schéma applicable à l’Allemagne ou même à l’Europe. Empêcher quelqu’un d’accéder à l’Internet me semble être une sanction complètement déraisonnable. Ce serait hautement problématique d’un point de vue à la fois constitutionnel et politique. Je suis sûre qu’une fois que les premières déconnexions se produiront en France, nous entendrons le tollé jusqu’à Berlin. »

Pour Lena Adelsohn Liljeroth et Beatrice Ask , Ministres suédois de la Culture et de la Justice, « la proposition de donner aux FAI le droit et l’obligation de couper les abonnements à Internet des internautes dont la connexion a été utilisée de façon répétée pour des violations du copyright a été fortement critiquée. Beaucoup ont noté que la coupure d’un abonnement à Internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l’accès à internet est un droit impératif pour l’inclusion sociale. Le gouvernement a donc décidé de ne pas suivre cette proposition. Les lois sur le copyright ne doivent pas être utilisées pour défendre de vieux modèles commerciaux ».

(Beaucoup) plus loin de nous, la Nouvelle-Zélande a suspendu un projet de loi de ce type juste avant son application jusqu'à ce qu'une solution viable soit trouvée. Là bas, c'est le manque de preuve avant la suspension de l'accès à l'Internet qui a été déterminant.

Malgré ce catalogue d’idées fausses, une abondante propagande s’est abattue.

Elle prend la forme d’incroyables sophismes :

« La création va mal, le téléchargement, c’est le mal, donc combattre le piratage, c’est faire du bien à la culture ».

J’y vois une forme de jdanovisme mondain qui renseigne surtout sur la pauvreté de l’inspiration actuelle de notre politique culturelle.


3. LES NOUVEAUX DROITS DANS LA CIVILISATION NUMERIQUE : nos propositions


Mais le plus grave au fond, reste que tant d’intelligence collective ait été consommée en illusion sécuritaire, alors que les choix majeurs de politique culturelle sont laissés en jachère. Le temps est venu d’écrire les nouveaux droits d’auteur de l’âge numérique. Par un grand débat international, et non par un faux consensus forcé, fût-il dicté à l’Elysée.

Les vraies priorités

Nul ne conteste la nécessité de règles. Mais tout indique qu’elles doivent régir en priorité les rapports économiques, laissés en l’état de jungle, entre auteurs, artistes –dont les interprètes-, producteurs, éditeurs, géants du commerce informationnel et des réseaux de communication. Là plus que dans ce que vous nommez « piratage » se trouve le triangle des Bermudes qui engloutit les droits des créateurs, le respect dû aux œuvres de l’esprit et leurs rémunérations.

La bataille principale, ce n’est pas le piratage, mais plutôt le contrôle des principaux canaux de diffusion de la musique, et demain du cinéma. Aujourd’hui, Appel a conquis sa première place, presque monopolistique.

Lever les blocages.

Les créateurs et les artistes sont mal rémunérés dans les partages qui s’instaurent. Sur iTunes, près de 80% vont au producteur et une petite minorité aux artistes! La valorisation via l’offre commerciale ne décolle pas. En effet, les éditeurs peinent à accéder aux catalogues à des prix décents, et le coût des bandes passantes facturé par les opérateurs de télécoms restent prohibitifs.

Nombre d’artistes entreprennent de se produire eux-mêmes pour échapper à ce qu’ils considèrent comme un racket.

Ainsi, pendant que l’on traque l’internaute qui partage des fichiers musicaux à des fins non lucratives, un monde mal régulé, celui des échanges culturels marchands, peine à rechercher un nouvel équilibre des droits. Les prédateurs font la loi. Les faibles cèdent devant les puissants.

Défenseurs du droit d’auteur, nous devons le rester, avec intransigeance, à condition de ne pas nous tromper de bataille. L’univers numérique oblige à réécrire le droit exclusif et même le droit moral, pas à les supprimer, dés lors que l’on agit dans la relation commerciale.


Mais la nouvelle exception culturelle française ne passe pas par une dérisoire « riposte graduée », loi d’affichage, qui ne règle rien, ne rémunère personne et qui rejoindra, dans le cimetière des textes aveugles, la loi DADVSI de 2006 jamais appliquée.

Ouvrons plutôt dès aujourd'hui le chantier d'une contribution créative, dont les revenus manquent cruellement aux acteurs du monde de la culture, artistes qui ont choisi l’autonomie, producteurs indépendants et éditeurs innovants, pour réussir cette migration. L’abonnement à l’internet doit, pour quelques euros par mois, contribuer au financement de la création. Ce n’est pas une réparation, mais un juste équilibre, prometteur du nouvel âge de la culture que nos générations doivent conquérir.

