|
|
|
MySpace Music ou l'anti-licence globale
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 30 septembre 2008 à 13h36
![]() ![]() une soit-disante impossibilité de compter les téléchargements des oeuvres : c'est toi ratatium qui va nous idre ce qui a été téléchargé sur les PC des chaque particulier ?
une soit-disante incapacité de la licence globale à subvenir aux besoins de la création : aujourd'hui chaque oeuvre est remunérée au plus juste de sa diffusion au public, avec la licence legale que vous defendez ce sera les plus gros qui recupereront la tres grosse majorité de la somme... enfin raratium il faut pousser un peu plsu loin la reflexion...
Plusieurs sociétés se vantent déjà de le faire. Et les ayant droits se basent même sur les chiffres communiqués par ces sociétés pour appuyer leurs plaintes. Le truc, c'est que dans tous les cas ils sont menteurs : soit c'est impossible et ils basent leurs plaintes sur des chiffres complètement bidons, soit c'est possible et leur principal motif officiel de refus de la licence global est bidon.
Sauf erreur de ma part : - les concerts sont taxés au forfait et la répartition se fait au sondage, sauf si on donne la liste exhaustive des oeuvres interprétées (mais adieu les bis, ter, et autres improvisations sur le programme) - la musique diffusée en public (par les commerces principalement) est taxée au forfait et la répartition est faite au sondage. - la rémunération copie privée est taxée au forfait (même montant pour chaque CD vierge, qu'il contienne 1000 titres super compressés, ou 1 titre, ou pas du tout) et la répartition se fait au sondage. - les radios sont taxées au forfait (je ne sais pas si la communication des playlists est obligatoire pour la répartition ou si elle peut se faire au sondage). Que les artistes qui ont du succès soient mieux rémunérés que les autres, c'est logique. La licence globale, c'est aussi la possibilité de rendre visibles des artistes moins connus, qui auront alors une chance d'être plus visibles et s'ils plaisent une chance d'être rémunérés (voire grassement rémunérés, pourquoi pas), alors qu'actuellement ils touchent peau de zob. ![]()
Certaines radios et la télé paient à la seconde, titre par titre, sur playlist. Celles qui brassent beaucoup d'argent (RTL, EUROPE 1, RADIO FRANCE, etc.). Pour le reste tu es globalement dans le vrai. Ce que vient de faire Myspace en excluant les indépendants qui ont bati son succès, est absolument maléfique.
Mais ça n'empeche pas qu'une plateforme commerciale majeure, peut tenir front aux Majors et mettre à pied d'égalité (dans la distribution au moins) les petits comme les gros. L'exemple parfait étant iTunes, ou même AmazonMp3 (même si elle ne distribue pas mondialement encore), ou eMusic (quoique celle ci ne contient aucun catalogue des Majors). on peut parfaitement savoir le nombre de downloads à partir du moment où on met en place des serveurs "officiels"
deezer ou myspace savent très bien combien de fois ont été écouté chaques chansons de chaque artiste, il n'est pas très compliqué de connaitre le nombre de téléchargement/écoute d'à...“uvre. Ajouter à celà quelques statistiques tirées d'un panel représentatif de site et de réseaux peer2peer et on devrai arriver à une estimation des plus précises du téléchargement des à...“uvres... donc ça n'a rien d'infaisable, si l'on ne cherche pas une précision au millième de pour cent, c'est même relativement simple à faire.
Ensuite je ne vois pas en quoi la licence légale favorise les plus gros au détriment des petits... bien, au contraire, comme expliqué dans l'article il sera plus difficile pour les majors de mettre en avant certains artistes par rapport à d'autres.
