wormlore

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Le probleme est que ca ne resoud pas le probleme de fond.
Les cas mediatiques se voient traites en urgence et recoivent une exception sur mesure... mais ca n'empeche ni les cas moins mediatiques de rester bloques, ni d'autres aberrations de surgir un peu plus tard. (Voyez le "Copyright Madness": chaque semaine, quelques nouveaux cas.)

Et apres, leurs lobbies viennent nous repeter que le droit d'auteur est tres bien tel qu'il est actuellement, voire qu'il faut le radicaliser un peu plus.
Deja, et c'est le plus important, c'est une breve, pas un article de fond.
Ensuite, s'il faut rappeler tous les termes utilises a chaque article, j'imagine la tete des articles au bout d'un moment.
Et suis les liens. C'est un site Web, pas un journal papier.
Enfin, comme l'indiquent certains, la definition est clairement posee dans l'image. Si tu ne charges pas tous les elements presents, tu n'aides pas ton cas.
J'adore celui-la. Et j'imagine la tete des gars qui ont "2442" en code de CB.
Avec "la" notion de securite, non.
Avec "leur" notion de securite, oui.
Le "lobby citoyen" n'est pas un contre-sens. Dans un systeme ou les politiciens se preoccupent en priorite de l'interet public et ne prennent les avis de lobbies prives qu'a leur juste valeur (c-a-d avec beaucoup de recul), tu aurais raison.
Mais dans notre monde, l'existence de lobbies destines a rappeler l'interet public n'est pas un luxe. Je trouve ca regrettable, mais force est de constater que si personne ne fait de "lobbying" pour l'interet public, celui-ci tend a etre simplement ignore dans les debats.

Je crois que le premier paragraphe de "Jim---" souligne ce probleme: notre conception de la democratie a derive de son concept d'origine, ou les "representants" des citoyens tentent d'etablir un ensemble de lois equilibrees en faveur de l'interet general, vers un concept plus "loi de la jungle", ou le vote des lois se resume a une lutte d'influence. Et dans cette "jungle", les citoyens ne sont plus qu'un groupe d'interet comme un autre, qui doit donc etablir ses propres "lobbies" pour faire reconnaitre la necessite de prendre en compte "l'interet public".

Tel que je l'interprete, il ne critique pas tant l'existence de ces "lobbies citoyens" que leur necessite face a notre resignation devant cette "certaine conception de la democratie".
Parce que les USA mentiraient a leurs allies? Pas possible. Ce n'est pas comme si c'etait un pays capable d'emmener le monde entier faire la guerre, disons en Irak, pour chercher des armes de destruction massive que personne n'aurait jamais trouve...
FUD. Ayez peur des terroristes. Et si vous n'avez pas assez peur des terroristes, ayez peur de ce que votre gouvernement pourrait faire. Le pire etant qu'ils n'essaient meme plus de l'insinuer. Il dit ca directment...
Certes "vous pouvez dire que c'est mieux ciblé", reconnaît-il. Mais "en termes d'intrusion dans la vie privée — d'intrusion collatérale dans la vie privée —, vous finirez probablement par être dans une situation pire qu'avant en terme d'éthique".

Traduction: "Rien ne nous arretera pour obtenir ce qu'on veut."

Apres, faire pire pour la vie privee que l'ecoute globale, massive et permanente, j'ai du mal a imaginer. Dans le genre dystopique, "1984" placait deja la barre tres haut. S'il essaie de nous annoncer pire pour le monde reel, je crois que le terme de "democratie" a vecu. Deja qu'on peut douter qu'il s'appliquait jusqu'ici...
Le parallele n'est pas vraiment pertinent. Une boite vit aussi longtemps qu'elle est rentable. Elle n'a aucune "duree d'expiration". De plus, dans ce premier cas, la famille se retrouve avec 10M$ qui sont le seul heritage. Elle n'herite pas de la boite.
Dans le second cas, la famille se retrouve a gerer un droit d'une valeur tres aleatoire. Dans ton exemple, le livre devient un best-seller... mais les oeuvres ratees sont bien plus nombreuses que les best-sellers. Et si l'auteur revend simplement les droits sur son ouvrage, ne conservant que le droit moral (inalienable), alors le resultat est strictement identique a l'exemple precedent. Pas comparable, juste identique: la famille herite du montant correspondant a la cession des droits... et d'un droit moral non monnayable.

