Un nouveau 1929 ?
Sujet ouvert par namer - Dernière réponse le 20 mars 2008 à 18h46
Mobilisation aux Etats–Unis pour tenter d'enrayer la vague de défiance
LE MONDE | 18.03.08 | 10h01 • Mis à jour le 18.03.08 | 11h22 New York, correspondant

Wall Street a vécu, lundi 17 mars, comme tétanisée l'annonce du rachat en catastrophe de Bear Stearns (BSC), la cinquième banque d'affaires américaine, au coût dérisoire de 236 millions de dollars, par son homologue JP Morgan. Une opération de sauvetage entièrement "portée" par la Réserve fédérale (Fed) – une première dans l'histoire américaine. Vendredi, alors que BSC faisait appel à la Fed pour éviter la faillite, le banquier Robert Rubin (Citigroup), ex-secrétaire au Trésor de Bill Clinton, expliquait : "Nous entrons en terrain inconnu." De fait, lundi, la nouveauté de la situation s'accompagnait d'immenses incertitudes.

Septembre 2007. Panique des clients de la banque britannique Northern Rock. Le gouvernement britannique se décide, en février 2088, à la nationaliser.

Octobre-novembre 2007. Les grandes banques mondiales commencent à déclarer de lourdes pertes.

Décembre 2007. Les banques centrales mondiales lancent une action concertée pour injecter des liquidités.

Mars 2008. La Fed de New York vole au secours de la banque Bear Stearns, finalement rachetée par JP Morgan.


Du coup, la Bourse américaine a été indécise tout au long de la journée. L'indice DowJones a terminé la séance sur une légère progression (0,18 %) et le SP500 a, lui, perdu 0,90 %. Dans la foulée, mardi 18 mars, les places asiatiques étaient aussi incertaines. Tandis que Tokyo enregistrait une hausse de 1,50 %, Shanghaï perdait autant. Les Bourses européennes se reprenaient en début de journée, avec des hausses en moyenne supérieures à 1 %.Trois questions prédominent à Wall Street. Quelle est l'ampleur exacte du désastre généré par l'effondrement des titres adossés aux prêts hypothécaires à risques (subprimes) ? Des chiffres circulent : 400, voire 600 milliards de dollars.

Ensuite, après avoir reçu lundi à la Maison Blanche Ben Bernanke, le président de la Fed, et Henry Paulson, le secrétaire au trésor, George Bush a affirmé : "Nous montrons au monde que les Etats-Unis maîtrisent la situation." Mais qui y croit encore ?

Jusqu'ici, les mesures prises par la Fed n'ont pas enrayé la crise. D'où la dernière question : si celles annoncées le week-end et la nouvelle baisse importante de taux attendue mardi s'avèrent inefficaces, le système financier américain est-il menacé d'effondrement ?

Lundi, BSC devait présenter son bilan trimestriel. L'annonce a été reportée sine die après la reprise par JPMorgan. En revanche, quels comptes vont annoncer, mardi, Lehman Brothers et Goldman Sachs ? Même s'ils ne sont pas "trop durs" en termes de dépréciation d'actifs, le problème est que les investisseurs ont perdu confiance dans ces annonces. Quant à l'intervention de la Fed dans la reprise de BSC, elle suscite pêle-mêle des réactions de stupéfaction, d'admiration, et de vives inquiétudes.

"LE GRAND RENFLOUEMENT EST DEVANT NOUS"

Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, et Dominique Strauss-Kahn, président du FMI, ont félicité la Fed pour son audace et sa célérité. Reste un doute : au Royaume-Uni, pour sauver la banque Northern Rock de la faillite, le gouvernement la nationalise; aux Etats-Unis, pour éviter un sort identique à BSC, la Fed avance 30 milliards de dollars à un acheteur privé, JPMorgan, et prend à sa charge le risque encouru sur les titres spéculatifs de l'établissement en faillite. "Une superbe affaire" pour l'acquéreur, a jugé Charles Hintz, analyste vedette du gestionnaire de fonds Sanford Bernstein, qui valorise la valeur réelle de BCS à 7,7 milliards de dollars.

"Quel choc !, dit Peter Kennen, professeur d'économie à l'université de Princeton. Il fallait empêcher la faillite de Bear Stearns, qui en aurait entraîné d'autres. Mais la méthode est un terrible précédent. La Fed devra-t-elle récidiver ? Je connais depuis longtemps Ben Bernanke . Mais là, il semble agir dans l'improvisation. Nous vivons une situation inédite où seul l'Etat peut sauver le secteur privé. Mais plus personne n'a de visibilité, car les pertes réelles des investisseurs sont inconnues."

