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dronarg
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P.Olisbo, le 22/05/2012 - 19:09

dronarg, le 22/05/2012 - 16:51
(...)

Quant à la sécurité, les humains font plus de morts sur la route que les robots.


Sources ? Et surtout, d'un point de vue statistique, comment comparer les humains aux robots, vu le peu de robots conducteurs ???


Exact pas facile de comparer.
Quoique il y a déja de l'électronique embarquée qui gère les freins, la direction ... et peu de gens sont morts du fait de défaillances.

J'ai le sentiment que la google car est moins dangereuse que bien des conducteurs. Les humains au volant c'est sur ca fait des morts tous les jours.
 
Severe, le 22/05/2012 - 15:07
C'est bien que la France ne reste pas à la traîne.

En tant que technicien je n'ai pas confiance en ces gadgets, mais c'est l'évolution technologique et il faudra s'y faire.


Elle a l'air d'y être à la traîne quand même. 2012 au Nevada et 2018 en France et encore si on a de la chance...


Quant à la sécurité, les humains font plus de morts sur la route que les robots.
 
Perso, je ne suis plus tout à fait aussi catégorique que je l'ai été concernant Hadopi, et je la vois maintenant effectivement en grande partie comme "pédagogique". Pour autant, je trouve comme vous que MMM dépasse un peu les bornes en la "limitant" à ce rôle pédagogique.

1) ce n'est pas le but que lui donnaient ses supporters.
2) la riposte "graduée" n'est pas, comme vous le soulignez parfaitement, une alternative aux poursuite, mais une "punition" supplémentaire.
3) le moyen juridique de défaut de sécurisation est bel et bien une "solution technique" de contournement des limitations posées par les fondements même du socle juridique français.

Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs. La partie sanction étant déjà prise en charge par les lois sur le droit d'auteur me semble suffisante. Cet aspect dans l'Hadopi me semble donc complètement superflu.

2) que l'approche par la pédagogie et l'amélioration de l'offre légale me semble bien plus prioritaire.

Bref, MMM ferait mieux de se la boucler au lieu de défendre les aspects les plus grotesques de l'Hadopi, alors que d'autres le méritent mieux.



C'est un point de vue mais :

1) Faire respecter le droit d'auteur oui mais quel droit d'auteur ?
Celui qui donne des droits jusque 70 après la mort ?
Pourquoi le droit d'auteur est il plus long que le droit d'un brevet industriel ?
Pourquoi pas 10 ans ? Cela suffit pour gagner de l'argent.

2) Lutter contre le piratage ? Qui sont les pirates ?
Ceux qui essayent de vendre aussi cher ou voire plus cher des oeuvres dématérialisées alors que les coûts de diffusion/stockage ont disparu ?
Ceux qui influent régulièrement sur les parlements pour allonger les droits d'auteurs et vivre de rentes indues. Ca rapporte de vendre des auteurs morts.
Ceux qui vendent au prix fort des oeuvres déja amorties et payées par le public 100 fois ?
Ceux qui veulent faire payer les morceaux de musique à chaque écoute (c'était le projet à la base dans les DRM) ?


3) Pédagogique ?
Totalement contre pédagogique en fait.

Comment expliquer que le progrès technique a donné (ENFIN) le moyen à l'humanité de diffuser le savoir et la culture massivement à tout le monde en respectant la rémunération des auteurs par une licence globale ...
... et que l'on va continuer à diffuser au compte goutte et limiter les échanges ?


Hadopi protège les vrais pirates et profiteurs.
Hadopi donne une vision passéiste des choses.
 
C'est LE SUJET N
°1 devant tous les autres.

Internet et le numérique vont nous faire changer de civilisation comme l'imprimerie et le moyen âge.

Alors décider comment orienter les choses pour multiplier la création, multiplier les échanges et la diversité, faire progresser l'humanité ou bien rester dans l'ancien monde étroit et fermé de diffusion au compte goutte et avoir encore un temps de retard et se demander encore pourquoi on se traîne ...

Je pense qu'il n'y a pas de sujet plus élevé à ce jour.
 
Ils se moquent du monde. L'édition numérique leur coute bien moins cher que le format papier. Pas d'impression, pas de transport, pas de libraire ....
 
Limiter le droit d'auteur à 10 ans après la création de l'oeuvre, la moitié de la durée d'un brevet (qui demande tout de même plus d'investissements). Celà laisse largement le temps de rentabiliser avec les ventes. Ensuite domaine public.
 
