Mindo

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"Most laws were conceived in and for a world of atoms, not bits" - Nicholas Negroponte, Being Digital (1995, p. 236).

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Si l'impact de vos messages publiés sur Twitter vous préoccupe, sachez que le réseau social fournit désormais un tableau de bord (Twitter Analytics) dans lequel chaque usager peut consulter les statistiques d'activité des tweets. Selon nos constatations, seules les publications survenues à partir du 27 août sont pris en considération.

Le site renseigne en particulier sur le nombre d'impressions (nombre de fois que des utilisateurs ont vu le tweet sur Twitter), le niveau d'engagement (nombre total de fois qu'un utilisateur a interagi d'une façon ou d'une autre avec un tweet, incluant un simple clic avec la souris) et le taux d'engagement (rapport entre les deux données précédentes).

L'outil intéressera avant tout les community managers et les publicitaires qui se servent de Twitter comme tribune à des fins commerciales. Les autres usagers pourraient toutefois y trouver leur compte, ne serait-ce que pour savoir si leur prise de parole a un minimum d'impact sur les autres membres du site communautaire.


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Microsoft va définitivement mettre un point final à l'histoire de Windows Live Messenger. L'entreprise américaine prévoit en effet de fermer son service de messagerie instantanée le 31 octobre, après quinze ans d'existence. Au-delà de cette date, les usagers seront redirigés vers Skype, qui propose des outils similaires en plus de ses fonctionnalités téléphoniques de voix sur IP (VoIP).

Comme le précise la BBC, cette annonce va affecter exclusivement les internautes chinois. En effet, Microsoft avait déjà imposé cette transition pour les autres utilisateurs. Annoncée en novembre 2012, elle est devenue effective en mars de l'année suivante, date à laquelle l'accès au service a été fermé. La fusion entre Windows Live Messenger et Skype est ensuite survenue en avril.

Le délai dont a bénéficié le public chinois s'explique par les règles d'accès au marché local. En effet, Skype ne peut maintenir ses activités dans le pays s'il n'a pas un partenaire sur place. Lors de l'annonce de la fermeture de Windows Live Messenger, Skype étant en contrat avec Tom Online pour fournir une version censurée et surveillée du logiciel.

Depuis, une nouvelle société chinoise est devenue partenaire de Skype. Et la situation ne s'est pas arrangée. L'on peut supposer que le délai a non seulement permis d'assurer la transition entre Tom Online et Guangming Founder, mais aussi de préparer la fusion entre Skype et Windows Live Messenger afin que le produit final puisse toujours être censuré et espionné.

D'abord acquis par eBay, Skype a été racheté par Microsoft pour 8,5 milliards de dollars en mai 2011.

Du fait du montant dépensé pour le logiciel, l'entreprise a tenu à le développer et à le rendre incontournable pour les internautes, quitte à leur forcer la main en fermant un outil de messagerie instantanée qui était pourtant très populaire (quoique de plus en plus concurrencé par les réseaux sociaux et en particulier Facebook et son service de discussion).


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Nettement moins populaire que Spotify ou Deezer qui ont chacun des millions d'abonnés, Qobuz est une plateforme musicale française qui commercialise des abonnements pour écouter de la musique en ligne. Lancé fin 2007, le site est aujourd'hui actif dans huit pays européens, en plus de la France, et disposait de 110 000 clients, dont 10 000 abonnés, en date de juillet 2013.

Soucieuse de se démarquer de la concurrence, la plateforme Qobuz a concentré très tôt ses efforts au niveau de la valeur ajoutée. Outre la production d'un contenu original dans la partie magazine, le site promet une qualité d'écoute supérieure (FLAC 16 Bits/44,1 kHz) à ses clients). Évidemment, tout cela a un coût. Dès lors, le prix des abonnements est plus élevé que la grille tarifaire de la concurrence.

Mais dans la bataille de la musique en ligne, il est très difficile d'être audible lorsque l'on propose des formules plus chères, même celles-ci ont des atouts indéniables.