David Rosenberg, économiste en chef de Merrill Lynch, évoque "le passage de la prévention de crise à la gestion de crise". Et cela, explique à l'agence AP Anil Kashyap, professeur de gestion des affaires à l'université de Chicago, dans une situation où "le secteur bancaire américain manque maintenant de capitaux". Peter Kennen craint, lui, que la situation débouche sur "une défiance internationale vis-à-vis du dollar", plongeant l'Amérique dans une "chute du revenu" pour de longues années.

"Le grand renflouement est devant nous", annonce le célèbre chroniqueur économique du New York Times et porte-voix de la gauche démocrate, Paul Krugman. Encore faut-il "renflouer le système financier, pas les gens qui nous ont plongés dans cette pagaille".

A Wall Street, une dernière crainte commence à apparaître : des banquiers d'affaires et des gestionnaires de fonds spéculatifs finiront-ils en prison ? "Nous en parlions au déjeuner, dit M. Kennen. C'est désormais concevable." S'estimant lésé par les termes du rachat, un employé de Bear Stearns a déposé lundi une plainte en nom collectif. Un investisseur a fait de même, accusant BSC d'avoir maquillé ses comptes. Le milliardaire britannique Joseph Lewis, qui estime avoir perdu 1 milliard de dollars dans l'affaire, a jugé lundi que le rachat de BSC, dont il détient 10%, ne se ferait pas – il doit être finalisé d'ici à fin juin.

Première mesure annoncée par JP Morgan : son intention de se séparer de la moitié des 14000salariés de la banque rachetée. Bank of America, qui a acquis la grande caisse d'épargne Countrywide, au bord de la faillite elle aussi, prévoit, de son côté, une vague de "concentrations" bancaires aux Etats-Unis.

Sylvain Cypel
35 réponses
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Première mesure annoncée par JP Morgan : son intention de se séparer de la moitié des 14000salariés de la banque rachetée. Bank of America, qui a acquis la grande caisse d'épargne Countrywide, au bord de la faillite elle aussi, prévoit, de son côté, une vague de "concentrations" bancaires aux Etats-Unis.

Et c'est une bêtise monumentale...car ils vont revenir à la situation de 1929: les Usa avaient une production énorme, mais trop peu de gens (dans le pays et à l'extérieur) pour acheter les produits et services. A vouloir toujours produire plus sans créer ou maintenir les emplois qui soutiennent cette croissance, on en revient au même scénario.

La course au profit va s'autodétruire. Et les spéculateurs n'auront pas à se plaindre, puisqu'ils font tout pour y arriver.
[message édité par Elisheva le 18/03/2008 à 13:27 ]
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Vu le nombre de gens qui achètent un truc ou un autre aux Etats Unis en profitant du cours du dollar, l'éventuelle surproduction trouvera facilement à s'écouler. D'autant que les Etats Unis, comme les autres ont largement délocalisé leur production.

On est plus dans le monde de 1929. Ce qui ne veut pas dire qu'on va éviter d'aller droit dans le mur.
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On n'a pas fini de parler de cette crise du crédit immobilier que déjà on entend parler de la suivante qui promet d'être dévastatrice. Il s'agit de la crise des crédits liés aux cartes de crédit.

L'engagement des banques est encore plus important que pour le crédit immobilier. Il serait 3 à 4x plus important que celui qui nous préoccupe actuellement.

Je vous déconseille d'investir dans la future IPO (introduction boursière) de Visa, mais libre à chacun de choisir en qui faire confaince.
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On n'a pas fini de parler de cette crise du crédit immobilier que déjà on entend parler de la suivante qui promet d'être dévastatrice. Il s'agit de la crise des crédits liés aux cartes de crédit.

L'engagement des banques est encore plus important que pour le crédit immobilier. Il serait 3 à 4x plus important que celui qui nous préoccupe actuellement.

Je vous déconseille d'investir dans la future IPO (introduction boursière) de Visa, mais libre à chacun de choisir en qui faire confaince.

Qu'est ce que tu appelles le crise des crédits liés aux cartes de credit? Des revolving?
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Malheureusement même au niveau d'une toute petite boîte comme la nôtre on commence à ressentir sérieusement les effets de la crise. C'est clair qu'on est au bord au bord d'une crise de très grande ampleur, mais ce qui est "rassurant" c'est que pour le moment elle se décante par pallier, pas comme en 29. Le Cac 40 a perdu 20 % depuis le début de l'année, si ça se passe comme ça en douceur ça pourrait limiter les effets dévastateurs, et c'est ce que cherchent à faire les banques centrales. Mais il manque pas grand chose pour que tout s'enflamme.

Je vous le dis comme je le pense : j'ai peur.
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Faudrait voir ce que donnes la consommation dans les autres pays développés. En france c'est pas gagné déjà, quid de l'allemagne, angleterre et autres ? Je pense pas que les pays comme la chine ou l'inde même avec leur croissance importante pourraient absorber la déficience du marché nationale américain. Je doutes encore plus pour le maghreb, j'oublie l'afrique. L'amérique latine peut-être ? (mouais bof) Les grandes fortunes pétrolières non plus pour la grande majorité des offres puisqu'ils sont à priori plutot tournés vers le luxe. A rajouter aussi le fait que les différentes productions nationales des différents pays devront elles-aussi être écoulées, ce qui sous-entend soit que la consommation augmente pour pallier celles des américains (auqel cas les us sont vraiment trop mauvais puisqu'il serait les seuls à subir une baisse. Vu que ce sont les leaders mondiaux c'est plus qu'improbable), soit que la consommation intérieure se casse la gueule de partout quasiment en même temps. Ce ne serait donc pas forcément exactement comme 29 mais on peut quand même bien le sentir passer.
Un gros bémol pour le pessimisme quand même : c'est pas 14 000 personnes au chomage qui vont changer les choses surtout aux us. Faut donc voir ce que font les autres banques et les effets sur les entreprises.
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L'inconvénient d'un descente par pallier c'est qu'on peut pas anticiper ni savoir quand ca va s'arrêter. Je me demande si a long terme ce sera pas plus destructeur qu'un grand crash après lequel il ne reste plus qu'à reconstruire.
Sauf erreur de ma part, au début des années 90, le Mexique connait un déficit commercial qui augmente au fur et à mesure que la population gagne du pèze et s'équipe de matériel importé. Il arrive facilement à attirer des prêteurs attirés par un taux d'intérêt élevé et un développement intensif. Le peso reste surévalué. Quand le Mexique a dû dévaluer le peso, fin 1994, les investisseurs ont flippé, et ont retiré brutalement leurs billes, créant une crise de liquidité et jetant le pays dans une crise importante. Le Mexique s'est retrouvé dans l'incapacité de rembourser les emprunts en devise et s'est trouvé en cessation de paiement. Ses créanciers étant de nombreuses banques étrangères, on a frôlé l'effet domino (faillites bancaires successives).

La crise a été jugulée rapidement par le FMI qui a effectué un prêt massif (Je ne sais plus combien de milliards de dollars !) complété par une ligne de trésorerie de la FED (la banque centrale américaine) de 10 milliards de dollars.

Ce qui différencie la crise mexicaine de 1994 et la crise des subprimes, c'est qu'en 1994, le périmètre de la crise était parfaitement cisconscris à l'état et aux banques mexicaines et potentiellement quelques grandes banques qui avaient prêté au Mexique. La crise subprime est beaucoup plus diffuse. Elle touche aujourd'hui le secteur bancaire, mais risque de toucher plus gravement encore d'autres secteurs économiques, comme l'a souligné bile666, dans le monde entier. Cette crise de liquidité n'est pas circonscrite à un pays, mais à l'ensemble du marché monétaire, qui s'est mondialisé. Les conséquences sont dont nettement moins prévisibles.

Pour info, si l'on considère qu'une perte d'un dollar sur un crédit hypothécaire entraîne une diminution de dix dollars sur la production de crédits nouveaux on se retrouve avec une logique simple et dévastatrice: moins les banques gagnent de pognon, moins elles en prêtent. Toute crise entraîne un effet de rationnement du crédit.
Inscrit le 09/06/2006
382 messages publiés
Vu le nombre de gens qui achètent un truc ou un autre aux Etats Unis en profitant du cours du dollar, l'éventuelle surproduction trouvera facilement à s'écouler. D'autant que les Etats Unis, comme les autres ont largement délocalisé leur production.

On est plus dans le monde de 1929. Ce qui ne veut pas dire qu'on va éviter d'aller droit dans le mur.


Les Etats Unis on un passif d'importateur pas d'exportateur, la dépréciation du dollar entraîne donc principalement un surcoût des produits importés, ce qui entraine une baisse de volume, les principaux touchés seront donc les pays exportateurs a forte croissance (Chine & Inde) mais aussi l'Allemagne (moteur de l'Europe).
En gros, on pense que la consommation étasunienne va encore diminuer de 10% sa consommation avant la fin de l'année, quand on sait que 20% du volume de production Chinois part aux états-unis, ca nous fait donc une perte de 2% rien que pour la Chine... on pourrait se dire que c'est rien. Les Etats Unis étant le moteur de l'économie mondiale, si ca tombe chez eux, on tombe tous avec.
Je pense néanmoins que certains pays vont réussir à tirer leurs épingles du jeu, et surtout les pays riches en matière première et ayant une économie historiquement indépendante des Etats-Unis, càd Norvége, Russie et Venezuela.

Je vous le dis comme je le pense : j'ai peur.

Il faut vendre ?

C'est là tout le problème, si tu vends maintenant t'as perdu 20% de ce que tu avais au 1er Janvier, attend 3 mois peut être auras tu perdu encore 20% de plus ou peut être aura tu la chance de récupérer tes gains. En fait, les fous qui investissent aujourd'hui seront peut être les milliardaires de demain, qui peut savoir ?
Inscrit le 23/09/2005
181 messages publiés
... Le Cac 40 a perdu 20 % depuis le début de l'année, si ça se passe comme ça en douceur ça pourrait limiter les effets dévastateurs, ...


20% en 2 mois et demi, 40% en 5 mois, 80 % en fin d'année, de la douceur donc ...
Inscrit le 13/08/2002
21067 messages publiés
L'inconvénient d'un descente par pallier c'est qu'on peut pas anticiper ni savoir quand ca va s'arrêter. Je me demande si a long terme ce sera pas plus destructeur qu'un grand crash après lequel il ne reste plus qu'à reconstruire.


C'est vrai que c'est un danger aussi, mais là j'avoue mon incompétence. Un économiste dans la salle ?
Inscrit le 10/06/2005
4509 messages publiés
Un économiste du genre de ceux qui ont garanti que ca allais aller mieux des que ca serait fini?

Ou ceux qui nous ont assurés que les subprimes c'etait rien de grave et qu'il n'y avait vraime,t pas de quoi s'inqueieter. ?
Un économiste du genre de ceux qui ont garanti que ca allais aller mieux des que ca serait fini?

Ou ceux qui nous ont assurés que les subprimes c'etait rien de grave et qu'il n'y avait vraime,t pas de quoi s'inqueieter. ?


Genre Christine Lagarde
Inscrit le 02/04/2006
2021 messages publiés
Le renouveau d'un métier pour le futur : chômeur
Inscrit le 17/02/2005
182 messages publiés
Malheureusement même au niveau d'une toute petite boîte comme la nôtre on commence à ressentir sérieusement les effets de la crise. C'est clair qu'on est au bord au bord d'une crise de très grande ampleur, mais ce qui est "rassurant" c'est que pour le moment elle se décante par pallier, pas comme en 29. Le Cac 40 a perdu 20 % depuis le début de l'année, si ça se passe comme ça en douceur ça pourrait limiter les effets dévastateurs, et c'est ce que cherchent à faire les banques centrales. Mais il manque pas grand chose pour que tout s'enflamme.

Je vous le dis comme je le pense : j'ai peur.



Je suis entièrement d'accord avec toi, les banques centrales essaient de calmer le jeu et surtout de ne pas affoler le marché, meilleur moyen de créer la panique qui précipiterait la chute du système financier. Je suis d'ailleurs persuadé que les média ont eu comme consigne de ne pas affoler outre mesure les populations ...

Moi aussi, j'ai très peur :/

Voici d'ailleurs une info qui ne circule que depuis très peu de temps : les réserves en dollars des banques américaines :

Les banques sont passés de + 42 milliards de dollar à -17 M en moins de 3 mois ! Il n'y a donc plus d'argent dans les caisses. Même si l'on savait le dollar plus proche de la monnaie de singe et que seule la confiance permettait de maintenir la machine, ça fait froid dans le dos ... une courbe aussi abrupte n'augure rien de bon :/
Image IPB

Source : http://research.stlo...ta/BOGNONBR.txt
Inscrit le 29/11/2003
6285 messages publiés
Pour moi c'est une purge salutaire de la finance. Maintenant, il faut veiller que ce soit bien les mauvais investisseurs qui y laissent des plumes.
[message édité par polar_bear le 18/03/2008 à 22:57 ]
Inscrit le 17/02/2005
182 messages publiés
Pour moi c'est une purge salutaire de la finance. Maintenant, il faut veiller que ce soit bien les mauvais investisseurs qui y laissent des plumes.


J'ai plutôt l'impression qu'au final, ça sera les états (donc nous) qui devront sauver les conneries des établissements financiers alors que les vrais coupables ne seront pas touchés ... l'histoire se répète.
Inscrit le 25/12/2006
4054 messages publiés
Pour moi c'est une purge salutaire de la finance. Maintenant, il faut veiller que ce soit bien les mauvais investisseurs qui y laissent des plumes.


J'ai plutôt l'impression qu'au final, ça sera les états (donc nous) qui devront sauver les conneries des établissements financiers alors que les vrais coupables ne seront pas touchés ... l'histoire se répète.


Ca a toujours été comme ça. Si ça éclate méchamment, on ramassera aussi. Comme en 29, quoi.
Ben oui, comme en 29 quoi... Vous vous rappelez pas ?
Moi non plus.

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