wormlore

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Tu as oublie deux points importants:
- Les approximations au doigt mouille: "un baladeur multimedia et un smartphone, c'est exactement le meme usage."
- Les decisions annulees sans consequences sur la pratique: "Ok, on a abuse, mais on garde les sous. Mieux encore, on continue a les recolter en attendant la prochaine decision. Mieux encore, la prochaine decision sera tout aussi abusive, mais elle permettra de continuer a recolter pendant deux ans de plus avant qu'elle soit annulee a son tour. Rince & repeat."
Cette commission manque de legitimite et ca ne va pas en s'arrangeant depuis le depart des industriels.
- Des decisions annulees les unes apres les autres... non sans un certain delai durant lequel ces decisions sont appliquees et dont les montants preleves sont conserves.
- Des decisions annulees les unes apres les autres... trop souvent pour ne pas pointer un systeme prevu en complet mepris de la Loi. (Une annulation, ca passe, tout le monde peut se tromper. Deux, ca commence a faire louche. Cinq ou Six, a ce stade, c'est volontaire.)
- Une representation completement desequilibree, meme quand tout le monde est present. (12 voix pour un camp, plus au moins un representant des "consommateurs" qui approuve systematiquement leurs decisions. Majorite absolue permanente et definie dans les status.)

Et grace a ce merveilleux systeme, nous avons un niveau de prelevement loin devant n'importe quel autre pays, avec des redevances pouvant atteindre plusieurs fois le prix d'un support pour les plus moins cher d'entre eux.

Pas etonnant qu'ils souhaitent que rien ne change. Ca se comprend tres bien.
Ce qui est moins acceptable est la complicite active du gouvernement.
Resultat previsible, mais pitoyable quand meme.
J'aimerais exprimer mon indignation, mais a ce stade les mots ne rendront pas justice a mon sentiment, a moins de devenir grossier.
Je trouve ca ennuyeux sur plusieurs points.

- Deja que la loi precise quelle technologie employee. Ca me semble trop specifique, mais bon passe encore. J'aurais prefere une liste des criteres a remplir pour une methode qui serait ensuite definie par decret ou par les FAI eux-memes. Un truc du genre: n'entraine aucun surblocage, respecte la vie privee des utilisateurs... (ok, rien qu'avec ces deux criteres, on elimine toutes les solutions connues. Le DNS est encore le moins "surbloquant" qui soit pas trop intrusif.)

- Que l'article ne passe pas a cause de questions de couts: ca signifie que l'interet et la legitimite de la loi ne sont pas dans la balance. (Mais bon, nous savons que "ce n'est pas la teneur du texte qui est en jeu" depuis HADOPI.)

- Que l'article ne passe pas a cause de questions de couts: ca signifie que le maintien de la loi n'est acceptable que si ca ne coute pas trop cher. (Bizarre, je n'ai jamais entendu d'argument du type: "Desole madame, mais nous avons rendu le meurtre legal: ca coutait trop cher de retrouver les meurtriers." J'imagine qu'il y a encore un sens des priorites au gouvernement.)

- Un controle par... la CNIL? Qu'est-ce qu'elle vient faire dans cette histoire?
Et a la place d'un juge, histoire de bien nous faire comprendre que la justice n'a aucun role dans leur lutte contre ce fleau qu'est Internet.
"Nous sommes en guerre."
En l'occurence, nous perdons cette guerre, non pas parce que nous avons plus de pertes ou que nos terres sont conquises, mais parce que c'est une guerre d'ideologie et que nous sacrifions nos valeurs.
Precher la non-violence a coups de poing, c'est une defaite meme si vous mettez votre adversaire KO. De meme, precher la liberte d'expression par la censure, c'est reconnaitre que l'adversaire a raison.
Ce n'est pas une guerre de survie, donc tous les coups ne sont pas permis.
"On voit bien là qu'il s'agit d'un simple positionnement politique, sans réalité juridique."
Traduction: "On avait besoin d'un effet d'annonce pour montrer qu'on existe et qu'on agit, contrairement a ces gus de la majorite."
Il est ici pratique pour eux d'etre dans l'opposition. Ils savent que leur proposition redigee en amateur ne passera jamais, mais ils viendront chouiner que c'est a cause du PS qui prend le parti des terroristes.
Transformer un principe important tant pour le public que pour l'innovation... en monnaie pour un pitoyable marchandage (limite chantage) contre quelques grands groupes... qui beneficierait effectivement de ce principe, mais moins que... voyons... a peu pres n'importe qui d'autre.
Je suis emerveille par le sens politique de nos gouvernants.