Si , justement on cherche la précision au millième de pour cent, parce que si c'est pour reproduire les mêmes "sondages" et "panels" flous qui favorisent mystérieusement les mêmes Jaunie DAlliday, c'est pas la peine, vaut mieux guarder le système actuel. "avec la licence legale que vous defendez ce sera les plus gros qui recupereront la tres grosse majorité de la somme... "
Lapsus interressant, mais je crois qu'à l'heure actuelle se sont les plus gros qui touchent. Je crois qu'il y avait eu un article sur un mec deguisé en oiseau qui avait vendu quelques milliers et qui n'a rien vu revenir, alors que Johnny & consort, ça à pas l'air d'être la faillite. Pour ce qui est de compter les DL, pour la partie P2P ça va être caliente, mais en cas de licence globale, plein de site offriront des interfaces pour accéder aux fichiers, donc via leur logs il y aurait moyen de faire des stats non ? ![]() "avec la licence legale que vous defendez ce sera les plus gros qui recupereront la tres grosse majorité de la somme... "
Bah du moment que tu peux surfer et dl ce que tu veux, rien à foutre que ça change pas et que les major continuent de s'en mettre plein les poche...c'est le but de la manà...“uvre non ? Osef de ce que touche ce sous employé qu'est l'artiste!! Je pense l'avoir bien résumé là ![]() alors vous etes ok pour qu' lon espionne ce qui se passe sur le reseau P2P ? la vous m'etonnez je pensais que vous trouviez ca anti liberté individuelle ?
![]()
Pas besoin "d'espionner" à partir du moment où tu décides de te connecter à un serveur officiel... Tu te sens espionné si tu fais ta déclaration de revenu en ligne ? la lgo suppose par exemple une plateforme publique de téléchargement. point, la on sait qui est dldé et c'est tout et le revenu global est reversé au nombre de dl par visiteur unique.
sinon, je crois que certaines compagnies se vantaient d'être capables de savoir au chiffre près le nombre d'oeuvres dldés. ben voila, suffit d'appliquer cette méthode de manière transparente et légale afin de reverser justement le produit de la recette de la lgo. la ou on veut pas du flicage, c'est le principe d'associer l'ip avec l'adresse physique, ainsi que d'épier l'activité de la ligne. si la supervision se fait au niveaux de trackers officiels, publics et légaux alors y'a aucun soucis. Evidemment que la licence légale ou globale n'est pas un choix technique mais un choix politique, un choix de politique culturelle !
A partir du moment où tu considères que la production de musique et le développement d'une carrière d'artiste nécessite des investissements en amont, tu dois mettre des ressources en aval. Si tu ne permets pas aux producteurs (au sens large : artistes, musiciens et créateurs compris) de fixer leur tarifs et de maitriser leur distribution (en aval) tu auras beaucoup de mal à trouver des investisseurs (en amont). Seuls les artistes suffisamment riches pourront investir sur leur propre carrière, ou l'Etat, le Prince, le mécène, le sponsor, la marque... D'où une réduction de la diversité culturelle !!!! ![]() D'abord je ferais remarquer que ce sont déjà les plus gros qui perçoivent le plus et qu'il n'est pas illogique que celui qui a le plus de succès gagne le plus d'argent même si parfois on trouve cela injuste parce qu'on le trouve nul.
:-) L'important est que le système de rémunération soit profitable à tous et le mécanisme de la Licence Globale comportait le reversement d'un certain pourcentage (20 %, 30 %, à définir par le législateur) à la création, formation, spectacle vivant, etc. Petits rappels sur la Licence Globale qui a été l'objet d'études sérieuses de faisabilité :
[message édité par Makhno le 25/09/2008 à 16:39
]
C'est celaaaaa oui...... La très grande majorité respecte tellement les règles qu'on en est rendu à la licence globale.... ![]()
Tout à fait. Chacun est libre de choisir d'être poursuivi pour contrefaçon : 300 000 € d'amende, 3 ans de prison... d'assumer ses responsabilités...
