Pour en finir avec la Licence Globale
Sujet ouvert par Laurent Petitgirard - Dernière réponse le 16 septembre 2007 à 18h50
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382 messages publiés
Bonjour,

Sur les différents fils, j'ai retrouvé une constante dans les reproches faits à la Sacem :
S'être opposé à la Licence Globale telle qu'elle avait été votée par 30 députés un soir de décembre 2005, agissant ainsi contre le progrès technique et la diffusion de la musique, pour finalement se retrouver aujourd'hui contrainte de signer avec Deezer et confrontée aux offres de téléchargements illimités.

Je voudrais, si possible sans déclencher de réactions hystériques mais un débat de fond, aborder ce point avec vous tous.

Il y a des différences fondamentales entre la Licence Globale (optionnelle en plus) qui légalisait l'ensemble des échanges P2P et la situation vers laquelle nous semblons inexorablement nous diriger, à savoir le développement de sites à la demande en streaming, financés par la publicité et de site de téléchargements en mode illimité, financés soit par la publicité, soit par un abonnement intégré ou non dans celui au FAI, soit même par une conjugaison des deux (publicité + abonnement).

Lorsque l'internaute s'adresse à un site pour soit écouter, soit télécharger de la musique, les paramètres suivants, impossibles avec la Licence Globale, s'appliquent :

1/ Les auteurs sont en mesure de négocier leur contrat avec le diffuseur, indépendamment des producteurs

2/ Le diffuseur peut donner le relevé précis de l'intégralité des écoutes ou des téléchargements, ce qui permet à la Sacem de répartir à l'œuvre près, au téléchargement près et non plus par sondage

3/ Il n'y a aucune confusion de répertoire, alors que via le P2P on peut échanger des fichiers audio, video etc..., avec un partage entre les différentes catégories d'ayant-droit problématique et sujet à conflits, il n'y a ici aucun doute, on sait qui a droit à quoi, sans aucune ambiguité ni contestation possible

4/ L'auteur garde le droit moral sur son œuvre et peut en refuser la distribution

Vous devez tout de même admettre que cette situation est très différente de ce qu'aurait été la LGO envisagée, il est normal que l'approche de la Sacem soit différente.
Les auteurs ont toujours marqué leur refus que la répartition par sondage et analogie, telle qu'elle est obligatoirement faite pour la Copie Privée, mais heureusement sur une partie très marginale de la répartition (la Copie privée ne représente que 5 à 6% des droits) devienne la règle pour l'ensemble des droits du Net.

Enfin, à l'époque de la LGO, les DRM semblaient "la" solution.
Il est évident que ce n'est plus vrai car la faute impardonnable a été la non compatibilité des fichiers avec les supports qui a définitivement décrédibilisé ce système.

Les sites de téléchargements illimités semblent encore avoir de nombreuses restrictions qui tomberont les unes après les autres, nous en sommes vous et moi persuadés.

Cette période a été placée sous le signe du pendule :
Le balancier est allé trop loin d'un côté avec la LGO, puis trop loin de l'autre avec DAVSI.

Tout ceci va devoir être remis à plat.

Mais si nous arrivons un jour prochain à avoir des sites qui donnent la possibilité d'accéder à l'intégralité du répertoire dans des conditions tarifaires minimes ou nulles (publicité) et sans exclusion de tel ou tel système d'exploitation, alors les internautes devront admettre que cette façon de procéder qui permet une répartition à l'acte, est préférable à la jungle du P2P.

Quand à la Copie Privée, c'est un pis aller, pas la panacée, je préfèrerais un Net régulé, mais je parle ici à titre personnel.

Merci de me répondre sur le fond, pas sur une simple ligne de ce propos tirée hors de son contexte, mais sur son ensemble.

Amitiés.

LP
51 réponses
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7792 messages publiés
kraftonZ (Rédacteur forum) le 06/09/2007 à 08:07
merci pour cette lettre ouverte très intéressante !
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7792 messages publiés
kraftonZ (Rédacteur forum) le 06/09/2007 à 09:02
Il y a des petits points à éclaircir:




[.../...]
Lorsque l'internaute s'adresse à un site pour soit écouter, soit télécharger de la musique, les paramètres suivants, impossibles avec la Licence Globale, s'appliquent :

1/ Les auteurs sont en mesure de négocier leur contrat avec le diffuseur, indépendamment des producteurs

2/ Le diffuseur peut donner le relevé précis de l'intégralité des écoutes ou des téléchargements, ce qui permet à la Sacem de répartir à l'œuvre près, au téléchargement près et non plus par sondage

3/ Il n'y a aucune confusion de répertoire, alors que via le P2P on peut échanger des fichiers audio, video etc..., avec un partage entre les différentes catégories d'ayant-droit problématique et sujet à conflits, il n'y a ici aucun doute, on sait qui a droit à quoi, sans aucune ambiguité ni contestation possible

4/ L'auteur garde le droit moral sur son œuvre et peut en refuser la distribution[.../...]