L’internet doit financer la création

Je dénonce également l’absurde.

D’abord la taxe sur les opérateurs, votée ici même.

Je le dis aux artistes, aux producteurs, en particuliers aux indépendants, aux sociétés de droits, et d’abord aux citoyens, aux internautes, aux consommateurs et aux contribuables : c’est un détournement de fonds.

Financer la télévision publique grâce aux fournisseurs d’accès : c’est contre nature.

Ensuite, le coût énorme pour les FAI s’ajoute au coût de la Haute autorité.

En mettant bout à bout ces trois ressources, l’on assurerait un financement de la musique bien au-delà des désordres actuels.

****
Nous voulons défendre ici l’une des plus belles idées de notre temps : l’idée de l’alliance libre de l’Internet et de la culture. Ce sera notre contribution positive, pour échapper à ce cauchemar législatif, et surtout, pour préparer des temps meilleurs.

Lire la suite
52 réponses
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
ne pourrait t'on pas mettre un discours du coté opposé égalememnt...
Inscrit le 24/07/2008
284 messages publiés
Alors là, trop fort.
Comment ne pas adhérer au texte?
+1
Inscrit le 13/08/2002
22527 messages publiés
atlantis1959 > s'ils nous les fournissent ça sera avec plaisir
Inscrit le 24/09/2008
3280 messages publiés
Inscrit le 21/12/2005
1297 messages publiés
@ atlantis1959

Tu viens de te faire moucher la ! hi hi !
Inscrit le 11/03/2009
2 messages publiés
J'ai soucis le discours de ce Mr, et il est très très bon.
Inscrit le 11/03/2009
220 messages publiés
Très bien...sauf que s'ils sont minoritaires, ils sont minoritaires, et c'est ça qui va compter.
Inscrit le 12/02/2009
25 messages publiés
Pas mal du tout mais on sent qu'il s'essoufle vers la fin.
Il ne propose aucune mesure concrête comme l'autorisation de la copie privée pour ses proches (toujours interdite par la loi) et le passage plus rapide dans le domaine public.
Inscrit le 11/03/2009
1 messages publiés
j ai regardé cela en direct sur la chaine parlementaire, le discours de Bloche a littéralement pilonné Hadopi et Albanel à l'arme lourde, si numerama pouvait le mettre en ligne aussi ce serait pas mal, parce que c'est du costaud,démontage point par point à coup de canon, du collector.
Inscrit le 11/03/2009
1 messages publiés
Atlantis1959 je crois qu'à ton age (si ton pseudo se réfère à ton année de naissance, qui est comme la mienne) tu n'as toujours rien compris, alors que pour une fois le discours d'un politique montre qu'il a étudié le sujet et cherche un consensus entre toutes les parties sans recours à une loi répressive aveugle, imbécile et fondamentalement anti-démocratique et inique qui fait honte à ceux qui l'on élaborée
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
fourden...pas du tout...puisque il y a eu aussi de bon discours de l'autre coté.....
Inscrit le 10/03/2009
50 messages publiés
le texte de bloche etait excellent aussi. il est sur son site.
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
ben c'est pas difficIle CLM36...ON VOTE LA LICENCE GLOBALE..et puis c'est tout...enfin je veut dire que l'on légalise le piratage..comme cela il n'y aura plus de soucis du coté des téléchargeurs....
Par contre en échange on vire tous les employées qui travaillent autour de la culture...ainsi que tous les magasins existants que l'on ferment...on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre...et puis ...on légalise aussi la cam ...comme cela il n'y aura plus de deal.....et on laisse les portes des banques ouvertes...comme cela il n'y aura plus de problèmes de pouvoir d'achat...et aussi tu pourrais me donné tes clés d'appart pour que j'aille me servir dans ton frigo...lorsque j'ai plus rien à bouffé..
et si tu m'en empeche..je dirais que c'est anti démocratique de m'empéché de bouffé...et qu'il est répressif de me fermé la porte de ton frigo...
le problème est que comme cela t'appartient ben tu ne me laisseras pas faire...et pourtant...ce serait une super belle société si tu me laissais faire....LE PARTAGE !!!
Inscrit le 19/02/2009
981 messages publiés
"Il ne propose aucune mesure concrête "

C'est pour plus tard.