Si déja cette menace (si elle était vraiment appliquée) n'empêche pas les gens aujourdhui de continuer à pirater, je ne vois pas en quoi elle les empêchera de ne pas respecter la licence globale "optionnelle". ![]()
Elle n'est pas appliquée parce que nous vivons une situation hypocrite et ambiguë. Il est politiquement inefficace et impopulaire de poursuivre quelques boucs émissaires tombés au hasard par malchance. Je te renvoie au site qui héberge les documents que j'ai mis en lien. Tu y trouveras des sondages qui indiquent que la plupart des internautes sont prêts à payer parce qu'ils estiment légitime de rémunérer les créateurs. Un système de licence globale aurait le mérite de clarifier les choses et de rendre des poursuites justifiées aux yeux du public puisque les tricheurs le feraient en connaissance de cause, ceci malgré une alternative peu onéreuse et respectueuse du droit des artistes et des producteurs. ![]()
Je dirais : Avant d'être racheté par le géant News Corp, le site s'est formé grâce à des milliers de boulets pas capables de se faire eux-même un site web de qualité raisonnable, qui se sont tourné vers une solution technique aussi pauvre et gerbante ! ![]() Donc c'est major ou abandonne tes droits ? (Je suis allé visiter le site de the orchard, je n'ai pas l'impression que ce site puisse accepter de la musique non produite aux USA).
Qu'en pense la SACEM de tout ça ? Pour mémoire, la loi française (et US) est claire : Diffusion de musique = rémunération des ayants-droits. C'est même la base (officielle) de la chasse aux pirates. Si seuls les majors sont rémunérés, alors tout titre SACEMisé (ou apparenté Alors, que fait la SACEM ?
C'est à peu près ça. En plus "The orchard" est un agrégateur de GROS indés, souvent distribués justement par les dites Majors. Alors que sur sur iTunes (et ses compétiteurs directs) , il est possible de se faire distribuer même sans label (en passant par des agrégateurs bien sur) En gros on peut dire que les Majors ont "acheté" Myspace quasiment. C'est leur joujou privé. ![]()
C'est l'Amérique ! Pas de droit d'auteur, tout appartient aux producteurs donc pas de SACEM. Il faudra voir comment ils vont transposer dans les pays de droit d'auteur (grosso modo : Europe moins Grande-Bretagne et Irlande). Le tarif SACEM est en général autour de 8 % ; 2,5 % pour les majors ?
Kékekoi ? ASCAP et BMI tu connais ? ![]()
Le Copyright ? Tu connais ?
L'English tu connais ?
![]()
Tiens donc c'est clairement une "évolution" de la licence globale qui initialement autorisait uniquement les citoyens à diffuser la musique SANS contrepartie commerciale. Si on accorde le droit à tous de VENDRE (ou faire des bénéfs sur) la musique des majors sans autorisation ce n'est plus DU TOUT la même loi qu'il faut préparer ! Cependant je défend moi-même la thèse selon laquelle il faut accorder une "licence légale pour Web Radio". Une licence automatique qui permettrait a n'importe quelle Web Radio de diffuser la musique des majors en échange d'un reversement sur leur Chiffre d'Affaires qui serait nécéssairement publicitaire puisqu'il ne VENDERAIENT pas la musique des majors mais ne feraient que la diffuser. En un mot : la Licence Globale est morte avec DADVSI ! Vive la Licence Web Radio ! ![]() "Ils contrôlent ainsi la concurrence et amoindrissent la diversité de l'offre musicale en utilisant tout leur poids sur le marché pour favoriser une poignée de services qui deviendront incontournable aux yeux du public, parce qu'ils proposent les chansons les plus populaires."
C'est pas ce qu'ils font depuis toujours ? ![]() musling>> Si, sauf qu'ils se fondaient sur un système matériel avec des coûts de reproduction inaccessibles au commun des mortels, et donc par la même une rareté existante.