S'ils veulent regler les problemes d'evasion fiscale, c'est sur le terrain de la fiscalite nationale et internationale qu'il faut agir. Sans compter que l'evasion fiscale n'est pas propre au numerique: tous les groupes internationaux la pratiquent, quel que soit leur domaine d'activite.

Edit: il faudrait commencer a compter, juste pour rire, le nombre de personnes qui se disent "favorables a la neutralite du Net, mais..." juste avant de defendre le contraire de ce meme principe.
Ca pourrait meme etre etendu a d'autres concepts.
"Je suis pour la fin du cumul des mandats, mais..."
"Je suis pour la defense de la vie privee, mais..."
"Je suis pour la regulation de la finance, mais..."
Et pourquoi pas etablir un sous-domaine, genre .gouv.fr => .ado.fr?
Ca peut se faire a l'echelle nationale, sans passer par l'ICANN.
Ca allonge un peu l'URL, mais le coeur de cible ne tape pas les URLs a la main de toutes facons.
Cette campagne est mal placee et "tape" sur le mauvais acteur.
Netflix est suppose se conformer a la legislation francaise pour les clients francais, et soit il coopere - auquel cas il est accuse d'avoir un catalogue ancien - soit il resiste - auquel cas il est accuse de ne pas jouer le jeu d'une concurrence loyale. Perdant-perdant, au moins dans les discours.

En pratique, son catalogue ne se limite pas aux films, son modele (par abonnement) correspond plus a l'esprit de l'epoque... et Vodkaster est lui-meme contraint par la chronologie des media (allez trouver "Guardians of the Galaxy" sur Vodkaster).

Bref, il tend le baton pour se faire battre et en plus rate sa cible en pensant bastonner son "rival". Sans compter que la publicite par denigrement, ca ne marche que moyennement, avec un retour de flamme souvent de plus grande ampleur.
En date d'aujourd'hui, 93 œuvres ont été trouvées dans le champ de l'offre légale tandis que 80 n'y figurent pas


93 / 173, pas terrible comme resultat. Sans compter que ces 93 "disponibles" sont surement eclates sur plusieurs sites.
Encore une fois, la simple question de la "disponibilite" n'est pas suffisante, il s'agit aussi de resoudre "l'accessibilite".
Cela passe par le droit de chaque site de disposer d'un catalogue complet, avec tres eventuellement quelques exclusivites limitees dans le temps. Sinon, ca revient a imposer le modele "television" qu'Internet aurait du nous permettre de depasser depuis des annees deja si ces questions de licence et de copyright n'etaient pas en train de l'engluer.
Cela necessite aussi une utilisation simple et directe, presque aussi peu complexe que la copie illicite. Pour rappel, ce dernier procede est tres souvent le suivant: je vais sur mon moteur de recherche prefere, je trouve ce que je veux, je le telecharge/streame et le visionne sans contrainte de temps, sans pollution publicitaire (les publicites n'etant pas integrees a l'oeuvre, j'entends). Tres souvent avec la qualite et le format de mon choix. Si "l'offre legale" veut rivaliser avec ca, avant meme la question du prix, ce niveau d'accessibilite est un imperatif.
Oh, et sans me faire traiter de voleur parce que j'ai achete legalement le "produit" en question. Le truc qui m'irrite le plus avec les DVDs/BRs achetes, c'est bien ca.

...pendant que 275 sont en cours de consultation auprès des ayants droit.