Là c'est juste la première étape obligatoire avec l'examen des nombreux amendements.
Et vu le ton qu'a pris la fin du débat et le vote final...(qui n'a rien d'étonnant),la loi passera mais dans un état qu'on ne peut encore qualifier.

Encore du fric et du temps perdu.
Le gros se fera fin mars...à nous de rester mobilisés.

Voir aussi le communiqué de QUE CHOISIR...qui prend en charge toutes les lettres censées être envoyées et demandent aux internautes d'aller en justice.

Çà ne fait que commencer.
Inscrit le 25/02/2009
20 messages publiés
Très bon discours, j'y vois juste une coquille , "Appel a conquis sa première..."
Inscrit le 15/08/2008
2583 messages publiés
Inscrit le 04/11/2008
51 messages publiés
Il est magnifique ce texte !
Inscrit le 12/03/2008
270 messages publiés
Ben bien sûr ils sont minoritaires. Pour qu'il ne le soient pas il n'y avait qu'une solution, voter pour eux aux législatives !
Maintenant on fait les surpris.
Inscrit le 11/03/2009
1 messages publiés
Inscrit le 11/03/2009
220 messages publiés
darius_france ...ben mpn député est PS, il est même pas venu...
Inscrit le 12/03/2008
270 messages publiés
@Roken
ouais mais le discours que tu viens de lire ,non seulement il a pas été écrit par un député de droite, mais 99% d'entre eux ne le comprennent même pas.Faut savoir ce qu'on veut!Maintenant bien sûr que c'est quasi perdu d'avance, mais la faute a qui ? Vous avez pas élu les gens qui sont de votre côté.Quand on est une poule on vote pas pour le loup, ou alors il ne faut pas se plaindre.
Inscrit le 11/03/2009
220 messages publiés
darius_france - Mais qui est ce "vous" ? Perso j'ai pas voté à droite, d'ailleurs je n'ai pas voté tout court, je n'étais pas majeure... Et ce que je voulais dire, c'est que même si j'avais pu voter à gauche, mon député qui est PS et à qui j'ai écrit ne m'a pas répondu et n'en a rien à faire.
Inscrit le 22/02/2009
3904 messages publiés
Un discours en or écouté par le gouvernement avec des oreilles bouchées...
Inscrit le 02/03/2005
4753 messages publiés
@atlantis "ne pourrait t'on pas mettre un discours du coté opposé égalememnt..."

