Mindo

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"Most laws were conceived in and for a world of atoms, not bits" - Nicholas Negroponte, Being Digital (1995, p. 236).

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Avec un peu d'avance sur son calendrier de publication, la fondation Mozilla vient de diffuser en début de semaine une nouvelle version de son navigateur web. Comme d'habitude, cette branche — nommée Firefox 32 — peut être téléchargée depuis le site officiel, la chaîne de téléchargements de Numerama ou via le logiciel lui-même, en passant par le menu "?" > "À propos de Firefox".

Du côté des performances et de la sécurité, les notes de mises à jour de Firefox 32 indiquent que le logiciel dispose d'un nouveau cache HTTP qui fournit des performances améliorées, y compris lors de la récupération après un incident technique. Le logiciel propose par ailleurs une meilleure protection contre les attaques de l'homme du milieu grâce au support du "public key pinning".

Concernant l'interface, Firefox 32 supporte désormais le bas-sorabe (une langue slave parlée en Allemagne). Lors d'une recherche d'un élément, la barre renseigne maintenant sur le nombre d'occurrences trouvées. Enfin, Firefox 32 dispose d'un menu contextuel retravaillé qui propose des boutons d'action plus clairs (aller en arrière, aller en avant, rafraichir la page, mettre en favori, partager la page ailleurs...).

Firefox 32 inclut comme à son habitude de nouveaux éléments relatifs au HTML 5 ainsi qu'un certain nombre de changements qui intéresseront surtout les développeurs web. Deux changements sont mentionnés, dont l'un concerne une amélioration des performances au niveau du gestionnaire des mots de passe et de celui dédié aux modules complémentaires. L'autre vise les certificats 1024bits.

La fondation Mozilla signale que Firefox 32 résout également deux bugs (l'un touchant Mac OS X, l'autre Windows 7 et 8). En revanche, elle indique que les technologies d'assistance peuvent provoquer des problèmes de performances sur Windows XP.


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Jennifer Lawrence, Kaley Cuoco, Kirsten Dunst, Selena Gomez, Kate Upton, Rihanna, Ariana Grande... ce week-end, de nombreuses personnalités américaines ont découvert avec effroi l'étalement de leur vie privée sur Internet suite à un piratage ayant manifestement touché iCloud, le service de stockage à distance et de sauvegarde proposé par Apple.

Diffusée notamment sur 4Chan, un forum de discussion dont la réputation sulfureuse provient essentiellement de la catégorie /b/, la fuite — qui est constituée de plusieurs centaines de photos très personnelles de jeunes femmes souvent dans le plus simple appareil ou en petite tenue, mais aussi de quelques vidéos — s'est sans surprise répandue sur la toile à vitesse grand V.

Aujourd'hui, le mystère reste entier sur l'identité de l'individu à l'origine de ce piratage. D'ailleurs, rien n'indique qu'il a agi seul : il a peut-être eu des complices, ce qui ne paraît pas du tout improbable vu le nombre de célébrités touchées. En tout cas, cette piste n'est certainement pas écartée par les autorités américaines, qui ont confirmé avoir ouvert une enquête à ce sujet.

L'auteur du piratage risque une lourde condamnation en justice, s'il est retrouvé. Rappelons qu'en 2012, le FBI a mis la main sur une personne accusée d'avoir diffusé sans autorisation des contenus privés d'autres stars (dont Scarlett Johansson, Mila Kunis, Jessica Alba, Christina Aguilera, Miley Cyrus et Selena Gomez). Elle a alors été condamnée à dix ans de prison à l'issue du procès.

Outre la police fédérale américaine, Apple est aussi en train de mener sa propre enquête interne. À Re/Code, une porte-parole de la société californienne a expliqué "enquêter activement sur ce signalement". Il faut dire que cet incident donne une piètre image de la sécurité des données personnelles chez Apple auprès du grand public, alors même que le groupe s'efforce de la rendre plus solide.

En début de semaine, Apple a également corrigé une vulnérabilité qui permettait à un attaquant de tenter de deviner le mot de passe pour accéder au compte iCloud, sans aucune limite. Désormais, le compte est verrouillé après cinq tentatives ratées,


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Actuellement désigné sous le nom de code "Windows 9", le prochain système d'exploitation de Microsoft s'appellera-t-il en fin de compte... "Windows 9" ?