En voila une bonne idée.

Quand les auteurs (et tout le monde) vont se rendre compte que les éditeurs ne sont pas si utiles que ça ...
 
Ces films devraient être dans le domaine public.
Leurs auteurs et producteurs ont été rémunérés depuis longtemps.

C'est honteux de demander encore de l'argent pour ca.
 
Sera t il nécessaire que le film The Artist soit protégé jusqu'en 2120 (environ) pour rémunérer ses auteurs.

2017 ne serait il pas une date suffisante ?
 
Il suffit de ne plus acheter aucun ouvrage en provenance de cette maison d'édition.
 
J'oubliais, pour la faisabilité technique de la licence globale pas de souci. Aujourd'hui on sait le faire avec Radio et TV on saura le faire pour internet.

Et même la Sacem est en mesure de se déplacer physiquement au fin fond de la france pour percevoir ses droits alors pour la licence globale ou c'est automatisé, ... super facile.
 
yt75, le 23/01/2012 - 14:53
la licence globale :
- quoiqu'on en dise aucune mesure effective d'écoute ou de consultation des oeuvres possible à mettre en place, surtout dans l'environnement "longue traîne" actuel, et encore plus au dessus d'une infrastructure de piratage où on oublie un peu trop souvent de le dire, aucune référence commune de type ISBN, ISAN, IMDB, ISWC n'est utilisée pour les oeuvres et éditions.
- Une mise en place de mesure effective impliquerait donc le flicage global et généralisé dans le fait que l'état mette son nez dans la bibliothèque (video disco sito thèque) de tout le monde si mesure efficace.



Je n'arrive vraiment pas à comprendre cet acharnement à vouloir "casser" le rapport direct public/artistes et auteurs associé à l'achat à l'acte "coup de coeur ou pour essayer" d'une oeuvre, et à mettre l'état en grand collecteur superviseur resdistributeur entre les deux (surtout quand derrière tout cela il n'y a que des excuses techniques spécieuses et propositions techniques infaisables).


Ce n'est pas le rapport public / artistes qui est visé mais le mode de diffusion des oeuvres qui limite l'échange entre les personnes alors que cet échange est aujourd'hui devenu illimité.
On cherche à brider la capacité d'échanger sous prétexte qu'on avait l'habitude de vendre des copies matérielles rares. Or la copie numérique est abondante et gratuite. Elle ne peut plus être le vecteur de transmission de la richesse.

A noter au passage le nombre d'acteurs devenus obsolètes parce que leur rôle se limitait à fabriquer et vendre des copies.

Le jour ou la duplication des baguettes de pain sera gratuite et illimitée à partir de blé, les boulangers disparaitront et on ne gardera pas les boulangers à vendre des fausses baguettes pour assurer le financement des producteurs de blé. On trouvera un autre moyen sans boulangers.
 
Ce doit être pour rémunérer les auteurs comme on nous l'explique sans cesse.

Ah ils sont en poussière depuis longtemps. Pas grave il y a toujours des poches avides pour prendre.
 
WickedFaith, le 23/01/2012 - 09:58
dronarg, le 23/01/2012 - 09:39
Aujourd'hui à quoi sert l'éditeur ? Il fait juste une pré sélection des auteurs. Il devient juste un établissement de critique littéraire. Mais il n'y a plus rien à avancer. On peut créer un pdf et le mettre sur le marché.

Et tu ne crois pas que ça mérite un salaire ?
As-tu déjà été sur un site d'écrivains débutants ? Difficile de trouver des écrits de qualité. Es-tu prêt à payer un livre sans avoir la moindre garantie que le contenu est vaguement potable ?

Par ailleurs, tu oublie que les maisons d'édition offrent d'autres services, comme le marketing et l'assistance juridique...


Bien sur que ca mérite salaire mais :
- le passage par l'éditeur n'est plus obligatoire. N'importe qui peut lancer un livre sans frais.
- d'autres acteurs peuvent tenir le rôle (des distributeurs comme amazon, des chaines de télé, des radios , des sites web sur la littérature ...) et certains le feront gratuitement ou presque
- l'éditeur n'a plus de droits sur l'oeuvre c'est l'auteur qui les récupère.

Au final un prix qui peut être divisé par trois ou quatre et plus d'argent pour le créateur.
 
Super idée.