Tu trouves que les nazes du camp d'en face ne balancent pas assez leur propagande pourrie sur tous les médias ? Tu veux qu'on en rajoute une couche ici ?
Inscrit le 24/02/2009
1324 messages publiés
Atlantis, tu confonds allègrement vol et contrefaçon, pièce unique avec réplication numérique.
Tu mets en avant la distribution classique qui risque de disparaitre, tu oublies l'invention de l'automobile et sa fameuse loi "red flag". Les cochers/majors remettent ça.
Tu plains les magasins, regarde bien les modifications d'agencement ces années-ci: VHS, écrans plat, PC, borne numérique...ils s'adaptent très bien. J'attends pour bientôt les bornes ou tu pourras télécharger mp3 et film sur clé USB ou carte SD ( ça t'en bouche un coin ?, les majors avec leur obscurantisme sont en train de perdre ce marché juteux), comme pour les photos.
Tu plains la destruction de la culture, mais sur cette planète il n'y a jamais eu autant de culture disponible depuis l'homo preums . Et ce ne sont pas les majors qui avantagent la diversité et l'accès, c'est même une des reproches qu'on leur fait.
Oui, les majors vont s'adapter ou mourir.
Oui, les artistes vont trouver une autre maniérè de financement, passer plus de temps sur scène, vendre sur internet, faire de la valeur ajoutée : plusieurs pistes sont a explorer. Les "gros" qui vivent sur leurs rentes vont devoir partager avec les petits nouveaux. Mais cette loi fait l'impasse pour ne pas forcer les majors a rémunérer correctement les créateurs.
Et si tu aimes tant cette loi, je te conseille de relire un certain message qui a fermé le clapet d'Enter. Et te demander si tu veux vivre comme ça, si tes enfants doivent vivre comme ça.
Inscrit le 01/10/2004
1419 messages publiés
@djeffouille : bien sûr que oui, qu'ils viennent publier leur texte ici, Kad les y invite ! Mais... qu'ils n'oublient pas qu'ils sont sur son site, et qu'ils acceptent le débat. J'ai comme un gros doute, là...
@Atlantis : en ce qui me concerne, n'importe qui peut venir prendre ce qu'il veut sur mon disque dur, je m'en balance pour une raison très simple : ça sera encore sur mon disque dur. Et des milliers de personnes peuvent le prendre ça n'y changera rien. Quant à mon frigo, il risque de se vider assez vite. Mais si c'est pour partager son contenu avec des gens qui jouent le jeu, c'est à dire qui font de même, ça sera avec plaisir. Le problème dans une société humaine, c'est qu'il y en a toujours un qui se croit plus malin que les autres et qui dit : "non, ça c'est à moi, personne n'y touchera". Et celui là, il pourrit les idées les plus généreuses.
Inscrit le 24/02/2009
1324 messages publiés
Ah oui, pour les petits curieux, les bornes de location de film, musique, images, sonneries...pleins de formats, avec pré-visualisation, paiement a la carte ( abonnement possible avec pseudo+password ) puis transfert sur clé ou carte SD ou mise a disposition d'un CD/DVD est à l'étude.
Chouette hein ? les rayons CD/DVD vont se réduire comme peau de chagrin, les magasins ne s'en plaignent pas, les clients vont pouvoir faire leurs courses tranquilles en sachant ce qu'ils achètent,en ayant un choix énorme, un prix tout a fait correct et même pouvoir acheter 24/24, 7/7 sur la borne extérieure.
Mais ces crétins de majors foutent le bordel.
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
ben les gars....pourquoi j'acheterais sur vos bornes ??????
Je suis pas assez con pour cela....je peut tout avoir GRATUIT..!!!
Vous croyez que je vais m'emmerder a me servir de ma clé usb ?
ensuite..
ca va pas la tête..
moi, si j'ai tout gratuit, j'achète pas.
lorsque j'écoute de la musique gratuite sur le net par deezer ou autre...je l'écoute point barre..je ne l'achète pas ensuite..
de plus, je ne vais pas au concert, trop cher...
c'est pas demain la veille que tu pourras téléchargé sur une clé usb de la HD....
moi, je veut de la qualité, pas du compressé...c'est de la merde.
c'est comme si on me vendait de la viande hachée congelée.
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
pour finir...pourquoi allé sur une borne exterieure alors que tu en a une chez toi et gratossssss !!! vous êtes à coté de vos pompes ou quoi ?
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
ANAGRYS cela tombe bien....j'aurais aussi besoin de ton boulot et de ta bagnole pour transporté ton frigo...le mien est en panne..
çà c'est démocratique...moi..je prend que du gratuit !!!! rien d'autre.
Inscrit le 17/09/2008
827 messages publiés
We supayre kikoolol Luc Besson, mais ta gueule on t'as reconnu ...

Va râler sur ton fesse bouc, t'es bon qu'à ça et pleurer sur un plateau de tv.
Inscrit le 25/02/2006
80 messages publiés
Un texte magnifique où l'essentiel est dit !
Inscrit le 12/03/2009
1 messages publiés
@atlantis1959

tu nous prends pour des gros cons avec tes analogies de merde

dialectiquement :
1 c'est mal barré pour toi qui lèche le cul des majors, ces voleurs
2 c'est bien pour nous qui conchions cette future loi et ces mêmes voleurs http://sebmusset.blo...ns-lhadopi.html
Inscrit le 17/09/2008
827 messages publiés
Pirater c'est bien mais ça ne suffit pas : il faut répandre la bonne parole autour de nous !

Piratons les prods Besson, Universal et en règle générale, tous les emmerdeurs qu'on se cogne en boucle dans les médias qui les sucent bien forts. Oui je sais c'est sale de mettre ses mains dans la merde, mais c'est le prix à payer pour se débarrasser des étrons.

Piratons pour les faire crever, parce qu'il est temps de gicler les vrais voleurs.
A la prochaine avant première d'une prod besson, allons lui dire tout le bien qu'on pense de ses merdes bourrées de clichés, cassons lui l'ambiance de sorte à lui apprendre la peur.

La peur est notre alliée, et tu vas l'apprendre Luc . Te voila devenu le héros de tes "films".

A la casse Besson, A la casse les profiteurs du divertissement.
Inscrit le 12/03/2009
4 messages publiés
Voici le discours du coté opposé demandé.
Où l'on voit que le député UMP Franck RIESTER dit:
"L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels"
http://www.assemblee...sp#P2050_461524
Inscrit le 10/03/2009
3 messages publiés
Ouffff, comme quoi on peut être un homme politique et comprendre le numérique, son avenir et la révolution qu'il impose.