La question peut se poser, dans la mesure où le compte officiel utilisé par la firme de Redmond pour s'adresser aux Chinois sur Weibo a diffusé par mégarde un message contenant le nom qui désignera le prochain O.S. du groupe ainsi qu'un logo.

Sans surprise, le message a été promptement retiré mais des sites comme CnBeta ont eu le temps de faire une capture d'écran, immortalisant la gaffe de la société américaine.

Selon The Verge, le logo utilisé en guise d'illustration dans le message publié sur Weibo n'est qu'un mock-up (une maquette). Cependant, rien n'indique qu'il ne sera pas utilisé comme logo officiel lorsque Windows 9 sera officiellement présenté.


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Microsoft continue d'améliorer son service de stockage à distance par petites touches. Après avoir significativement amélioré la formule gratuite de OneDrive (celle-ci inclut désormais un espace disque de 15 Go, contre 7 auparavant) cet été, le groupe américain vient de confirmer que les restrictions concernant la taille de chaque fichier qui est envoyé en ligne ont été levées.

Jusqu'à présent, il n'était pas possible d'envoyer sur OneDrive des fichiers excédant 2 Go. Désormais, cette limite est levée (le changement n'est pas encore effectif pour l'ensemble des usagers). En revanche, Microsoft — qui a confirmé cette évolution à The Next Web — n'a pas indiqué quel est le nouveau plafond par envoi.


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L'expérience PayCard touche à sa fin. SFR vient en effet d'annoncer la fermeture prochaine de son service de paiement, qui sera effective à compter du 11 novembre 2014. D'ici là, les clients concernés sont invités à retirer leur argent dans un distributeur automatique de billets. L'arrêt de PayCard laisse à penser qu'il n'a pas rencontré un franc succès auprès du grand public.

SFR n'a pas détaillé les raisons qui l'ont conduit à arrêter PayCard. En revanche, l'opérateur a publié une foire aux questions dédiée dédiée dans laquelle il explique que le service demeure fonctionne jusqu'à sa date de fermeture complète. Cependant, l'entreprise presse ses clients de ne pas tarder à retirer leur argent, d'autant que plus aucun frais de retrait n'est appliqué, aussi bien en France qu'à l'étranger.

Il sera également possible d'obtenir un remboursement par virement bancaire à compter du 15 septembre 2014, là encore sans frais. Un courrier électronique doit être prochainement adressé aux clients. Celui-ci contiendra des indications sur le remboursement du solde. SFR propose aussi, pour remercier les usagers, de fournir gratuitement la carte de paiement PCS.

La carte PayCard a été lancée en septembre 2012. Cette méthode de paiement, basée sur le réseau MasterCard, était présentée sur le papier comme capable de fonctionner dans la majorité des points de vente des distributeurs de billets. Facturée 14,90 euros par an, cette carte pouvait être rechargée en espèce, par virement ou carte bancaire et effectuer des fonds d'une carte PayCard à une autre.


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Si les tensions entre les taxis et les services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) sont désormais bien connues du grand public, à l'image des grèves de conducteurs de taxi et des quelques échauffourées qui sont apparues en marge des manifestations, elles sont d'être spécifiques à la France. Ces phénomènes existent dans d'autres pays européens, ainsi qu'aux États-Unis.

Signe du malaise entre les deux professions, la BBC signale que le conflit entre les taxis et les VTC s'est déplacé sur le terrain judiciaire en Allemagne. Et le tribunal de Francfort a rendu un jugement remarqué, puisqu'il a interdit à Uber — l'un des principaux services de VTC — d'opérer dans le pays, au motif que la société n'avait pas les autorisations légales nécessaires pour une telle activité.

Il ne s'agit pas d'un verdict définitif. L'injonction temporaire rendue par le tribunal de Francfort est susceptible d'être renversée en appel.


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Opérateur de téléphonie mobile virtuelle depuis 2011 sur le réseau de SFR, La Poste Mobile propose plusieurs forfaits téléphoniques destinés à satisfaire les différents besoins de sa clientèle. Cependant, il faut croire qu'une formule manquait dans l'offre du MVNO français, puisque celui-ci vient d'en concevoir un nouveau pour cette rentrée, en partenariat avec Universal Music.