Et ca veut dire quoi, ca? Que pour une grande majorite de titres, ils sont obliges d'aller demander directement aux studios ou sont leurs oeuvres? Rien que ca, ca devrait suffire a les disqualifier pour defaut de disponibilite. Monsieur Dupont ou Madame Michu ne risque pas d'envoyer un email a Warner a chaque fois qu'ils veulent voir un film. Aucune raison que la HADOPI procede autrement.
Le probleme, ce n'est pas que Hollande et Valls s'affichent 6s sur Vine au lieu de bosser. Comme tu le dis, ce n'est pas ca qui les aura interrompu.
Mais, le media choisi, le contexte et le message lui-meme sont tous importants dans une communication.
Etudions le cas present:
- Media choisi: Vine. Outil de diffusion de video ultra-courtes (quelques secondes), principalement utilise pour ce qu'il permet: des futilites. (Resume par Guillaume par "des chats qui tombent".)
- Le contexte: une crise de confiance (economique et politique), des minsitres qui "frondent", une cote de popularite au plus bas, le tout conduisant a un remaniement dont personne n'attend grand chose.
- Le message: "Le president et le premier ministre travaillent". Que font-ils? Que disent-ils? Aucune idee. Le message est vide.

Personnellement, j'appelle ca un exemple type de NON-communication. (Par des types payes - sur nos impots - plusieurs milliers d'euros.) Ca manque de contenu, le media n'est pas serieux et le tout dans un contexte critique. Ca me donne l'impression d'un mec qui doit annoncer la 3e guerre mondiale et qui raconte une blague a Toto a la place.

Edit: Je comptais "repondre" a nicovideo, mais j'ai clique sur le mauvais lien.
De toutes facons, ils nous ont rappele recemment que la seule chose demandee a un ministre est de savoir "fermer sa gueule ou demissionner". Pour le reste, les ordres viennent d'en haut (cad. des lobbies via le president) donc le niveau de competence n'est pas vraiment un critere.
(dont il n'est pas dit qu'il est exclusif)

Esperons qu'il ne le sera pas. Les accords d'exclusivite sont de nos jours bien plus nuisibles qu'utiles malgre les grands discours de certains.

A une epoque ou la diffusion large etait difficile et couteuse, on peut comprendre que certains diffuseurs voulaient s'assurer l'exclusivite d'un "produit" pour avantager leur canal de diffusion.

Aujourd'hui, la diffusion de produits "culturels" est simple, rapide et peu couteuse. N'importe qui peut diffuser n'importe quoi en quelques clics avec un cout infime, mais les acteurs de l'ancien modele ne l'acceptent pas facilement. Les barrieres qui faisaient a peu pres sens (et encore) a l'ere pre-Internet (diffusion exclusive, par zones, etc.) ne sont maintenant que des encouragements a leur contournement. L'ajout de nouvelles barrieres artificielles et souvent inefficaces (DRM, blocage par geo-IP, riposte graduee, etc.) ne fait que rajouter au mouvement.
var a = '0';
var b = '0';
a + b?


J'espere que le langage de programmation est annonce.
Sinon, le resultat peut varier:
- langages ou "+" agit selon les types en operateur d'addition ou de concatenation: '00'.
- langages ou "+" est un operateur d'addition stricte et ou la conversion implicite est active: 0.
- langages ou "+" est un operateur d'addition stricte et ou la conversion implicite est inactive: Erreur.
Bref...
Quand on lit l'article, on decouvre que le titre est carrement faux: la page en question n'est pas verrouillee, mais son administrateur ne peut pas se connecter pour proceder a des modifications. (Elle se garde bien d'expliquer pourquoi son compte personnel est verrouille d'ailleurs.)

Ce n'est donc absolument pas la page en question qui pose probleme, contrairement a ce que le titre peut laisser entendre, et Facebook n'est donc pas ici dans un cas de censure abusive. (Meme si j'aurais apprecie que ce genre de discours reste dans le cadre des discussions de comptoir plutot qu'affichee sur Internet.)
Et deux questions plus loin:
Comment puis-je vérifier qu’une personne faisant l’objet d’une notice rouge INTERPOL a été arrêtée ?
Les arrestations sont opérées par les services de police nationaux des pays membres d’INTERPOL.

Interpol n'arrete personne... directement, mais delivre des "notices" qui enjoignent les polices nationales a proceder a une arrestation. C'est donc un abus de langage ("arrete par Interpol" signifiant "arrete suite a une notice d'Interpol"), mais on devait commencer a pointer tous les abus de langage dans le discours mediatique courant, on ne s'en sortirait pas.
Actif depuis 2009, il indique l'heure en écrivant le nombre de "BONG" correspondant. S'il est deux heures du matin, il écrira "BONG BONG". Et s'il est 23 heures ? Twitter limitant chaque message à 140 caractères, comment cela se passe-t-il ?