Or, maintenant, avec la dématérialisation, cette rareté n'existe plus de fait de coût de reproduction/diffusion proche de zéro, un temps de repoduction/diffusion très faible, la non dégradation de la copie, et le fait qu'il n'y a pas de dépossession de l'oeuvre, donc ce système devrait disparaître au profit d'un autre modèle économique, mais ils le refusent en bloc, parce qu'ils ne l'ont pas vu venir et ne sont pas du tout prêts à le vivre (ils ont même laisser des boîtes comme Live Nation leur piquer la gestion des parties les plus rentables de la carrière de la plupart de leurs stars... Seri>> C'est exactement ça, d'où le fait que plein de gens s'étranglent de rage quand les même mecs nous expliquent que la licence globale peut pas marcher à cause de l'impossibilité d'une répartition équitable, alors que les majors expliquent, par l'intermédiaire de leurs succursales genre Big Champagne, Overpeer and co, qu'ils sont capables de donner des chiffres fiables de tous les dl sur les différents réseaux, surtout les 2/3 plus connus (bt, ed2k, gnutella). ![]()
Lire l'étude très détaillée de Big Champagne pour la SPEDIDAM que j'ai laissée en lien plus haut. Ils affirment pouvoir faire des statistiques pays par pays beaucoup plus pointues que les sondages en s'appuyant sur la masse considérable des échanges. Plus l'échantillon est gros, meilleur c'est. ![]()
Je sais, je confirmais et insistait lourdement là-dessus en indiquant qu'en plus c'était bien hypocrite parce que le principal argument des majors/ayant-droit contre la LGO c'est qu'ils prétendent qu'ils ne sont pas capables d'obtenir ces chiffres et donc une répartition correcte. Traitez moi de parano si vous voulez, mais j'ai bien peur qu'ils (les décideurs) savent pertinemment qu'ils peuvent avoir des chiffres fiables (bien plus que maintenant) et que c'est bien ce qui les embêtent, parce qu'ils sont très différents des chiffres pipeaux qu'ils balancent pour le moment. NIDLE...gros projet myspace avec 12 featurings du monde entier!!!!!
Ça fait vraiment plaisir du bon son comme cela...à tester et en plus un TOUR DU MONDE GRATUIT en octobre 2008!!!!ENORMEEEEE! http://www.myspace.com/nidle
Et sinon t'a essayé chez Drucker ? ![]() Mouais...
Honteux : aucune place pour les indés ou les autoproduits (sauf à passer par The Orchard, qui si ça se trouve ne signe même pas d'artistes non étatsuniens...), or, à ce que je sache, au niveau juridique, les droits d'auteurs (vous savez, ce truc sur lequel ils s'appuient pour justifier leur chasse au pirate, DADVSI et autres HADOPI) ne se limittent pas aux seuls artistes signés en major... Je pense qu'il faudrait que se crée une union entre tous les syndicats de producteurs indépendants au monde (comme l'UFPI en France), une union des artistes indés et autoproduits, et une union des sociétés d'auteurs (SACEM, GEMA, SIAE, STIM...) dont la majorité des adhérents ne travaillent pas pour les majors, pour ENSEMBLE faire valoir le droit de TOUS les artistes, et pas juste d'un "happy (?) few" sélectionné par je ne sais quel directeur art... euh directeur commercial à une juste rémunération. Le modèle de financement par la pub est un bon modèle, maintenant le numérique permet de l'étendre à tous les artistes, alors pourquoi - à part d'évident intérets des majors - limiter le système à ces dernières ? Exigeons une alliance public-artistes-indés-sociétés d'auteurs pour que le droit à une rémunération équitable, basée sur le financement par la publicité et non basé sur les sondages, soit un droit pour tous (autoproduits, indés et majors) dans la société 2.0 Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
Sujets liés :
LES + RECHERCHÉS
A VOIR AUSSI
Télécharger
total video converter,
aspirateur youtube,
ground control,
windows 7 gratuit,
mp3 to converter,
voissa anonymo,
ssc service utility,
logiciel alcatel,
Accès rapide :
Communication |
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
|
Disponible dans un premier temps uniquement aux Etats-Unis, le service MySpace Music s'appuie sur le catalogue des quatre majors pour proposer l'écoute gratuite et illimitée de chansons en streaming, financée par la publicité. Mc Donald's, Sony Pictures, State Farm et Toyota sont ainsi les premières marques à acheter des campagnes sur le service musical qui compte s'appuyer sur une audience globale de 120 millions d'utilisateurs.