1- pas du tout sûr.

par exemple; pour Mc Solaar:
suite à un différent avec universal, ses anciens albums ne sont plus distribués physiquement dans les lieux de ventes agréé...
et il me semble que Mc Solaar ne soit pas opposé à une vente en ligne légale via des portails officiels de sa musique
voir aussi ici: son dernier album sur itunes mais par contre, il est impossible de télécharger ses anciens albums sur itunes, car Mc Solaar a été blacklisté (mis sur liste noire) par Universal, qui ne distribue plus nulle part sas anciens albums .... seulement disponible sur Emule actuellement (sic !!!)

2-Bile666, ex propriétaire du très fumeux et controversé serveur razorbak2 pour emule nous a dit pouvoir totaliser de façon indépendante ou avec l'aide d'agents assermentés de la sacem les échanges sous emule de façon statistique...

de même;
Il est possible avec des logiciels de p2p adapté de contrôler les échanges et d'avoir à l'instant "T" ce qui s'échange via p2p (nom,fichier,taille)

exemple: un serveur torrent officialisé
exemple: un serveur Dijjer ...
exemple: un serveur Allpeer modifié ...

3-Pas du tout d'accord:

chacun essaye de tenir propre son paillasson en disant:
nous, on tient notre palier propre, le voisin n'a qu'à se débrouiller sans nous.

C'est un peu le discours de la sacem et du monde du cinéma.
avec la conjoncture des médias,
je pense que le monde de la musique et de la vidéo seront obligés de fusionner ....

et les problèmes de l'un se répercuteront chez l'autre .... à cause du deux poids deux mesures de rigueur...

Il faudrait résoudre ses problèmes une bonne fois pour toute sans que les utilisateurs finaux soient lésés.
"Video Kill the radio star ...."

4- ...
Marketting quand tu nous tiens ...

(L. De Vinci avait déjà compris le truc à l'époque en se trimballant avec la joconde dans toute l'Europe sans jamais la montrer ....



Cette période a été placée sous le signe du pendule :
Le balancier est allé trop loin d'un côté avec la LGO, puis trop loin de l'autre avec DAVSI.

Tout ceci va devoir être remis à plat.



Mais si nous arrivons un jour prochain à avoir des sites qui donnent la possibilité d'accéder à l'intégralité du répertoire dans des conditions tarifaires minimes ou nulles (publicité) et sans exclusion de tel ou tel système d'exploitation, alors les internautes devront admettre que cette façon de procéder qui permet une répartition à l'acte, est préférable à la jungle du P2P.

Quelle Jungle ?
Le p2p est un outil de distribution, pas une finalité utopique.
Et des systêmes comme Bittorrent ou Dijjer permette de contrôler la distribution de A à Z....



Quand à la Copie Privée, c'est un pis aller, pas la panacée, je préfèrerais un Net régulé, mais je parle ici à titre personnel.

Merci de me répondre sur le fond, pas sur une simple ligne de ce propos tirée hors de son contexte, mais sur son ensemble.

Amitiés.

LP


Pour un net régulé, vouloir copier la Chine n'est pas une solution.
D'ailleurs, on ne pourrait même pas aborder ce sujet et ratiatum n'existerait plus vu que la loi dadvsi nous intedit à tous d'aborder le sujet du p2p.

Et ce sujet serait abordé massivement ailleurs (comme sur IRC, Freenet, Msn.....) officieusement et de maniêre anarchique.... et des outils de p2p bien plus destructeur qu'emule aurait été dévelloppé plus rapidement.


Voili, voila ..
C'est mon opinion.

Bonne Journée à vous m. L.P.


PS:

je recherche un accordeur pour mon limonaire "Exico" de type piano mécanique...

Si vous avez une idée ....
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kraftonZ (Rédacteur forum) le 06/09/2007 à 09:03
à épingler ce sujet ?
Inscrit le 19/07/2004
1681 messages publiés
ba ba ba, la License Globale et les forfaits de téléchargement illimités c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Ce que vous avez mis à la porte revient par la fenêtre, et les distributeurs de musique se taillent la part du lion alors que la portion congrue nourrit les créateurs et les artistes. Apparemment un accord passé avec les producteurs à plus de poids qu'un accord passé avec une société d'auteur.
L'esprit de la Licence Globale je le rappelle était de court-circuiter les réseaux de distribution et de rémunérer correctement les auteurs, vous et les artistes êtes tombés dans le lobbying des majors en la refusant.