Fin 2013, Qobuz a donc procédé à à un réajustement en baissant l'offre HiFi de 29,99 à 19,99 euros par mois et en réduisant le forfait Qobuz HiFi Classique de 19,99 euros à 14,99 euros par mois (les deux autres offres à 9,99 et 4,99 euros demeurant inchangées, avec une qualité sonore moindre (MP3 320 Kbps) et des fonctionnalités que l'on retrouve chez la concurrence).

Malgré une internationalisation de ses activités et un effort substantiel au niveau de sa grille tarifaire, Qobuz est plus que jamais en difficulté. La plateforme a en effet annoncé ce jeudi s'être placée sous procédure de sauvegarde une semaine plus tôt. L'entreprise connait en effet des difficultés de financement qui compromettent son avenir à moyen terme dans le marché du streaming.

"Dans un contexte économique difficile en France non seulement en général mais encore plus dans le domaine de la musique en ligne où les grilles d'analyse sont complexes à appréhender pour les investisseurs, il est délicat pour une jeune entreprise novatrice de se financer. Là est l'origine de la situation de Qobuz à ce jour" explique la société.

Cela étant, Qobuz veut tranquilliser les esprits.

Une telle procédure permet "à une entreprise saine de reprendre son souffle pendant une période d'observation de quelques mois", de reconstituer sa trésorerie et de procéder "aux ajustements dans l'organisation" (faut-il comprendre "licenciements" ?). Qobuz "n'est pas en cessation de paiement". Le site poursuit ses activités, paie ses fournisseurs et continue de se développer.

Dans une interview accordée à iGénération, Yves Riesel, président et fondateur de Qobuz, a expliqué que les difficultés rencontrées par la plateforme à maintenir un effort marketing élevé pour gagner en visibilité, se faire connaitre et attirer de nouveaux clients. Le PDG considère aussi que le climat des affaires en France ne favorise pas l'émergence et le développement d'une jeune société comme Qobuz.

Mais surtout, Yves Riesel estime que l'alliance entre Orange et Deezer, décrite comme une "distorsion de concurrence" a été dévastatrice. Selon, Qobuz a été "écrasé par le rouleau-compresseur de l'alliance Orange-Deezer en terme de notoriété depuis quatre ans".

Aujourd'hui, Yves Riesel envisage de se tourner vers la banque publique d'investissement (BPI) et espère que Fleur Pellerin, ancienne ministre déléguée aux PME, à l'innovation et à l'économie numérique, aujourd'hui en charge du portefeuille de la culture, sera sensible à la situation de Qobuz. D'ailleurs, le site n'a pas manqué de rappeler son attachement la culture française.

"Cette plateforme a [...] a une éthique : le respect des artistes et des labels et la volonté de leur fournir un modèle économique créateur de valeur. L'outil de distribution Qobuz est un outil indépendant — qui défend la francophonie et les artistes européens, alternatif aux services axés sur les répertoires mainstream et pilotés depuis les pays anglo-saxons".


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En début de semaine, la responsable du blog The Parisienne a révélé faire l'objet d'une action en justice lancée par le journal Le Parisien, qui l'accuse de contrefaçon de marque. En effet, le quotidien considère que le nom du blog et son URL sont trop proches de "La Parisienne", marque qu'il a déposée en 2003 et qui est utilisée depuis 2008 pour désigner son mensuel féminin.

Devant le tollé général, Jean Hornain le directeur général du groupe, s'est efforcé de calmer le jeu en plaidant pour le dialogue et une solution négociée. Un terrain d'entente sera-t-il trouvé ? En attendant, Le Parisien doit désormais composer avec un buzz médiatique défavorable qui prend de l'ampleur, en témoigne l'apparition d'une pétition sur Change appelant à l'abandon de l'assignation.


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Qui arrêtera Free Mobile ? Deux ans et demi après son arrivée dans le secteur de la téléphonie, l'opérateur continue d'attirer à lui toujours plus de clients. Au 30 juin 2014, ils étaient un peu plus de 9 millions contre 8 millions trois mois plus tôt. À ce rythme, l'entreprise pourrait bien dépasser Bouygues Télécom et ses 11 millions d'abonnés d'ici la fin de l'année.