Donc, a mes yeux, c'est un argument un peu faible pour defendre un droit d'auteur indexe sur la mort de l'auteur. Ca serait bien plus pertinent pour defendre un droit d'auteur a duree fixe, comme il l'etait il y a longtemps. Cela permettrait a un editeur de racheter des droits qui ne risqueraient pas d'expirer a la mort de l'auteur, ni figer la creation autour d'une oeuvre pour plusieurs generations. Ca rendrait l'exploitation d'une oeuvre et les retours sur investissement suffisamment previsibles pour etre monnayables, donc ce serait suffisant pour encourager la creation et son financement.
Comme dans bien d'autres affaires, le droit d'auteur est evoque ici par une "victime" (qui, dans ce cas, n'est cependant pas une "victime innocente") et est completement a cote de la plaque. Le droit d'auteur ne protege pas une liste de clients, ou une simple enumeration en general. Ca a deja ete explicite par des tribunaux de plusieurs juridictions.

Il y aurait d'autres angles d'approche valides en droit, mais celui-ci est juste une tentative de plus de faire faire au copyright ce pour quoi il n'a pas du tout ete concu.
Les deux positions se defendent.

D'un cote, le droit europeen n'a pas a s'imposer au reste du monde, sinon il faudra s'attendre a une reponse equivalente des autres pays. Et j'imagine la Chine s'amener avec ses propres revendications.

De l'autre, le droit europeen a vocation a s'appliquer a l'Europe, quelque soit le moyen choisi pour acceder a un site. (Que l'on soit d'accord ou non avec le droit en question est un autre debat.)

Partant de la, c'est une question d'equilibre, de proportionalite du droit. Ce n'est pas forcement une question simple a resoudre.
Pas forcement tres ambitieux pour un debut, mais il y a quelques bons points. Cependant, il faudra se montrer plus agressif pour revenir sur les effets d'annees de lobbying du "Copyright Monopoly".
En gros, la justice a estime que Google ne pouvait pas servir a etablir un "casier judiciaire" plus complet que celui auquel l'employeur aurait du avoir acces. C'est assez coherent d'un certain point de vue. Le droit a l'information et le droit a l'oubli sont a equilibrer, et la justice a tranche en utilisant un bareme deja existant.
Le casier n°3, de memoire est fonction de la gravite de la peine et chaque entree est assortie d'une date d'expiration. Cela semble un critere relativement precis, mais cela signifierait aussi qu'une demande envers Google (ou tout autre moteur) devra etre accompagnee d'un extrait de casier judiciaire pour confirmer que la condamnation est "prescrite".
Cela ajoute un element de formalisme (au moins dans ce cas precis de demande), mais rend les choses relativement claires.

Maintenant, qu'en est-il du site du journal lui-meme?
Juste une reponse rapide (bien qu'un peu tardive).
(edit: pas si rapide que ca au final... desole)

Sur la notion de service qui serait autant exclu de l'offre et de la demande que les biens immateriels. Je ne suis pas d'accord car les services necessitent des ressources... ressources humaines en l'occurence. Du temps et de l'effort (meme minimes). Et le temps est "consomme", il ne peut etre remplace.

Les biens numeriques ne sont pas totalement exclus de tout cout en ressources (stockage et transfert) mais ces couts sont mutualises, faisant tendre le cout a l'unite vers le negligeable. Le plus couteux dans le business numerique est affaire d'autorisations, qui ne sont ni consommables (meme d'une maniere aussi abstraite que le temps) ni difficiles a dupliquer. D'ou l'idee que leur valeur est purement arbitraire.

Ta comparaison entre le cout d'une coupe de cheveux et d'un morceau de musique tient a ignorer le probleme de la reproduction. Une coupe de cheveux sur un individu prend une duree d, une coupe de cheveux sur 100 individus aura une duree 100*d. Creer un fichier musical prendra un temps d, qu'il soit destine a 1 ou 1 million d'individus. (Et d'ailleurs, le cout de la duplication repose en grande partie sur l'acheteur.)

Les facteurs a prendre en compte sont tres nombreux et nous sommes donc d'accord sur l'idee que ces discussions sont simplifiees, mais l'idee de base reste la meme a mes yeux: les valeurs sont plus ou moins fixees par un accord social. Les acheteurs et les vendeurs doivent s'accorder sur ce que vaut un objet, un service ou un bien immateriel... Le probleme est que cet accord est de plus en plus remis en cause sur la question des biens numeriques.

- Quand une majorite d'individu remet en question le cout d'un objet ou service, le fournisseur s'ajuste le plus souvent. Ou son business met la cle sous la porte.
- Dans le cas des biens numeriques, ils se tournent maintenant vers les gouvernements pour plus de controle (DMCA/LCEN, HADOPI, etc.) et de subventions (RCP, taxes audiovisuelles, etc).

A noter que meme les industries du divertissement ont suivi le premier schema apres s'etre vus refuser les ajustements legislatifs qu'ils demandaient a l'epoque de la radio, de la television, des cassettes audio et video... Tout a change lorsque les politiciens ont commence a ceder a leurs exigences avec la democratisation d'Internet.

C'est principalement a cause de ca que je trouve ces industries bien plus pueriles qu'obcd. Elles se comportent en enfants gates a qui leurs parents passent le moindre caprice. Helas, je ne les vois pas faire evoluer leurs positions tant que les gouvernements seront complices.

Et le pire est que, comme tout enfant gate, ils n'ont meme pas de respect pour ceux qui vont dans leur sens. Qu'il s'agisse des gouvernements (qui sont critiques - a la limite de l'injure, parfois - des qu'ils ont meme une reflexion n'allant pas dans leur sens), des entreprises (qui sont poursuivies en justice des qu'elles ne peuvent ou veulent plus collaborer apres avoir deja participe activement a la censure exigee sur des annees) ou meme des clients payants (messages "c'est pas bien de telecharger" sur les DVDs, bannissement des clients de Netflix qui utilisent des proxy ou vpn, etc.)
Bref, tous les symptomes d'un sale gosse qui aurait recu une paire de baffes il y a une ou deux dizaines d'annees.
Encore un commentaire qui manque le point important...
Tout ceux qui defilent ou affichent "Je Suis Charlie" n'ont pas forcement apprecie Charlie Hebdo, mais tiennent a denoncer l'attaque symbolique que ces meurtres representent.
On peut ne pas apprecier leurs caricatures ou leur ligne editoriale, mais etre revolte par l'idee que certains aillent jusqu'a l'assassinat pour exprimer leur colere.
Notre economie est censee fonctionner sur des lois simples: l'offre et la demande. Le prix se fixe plus ou moins selon un compromis, a savoir la valeur la plus elevee que le client est pret a payer. Si le prix est trop eleve, l'idee generale est que le produit ne se vend pas, et soit le prix s'ajuste a la baisse, soit le produit n'est plus vendu. Rien n'oblige un client a acheter le produit a un prix qu'il considere trop eleve. Ce n'est evidemment pas tout a fait aussi simple, mais le principe de base est la.

Le probleme est que la "propriete intellectuelle" bouscule ces regles, car les "produits" proposes sont des biens qui ne sont ni detruit a l'utilisation, ni difficile a reproduire. La loi de l'offre et de la demande, essentiellement definie par la rarete et la difficulte d'acces, ne s'y applique donc plus de la meme facon.

Donc, la ou la realite materielle rend la loi de l'offre et de la demande relativement acceptable, la realite numerique tend a la rendre beaucoup plus arbitraire, donc moins supportable.

Obcd, qui ne fait effectivement que donner son avis, n'a donc pas tort sur le principe, meme si tu as raison sur la realite legislative actuelle. Cela ne signifie pas que la legislation actuelle est raisonnable et adaptee, et encore moins qu'elle doit rester figee a jamais.Ainsi, le fait qu'une oeuvre a un auteur qui est seul juge de sa distribution (et encore, meme ceci n'est qu'une approximation de la loi) n'est qu'un contrat social conclu a une epoque. Rien n'interdit de le remettre en question.
A la base, je suis d'accord avec ce rappel.