Le diffuseur peut donner le relevé précis de l'intégralité des écoutes ou des téléchargements

Franchement, vous y croyez vous ?

cordialement
Inscrit le 24/02/2006
5515 messages publiés
Bon reprenons ces offres par abonnement qui vous font autant palisir et comprenez en quoi le P2P était fantastique par rapport à ces offres.

*Donc pour l'instant universal permet d'acceder à son repertoir contre un abonnement de 5 euros, disons que warner et emi puis sony le suive.

pour Accéder à l'ensemble de ces répertoires il faut débourser 20 euros par mois. Dés que l'on arrête l'abonnement, on ne dispose de plus aucun titre.

Derniers point, les français depensent en moyenne 60 euros par ans dans l'achat de cd.

Je suis un indépendant qui ne souhaite pas passer par une major pour vendre ma musique. Combien reste il d'argent à un éventuel client pour acheter mon disque (une dizaine de titres).
Mes éventuels clients vont ils arrêter leur abonnement pour pouvoir dégager des revenus et pouvoir ainsi acheté mon disque.

Reste plus qu'a discuter du fait qu'universal est aujourd'hui dans une phase de test qui lui permet d'arrêter la fourniture de ce service à la fin du test et qu'ils ont prevus dans les contrats la possibilité d'augmenter les tarifs selon leur bon vouloir (ils ne vont pas continuer à vendre dans 10 ans à 5 euros par mois).

Donc nous avons un piège à cons qui permet de toujours plus concentrer au niveau des majors comme auparavant ou a concentré la distribution de musique au niveau des grosses structures de vente au dépend des disquaires et au final de laminer la concurrence.

Le but de la licence globale était de coexister avec d'autres offres qu'elles soient dématérialisées ou physique. Et pour cela le tarif mensuel ne devait pas excéder un certain point de non retour. Elle était ubiquitaire quelque soit l'artiste, affilié ou non à une major. Avec les offres défendues si vous n'êtes pas dans la major de l'offre, vous n'avaient pas accès à la distribution de votre musique.
On peut tracer ce qui échangé sur les réseaux P2P à partir du moment ou on offre aux personnes qui mettent des choses dessus une raisons valable de ne pas tricher.


Et enfin le droit moral.

Pour quelles raisons, aujourd'hui un artiste peut utiliser le droit moral pour exiger de ne pas être vendus dans un magasin physique. Peut il utiliser son droit moral pour interdire la vente chez un épicier arabe, un disquaire qui aura voté (sarkosy, de villier, le pen, ........... ).
A partir du moment ou il rétribue l'artiste pour son travail, de quel droit l'artiste pour son droit moral peut il interdire à un site de vendre.

Or l'avantage du droit, moral est qu'il est discrétionnaire.
Un cas amusant d'application du droit moral récent et l'arrêt de la vente des séries de CBS par apple qui jusque là, était unique distributeur pour leur vente exclusive par amazon. Or si amazon propose certaines formules de ventes plus intéressantes pour les consommateurs pourquoi faut il utiliser le droit moral pour interdire la vente par apple. Dans un système ou la concurrence n'est pas faussé, les consommateurs auraient fait leur choix et seraient allé vers le système le plus favorable?

Continuez à laisser détourner le droit moral pour des affaires de concurrences déloyales et il n'en restera rien de bons pour les auteurs.
Inscrit le 10/12/2002
4408 messages publiés
Au lieu de négocier les contrats avec un diffuseur, vous auriez négocié les contrats avec les FAI.

Ensuite la mise en place d'une solution de tracage technique était possible.

Bien sur, il y aurait eu des gens pour continuer à échanger "hors système" ; tout comme, avec le système "en streaming" ou autre, il y aura toujours des gens pour enregistrer et échanger ce qu'ils n'ont théoriquement pas le droit de faire ...

A mon avis on y aurait quand même gagné en simplicités et en liberté...
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
A lire sur Le Monde en ligne :
Réconcilions culture et Internet, par Christine Albanel

.../...
Ces dernières semaines ont vu se multiplier des offres proposées ou annoncées par les fournisseurs d'accès Internet (Neuf Cegetel, Free, Orange, Alice), qui viennent s'ajouter à celles des plates-formes de téléchargement. Ce sont des initiatives prometteuses.

UN DÉFI AUTANT QU'UNE NÉCESSITÉ

Mais reconnaissons que nous avons pris du retard. La vente en ligne demeure sensiblement plus faible en France que chez nos principaux voisins. Les catalogues sont moins importants, et le prix du titre toujours élevé. Face à ces insuffisances, les plates-formes de téléchargement illégal prospèrent.