Merci de poser de vraies questions et de recentrer le débat sur ce qu'il devrait être.
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
de quoi me parles tu...nzee...je ne ferais que ce que vous faites...je vais finalement peut être me rangé de votre coté...je compte me mettre au chomage ...enfin non..j'y ai pas droit..mais par contre j'ai droit au RMI...et ensuite je téléchargerai..et c'est pas toi qui va m'en empéché...
ensuite pour l'exemple des bornes....je ne suis pas sur un banc d'école...je dis simplement que je ne suis pas assez con pour acheté lorsque je peut l'avoir gratuit..c'est si difficile à comprendre çà ?
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
Pour finir , je n'ai jamais été pour les majors....je les pratiquent depuis 12 ans..alors autant te dire que je les connais certainement mieux que toi...qui ne fait finalement que suivre les moutons sur ce forum....et je ne suis pas non plus complètement pour cette loi...puisque il y avait d'autres solutions alternatives avant...mais que personne n'a voulu écouté certains professionels par peur d'être dérangé...alors maintenant d'emmerdé vous avec votre merde.
moi ce qui est sur....c'est que je ne payerais plus rien....et cela n'a rien à voir avec la loi ou avec les majors....chacun sa merde...puisque c'et comme cela que cela se passe dans notre très cher pays.
Inscrit le 26/02/2009
116 messages publiés
Tu sera le polémiste absolu...A défaut d'être drôle.
Je pense qu'on à tous compris que ta vie est difficile, que tu sais mieux que personne comment fonctionnent les majors(mais bon, tu ne vois que l'aspect de ce qui t'était imputé en tant que commercant, ta vision est donc très limitée...).
Des solutions alternatives avant--->sources?
Oui, de meilleures productions, des prix moins élevés, des offres suivement le dévellopement mental et technologique.
Libre à toi de ne payer plus rien, c'est pas ici qu'on t'en tiendra rigueur, mais ne vient pas nous rabbattre les oreilles avec ta sempiternelle habitude de te mettre en illuminé au dessus de la masse de pauvres moutons que nous sommes.
Car là ou toi choisis la facillité, nous restons en dépit de tout les plus gros consommateurs, et ce malgrès des moyens limités..

Pour la dernière fois, je ne vois pas en quoi une license globale assurant un revenu plus que décent en rapport des revenus actuels
serait un diable.Je me fouttrait de savoir mon salaire jamais augmenté si j'ai l'assurance de pouvoir garder mon job a vie!
Inscrit le 23/09/2006
2658 messages publiés
c'est gentil de laisser le public s'inviter à l'assemblée pour prononcer des discours

mais après ils rentrent chez eux hein, pour laisser les VRAIS députés vter (vrai député = député de l'ump qui est d'accord avec la ministre, tous les autres sont des gus dans les garages de groupuscules libertaires séditieux)

ps: c'est du sarcasme, au cas ou vous auriez pas compris
Inscrit le 22/09/2005
1990 messages publiés
@Atlantis
J'ai écouté sur Deezer (les escrocs....) et j'ai acheté ce que j'aimais et pas plus tard qu’aujourd’hui en plus... Par contre c'est sur, dans mon choix, pas de Johnny, Mireille, Patrick, et autre sous marins de droite eux c’est sur que même si il faisait un truc pas trop mal je prendrais pasâ€
¦ Et oui camarade Sarkolâtre, le débat aujourd’hui est idéologique, et la droite la plus bête du monde va encore le gagner, elle va encore se ridiculiser et nous, pauvre délinquantsâ€
¦ Et bien nous avons en une seule lecture du texte trouvés tous les moyens ou presque pour rendre cette proposition totalement caduqueâ€
¦ Le prochain pas sera la coupure d’Internet parce que les copains du présidents ils sont toujours pas content !

Au fait, et l'abus de bien social du souverain/président qui par en vacances au frais de la princesse et en plus ce fait payer l'hôtel par un narco banquier ? Tu le place ou sur ton échelle de morale ? avant ou après un étudiant qui crève la dalle et qui "aurait" télécharger un pov' film parce qu’il ne peut se payer le cinéma...

DVD ou coquillettes il faut choisir camarade !
Inscrit le 10/02/2009
10 messages publiés
Heu, Atlantis c'est bien la daubasse que Luc Besson a tourné en 1991 ?
Et 1959 c'est bien son année de naissance - le 18 mars si j'en crois Wikipédia, cette saleté d'encyclopédie crypto-marxiste ;-) ?