La Poste Mobile vient en effet de présenter un nouvel abonnement baptisé "Music" qui vise à séduire les passionnés de musique. Comme son nom le laisse entendre, il propose aux mobinautes un accès illimité au catalogue de la maison de disques pour 14,99 euros par mois (la première année d'abonnement, le forfait est proposé au prix réduit de 9,99 euros par mois).



Du côté de la navigation Internet, la formule propose un accès avec un volume de 2 Go pour les données (celles-ci ne sont pas consommées lorsque le mobinaute écoute de la musique dans le cadre de l'application Android "Music La Poste Mobile", disponible sur Google Play). La 4G est aussi proposée, à condition d'avoir un mobile compatible et de se trouver dans une zone couverte par SFR.

Concernant les communications, la formule propose 3 heures d'appel et les SMS / MMS en illimité. Une option facturée 8 euros permet de profiter des appels illimités en France métropolitaine (en de hors de la visioconférence et des numéros courts / spéciaux / surtaxés), avec toutefois certaines restrictions : pas plus de 129 destinataires par mois et 3 heures maximum par appel.

La formule "Music" est proposée sous deux formes : sans engagement, c'est-à-dire uniquement avec la carte SIM dans un mobile que vous possédez déjà ; avec engagement sur 12 ou 24 mois, mais un mobile est proposé (à choisir dans un catalogue composé d'une trentaine de modèles) également. Dans ce dernier cas, le prix mensuel du forfait grimpe à 22,99 euros.

Outre les restrictions mentionnées plus haut, le forfait "Music" en comprend d'autres.

D'abord, il n'est disponible que pour les usagers vivant en France métropolitaine. Ensuite, l'application mobile n'est visiblement disponible que sur Android (exit, pour l'instant, iOS et Windows Phone). Enfin, l'accès mobile est bridé au-delà du cap des 2 Go de données et bloqué après 6 Go (des options de recharge sont néanmoins proposées).


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Samsung se juge-t-il trop dépendant de Google Maps, le service de cartographie en ligne mis au point par la firme de Mountain View ? Alors que la plateforme est présente sur l'ensemble de ses terminaux équipés du système d'exploitation Android, la société sud-coréenne a décidé de signer un accord avec Nokia pour fournir un autre outil pour ses appareils qui fonctionneront avec Tizen.

En effet, c'est le service HERE Maps qui sera proposé par défaut. Il sera notamment présent dans la toute nouvelle montre intelligente de Samsung, la Gear S, qui a été présentée la semaine dernière quelques jours avant l'ouverture du salon IFA, à Berlin. HERE Maps sera aussi fourni dans le premier smartphone sous Tizen, dont le lancement connaît quelques difficultés.

Concernant les produits n'utilisant pas Tizen, Samsung devrait a priori prendre en compte le système d'exploitation installé. Dans le cas d'Android par exemple, le service de cartographie proposé par défaut demeurera Google Maps. Néanmoins, HERE Maps sera disponible au téléchargement pour ceux désirant utiliser un outil alternatif, indique nos confrères de Neowin.

L'annonce de la signature d'un accord entre Samsung et Nokia concernant le déploiement de HERE Maps dans les terminaux fonctionnant avec Tizen est un signe supplémentaire des efforts entrepris par l'entreprise asiatique pour se dégager un tant soit peu de l'influence de Google. Le développement de Tizen, réalisé avec Intel, s'inscrit dans ce cadre, afin de proposer autre chose qu'Android.


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C'est dans une semaine qu'Apple organisera sa traditionnelle conférence de presse de la rentrée. Cette année, deux temps forts devraient marquer l'évènement : la présentation du nouvel iPhone d'une part, qui sera proposé en deux versions (l'un avec un écran 4,7 pouces, l'autre avec un écran 5,5 pouces), et celle de l'iWatch, qui sera sa première montre "intelligente" (smartwatch).

Outre un écran plus grand, le prochain terminal de la firme de Cupertino est attendu dans le domaine du paiement sans contact avec la présence d'un module NFC. S'il est bien présent, les usagers pourront effectuer des achats en approchant leur mobile d'une borne adaptée, au lieu de sortir leur carte bancaire par exemple. Une batterie plus performante devrait aussi être de la partie.



La tenue de la keynote d'Apple étant imminente, les rumeurs sur son contenu vont bon train tandis que les fuites prétendant révéler tel ou tel aspect de l'iPhone 6 et / ou de l'iWatch tendent à se multiplier sur les réseaux sociaux et les sites spécialisés. La dernière en date a été repérée par 9 To 5 Mac. Il s'agit d'une vidéo russe montrant un iPhone 6 version 4,7 pouces assemblé.

De nombreuses photos et vidéos affirmant montrer les composants de l'iPhone 6 ou le téléphone lui-même circulaient déjà sur le net depuis quelques mois. Le clip mis en ligne par l'internaute Rozetked se distingue toutefois par un soin tout particulier dans sa mise en scène. Nous sommes loin en effet de simples photos volées prises à la va vite avec un appareil de mauvaise qualité.

Dans la vidéo, le téléphone est notamment comparé à l'iPhone 5s afin de souligner les différences entre les deux terminaux mais aussi leurs points communs. Ainsi, la tranche de l'iPhone 6 est beaucoup plus arrondie que le modèle précédent, tandis que les boutons ont été redessinés et déplacés. La vidéo présente également brièvement les entrailles du mobile.

Reste désormais une question : cette vidéo présente-t-elle vraiment l'iPhone 6 ? Les photomontages étant légion sur le net, l'on peut raisonnablement s'interroger sur la véracité de cette vidéo.

Ce que l'on peut dire, c'est qu'au regard du calendrier actuel et des habitudes d'Apple (conférence prévue pour le 9 septembre, puis commercialisation des produits présentés dans les semaines suivantes), de nombreux exemplaires de l'iPhone 6 ont certainement déjà été assemblés dans les usines et conditionnés pour être commercialisés très rapidement et en grand nombre.

Apple n'ayant pas un contrôle absolu sur toute la chaîne de production, il est clair que certains modèles ont d'ores et déjà été "récupérés" au niveau de certains fournisseurs.


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Si l'impact de vos messages publiés sur Twitter vous préoccupe, sachez que le réseau social fournit désormais un tableau de bord (Twitter Analytics) dans lequel chaque usager peut consulter les statistiques d'activité des tweets. Selon nos constatations, seules les publications survenues à partir du 27 août sont pris en considération.

Le site renseigne en particulier sur le nombre d'impressions (nombre de fois que des utilisateurs ont vu le tweet sur Twitter), le niveau d'engagement (nombre total de fois qu'un utilisateur a interagi d'une façon ou d'une autre avec un tweet, incluant un simple clic avec la souris) et le taux d'engagement (rapport entre les deux données précédentes).

L'outil intéressera avant tout les community managers et les publicitaires qui se servent de Twitter comme tribune à des fins commerciales. Les autres usagers pourraient toutefois y trouver leur compte, ne serait-ce que pour savoir si leur prise de parole a un minimum d'impact sur les autres membres du site communautaire.


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Microsoft va définitivement mettre un point final à l'histoire de Windows Live Messenger. L'entreprise américaine prévoit en effet de fermer son service de messagerie instantanée le 31 octobre, après quinze ans d'existence. Au-delà de cette date, les usagers seront redirigés vers Skype, qui propose des outils similaires en plus de ses fonctionnalités téléphoniques de voix sur IP (VoIP).

Comme le précise la BBC, cette annonce va affecter exclusivement les internautes chinois. En effet, Microsoft avait déjà imposé cette transition pour les autres utilisateurs. Annoncée en novembre 2012, elle est devenue effective en mars de l'année suivante, date à laquelle l'accès au service a été fermé. La fusion entre Windows Live Messenger et Skype est ensuite survenue en avril.

Le délai dont a bénéficié le public chinois s'explique par les règles d'accès au marché local. En effet, Skype ne peut maintenir ses activités dans le pays s'il n'a pas un partenaire sur place. Lors de l'annonce de la fermeture de Windows Live Messenger, Skype étant en contrat avec Tom Online pour fournir une version censurée et surveillée du logiciel.

Depuis, une nouvelle société chinoise est devenue partenaire de Skype. Et la situation ne s'est pas arrangée. L'on peut supposer que le délai a non seulement permis d'assurer la transition entre Tom Online et Guangming Founder, mais aussi de préparer la fusion entre Skype et Windows Live Messenger afin que le produit final puisse toujours être censuré et espionné.

D'abord acquis par eBay, Skype a été racheté par Microsoft pour 8,5 milliards de dollars en mai 2011.

Du fait du montant dépensé pour le logiciel, l'entreprise a tenu à le développer et à le rendre incontournable pour les internautes, quitte à leur forcer la main en fermant un outil de messagerie instantanée qui était pourtant très populaire (quoique de plus en plus concurrencé par les réseaux sociaux et en particulier Facebook et son service de discussion).


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Nettement moins populaire que Spotify ou Deezer qui ont chacun des millions d'abonnés, Qobuz est une plateforme musicale française qui commercialise des abonnements pour écouter de la musique en ligne. Lancé fin 2007, le site est aujourd'hui actif dans huit pays européens, en plus de la France, et disposait de 110 000 clients, dont 10 000 abonnés, en date de juillet 2013.

Soucieuse de se démarquer de la concurrence, la plateforme Qobuz a concentré très tôt ses efforts au niveau de la valeur ajoutée. Outre la production d'un contenu original dans la partie magazine, le site promet une qualité d'écoute supérieure (FLAC 16 Bits/44,1 kHz) à ses clients). Évidemment, tout cela a un coût. Dès lors, le prix des abonnements est plus élevé que la grille tarifaire de la concurrence.

Mais dans la bataille de la musique en ligne, il est très difficile d'être audible lorsque l'on propose des formules plus chères, même celles-ci ont des atouts indéniables.

Fin 2013, Qobuz a donc procédé à à un réajustement en baissant l'offre HiFi de 29,99 à 19,99 euros par mois et en réduisant le forfait Qobuz HiFi Classique de 19,99 euros à 14,99 euros par mois (les deux autres offres à 9,99 et 4,99 euros demeurant inchangées, avec une qualité sonore moindre (MP3 320 Kbps) et des fonctionnalités que l'on retrouve chez la concurrence).

Malgré une internationalisation de ses activités et un effort substantiel au niveau de sa grille tarifaire, Qobuz est plus que jamais en difficulté. La plateforme a en effet annoncé ce jeudi s'être placée sous procédure de sauvegarde une semaine plus tôt. L'entreprise connait en effet des difficultés de financement qui compromettent son avenir à moyen terme dans le marché du streaming.

"Dans un contexte économique difficile en France non seulement en général mais encore plus dans le domaine de la musique en ligne où les grilles d'analyse sont complexes à appréhender pour les investisseurs, il est délicat pour une jeune entreprise novatrice de se financer. Là est l'origine de la situation de Qobuz à ce jour" explique la société.

Cela étant, Qobuz veut tranquilliser les esprits.

Une telle procédure permet "à une entreprise saine de reprendre son souffle pendant une période d'observation de quelques mois", de reconstituer sa trésorerie et de procéder "aux ajustements dans l'organisation" (faut-il comprendre "licenciements" ?). Qobuz "n'est pas en cessation de paiement". Le site poursuit ses activités, paie ses fournisseurs et continue de se développer.

Dans une interview accordée à iGénération, Yves Riesel, président et fondateur de Qobuz, a expliqué que les difficultés rencontrées par la plateforme à maintenir un effort marketing élevé pour gagner en visibilité, se faire connaitre et attirer de nouveaux clients. Le PDG considère aussi que le climat des affaires en France ne favorise pas l'émergence et le développement d'une jeune société comme Qobuz.

Mais surtout, Yves Riesel estime que l'alliance entre Orange et Deezer, décrite comme une "distorsion de concurrence" a été dévastatrice. Selon, Qobuz a été "écrasé par le rouleau-compresseur de l'alliance Orange-Deezer en terme de notoriété depuis quatre ans".

Aujourd'hui, Yves Riesel envisage de se tourner vers la banque publique d'investissement (BPI) et espère que Fleur Pellerin, ancienne ministre déléguée aux PME, à l'innovation et à l'économie numérique, aujourd'hui en charge du portefeuille de la culture, sera sensible à la situation de Qobuz. D'ailleurs, le site n'a pas manqué de rappeler son attachement la culture française.

"Cette plateforme a [...] a une éthique : le respect des artistes et des labels et la volonté de leur fournir un modèle économique créateur de valeur. L'outil de distribution Qobuz est un outil indépendant — qui défend la francophonie et les artistes européens, alternatif aux services axés sur les répertoires mainstream et pilotés depuis les pays anglo-saxons".


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En début de semaine, la responsable du blog The Parisienne a révélé faire l'objet d'une action en justice lancée par le journal Le Parisien, qui l'accuse de contrefaçon de marque. En effet, le quotidien considère que le nom du blog et son URL sont trop proches de "La Parisienne", marque qu'il a déposée en 2003 et qui est utilisée depuis 2008 pour désigner son mensuel féminin.

Devant le tollé général, Jean Hornain le directeur général du groupe, s'est efforcé de calmer le jeu en plaidant pour le dialogue et une solution négociée. Un terrain d'entente sera-t-il trouvé ? En attendant, Le Parisien doit désormais composer avec un buzz médiatique défavorable qui prend de l'ampleur, en témoigne l'apparition d'une pétition sur Change appelant à l'abandon de l'assignation.


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Qui arrêtera Free Mobile ? Deux ans et demi après son arrivée dans le secteur de la téléphonie, l'opérateur continue d'attirer à lui toujours plus de clients. Au 30 juin 2014, ils étaient un peu plus de 9 millions contre 8 millions trois mois plus tôt. À ce rythme, l'entreprise pourrait bien dépasser Bouygues Télécom et ses 11 millions d'abonnés d'ici la fin de l'année.

En devant le troisième opérateur de téléphonie mobile en France, Free prendrait sa revanche sur Bouygues Télécom, dont le PDG avait eu une petite phrase malheureuse décrivant les projets de Xavier Niel dans la téléphonie "Je me suis acheté un château, ce n'est pas pour laisser les romanichels venir sur les pelouses", avait-il lancé il y a cinq ans.

Si Free connait une croissance ininterrompue dans le secteur mobile, il demeure toujours très loin des deux premiers opérateurs que sont Orange (environ 27 millions de clients) et SFR (environ 21 millions d'abonnés).

Concernant son réseau téléphonique, Free a réaffirmé son objectif d'atteindre 75 % de couverture de la population en 3G d'ici la fin de l'année 2014. Concernant la 4G, l'opérateur fixe l'objectif à 50 % de la population vivant en France métropolitaine. Pour y parvenir, il est prévu de déployer mille nouveaux sites au cours du deuxième trimestre


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En fin de compte, il n'y aura pas d'appropriation de la marque "Ice Bucket Challenge" par l'association ALS. Cette dernière vient en effet d'y renoncer face aux innombrables critiques. Dans sa foire aux questions consacrée au défi du seau d'eau glacée, une mise à jour repérée par Techdirt précise les raisons qui ont poussé l'association à entreprendre le dépôt de marque, avant de l'abandonner.

"L'association ALS a déposé ces marques de bonne en vue de protéger l'Ice Bucket Challenge de toute mauvaise utilisation, après consultation des familles qui ont lancé le défi cet été. Toutefois, nous comprenons les préoccupations du public et nous retirons ces demandes. Nous apprécions la générosité et l'enthousiasme de tous ceux qui ont participé au challenge et donné aux organismes de bienfaisance contre l'ALS".

La découverte de ce dépôt de marque avait déclenché un tollé sur le réseaux sociaux. Cette tentative d'appropriation avait suscité des interrogations de fond sur les intentions de l'association ALS. La solidité de la requête a elle-même été remise en question, au regard du caractère très générique de l'expression "Ice Bucket Challenge" et de son utilisation antérieure par d'autres individus.

Le défi du Ice Bucket Challenge consiste à se filmer en train de se verser un seau d'eau glacée sur la tête et de désigner ensuite trois autres personnes à relever ce challenge. En apparence idiote, cette activité est en réalité une opération de communication devenue virale suite à la participation de Mark Zuckerberg (le fondateur de Facebook) et de nombreuses autres personnalités.

Derrière le Ice Bucket Challenge, il s'agit de médiatiser auprès du grand public la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et d'inciter les individus à faire un don. En l'espace de deux semaines, 80 millions de dollars ont été récoltés. Une somme loin d'être négligeable, mais relativement faible au regard de tout le ramdam médiatique qui a entouré le défi.


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À la suite des révélations d'Edward Snowden sur la surveillance électronique mise en place par les États-Unis, les initiatives destinées à renforcer la sécurité et assurer la confidentialité des communications sur Internet ont connu un véritable bond en avant. Mais si les annonces sont nombreuses, les projets qui sont d'ores et déjà prêts à l'emploi le sont beaucoup moins.

C'est le cas de CaliOpen. Relancé au mois d'août 2013, ce projet imaginé par Laurent Chemla — connu notamment pour son opposition à la loi Hadopi et pour avoir fondé le bureau d'enregistrement Gandi — est toujours en développement. Rien de surprenant à vrai dire, tant l'ambition est grande : il s'agit ni plus ni moins de concevoir une "messagerie sécurisée de nouvelle génération" pour le courriel.

Un an après le redémarrage du projet CaliOpen, Laurent Chemla a publié cette semaine un point d'étape dans lequel il est annoncé que l'interface utilisateur du logiciel est globalement achevée et qu'une "première phase de développement a été engagée". À cette occasion, les technologies qui seront utilisées ont été sélectionnées et un modèle d'architecture a été défini.

Il reste toutefois beaucoup à faire, d'autant que le projet a évolué en cours de route. "CaliOpen sera donc un ensemble logiciel (libre) de messagerie, capable (à terme) de gérer tous les protocoles et services permettant la correspondance privée, en regroupant les messages selon les correspondants plutôt que selon le sujet ou le protocole utilisé", explique Laurent Chemla sur son site.

CaliOpen étant un projet libre, le logiciel accueillera volontiers toutes les contributions, qu'elles soient techniques ou non. "C'est toujours utile d'avoir des points de vue extérieurs quand on a le nez dedans depuis trop longtemps" confie Laurent Chemla, avant d'évoquer la piste d'un financement participatif pour soutenir le développement du programme.

Un site web est à disposition des internautes pour découvrir les grandes lignes du projet CaliOpen.


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Popularisé par Mark Zuckerberg qui s'est lui-même prêté au jeu en se versant un seau d'eau glacée sur la tête, le défi du "Ice Bucket Challenge" connaît depuis deux semaines une popularité très importante sur les réseaux sociaux. On ne compte plus aujourd'hui les célébrités ? principalement américaines ? qui ont osé relever le gant de la nomination en se filmant à leur tour en train de réaliser ce challenge.

Destiné à sensibiliser le grand public sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA), le défi du "Ice Bucket Challenge" a permis à l'association ALS de lever en un mois 80 millions de dollars. S'il s'agit d'un montant important au regard des sommes que récoltent généralement chaque année l'association ALS, il demeure toutefois très faible vu l'important buzz médiatique que ce challenge a suscité.

Bon enfant, le défi du "Ice Bucket Challenge" doit son succès a des facteurs mobilisant des ressorts psychologiques particuliers. "Les gens veulent se montrer en public sous le meilleur jour, donc il est difficile de refuser une cause pro-sociale", explique Jonah Berger, spécialiste des réseaux sociaux, surtout lorsque celle-ci met en jeu une épreuve à nomination et une cause juste. La viralité a fait le reste.

Si elle n'en est pas à l'origine, l'association ALS a clairement bénéficié des retombées du buzz médiatique entourant le défi du "Ice Bucket Challenge" pour récolter des fonds supplémentaires. Du fait du but poursuivi par ce challenge, ce dernier est désormais intimement lié à l'association. Aussi, l'on peut s'interroger sur les raisons qui l'ont poussée à vouloir s'approprier la marque "Ice Bucket Challenge".

L'association ALS dépose la marque Ice Bucket Challenge

Le site Boing Boing signale en effet que l'association a déposé le 4 août plusieurs documents auprès du Bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) afin de prendre le contrôle de deux expressions ("ICE BUCKET CHALLENGE" et "ALS ICE BUCKET"). Le problème, c'est qu'ALS n'est pas à l'origine de cette activité.

Comme l'a relevé Slate, on trouve sur le net des vidéos et des photos montrant des internautes se versant un seau d'eau glacée sur la tête à une date bien antérieure à celle marquant le décollage de la campagne virale (notamment en 2013). Certes, ces défis ne visent pas à sensibiliser le public à la la sclérose latérale amyotrophique, mais ils emploient les mêmes expressions (ou dans des termes similaires).

Sans parler de toutes ces vidéos qui circulent sur le web et qui mettent en scène des individus relevant défis similaires, à savoir se verser de la glace ou de l'eau froide sur la tête.

Les motifs pour lesquels l'Association ALS demande à bénéficier de l'exclusivité des expressions liées au Ice Bucket Challenge ne sont pas explicites.