Si nous voulons, ce qui est un engagement fort du président de la République, défendre les droits des auteurs et des créateurs, il est temps d'agir. Concurrencer réellement la séduction facile du piratage est un défi autant qu'une nécessité.

Il faut d'abord appliquer le droit. La loi du 21 juin 2004 sur la confiance dans l'économie numérique et celle du 1er août 2006, dite DADVSI, ont créé un dispositif qui a déjà prouvé son efficacité contre les comportements les plus graves - je pense notamment aux pirates qui cassent massivement les systèmes de protection -, sachant que les pirates "ordinaires" tombent sous le coup du délit de contrefaçon. Les auteurs doivent utiliser pleinement toutes les ressources que leur offre le droit. Mais nous savons bien que la loi n'apporte pas toutes les réponses.

Le plus important se joue aussi sur d'autres terrains. D'abord, celui de la prise de conscience. Conscience que la culture a du prix, et donc qu'elle a un prix. Conscience qu'il est tout aussi normal de payer quelque chose sur Internet en échange d'un film, d'une chanson, que de payer sa place au théâtre, au cinéma, au concert.

Terrain de l'offre légale, ensuite. Elle doit être encore plus diversifiée, plus simple d'utilisation et moins chère, afin d'encourager les internautes qui jouent le jeu. Cela implique une véritable interopérabilité, c'est-à-dire la possibilité de lire un fichier sur tous les types de matériels, mais aussi davantage de clarté dans les informations fournies sur la prestation : est-il possible de réaliser des copies ? S'agit-il d'un achat définitif ou d'une simple location de fichiers ? D'un téléchargement ou d'une lecture seule ? Terrain, enfin, de la responsabilité partagée et acceptée par tous.

Ce sont ces voies qu'il faut explorer, et c'est précisément l'objet de la mission de proposition et de médiation confiée à Denis Olivennes.
.../...


Ces déclarations qui insistent sur le côté répressif des lois LCEN et DADVSI, qu'il faudra se décider à appliquer, sont pour moi très inquiètantes...
Sur les différents fils, j'ai retrouvé une constante dans les reproches faits à la Sacem :
S'être opposé à la Licence Globale telle qu'elle avait été votée par 30 députés un soir de décembre 2005, agissant ainsi contre le progrès technique et la diffusion de la musique, pour finalement se retrouver aujourd'hui contrainte de signer avec Deezer et confrontée aux offres de téléchargements illimités.


C'est surtout les pratiques de lobbying parlementaire qui vous sont reprochées et qui vous ont collé une image détestable.
Le refus d'évolution et d'adaptation peut etre reproché à l'ensemble de la filière de l'industrie du divertissement.
Et le moindre commerçant vous dira que menacer ses clients n'est pas une pratique marketting efficace.
Pour mon cas personel, utilisant linux, je ne suis meme pas sur d'etre dans la légalité si je visionne ou écoute un cd ou un dvd protégé par DRM, pourtant acquis légalement, de mes deniers. Je serais obligé de contourner les DRM ce qui est interdit par la loi. Et j'ai pas envie de filer du pognon à une filière industrielle qui méprise à ce point ses clients( votre public chéri sans lequel vous n'existeriez pas, je vous le rappelle)
Solution la plus simple et la plus légale pour moi(et beaucoup d'autres): ne plus rien acheter, ne plus partager ou telecharger d'oeuvres soumises au droit d'auteur, et me tourner vers les oeuvres sous licences libres. Effectuer une migration culturelle comme j'ai effectué une migration logicielle lorsque je suis passé de Microsoft à linux.
Inscrit le 08/09/2003
4510 messages publiés
Il y a des différences fondamentales entre la Licence Globale (optionnelle en plus) qui légalisait l'ensemble des échanges P2P et la situation vers laquelle nous semblons inexorablement nous diriger, à savoir le développement de sites à la demande en streaming, financés par la publicité et de site de téléchargements en mode illimité, financés soit par la publicité, soit par un abonnement intégré ou non dans celui au FAI, soit même par une conjugaison des deux (publicité + abonnement).

Optionnelle à sa première présentation, puis devenue obligatoire !
Si vous vous étiez intéressez à cette option à l’époque, si vous aviez donné une chance à cette solution issue tout droit d’une volonté citoyenne au lieu des habituelles fanfaronnades des Majors, alors vous auriez été crédible sur ce point !

Vous devez tout de même admettre que cette situation est très différente de ce qu'aurait été la LGO envisagée, il est normal que l'approche de la Sacem soit différente.