Bon,au début on pouvait croire qu'il y avait volonté de polémiquer ou de débattre, mais là c'est un troll avéré.
En plus de balancer contrevérités sur contrevérités, Atlantis1959 oscille, comme son idôle, entre un poujadisme des plus abjects et un discours réactionnaire qui doit même déborder celui des députés UMP (chômeurs, RMIstes, pourquoi pas pédophiles et consanguins ?!).

Si une saine modération l'envoyait paitre ailleurs, ça allègerait le déroulé des comm et éviterait de gaspiller notre temps de cerveau disponible.
Non ?

Merci
Inscrit le 06/04/2007
2583 messages publiés
Putain de discours

Atlantis, tu ne vois pas au-delà du prétexte, certes honorable, de défendre les artistes et la culture mais ce que je vois c'est une société fliquée et la négation des libertés individuelles. La France s'honore d'être le pays des droits de l'Homme, il serait temps qu'elle le prouve en rejetant un projet de loi qui, parmi tant d'autres, arriveront à te faire regretter le temps de l'ORTF et des flics à chaque coin de rue !

La culture n'est pas une marchandise et les lobbys ne sont pas les artistes !
Inscrit le 12/03/2009
2 messages publiés
Contrôle - Sanction
Arrêter de télécharger ?
Quand on sait que fumer c'est une perte d'argent, que ça pue, que c'est une perte de temps et que ça rend malade, et qu'autant de personnes continuent...comment imaginer qu'elles arrêtent de télécharger gratuitement des fichiers qui font du bien, distraient, cultivent...et enrichissent leurs précieuses médiathèques...
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
e_ther....une saine modération ???
ben dis donc...t'appelle cela une république toi ?
Modérer des personnes qui ne sont pas d'accord avec toi...on appelle cela comment d'après toi ???
Ouahhh c'est cuba ICI ... merde alors...la pensée unique....le partage.....tu veut pas partager ma femme aussi gratuitememnt ???
Inscrit le 22/09/2005
1990 messages publiés
Et oui camarade, bienvenue dans ton monde, individualisme, et loi du plus fort Au fait c'était bien le journal de TF1 ce soir ? Non je dits ça parce que dans le genre organe du parti ils sont meilleurs que la Pravda !
Enfin bref, il est payé pour faire ca le clone de Besson et comme ici il ne peut pas se prendre une tarte par la milice, pardon police du parti parcqu'il ne pense pas comme la "masse". Il se lache, le lâche... (je sais c'est facile), le pauvre, il est brimé... même par sa femme, vu qu'il demande à "télécharger" celles des autres La sienne est peut être trop chére pour le service proposé, un peu comme pour la culculture défendu par la ministre et ses commanditaires UMP et autre membres du Fouquet's club...
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
ouh làlà....charo....c'est quoi ton métier ? professeur ?
la milice ? police du parti ? commanditaires ? camarade ?
Ben déjà le mot camarade je m'en méfie.....j'ai déjà donné...merci !
tout un plat ...pour pas grand chose...la pravda ?
ben dis donc....va vivre en russie...tu vas voir comment ca se passe..tu vas pleurer là.
Inscrit le 12/02/2009
443 messages publiés
La liberté individuelle.....chez vous c'est la liberté de baisé l'autre !!!!
Inscrit le 29/11/2003
6285 messages publiés
@atlantis1959
Le ton que tu emploies est fort peu courtois. Il est nécessaire que tu te ressaisisses atlantis1959.
Inscrit le 22/09/2005
1990 messages publiés
Il faut qu'il se ressaisisse... Comme sa ministre de la culculture ?

Encore un point commun avec la milice...
Inscrit le 02/03/2009
698 messages publiés
remarquablement dit! chapeau monsieur le député
Envoyer

Tous les champs doivent être remplis.

Tous les champs doivent être remplis.

Tous les champs doivent être remplis.

Télécharger
SC MP3 - WAV Converter
Encoder ou convertir - Convertir des MP3 au format WAV
 
eMule 0.49c [ScarAngel]
eMule (et mods eMule) - Un mod eMule basé sur Xtrem
 
GameGain
Utilitaires de jeux - Optimisation du système pour les jeux-vidéo
 
AutoClick
Raccourcis clavier - Cliquer automatiquement sur une zone de l'écran
 
Pando
Courrier email - Envoyez des fichiers lourds par e-mail
 
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC