U. Harkogansk-Malatesta

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"Tant que le législateur s'opposera aux pratiques rendues possibles par la technologie, en s'accrochant à une vision obsolète du droit d'auteur, il échouera à revitaliser l'économie créative et portera atteinte aux libertés fondamentales", J. Zimmerman, Quadrature du Net.
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Par U. Harkogansk-Malatesta - 3690 messages - Ouvert le 30 novembre 2011
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blablablabla...

On connait le refrain, toto : tous des pourris, seul internet a la puissance du crâne ancestral, il faut être "jeune et moderne", sinon point de salut. Ou comment l'inculture politique et la prétention ignare prétendent faire table rase de plusieurs décennies de constructions démocratiques et idéologiques.

Blaireau.
Comment va le souverainiste rétro-aéré Asselineau ? Toujours à trépigner sur l'Europe ?

(clap clap clap fait le smiley)
C'est vrai, et tu as raison de le souligner.

Toutefois, Numérama n'encadre pas l'expression quasi-quotidienne de millions d'internautes, ce qui fait une petite différence avec FB...
J'ai carrément la gerbe en lisant ça. Kinect est la tête de pont de toute une génération de devices encore plus intrusifs. La fin de l'inviolabilité du domicile, le contrôle de plus en plus poussé de l'utilisateur, et au bénéfice de qui ? "Les publicitaires, les producteurs"...

Le rappel de l'aveu de Patrick Lelay est très opportun.

La publicité est avant tout une nuisance. Qu'on la rende active, ou ludique, pourquoi pas d'ailleurs. Le cerveau serait moins passif, l'encéphalogramme moins plat si au moins il avait un effort à faire lorsqu'il est exposé à la publicité (comme on est exposé à de la radioactivité d'ailleurs, qui n'a jamais expérimenté l'agression des couleurs criardes, la hausse brutale du volume, les injonctions à consommer, des écrans de pub ?).

Mais si le prix à payer pour cette légère redynamisation des neurones, c'est une intrusion permanente via cette saleté de Kinect, ohoooh Crosoft, va te faire fouuutre !!

Y a vraiment des gens qui vont pousser la servitude volontaire jusqu'à se transformer panel vivant, en sondé permanent, en cobaye perpétuel pour les maîtres du capitalisme informationnel ?
Il y a infiniment plus d'obscénité dans les modèles économiques de Facebook ou Apple, que dans tout le pr0n du web.

Le sondage est foireux, il aurait fallu ajouter une question :

1 - est-ce que Google et Apple ont "la responsabilité morale et culturelle d’interdire la nudité" ?
2 - est-ce que Apple et Google devraient écouter les souhaits de leurs utilisateurs avant de décider quels contenus autoriser ?

3 >> est-ce qu'Apple et Google devraient se contenter de proposer des outils de filtrage parental, et accueillir les contenus qu'ils refusent actuellement, en raison de leur poids sur le marché de l'expression publique ?
L'apathie des gouvernements s'explique par l'apathie des consommateurs. Tant que ceux-ci ne traduisent pas en exigence politique le respect de leurs droits et prérogatives, et donc que les politiciens n'identifient pas d'enjeu électoral, il ne se passe malheureusement plus rien.

J'en veux évidemment bien plus aux gouvernements, dont la mission est notamment de protéger la population contre les stratégies d'encapsulage ou d'intrusion des acteurs privés, qu'aux consommateurs qui n'ont pas toujours l'information, le réflexe, la volonté ou l'énergie pour résister, mais tout est lié.

C'est ainsi que les gouvernements des démocraties dites "libérales" laissent les opérateurs privés en faire des ploutocraties "néolibérales". Bien sûr, les gouvernements sont complices, ils y puisent là de quoi se maintenir au pouvoir, par collusion d'intérêts avec les industries, par clientélisme, et par déploiement de stratégies sécuritaires par ailleurs.
Ah bah je suis d'accord, la plupart du temps, le principal allié de l'éditeur abusif, c'est le consommateur grégaire ou lobotomisé.

Le marché veut des consommateurs atomisés, individualisés, uniquement obsédés par la satisfaction immédiate de leurs envies - pas de leurs besoins, de leurs envies. Le marketing ne s'adresse donc pas à l'intellect, mais à l'affect. Seul, on est esclave de ses pulsions, on y cède donc puisque le système dit qu'il est bon d'y céder. C'est un capitalisme de la pulsion, qui ne vise plus à subvenir à des besoins, mais à alimenter des pulsions. Les besoins se rationalisent collectivement : les pulsions, non.

La parade, c'est de se regrouper, de créer ou de renforcer des associations existantes, de déployer un discours sanitaire, remettre de l'intelligence, dénoncer les stratégies de consommation compulsive, bref, se structurer un peu pour combattre l'atomisation consumériste et contrebalancer le bourrage de crâne marketing qui nous conduisent à racheter un portable à 600 € tous les deux ans, raconter nos vies sur des réseaux sociaux prédateurs ou commander des jeux vidéos qui nous enferment et nous consomment...
Exactement. Il faudrait qu'on rappelle aux gens ce que signifie la vie privée, et l'inviolabilité du domicile, notamment en termes de libertés civiles et publiques. Familieri parlait plus haut de conditions "totalitaires", mais c'est exactement ça.

Quand on organisme prétend avoir un oeil dans votre salon, une oreille dans votre chambre, et contrôle la façon que vous avez d'utiliser des choses que vous avez achetées, vous ne pouvez plus prétendre vivre en liberté.

Si en plus d'autres organismes contrôlent voire interceptent vos correspondances (électroniques), tracent tous vos déplacements et les enregistrent, filtrent ou surveillent vos accès à l'information quelle qu'elle soit, vidéosurveillent vos déplacements... vous avez également cessé de vivre en démocratie.

Et quand toutes ces informations seront regroupées, que ce soit pour "améliorer le service", pour "renforcer l'expérience utilisateur", pour "centraliser l'information", ou pour "lutter contre le terrorisme / la pédophilie / etc.", c'est fini, game over, le techno-totalitarisme entrevu par les cyberpunks règne en maître.

La seule parade, c'est que seul l'utilisateur ait le contrôle de tout ça. Seul l'utilisateur doit pouvoir contrôler comment il utilise tel ou tel produit acheté en ligne (ou irl d'ailleurs). Ce n'est ni le réseau, ni l'éditeur qui doit contrôler l'usage. Par contre dev/tty, je te confirme qu'avec le cloud, ça fait déjà un moment qu'on a quitté la vente de logiciels pour entrer dans "l'âge de l'accès", des accès payants contrôlés à distance non pas par nous, mais par les éditeurs des services. Et ça, c'est un changement fondamental dans notre façon de concevoir l'économie. Et le pouvoir, tout simplement.
WTF ? Tu peux me suggérer un lien ? Je la connais pas celle-là...
C'est amusant : hier soir finalement j'ai retrouvé des piles entières de CD gravés, essentiellement de la musique, sur lesquels au gros feutre j'avais marqué "dans ton cul Pascal !"

Ils sont vieux de 10 ans ces CD, ce qui signifie que l'autre imbécile avec sa gueule de ravi de la crèche, nous les gonfle depuis déjà plus de 10 ans avec sa propagande indigente.

Tiens, au sujet de l'offre légale : http://scinfolex.wordpress.com/2013/05/12/le-mirage-de-loffre-legale/

Dans ton cul Pascal !
J'ai pris soin de dire qu'en matière musicale, l'offre légale est "encore trop insuffisante", j'ai pas dit que c'était aussi sinistré que l'offre de VOD...

Maintenant, est-ce que les prix sont suffisamment bas et le service suffisamment de qualité pour concurrencer le téléchargement non autorisé... pas évident.

Quand tu dis "l'offre est là et ne demande qu'à se développer", je corrigerais : la demande attend des responsables de l'offre qu'ils la développent encore plus. ça dépend pas de nous, mais d'eux...
Tiens, ce soir j'vais jeter un oeil au catalogue de sa boîte, et si je trouve des choses qui m'intéressent, hop, download sauvage.

J'essaie souvent de voir comment payer l'artiste derrière le fichier que je télécharge (faut dire que je recours souvent aux netlabels), mais là, grâce aux propos de Pascal, "ses" artistes vont faire exception.
Ou pas du tout, si tu mesures le nombre de "digital natives" qui ne trouvent rien à redire aux machins d'Apple, de Google, de la RATP, d'Universal ou de Sony...

Dans 30 ans, malheureusement, je crains que le téléchargement illégal soit devenu le cadet de nos soucis...
Il suffit de s'y connaître un tout petit peu en cinéma pour trouver l'offre légale de films totalement indigente.

Il suffit d'avoir une culture musicale un minimum développée pour trouver l'offre légale de musique encore trop insuffisante.

Bien sûr, pour des gens comme ce con de Nègre, le public veut regarder les Choristes, Intouchables ou Fast & Furious 17. Pour des gens comme ce con de Nègre, le public veut écouter Psy, Madonna, Christophe Maé et Lady Gaga.

Il est là, l'enjeu de ces questions : qui définit ce qu'est l'art audiovisuel, l'art musical : les artistes et le public, ou des intermédiaires qui prétendent écouler les fichiers numériques ?

Va te faire enculer, Pascal, vraiment.
C'est ça, confier mes empreintes diitales à un industriel privé..... Fume !!
Pour les gens comme Pascal Nègre, c'est un peu pareil : pauvre, inapte, faignant, fraudeur, tordu, malade, pirate...
Bref, Pascal, mon couillon, on te roule dessus, toi et ta firme de merde, on écrase tes conceptions de racketteur archaïque, on méprise ta propagande de petit marquis, et on va continuer jusquà ce que ta tronche de clown rejoigne ton modèle économique dans les chiottes de l'histoire.
Il est ahurissant ce pauvre con. On discute du rapport Lescure, des problématiques du droit d'auteur sur les réseaux, de l'insuffisance chronique de l'offre légale... et ce type arrive toujours avec des propos simplistes et insultants - je rappelle que cette merde n'est pas un forumeux quelconque perdu dans un brouhaha internétique, mais le représentant en France de l'industrie du disque et boss d'Univsersale : il devrait un peu mieux parler à ses clients...

En attendant, vous savez où je lui carrerais bien son cactus...
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