Il est tout aussi normal que l’approche du consommateur le soit aussi. La question est de savoir si ces deux acteurs que sont l’industrie de la musique et les citoyens/consommateurs ont encore des choses à faire ensemble. Suivant cet état d’esprit, beaucoup de choses seraientpossibles, mais en regard de ce qui s’est passé ces dernières années et se passe actuellement, je ne vois vraiment pas comment ces deux acteurs vont pouvoir se réconcilier. Il faut dire qu’avec un Président qui prône la "fracture"...

4/ L'auteur garde le droit moral sur son œuvre et peut en refuser la distribution

Ah ?!

Les auteurs ont toujours marqué leur refus que la répartition par sondage et analogie

Si vous le dites...

Enfin, à l'époque de la LGO, les DRM semblaient "la" solution.
Il est évident que ce n'est plus vrai car la faute impardonnable a été la non compatibilité des fichiers avec les supports qui a définitivement décrédibilisé ce système.

Enfin, une erreur reconnue ! En espérant que vous en admettiez d’autres très prochainement...

Les sites de téléchargements illimités semblent encore avoir de nombreuses restrictions qui tomberont les unes après les autres, nous en sommes vous et moi persuadés.

Je suis persuadé que les sites de téléchargement dit « légal », tomberont aussi, comme ils le font déjà, pas vous ?

Tout ceci va devoir être remis à plat.

Facile de dire cela avec DADVSI sous le coude ! Et puis c’est mal parti, où sont les associations de consommateurs dans les discussions ? Mais à qui donc est destinée « cette musique » ?

Mais si nous arrivons un jour prochain à avoir des sites qui donnent la possibilité d'accéder à l'intégralité du répertoire dans des conditions tarifaires minimes ou nulles (publicité) et sans exclusion de tel ou tel système d'exploitation, alors les internautes devront admettre que cette façon de procéder qui permet une répartition à l'acte, est préférable à la jungle du P2P.

Préférable pour qui ? Vous n’avez rien compris au P2P : derrière ces lettres se cache autre chose qui vous échappe, comme par exemple rendre acteur le P2Piste dans la diffusion des titres et aider/participer ainsi à faire connaître un artiste ! Et si ! Par ailleurs, qui vous dit que la jungle ne nous est pas préférable ? Votre uniformité, votre encadrement, etc., croyez-vous que c’est ce que recherchent les jeunes enclin à la musique ?

Quand à la Copie Privée, c'est un pis aller, pas la panacée, je préfèrerais un Net régulé, mais je parle ici à titre personnel.

Ah oui alors, mais vous balayez celle-ci en deux ligne ! Un net régulé ? Bah alors, pourquoi ne pas faire pareil avec la poste, les mobiles, etc. et autoriser les fouilles organisées dans les lieux publics au cas où le citoyen aurait des copies pirates sur lui (certainement plus lucratif que n’importe lequel des filtrages, mais ne le dites surtout pas à Sarko, il serait capable d’en arriver là... Vous aussi ? ) ?

Question bête : Et le consommateur dans tout ça ? Ayant lu vos messages passés, je me rends compte qu’aujourd’hui, votre préoccupation première est exclusivement encore et toujours l’industrie de la musique, ce qui pourrait paraître normal, mais c’est oublier que sans les consommateurs, rien n’est possible ! Qu’avez-vous à proposer en contrepartie pour les consommateurs ? Un filtrage de l’internet, dont le coût sera répercuté sur l’abonnement internet ? Un droit (une exception, comme vous voulez) à la copie privée bafouée bien que payé ? J’arrête là, hein ?

En fait, vous n'écoutez pas, vous n'écoutez pas les acheteurs potentiels de musique que nous sommes, dommage...
[message édité par TotoRhino le 06/09/2007 à 13:56 ]
En fait, vous n'écoutez pas, vous n'écoutez pas les acheteurs potentiels de musique que nous sommes, dommage...


Je suis assez dubitatif quand aux motivations de L.P. à vouloir "échanger des idées". Ca aurait été plus utile de le faire avant DADVSI qu'après. Quoique si l'industrie du divertissement et ses affidés avaient voulu écouter l'avis du public avant de se lancer dans sa campagne de lobbying, c'est pas les sites exposant l'avis du public qui manquait.
A propos de "la jungle du peer to peer", vous pouvez vous servir d'un moteur de recherche pour trouver des servers ftp diffusant des oeuvres soumises au droit d'auteur, voir ici:
http://www.kingnutte...ticles/view/354
Si vous faites une recherche en suivant cette méthode sans préciser de nom d'artiste et juste pour les formats wma/mp3, vous tombez sur 474 000 résultats. Et ce sont des ftp, ce qui veut dire qu'ils contiennent plusieurs titres.
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
Question bête : Et le consommateur dans tout ça ? Ayant lu vos messages passés, je me rends compte qu’aujourd’hui, votre préoccupation première est exclusivement encore et toujours l’industrie de la musique, ce qui pourrait paraître normal, mais c’est oublier que sans les consommateurs, rien n’est possible ! Qu’avez-vous à proposer en contrepartie pour les consommateurs ? Un filtrage de l’internet, dont le coût sera répercuté sur l’abonnement internet ? Un droit (une exception, comme vous voulez) à la copie privée bafouée bien que payé ? J’arrête là, hein ?

En fait, vous n'écoutez pas, vous n'écoutez pas les acheteurs potentiels de musique que nous sommes, dommage...


Malheureusement, pour les internautes mais aussi pour la Sacem et autres acteurs des sociétés de l'industrie culturelle, c'est que dans leur esprit la réconciliation prônée actuellement entre culture et internet, passe forcément, encore et toujours, par la répression ou la mise en place de DRM/MTP protégés par la loi :

A lire sur Le Monde en ligne :
Réconcilions culture et Internet, par Christine Albanel


Vous avez voulu à tout prix réussir à faire voter la loi DADVSI, vous l'avez obtenu.

Maintenant il ne vous reste plus qu'à assumer cette situation.

Mais ne croyez surtout pas que les internautes vont vous soutenir dans la voie répressive, ou dans les abonnements dits illimités d'écoute ou de téléchargements en ligne truffés de DRM. Lesquels empêchent les clients d'écouter les titres légalement acquis sur différentes plate formes, et qui en cas de rupture de l'abonnement soit de la part du client, soit de la part de la société le proposant, deviennent inutilisables sauf à contourner la loi.

La route est longue avant que vous n'obteniez la compréhension préalable, nécessaire à la réconciliation.

Cordialement.
Inscrit le 13/08/2002
1791 messages publiés
A quoi bon vouloir calculer à l'unité près les titres écoutés ou téléchargés ??

Je serai curieux de savoir combien de fois une chanson doit être streamée ou téléchargée pour rapporter 1 euro à son auteur.

(calculs ci-dessous tout à fait approximatifs)

Dans le cas du stream :
Si une webradio diffuse 24h sur 24 7j sur 7 des titres d'une durée moyenne de 3 min, elle aura diffusé environ 14'000 morceaux à disons 10 auditeurs, ca fait déjà 144'000 morceaux streamés. Et combien paie une webradio par mois ? même pas 100 euros. Donc à quoi ca sert de calculer à l'unité ... ca fait meme pas 0.01euro par titre streamé. Il faut qu'un titre soit diffusé 1'440x pour rapporté un euro.

Dans le cas du téléchargement :
Si on paie 10 euros par mois pour accéder à un contenu dans le cadre d'une licence globale, qu'on en écoute 2h par jour, ca fait 1'200 titres écoutés de 3 min par mois. Il faut qu'un utilisateur télécharge 120x un morceau pour que celui-ci rapporte 1euro.


Pour moi ce n'est rien d'autre que de l'entêtement à vouloir démonter la licence globale, car il existe des solutions réalisables pour décompter de manière suffisament précise les fichiers téléchargés, mais faut-il encore savoir si on paie au titre téléchargé ou au titre écouté...
Inscrit le 29/03/2007
141 messages publiés
Le problème avec la licence globale c'est de trouver la bonne formule.
Combien payer par moi si on veut télécharger tout type d'oeuvres?
Les modèles proposés ont tous leurs faiblesses. Que ce soit la licence globale ou les abonnements.
D'ailleurs l'offre d'Universal est ridicule. Le contrôle qu'ils souhaitent avoir sur les oeuvres est effarent. D'ailleurs il se posera de nombreuses questions légales sur ce système...qui a ses failles bien évidentes.

La convergence des médias a changé la donne. Ceux qui contrôlent les tuyaux vont vouloir offrir les offres les plus variées, on le voit ce sont les FAI qui changent la donne et il ne fallait pas être devin pour le deviner.
Un FAI n'est plus qu'un simple fournisseur d'accès internet, cela devient la vitrine d'entrée sur la plateforme multimédia.
Tous les modèles économiques sont à reconstruire parce que toutes les industries du divertissement sont concernées, les jeux videos, le cinema et la musique.
Inscrit le 13/08/2002
1791 messages publiés
Combien payer par moi si on veut télécharger tout type d'oeuvres?


Le calcul de cette somme doit se baser sur la moyenne du nombre d'heures d'écoutes et de visionnages de films téléchargés par habitant et non pas sur le nombre de téléchargements.

Je ne vois pas pk on paierait pour des titres téléchargés mais jamais écoutés.
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
Sur les différents fils, j'ai retrouvé une constante dans les reproches faits à la Sacem :
S'être opposé à la Licence Globale telle qu'elle avait été votée par 30 députés un soir de décembre 2005, agissant ainsi contre le progrès technique et la diffusion de la musique, pour finalement se retrouver aujourd'hui contrainte de signer avec Deezer et confrontée aux offres de téléchargements illimités.
.../....


Il est évident que les vraies raisons qui ont amené la SACEM à rejeter la Licence Globale qui avait été votée au Parlement un certain mois de décembre,
sont celles-ci .

.../...
Si vous entendez en France la Sacem protester et crier avec les loups contre le piratage et le numérique, il ne faut pas chercher très loin pour en comprendre la véritable raison. Dans "SACEM", il y a "E" pour "Editeurs". Et ceux-ci, qui sont en fait les maisons de disques, seules véritables perdantes du tournant industriel, n'hésitent pas à faire pression sur la société de gestion collective pour influer son lobbyisme. Voilà par exemple ce que répondait hier Pascal Nègre, PDG de Universal Music France, à nos confrères de PC Inpact. Ca se passe de commentaire :

"On est un des principaux clients de la SACEM. Nous, Universal, on doit faire l’un des plus gros chèques à la Société. Ensuite, on est le premier éditeur en France. Ça veut dire qu’on est un des principaux ayants droit de la Sacem. Faites-moi confiance, la SACEM, on la respecte. On est en train de négocier avec elle et on trouvera un accord comme on a toujours trouvé des accords avec elle. Il n’y a pas de problème là-dessus."


Si la Sacem cessait de mélanger les intérêts des Auteurs et Compositeurs de musique avec les intérêts des Editeurs (les Majors) je suis convaincu que cela se ferait au bénéfice des Auteurs Compositeurs qu'elle est censée représenter et défendre, et non au profit des Majors qui semblent malheureusement "régner en Maître" à la Sacem ...


Cordialement
Inscrit le 24/02/2006
5515 messages publiés
le soucis ici est de savoir si on considère que le téléchargement devient ou non le seul moyen d'accès aux oeuvres.
Or avec l'offre universale, la distribution d'oeuvre ne se fait que pour des artistes affiliés. Il se pose le problème de savoir combien les gens peuvent dépenser ainsi sans que cela ait une influence sur les autres modes de distribution et les autres éditeurs.

Car après il risque de n'y avoir comme choix pour les artistes qu'entre signer dans une major ou ne pas avoir accès au marcher pour vendre de la musique.

La quantité de disque vendus diminue, mais les nouveautés sont sans saveur même lorsqu'elle sont matraquée à en donnée la nausée.

Un des points qui n'est pas explicité dans les statistiques est le marcher gris de l'occasion qui avec le coté atonne des nouveautés a toute les raisons d'exister.

Lorsqu'on trouves des cd d'album vendus entre 1 et 3 euros dans les vides grenier, brocantes, emmaüs (si on recherche aussi des vinyl) pourquoi acheter en neuf ce qui est facilement trouvable en occasion peu cher.

Après on peut rire un grand coup lorsqu'un publicitaire indique qu'avec la musique numérique, on n'a jamais trouvé de musique aussi peut chére. 0,99 euro le morceau c'est cher surtout quant la dernière compilation 100 titre des inrockuptible était vendue dans le commerce à 0,5 centime le morceau sur 5cd sans drm pour emmerder le client.

Globalement depuis le début de l'année, je doit être à environ 50 album et compilations achetés pour un peu plus de 100 euros dépensés sans apparaitre dans aucune statistique sur la vente de musique en france.

Pour les dvd, j'apparais peut être car une grande partie des DVD neufs achetés étaient des imports HK dont la comptabilisation ne doit être des plus fantastique dans les statistiques officielles du secteur. Le reste, ce qui est habituellement vendus en france c'était plus de l'occasion en général.

Un des points oubliés par les venduers de drm est que depuis longtemps les jeune qui achataient le plus de la musique, se l'echangaient (se rapppeler de manu chao) et surtout avaient besoin de l'occasion pour avaoir des fond pour racheter de la musique.
Si on touche à ces systèmes et qu'on oblige à n'acheter que du neuf il faut en prendre compte dans l'établissement du prix sinon on vendra moins au final.
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S'agirait-il de la part de la Sacem de suivre une politique du mieux communiquer pour mieux réprimer ?

Le gouvernement rouvre le dossier du téléchargement illégal

Le gouvernement rouvre le dossier du téléchargement illégal
par Guillaume Deleurence, 01net.
Denis Olivennes, patron de la Fnac, a été investi d'une double mission par la ministre de la Culture : lutte contre le piratage et développement de l'offre légale. Conclusions attendues à la fin d'octobre.