En devant le troisième opérateur de téléphonie mobile en France, Free prendrait sa revanche sur Bouygues Télécom, dont le PDG avait eu une petite phrase malheureuse décrivant les projets de Xavier Niel dans la téléphonie "Je me suis acheté un château, ce n'est pas pour laisser les romanichels venir sur les pelouses", avait-il lancé il y a cinq ans.

Si Free connait une croissance ininterrompue dans le secteur mobile, il demeure toujours très loin des deux premiers opérateurs que sont Orange (environ 27 millions de clients) et SFR (environ 21 millions d'abonnés).

Concernant son réseau téléphonique, Free a réaffirmé son objectif d'atteindre 75 % de couverture de la population en 3G d'ici la fin de l'année 2014. Concernant la 4G, l'opérateur fixe l'objectif à 50 % de la population vivant en France métropolitaine. Pour y parvenir, il est prévu de déployer mille nouveaux sites au cours du deuxième trimestre


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En fin de compte, il n'y aura pas d'appropriation de la marque "Ice Bucket Challenge" par l'association ALS. Cette dernière vient en effet d'y renoncer face aux innombrables critiques. Dans sa foire aux questions consacrée au défi du seau d'eau glacée, une mise à jour repérée par Techdirt précise les raisons qui ont poussé l'association à entreprendre le dépôt de marque, avant de l'abandonner.

"L'association ALS a déposé ces marques de bonne en vue de protéger l'Ice Bucket Challenge de toute mauvaise utilisation, après consultation des familles qui ont lancé le défi cet été. Toutefois, nous comprenons les préoccupations du public et nous retirons ces demandes. Nous apprécions la générosité et l'enthousiasme de tous ceux qui ont participé au challenge et donné aux organismes de bienfaisance contre l'ALS".

La découverte de ce dépôt de marque avait déclenché un tollé sur le réseaux sociaux. Cette tentative d'appropriation avait suscité des interrogations de fond sur les intentions de l'association ALS. La solidité de la requête a elle-même été remise en question, au regard du caractère très générique de l'expression "Ice Bucket Challenge" et de son utilisation antérieure par d'autres individus.

Le défi du Ice Bucket Challenge consiste à se filmer en train de se verser un seau d'eau glacée sur la tête et de désigner ensuite trois autres personnes à relever ce challenge. En apparence idiote, cette activité est en réalité une opération de communication devenue virale suite à la participation de Mark Zuckerberg (le fondateur de Facebook) et de nombreuses autres personnalités.

Derrière le Ice Bucket Challenge, il s'agit de médiatiser auprès du grand public la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et d'inciter les individus à faire un don. En l'espace de deux semaines, 80 millions de dollars ont été récoltés. Une somme loin d'être négligeable, mais relativement faible au regard de tout le ramdam médiatique qui a entouré le défi.


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À la suite des révélations d'Edward Snowden sur la surveillance électronique mise en place par les États-Unis, les initiatives destinées à renforcer la sécurité et assurer la confidentialité des communications sur Internet ont connu un véritable bond en avant. Mais si les annonces sont nombreuses, les projets qui sont d'ores et déjà prêts à l'emploi le sont beaucoup moins.

C'est le cas de CaliOpen. Relancé au mois d'août 2013, ce projet imaginé par Laurent Chemla — connu notamment pour son opposition à la loi Hadopi et pour avoir fondé le bureau d'enregistrement Gandi — est toujours en développement. Rien de surprenant à vrai dire, tant l'ambition est grande : il s'agit ni plus ni moins de concevoir une "messagerie sécurisée de nouvelle génération" pour le courriel.

Un an après le redémarrage du projet CaliOpen, Laurent Chemla a publié cette semaine un point d'étape dans lequel il est annoncé que l'interface utilisateur du logiciel est globalement achevée et qu'une "première phase de développement a été engagée". À cette occasion, les technologies qui seront utilisées ont été sélectionnées et un modèle d'architecture a été défini.

Il reste toutefois beaucoup à faire, d'autant que le projet a évolué en cours de route. "CaliOpen sera donc un ensemble logiciel (libre) de messagerie, capable (à terme) de gérer tous les protocoles et services permettant la correspondance privée, en regroupant les messages selon les correspondants plutôt que selon le sujet ou le protocole utilisé", explique Laurent Chemla sur son site.

CaliOpen étant un projet libre, le logiciel accueillera volontiers toutes les contributions, qu'elles soient techniques ou non. "C'est toujours utile d'avoir des points de vue extérieurs quand on a le nez dedans depuis trop longtemps" confie Laurent Chemla, avant d'évoquer la piste d'un financement participatif pour soutenir le développement du programme.

Un site web est à disposition des internautes pour découvrir les grandes lignes du projet CaliOpen.


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Popularisé par Mark Zuckerberg qui s'est lui-même prêté au jeu en se versant un seau d'eau glacée sur la tête, le défi du "Ice Bucket Challenge" connaît depuis deux semaines une popularité très importante sur les réseaux sociaux. On ne compte plus aujourd'hui les célébrités ? principalement américaines ? qui ont osé relever le gant de la nomination en se filmant à leur tour en train de réaliser ce challenge.

Destiné à sensibiliser le grand public sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA), le défi du "Ice Bucket Challenge" a permis à l'association ALS de lever en un mois 80 millions de dollars. S'il s'agit d'un montant important au regard des sommes que récoltent généralement chaque année l'association ALS, il demeure toutefois très faible vu l'important buzz médiatique que ce challenge a suscité.

Bon enfant, le défi du "Ice Bucket Challenge" doit son succès a des facteurs mobilisant des ressorts psychologiques particuliers. "Les gens veulent se montrer en public sous le meilleur jour, donc il est difficile de refuser une cause pro-sociale", explique Jonah Berger, spécialiste des réseaux sociaux, surtout lorsque celle-ci met en jeu une épreuve à nomination et une cause juste. La viralité a fait le reste.

Si elle n'en est pas à l'origine, l'association ALS a clairement bénéficié des retombées du buzz médiatique entourant le défi du "Ice Bucket Challenge" pour récolter des fonds supplémentaires. Du fait du but poursuivi par ce challenge, ce dernier est désormais intimement lié à l'association. Aussi, l'on peut s'interroger sur les raisons qui l'ont poussée à vouloir s'approprier la marque "Ice Bucket Challenge".

L'association ALS dépose la marque Ice Bucket Challenge

Le site Boing Boing signale en effet que l'association a déposé le 4 août plusieurs documents auprès du Bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) afin de prendre le contrôle de deux expressions ("ICE BUCKET CHALLENGE" et "ALS ICE BUCKET"). Le problème, c'est qu'ALS n'est pas à l'origine de cette activité.

Comme l'a relevé Slate, on trouve sur le net des vidéos et des photos montrant des internautes se versant un seau d'eau glacée sur la tête à une date bien antérieure à celle marquant le décollage de la campagne virale (notamment en 2013). Certes, ces défis ne visent pas à sensibiliser le public à la la sclérose latérale amyotrophique, mais ils emploient les mêmes expressions (ou dans des termes similaires).

Sans parler de toutes ces vidéos qui circulent sur le web et qui mettent en scène des individus relevant défis similaires, à savoir se verser de la glace ou de l'eau froide sur la tête.

Les motifs pour lesquels l'Association ALS demande à bénéficier de l'exclusivité des expressions liées au Ice Bucket Challenge ne sont pas explicites.

Peut-être souhaite-t-elle être la seule à avoir le droit de vendre des produits dérivés portant l'expression (comme un vêtement disant que "J'ai survécu au Ice Bucket Challenge"). Peut-être souhaite-t-elle, sinon, avoir la possibilité juridique de contrer des exploitations dégradantes qui iraient contre l'intérêt de la recherche sur la maladie de Charcot

Mais l'association ALS prend un risque. Alors que le challenge du Ice Bucket s'est déroulé dans la bonne humeur générale, l'utilisation inconsidérée de sa propriété intellectuelle ? si elle lui est accordée ? pourrait se retourner contre elle créer, pour le coup, un bad buzz.


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La France n'a pas un besoin impérieux de durcir son arsenal juridique pour lutter contre le racisme sur Internet. Tel est le message qu'a voulu faire passer le ministère de la justice dans sa réponse à la question écrite posée par la députée socialiste Sabine Buis. Des outils en nombre sont d'ores et déjà à disposition de la population lorsqu'ils sont confrontés à de la xénophobie en ligne.

Affirmant avoir constaté "la multiplication [...] de propos racistes d'une violence extrême sur les réseaux sociaux", l'élue souhaitait connaître les "actions concrètes qui ont été mises en œuvre" pour obtenir la fermeture des sites web "ouvertement racistes" et l'arrestation de "leur(s) administrateur(s)". L'occasion pour les services de Christiane Taubira de lister les dispositions en vigueur.

L'arsenal juridique français

Outre les dispositions contenues dans la loi relative à la liberté de la presse et les textes successifs visant à étendre le délai de prescription pour certains délits, la loi LCEN impose aux hébergeurs d'intervenir sans délai lorsqu'ils ont connaissance d'un fait illicite sur leur service et de prendre certaines mesures selon sa gravité, sous peine de voir leur responsabilité engagée.

Le ministère a aussi rappelé l'existence de la plateforme PHAROS qui permet à chacun de signaler un contenu illégal sur le net. Et même si Internet est un réseau mondial, le code pénal permet "de poursuivre et de sanctionner des actes commis hors des frontières de la République, y compris par des personnes de nationalité étrangère", si les contenus incriminés "sont accessibles depuis la France".

En conclusion, le gouvernement affirme que la France dispose "de moyens juridiques efficaces pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme sur internet".

Efficaces, oui. Mais suffisants ?

Cela étant dit, ce n'est pas parce que les outils actuels sont décrits comme "efficaces" qu'ils sont perçus comme suffisants. Les gouvernements successifs ont montré une certaine propension à légiférer plus que de raison, sans vérifier si la loi n'était pas déjà suffisante, ou à pénaliser de nouveaux concepts, à l'image de la suggestion de Manuel Valls de rendre illicite l'antisionisme.

Rappelons qu'en début d'année, lors du climax de l'affaire Dieudonné, le ministre de l'intérieur d'alors avait proposé de renforcer la censure sur Internet par un dialogue avec les plateformes d'hébergement de contenus et les réseaux sociaux. Ce point (renforcer la collaboration avec acteurs privés) est d'ailleurs préconisé dans le rapport de Marc Robert sur la cybercriminalité

Plus récemment, les députés ont adopté un texte dans lequel est étendue la responsabilité des intermédiaires techniques pour les obliger à censurer d'office les contenus qui inciteraient à "la haine" à l'égard des femmes, des homosexuels ou des handicapés.

( photo : CC BY Kurt Löwenstein Educational Center International Team )


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Lorsque Free a dévoilé son forfait mobile illimité à 19,99 euros par mois, Xavier Niel a mené une campagne de communication particulièrement piquante contre ses concurrents. Les clients des autres opérateurs ont été présentés comme des pigeons (comparaison qui sera notamment reprise dans une publicité), tandis que les forfaits ont été qualifiés de "RSA" : Racket Super Arnaque.

Dans le camp d'en face, la gouaille de Xavier Niel n'a évidemment pas été appréciée du tout. Déterminé à obliger Free à mener une stratégie marketing un ton en dessous, Bouygues Télécom a porté l'affaire en justice obtenu la condamnation de son rival. Outre des dommages et intérêts fixés à 25 millions d'euros, Free n'a désormais plus le droit d'employer certains termes dans sa communication.

Ces propos remontant à 2012, l'on pourrait croire qu'ils appartiennent définitivement au passé. Or, il s'avère que non. D'après BFM TV, SFR n'a pas digéré l'attitude de Free lors de la présentation de son offre mobile et dans les semaines qui ont suivi. L'entreprise a en effet déposé une plainte auprès du tribunal de commerce de Paris et demandé plusieurs millions d'euros de dommages et intérêts.

Au regard du précédent ayant opposé Free à Bouygues, SFR a de fortes chances d'obtenir gain de cause à moins que les deux parties ne trouvent une solution pacifique d'ici là. Cela étant, il est tout à fait étonnant que SFR réagisse si tardivement. C'est à se demander s'il n'y pas d'autres enjeux cachés. Le fait que Free a signé un accord visant à verser 100 millions d'euros à Bouygues a peut-être pesé dans la balance...


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Bien qu'il ne soit pas toujours mentionné dans les classements visant à lister les navigateurs web les plus utilisés au monde, Opera demeure malgré tout l'un des cinq logiciels les plus populaires auprès des internautes même si sa part de marché est nettement moins élevée que celle constituée par Google Chrome, Internet Explorer, Firefox ou Safari.

Du côté des mobiles, Opera est également un navigateur qui compte. L'entreprise suédoise a tenu à le rappeler à l'occasion d'une mise à jour des statistiques d'utilisation de son programme. Il y aurait en effet plus de 100 millions de mobinautes sous Android qui utiliseraient l'une des différentes versions de son logiciel (Opera Mini, Opera pour Android, Opera Max, etc, chacun répondant à des besoins particuliers).

Selon la société, le nombre de mobinautes utilisant Opera comme navigateur web a doublé en l'espace d'un an. Outre les qualités intrinsèques de l'application, la firme européenne peut aussi compter sur certains accords commerciaux pour imposer sa solution. C'est par exemple le cas du contrat passé avec Microsoft pour installer par défaut Opera Mini sur les smartphones d'entrée de gamme de Nokia.


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Jordan Mathewson se souviendra longtemps de sa partie de Counter-Strike. Alors qu'il jouait tranquillement et diffusait sa performance sur Twitch, le jeune homme s'est fait arrêter en direct par le S.W.A.T. de l'État du Colorado devant ses 3000 téléspectateurs.

Selon les informations de la presse locale, un canular téléphonique est à l'origine de l'intervention de la police américaine. Un internaute aurait appelé le numéro d'urgence américain (911) en prétextant une prise d'otage et des personnes touchées par des coups de feu. Ce type de fausse alerte s'appelle le "swatting", puisqu'elle fait souvent intervenir le S.W.A.T.



De son côté, Ars Technica signale que la police du Colorado enquête sur l'identité de l'appelant puisqu'il est rapidement apparu que Jordan Mathewson n'a rien fait de répréhensible. Craignant peut-être une augmentation du swatting, un responsable de la police a rappelé que ce genre d'intervention est périlleuse pour les forces de l'ordre et qu'une fausse alerte pourrait très bien mal tourner.

Ce n'est pas la première fois qu'un joueur diffusant en direct sa partie de jeu vidéo se retrouve confronté à un incident grave. Outre les interventions de la police, il y a également eu cet été le cas d'une joueuse de DOTA 2 dont le domicile a été cambriolé en direct alors qu'elle animait son chaîne sur Twitch. La jeune femme n'a heureusement rien eu.


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Lorsque l'intérêt d'Iliad pour T-Mobile US a été divulgué fin juillet, l'entreprise française a tenu immédiatement à préciser les contours de son offre visant l'opérateur américain. Dès les premiers articles parus dans la presse, un communiqué a été diffusé par la maison-mère de Free dans lequel elle a expliqué avoir "offert 15 milliards de dollars en numéraire pour 56,6 % de T-Mobile US, à 33,0 $ par action".

Malgré son caractère exceptionnel, la proposition d'Iliad n'a pas convaincu Deutsche Telekom, qui contrôle actuellement les deux tiers du capital de T-Mobile US. Lors d'une conférence téléphonique, le PDG Timotheus Höttges a souligné l'insuffisance de l'offre du groupe français. Elle a même été décrite comme "inadéquate" par Braxton Carter, le directeur financier de T-Mobile US.

Le problème, c'est qu'il n'y a plus aucun candidat au rachat de T-Mobile US hormis Iliad. L'autre compétiteur, la holding japonaise Softbank, a décidé de jeter l'éponge après avoir pris conscience que son projet risquait de se heurter aux réticences des autorités de régulation américaines (Softbank contrôle en effet déjà l'essentiel du troisième plus gros opérateur du pays, T-Mobile US étant le quatrième).

Softbank et sa proposition à 40 dollars par action n'étant plus dans la course, Deutsche Telekom n'a pas d'autre choix de considérer avec sérieux l'offre d'Iliad. Et à en croire Bloomberg, l'opérateur allemand serait disposé à discuter d'une vente de T-Mobile US à 35 dollars par action. C'est nettement plus bas que Softbank, mais les propositions alternatives manquent.

De son côté, Reuters cite une source proche de Deutsche Telekom qui assure que même à 35 dollars par action, l'offre d'Iliad serait insuffisante. Le contact de l'agence n'a pas indiqué quel serait le montant adéquat pour négocier la vente de T-Mobile US. Une chose est sûre, Iliad devra de toute façon mettre beaucoup plus d'argent sur la table s'il veut prendre le contrôle de l'opérateur américain.


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Il y aura bien une conférence de presse organisée par Apple le 9 septembre. Selon toute vraisemblance, deux temps forts marqueront cet évènement : la présentation du nouvel iPhone, qui devrait être décliné en deux versions (4,7 et 5,5 pouces) et inclure une batterie plus puissante ainsi qu'un module de paiement sans contact (NFC), et la démonstration de sa première montre intelligente, l'iWatch.

D'après les informations de plusieurs sources relayées par la presse américaine, la santé devrait être au cœur de l'iWatch. Il faut dire que le domaine de la médecine personnalisée intéresse plusieurs grandes entreprises, dont la firme de Cupertino, qui s'est rapprochée des mutuelles pour divulguer le comportement des assurés. Quoiqu'il en soit, l'iWatch devrait être commercialisée d'ici la fin de l'année.


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Google n'a visiblement pas l'intention de laisser Amazon occuper seul le terrain de la livraison par drones. Alors que le géant du e-commerce américain a présenté l'an dernier son service, baptisé PrimeAir, et s'emploie aujourd'hui à faire changer la législation afin de le tester aux États-Unis, la firme de Mountain View vient de révéler un projet concurrent baptisé "Project Wing".

Comme PrimeAir, le programme de livraison par drones de Google est en plein développement. L'entreprise américaine explique qu'il a vu le jour il y a deux ans dans son laboratoire "Google X Lab", comme d'autres projets très futuristes avant lui (Internet via ballons-sondes, lunettes à réalité augmentée, téléphone modulaire, voitures automatiques).

Testés en Australie, les drones de Google ont une envergure d'environ 1,5 mètre et s'appuient sur quatre hélices. Chaque aérodyne pèse 8,5 kg et peut transporter un colis pesant jusqu'à 1,5 kg. Lors d'une livraison, l'appareil se met en vol stationnaire à plusieurs dizaines de mètres du sol et dans une position pratiquement verticale. Un treuil s'active alors pour faire descendre le paquet jusqu'au sol.



Afin de souligner l'intérêt du projet Wing, Google a mis en avant le rôle que ses drones pourrait jouer pour assister des populations en péril. Suite à une catastrophe naturelle, les drones pourraient soutenir les pouvoirs publics en apportant des médicaments, des vivres ou des équipements de première nécessité, si les routes sont impraticables (cela dit, les hélicoptères remplissent déjà ce rôle).