Cela etant, je ne serais pas oppose a ce que le role du CSA evolue pour inclure Internet. Le probleme est que les positions affichees par ses membres les plus influents tendent a montrer que leur idee serait de restreindre Internet en lui appliquant les regles de la television plutot que de faire evoluer les mentalites et les reglementations pour les adapter a Internet.

Voyant cela, je suis egalement contre l'idee de refiler au CSA le moindre pouvoir de regulation d'Internet.
La raison pour laquelle le pluralisme faisait partie des obligations des chaines de television etaient la limitation des resources hertziennes.
Comme ces resources etaient limitees, l'etat accordait des licences d'utilisation en echange de l'engagement que tous pourraient s'exprimer. (Du moins, "tous" dans un sens statistique.)

Il aurait ainsi ete facile, par exemple, de completement baillonner de petits candidats a la presidentielle juste parce qu'ils n'auraient pas eu les moyens de se permettre un passage a la tele.

Internet ne pose pas ce probleme, et c'est pourquoi le CSA n'y a pas sa place.

A part ca, la liberte d'expression n'inclut effectivement pas d'obligation de laisser quelqu'un s'exprimer sur ton espace personnel (site web, chaine YouTube, que sais-je encore...), meme quand "tu" es une societe, sauf cas particulier (notamment le "droit de reponse", qui est plutot encadre).

Cela ne signifie pas que le pluralisme impose aux chaines televisees est une atteinte a la liberte d'expression, mais qu'il etait un compromis utile a une epoque. Une bonne idee a un moment ne l'est pas forcement pour toujours... L'evolution des techniques doit pousser la reglementation a s'adapter et ce MALGRE la resistance que lui oppose certains organismes motives par leur propre survie.
La reponse la plus simple est de taper la ou ca fait mal. Au portefeuille ou dans les urnes.

Tant que leur modele fonctionne, meme s'il est limite mafieux, ils continueront. Bon, leur modele ne fonctionne pas vraiment, mais ils arrivent a convaincre les gouvernements, legislateurs, polices... que leur droit "d'auteur" l'emporte sur le droit du public et que c'est la faute du public s'ils "souffrent". (Toutes proportions gardees. Apres tout, ils ont aussi un discours de rechange expliquant que leur secteur marche a fond et qu'il faut donc le subventionner encore plus.)

C'est une perversion complete du concept de "droit d'auteur" d'origine (mais en droite ligne de la notion de "copyright" d'origine), mais ils n'ont aucune raison de changer d'avis. Et ils ont raison sur un strict plan individuel. Maximiser ses profits aux depends des autres, c'est le jeu du capitalisme.

Ceux qui ont tort sont ceux qui les soutiennent par des lois toujours plus abusives (duree du droit d'auteur, surveillance massive sans controle, etc.) toujours a nos depends. Il nous revient de faire passer le message selon lequel ce soutien inconditionnel a ces "ayants-droits" n'est pas acceptable. Et, ca ne marche que par le vote (ne votez pas pour eux) et le portefeuille (n'achetez pas aupres de ceux qui les financent).
C'est normal. Leur but sur cette affaire n'etait pas de "rentabiliser" le proces, mais de faire paraitre ce type de business comme trop risque. Il s'agissait de faire un exemple, meme si la realite derriere cet exemple etait bien moins effrayant qu'annonce.
En bref: faire peur, meme avec un croquemitaine en carton. (Bon, a 4 millions le carton, c'est relatif.)
Juste enorme. Enorme comme certains peuvent prendre n'importe quelle mesure juste pour obtenir un peu plus de fric. Il est heureux qu'ils se soient fait condamner la premiere fois, mais je suis toujours ebahi par l'audace dont ils peuvent faire preuve meme apres avoir ete pris la main dans le sac. Ici, c'est vraiment "oops, on a abuse sans permission; maintenant, est-ce qu'on peut abuser avec votre permission?"
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