Il y avait la foule des grands jours ce mercredi 5 septembre dans les salons du ministère de la Culture pour assister aux débuts officiels de la mission confiée par le gouvernement à Denis Olivennes, PDG de la Fnac. Devant un parterre de journalistes et de personnalités de l'industrie culturelle, celui-ci a été solennellement mandaté pour étudier les moyens de lutte contre le téléchargement illicite sur Internet et pour développer l'offre légale de musique et de cinéma.
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Un volet répression
Denis Olivennes devra réunir acteurs du secteur (ayants droit, FAI, associations) et experts (économistes, juristes) pour plancher sur ces deux volets. En ce qui concerne l'émergence d'une offre légale, il s'agira de passer en revue, par exemple, les questions du prix, de la chronologie des médias, de l'interopérabilité, des verrous numériques (DRM)... Bref,« tout ce qui peut favoriser le téléchargement licite », selon le patron de la Fnac. Un sujet semble néanmoins exclu d'emblée : la très controversée licence globale, jugée« dangereuse » par Christine Albanel et à laquelle Nicolas Sarkozy, pendant la campagne présidentielle, avait promis de faire barrage.

Côté répression, il s'agira de voir si la loi sur les droits d'auteur (dite DADVSI) doit être éventuellement complétée par de nouvelles dispositions légales. On se rappelle que le Conseil constitutionnel avait supprimé de la loi DADVSI le système de contraventions en cas de téléchargement illégal, ainsi que le mécanisme de la riposte graduée (un avertissement pour commencer, des poursuites en cas de récidive). A la mission Olivennes de voir s'il faut y revenir avec d'autres dispositifs, et de quelle manière.

Présent dans la salle, Hervé Rony, directeur général du Syndicat national de l'édition phonographique, nous a confié qu'il espérait que la piste d'un régime de contraventions pour piratage serait retenue. Pour lui, il faut une sanction rapide de l'internaute fautif, sans en passer par un système complexe de mises en garde tel que le prévoyait la riposte graduée. Hervé Rony en appelle au gouvernement pour inscrire dans la loi un tel dispositif et faire entrer dans les mentalités que télécharger illégalement mérite une amende,« comme un excès de vitesse, par exemple ».


Cordialement.
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A lire sur Le Monde en ligne :


Les fournisseurs d'accès à Internet changent de ton avec les majors


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Mais en négociant avec les ayants-droit, tous les fournisseurs d'accès ne disposent pas des mêmes ressorts. "Il est clair que leur lien privilégié avec Vivendi Universal donne à SFR et à Neuf Cegetel un atout dont ne disposent pas d'autres opérateurs de réseaux, Free en particulier, pour développer des synergies entre contenus et réseaux", explique Nicolas Curien, titulaire de la chaire Economie et politique des télécommunications, au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). De fait, Universal, le leader mondial est une filiale à 100 % du groupe français Vivendi, actionnaire à 56 % de SFR, qui détient pour sa part 40 % de Neuf Cegetel.

"DILEMME DU PRISONNIER"

Ce "partenariat" entraîne un changement de modèle économique pour les majors, habitués à toucher une recette pour chaque vente de disque : ils perçoivent une rémunération forfaitaire, versée directement par les FAI, certainement moins avantageuse que la vente "au détail". Et il est encore trop tôt pour savoir "si le modèle de Neuf Cegetel [dont les termes du contrat qui le lie à Universal n'ont pas été rendus publics] permet à tous les éléments de la chaîne [auteurs et majors] de trouver leur compte", souligne M. Rosny, du SNEP.

Par ailleurs, si les accords demeurent unilatéraux, ils auront également pour effet de morceler l'offre. D'après Neuf Cegetel, l'accord conclu avec Vivendi Universal, est une exclusivité d'une durée de six mois. Mais "une telle stratégie, si elle se généralisait, conduirait à une forme de dilemme du prisonnier où chaque acteur pâtirait des exclusivités obtenues par ses concurrents, venant réduire son audience potentielle, et donc le développement du marché dans son ensemble", expliquent Nicolas Curien et François Moreau du CNAM.

Influente sur les majors et les FAI, la nouvelle donne musicale modifie également la nature de l'offre proposée aux clients. Pour garantir l'exclusivité, Neuf Cegetel efface les fichiers téléchargés, si l'utilisateur se désabonne, ce qui ne manque pas de susciter les interrogations des nouveaux utilisateurs du service. "Les internautes ne veulent pas accéder qu'à un seul catalogue. Ils ont envie d'avoir des contenus variés, tout comme les majors ont envie d'être présents sur un maximum de supports", résume le chercheur François Moreau. Le fournisseur qui accédera à ces demandes aura remporté la bataille du disque sur Internet.


J'aimerais avoir votre avis, sur cet article M Laurent Petitgirard.

D'avance merci.

Cordialement.

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