MySpace Music "proposera à terme un vaste catalogue de contenus premiums et promotionnels, de nouveaux outils de partage entre utilisateurs, et la possibilité pour les artistes de développer leurs revenus, à travers par exemple le merchandising et la vente de places de concert", indique la société dans un communiqué, qui précise qu'une "sélection de fonctionnalités tels que le nouveau player music et la nouvelle interface, est rendue disponible mondialement dès aujourd’hui".
Les quatre majors et MySpace se sont par ailleurs associés à Amazon pour l'achat et le téléchargements de fichiers MP3 sans DRM. Cet accord doit permettre de fragiliser un peu plus la position de force d'iTunes sur le marché, puisque seule EMI a autorisé la firme de Cupertino à vendre ses morceaux sans système de protection contre la copie. Tous les morceaux protégés vendus par Apple ne peuvent être lus que sur un iPod, alors que les fichiers MP3 vendus par Amazon sont bien sûr compatibles avec l'ensemble des baladeurs MP3 et téléphones mobile du marché.
L'antithèse de la licence globale
Mais voilà, MySpace Music pose de sérieuses questions éthiques et juridiques. Avant d'être racheté par le géant News Corp, le site s'est formé grâce à des milliers d'artistes et de labels indépendants qui ont fait la notoriété du site en y exposant leurs chansons. MySpace ne les oublie pas d'ailleurs dans son communiqué, en rappelant qu'il "compte plus de cinq millions d’artistes issus de majors, de labels indépendants ou non signés". Mais ces indépendants-là sont exclus de la joint-venture et ne recevront pas leur part des revenus publicitaires générés par MySpace. Le seul effort consenti a été d'intégrer les 1,3 millions de chansons du catalogue de l'agrégateur de musique indépendante The Orchard, qui a signé un accord avec le site mais n'est pas intégré au capital de la joint-venture. Les artistes et les labels indépendants qui souhaitent bénéficier d'une part des revenus générés devront donc obligatoirement s'en remettre au seul The Orchard, sans possibilité de négocier les conditions financières. En dehors des quatre majors et de cet intermédiaire, point de salut.
C'est exactement ce que les partisans de la licence globale souhaitaient éviter. Sans licence globale, les majors du disque (qui contrôlent plus de 80 % de la musique enregistrée vendue dans le monde) ont en effet la possibilité de sélectionner au cas par cas les prestataires qui peuvent diffuser leur musique en ligne, et d'exclure tous les autres en les menaçant de les poursuivre en justice s'ils proposent leurs chansons en écoute ou en téléchargement. Les quatre majors peuvent ainsi négocier âprement leurs autorisations, en exigeant des quelques heureux élus que leur catalogue musical soit le mieux possible mis en avant sur le service, au détriment des catalogues des maisons de disques indépendantes. Ils contrôlent ainsi la concurrence et amoindrissent la diversité de l'offre musicale en utilisant tout leur poids sur le marché pour favoriser une poignée de services qui deviendront incontournable aux yeux du public, parce qu'ils proposent les chansons les plus populaires. Les autres, ceux qui exposent le catalogue des artistes indépendants mais ne disposent pas des droits sur les catalogues des majors, sont condamnés à la marginalité faute d'attractivité.
Avec une licence obligatoire comme la licence globale, les majors du disques n'auraient plus la possibilité légale de s'opposer à ce que des services proposent leur catalogue en téléchargement ou en streaming. La licence serait en effet accordée d'office à tous les services qui le souhaitent, en contrepartie de la taxe payée par les fournisseurs d'accès à Internet. Les majors du disque n'auraient donc plus aucun contrôle sur le marché, et seraient progressivement noyées sous la masse des artistes et des labels indépendants placés pour la première fois sur un pied d'égalité.
C'est pourquoi le refus de la licence globale n'est pas un choix dirigé par des considérations technologiques (une soit-disante impossibilité de compter les téléchargements des oeuvres), ou par un choix économique (une soit-disante incapacité de la licence globale à subvenir aux besoins de la création), mais par un choix de politique culturelle. Celui de l'appauvrissement de l'offre au bénéfice d'une poignée d'industriels.
Lire la suite