Même si l'un n'empêche pas l'autre, Google souhaite probablement utiliser le projet Wing dans le cadre de ses activités commerciales. Rappelons que l'entreprise américaine a réfléchi très tôt à lancer un service de livraison à domicile (Google Shopping Express). Fin 2013, celui-ci est devenu réalité avec un lancement à San Francisco, avant d'être étendu à New York et à Los Angeles.

Google sera indéniablement un adversaire de taille pour Amazon et son service PrimeAir, qui doit permettre de livrer des objets de moins de 2,5 kg en 30 minutes maximum après la commande. Le géant du e-commerce projette de continuer le développement de son programme au cours des prochaines années. Ensuite, un lancement commercial est prévu, si la législation change d'ici là.




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À l'image de Google et de nombreuses autres entreprises évoluant dans le secteur du numérique, Facebook dépend énormément de la publicité. Signe de son enjeu stratégique, le réseau social a testé au fil de son histoire de multiples formats et exploré diverses approches afin que les messages des annonceurs aient l'impact le plus fort possible sur les usagers.

Ainsi, le site communautaire américain a successivement expérimenté les "contenus sponsorisés" dans le fil d'actualité (avant d'y renoncer), affirmé son droit d'utiliser toutes vos données personnelles pour personnaliser les annonces publicitaires, lancé la publicité vidéo et décidé de traquer les sites web que ses usagers visitent pour mieux les cibler, quitte à se montrer intrusif.

Né à l'ère des PC, Facebook doit aujourd'hui composer avec l'avènement du mobile. Désormais, c'est en direction des terminaux que Facebook compte concentrer ses efforts. Il faut dire que l'immense majorité des membres utilise à un moment ou à un autre son portable ou sa tablette pour accéder au site (1,07 milliard par mois, selon les statistiques du site au 30 juin 2014).

Mais si Facebook est un réseau social global, il doit composer avec les spécificités locales des pays dans lesquels il est actif. Or, tous sont loin de bénéficier d'un réseau téléphonique aussi développé que celui que l'on peut trouver en Corée du Sud ou Japon. Les usagers qui se connectent au site communautaire utilisent pour ainsi dire toute la gamme des standards pour la téléphonie mobile (2G, 3G, 4G...).

Aussi Facebook a-t-il décidé de proposer aux annonceurs une option permettant d'adapter les pubs selon la qualité de la connexion mobile utilisée par l'utilisateur. Plus celle-ci sera performante, plus le contenu sera conséquent.

Par exemple, une vidéo pourrait être proposée aux usagers connectés en 3G et 4G, tandis qu'une simple image et un lien pourraient être fournis à ceux en 2G. Pour Facebook, cette fonctionnalité se veut plus respectueuse de l'utilisateur en prenant en considération la capacité de la ligne de chaque mobile tout en contribuant à limiter d'éventuels frais de données.

Lors de la présentation de ses résultats fin 2013, relayée par alors par Le Monde, il est apparu que la moitié des revenus du site provient de la publicité mobile.


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Vivendi a annoncé ce jeudi l'ouverture de négociations exclusives avec l'opérateur espagnol Telefonica en vue de lui vendre sa dernière filiale dans les télécoms, à savoir l'opérateur brésilien GVT. Selon la multinationale française, l'offre de Telefonica valorise GVT à 7,45 milliards d'euros (dont un peu plus de 4,6 milliards en cash).

Si Telefonica a manifestement les faveurs de Vivendi, un autre potentiel acquéreur s'est aussi manifesté : Telecom Italia. La société de télécommunications italienne a aussi formulé une offre à 7 milliards d'euros (dont 1,7 milliard en cash).

En cédant GVT, Vivendi achèverait son désengagement du secteur des télécommunications. L'entreprise a en effet conclu un accord en novembre 2039 avec Etisalat pour céder ses parts (53 %) dans Maroc Télécom. Elle a ensuite opté pour l'offre de rachat de Numericable dans le dossier SFR


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Effectivement ! Je corrige ce point, merci PiM.
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