Voyons... "BONG" = 4 caracteres. Disons 5 pour compter l'espace entre chaque "BONG". 23h = 23 * "BONG " = 23 * 5 = 115. 115 < 140. Ou est le probleme?
Le systeme choisi (12h) l'est plutot parce que les anglophones l'utilisent courramment plutot qu'a cause de la limite de caracteres. Un anglais dira ainsi plutot "11h PM" que "23h".
edit: j'ajouterai qu'il est plus facile de compter 11 "BONG" que 23. Pour une horloge de ce genre, ca a bien plus de sens d'utiliser le systeme de 12h.
Enfin, il est probable (je n'ai pas verifie) que Big Ben (l'horloge de Londres, pas le compte Twitter) utilise ce meme systeme. Un compte nomme Big Ben a toutes les chances d'utiliser le meme systeme que son "modele".
Elle croit encore au Pere Noel, semble-t-il.
Le concept meme d'Internet est d'etre capable de contourner les points de blocage, a moins de centraliser et filtrer tout le traffic. (Mais pourrait-on encore parler de "Internet" avec ce systeme?) Et encore, meme la, ce n'est pas parfait. La Chine, la Syrie et bien d'autres pays peu recommandables s'y essaient depuis des annees avec un succes tres relatif. Elle pretend donc non seulement appliquer leurs methodes, mais en plus faire mieux qu'eux. Mieux aussi que les Etats-Unis qui ne sont pas en reste sur leurs tentatives d'imposer le copyright version totalitariste.
Bonne chance, Aurelie. Et felicitations pour cette prise de position "courageuse", en contradiction totale avec ses argumentaires lors du vote de la loi Hadopi. Jolie maniere d'assumer de n'avoir aucune conviction reelle et de juste prendre parti selon que l'on est dans la majorite ou l'opposition.
Plusieurs problemes:
- Premier paragraphe, reponse a cote de la plaque a une metaphore elle-meme discutable.
- "Voler c'est s'approprier ce qui appartient à autrui", et partager ce n'est s'approprier rien du tout. C'est creer. Tu crees une copie a tes frais. (Aussi faibles soient-ils une fois ramenes au nombre: support de stockage, connextion Internet...)
- "(...) de décider s'il veut vivre de son travail", sauf que la creation artistique ne peut etre comparee au "travail" au sens habituel. L'artiste peut ainsi, sous le pretexte de la "propriete" de son oeuvre, en tirer des benefices toute sa vie durant (et plus encore), contrairement aux travailleurs les plus nombreux qui ne tirent beneficent que ponctuellement de leurs efforts. Un artiste qui creee un "hit" peut ainsi ne plus travailler de toute sa vie et vivre (tres) confortablement. S'il ne se fait pas plumer par des intermediaires, evidemment. N'importe quel autre travailleur doit travailler tout sa vie, et/ou economiser sur les revenus d'un travail ponctuel. (Le plus souvent, il lui faut les deux.)
- "Je croies à une personne dont les choix doivent être respectés." Et le choix de certains de ne pas payer pour une oeuvre qu'ils ne possederont de toutes facons pas, qu'il la paie ou non?
- "Parce qu'il faudrait être con pour perdre son temps à télécharger des musiques d'artistes que l'on n'aime pas, non ?" Ah, la je suis d'accord, beaucoup sont idiots, parce que c'est effectivement un comportement repandu.

Mais le pire, c'est cet axiome completement errone selon lequel les artistes "vendent" leur musique aux "consommateurs". Ce n'est tres souvent plus le cas du tout. Ils vendent (sans guillements: ils perdent effectivement leurs droits dessus) leurs droits a des distributeurs qui les "vendent" (avec guillemets: en numerique, il ne s'agit que d'une licence couplee a une copie sur laquelle vous n'avez aucun droit) au public. Un public qui se retrouve a payer sans rien posseder: leur maigre licence peut changer et expirer a la discretion du distributeur.

Et c'est valable sur tout le reste: videos, jeux videos, livres numeriques... Les exemples ne manquent pas. Il reste heureusement des exceptions ou les vendeurs sont honnetes et ou l'acheteur obtient reellement une propriete. Dommage que ca soit devenu l'exception.
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