Ces "market" fermés sont un vrai risque pour la liberté.
 
dronarg, le 23/01/2012 - 09:39
zig, le 23/01/2012 - 08:54

Le problème, c'est qu'eux ont probablement réfléchi -avec des spécialistes du domaine- pendant un petit peu plus longtemps que 10 minutes et se sont aperçus que ce n'était pas si simple que ça. En particulier, croire que l'on peut résoudre un problème uniquement en rajoutant une taxe est une utopie complète.






Au final avec toutes les économies à réaliser, la licence globale sera excédentaire et les auteurs mieux rémunérés qu'auparavant.

C'est loin d'être une utopie.



Mais on conçoit que c'est un cauchemar pour tous ceux qui profitent grassement du système aujourd'hui et qui ne seraient plus rémunérés à ne rien faire.
 
zig, le 23/01/2012 - 08:54

Le problème, c'est qu'eux ont probablement réfléchi -avec des spécialistes du domaine- pendant un petit peu plus longtemps que 10 minutes et se sont aperçus que ce n'était pas si simple que ça. En particulier, croire que l'on peut résoudre un problème uniquement en rajoutant une taxe est une utopie complète.


Il y a fort à parier que les "spécialistes" du domaine ont également une réflexion amoindrie sur le sujet.
Ils gagnent aujourd'hui beaucoup d'argent sur le dos de la société et ont donc peu intérêt à voir évoluer le modèle.

Quoiqu'il en soit, l'humanité a créé le moyen de diffuser le savoir et la culture pour un coût nul.
On ne peut de ce fait continuer à asseoir le modèle économique sur la vente de copies (ou le paiement à l'unité) et limiter cette capacité à échanger et faire circuler l'information. C'est le postulat de départ.

La rémunération des auteurs ne peut plus passer par de la facturation à l'unité ou à l'acte et la limitation des échanges. C'est contre productif pour la société puisque cela bride tout le monde pour le bénéfice d'une infime minorité. Il faut inventer un autre modèle.

Et cet autre modèle est bien plus économique pour tous. Il supprime l'étape édition / copie.

Aujourd'hui les éditeurs voudraient bien se mettre dans la poche le gain technologique. Vente au même prix des éditions dématérialisées.


Et bien la bonne nouvelle c'est que les éditeurs sont moins utiles. Leur disparition/évolution permet :
- de baisser le coût global
- d'améliorer le gain pour l'auteur.


Exemple avec les livres.

Hier un livre nécessitait un investissement avec risque. Il fallait faire une édition papier d'un certain volume avant de vendre. L'éditeur endossait ce rôle et avançait les fonds et prenait les risques. Normal qu'il soit payé en retour.

Aujourd'hui à quoi sert l'éditeur ? Il fait juste une pré sélection des auteurs. Il devient juste un établissement de critique littéraire. Mais il n'y a plus rien à avancer. On peut créer un pdf et le mettre sur le marché.


On peut également réfléchir à la limitation des abus de droit que constitue par exemple la durée du droit d'auteur.
Et également mettre bout à bout tout ce qui est financé par l'état directement ou indirectement.

...


Les sujets de réflexion et d'évolution ne manquent pas.
 
Règlement de comptes entre truands donc.
Des voleur qui pillaient le tas d'or d'une bande d'escrocs.
 

Si Mr. Hollande ou un autre trouve un compromis entre Hadopi et le Public : tout le monde y gagne. Seuls les majors y trouveront à redire quelque soit l'issue des choses car ils n'en ont jamais assez.



Un compromis ?
On en est bien loin.

Voila un candidat téléguidé directement par des lobbyiste de l'industrie artistique.

Ces derniers ont réussi à créer de l'or à partir de pas grand chose. En gros la collectivité finance tout et ils empochent les recettes:
- droits d'auteurs abusifs
- interdictions de partage
- contributions abusives (Même l'éducation nationale doit payer pour illustrer la formation des enfants)
- financements publics de la (soi disant) création. L'impôt finance directement le business.
- régime spécifique d'assurance chômage pour les intermittents (c'est la collectivité qui paye la moitié ou les trois quarts des salaires)
- Encaissements directs par la Sacem et équivalent
- Taxes diverses sur les supports


AUCUNE industrie en France ne révérait de tels droits et avantages.

Et au final les bénéfices sont 100% pour une petite minorité + qques stars milliardaires.

Juteux marché et en plus avec un investissement souvent très limité.


Peu de raisons que celà change par la suite. Ca fait plus de cinquante ans que ca dure.
 
Comme ils sont très financés par le public, on les fonctionnarise et les bénéfices sont reversés à l'état. Ca vous va?
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