Peut-être souhaite-t-elle être la seule à avoir le droit de vendre des produits dérivés portant l'expression (comme un vêtement disant que "J'ai survécu au Ice Bucket Challenge"). Peut-être souhaite-t-elle, sinon, avoir la possibilité juridique de contrer des exploitations dégradantes qui iraient contre l'intérêt de la recherche sur la maladie de Charcot

Mais l'association ALS prend un risque. Alors que le challenge du Ice Bucket s'est déroulé dans la bonne humeur générale, l'utilisation inconsidérée de sa propriété intellectuelle ? si elle lui est accordée ? pourrait se retourner contre elle créer, pour le coup, un bad buzz.


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La France n'a pas un besoin impérieux de durcir son arsenal juridique pour lutter contre le racisme sur Internet. Tel est le message qu'a voulu faire passer le ministère de la justice dans sa réponse à la question écrite posée par la députée socialiste Sabine Buis. Des outils en nombre sont d'ores et déjà à disposition de la population lorsqu'ils sont confrontés à de la xénophobie en ligne.

Affirmant avoir constaté "la multiplication [...] de propos racistes d'une violence extrême sur les réseaux sociaux", l'élue souhaitait connaître les "actions concrètes qui ont été mises en œuvre" pour obtenir la fermeture des sites web "ouvertement racistes" et l'arrestation de "leur(s) administrateur(s)". L'occasion pour les services de Christiane Taubira de lister les dispositions en vigueur.

L'arsenal juridique français

Outre les dispositions contenues dans la loi relative à la liberté de la presse et les textes successifs visant à étendre le délai de prescription pour certains délits, la loi LCEN impose aux hébergeurs d'intervenir sans délai lorsqu'ils ont connaissance d'un fait illicite sur leur service et de prendre certaines mesures selon sa gravité, sous peine de voir leur responsabilité engagée.

Le ministère a aussi rappelé l'existence de la plateforme PHAROS qui permet à chacun de signaler un contenu illégal sur le net. Et même si Internet est un réseau mondial, le code pénal permet "de poursuivre et de sanctionner des actes commis hors des frontières de la République, y compris par des personnes de nationalité étrangère", si les contenus incriminés "sont accessibles depuis la France".

En conclusion, le gouvernement affirme que la France dispose "de moyens juridiques efficaces pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme sur internet".

Efficaces, oui. Mais suffisants ?

Cela étant dit, ce n'est pas parce que les outils actuels sont décrits comme "efficaces" qu'ils sont perçus comme suffisants. Les gouvernements successifs ont montré une certaine propension à légiférer plus que de raison, sans vérifier si la loi n'était pas déjà suffisante, ou à pénaliser de nouveaux concepts, à l'image de la suggestion de Manuel Valls de rendre illicite l'antisionisme.

Rappelons qu'en début d'année, lors du climax de l'affaire Dieudonné, le ministre de l'intérieur d'alors avait proposé de renforcer la censure sur Internet par un dialogue avec les plateformes d'hébergement de contenus et les réseaux sociaux. Ce point (renforcer la collaboration avec acteurs privés) est d'ailleurs préconisé dans le rapport de Marc Robert sur la cybercriminalité

Plus récemment, les députés ont adopté un texte dans lequel est étendue la responsabilité des intermédiaires techniques pour les obliger à censurer d'office les contenus qui inciteraient à "la haine" à l'égard des femmes, des homosexuels ou des handicapés.

( photo : CC BY Kurt Löwenstein Educational Center International Team )


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Lorsque Free a dévoilé son forfait mobile illimité à 19,99 euros par mois, Xavier Niel a mené une campagne de communication particulièrement piquante contre ses concurrents. Les clients des autres opérateurs ont été présentés comme des pigeons (comparaison qui sera notamment reprise dans une publicité), tandis que les forfaits ont été qualifiés de "RSA" : Racket Super Arnaque.

Dans le camp d'en face, la gouaille de Xavier Niel n'a évidemment pas été appréciée du tout. Déterminé à obliger Free à mener une stratégie marketing un ton en dessous, Bouygues Télécom a porté l'affaire en justice obtenu la condamnation de son rival. Outre des dommages et intérêts fixés à 25 millions d'euros, Free n'a désormais plus le droit d'employer certains termes dans sa communication.

Ces propos remontant à 2012, l'on pourrait croire qu'ils appartiennent définitivement au passé. Or, il s'avère que non. D'après BFM TV, SFR n'a pas digéré l'attitude de Free lors de la présentation de son offre mobile et dans les semaines qui ont suivi. L'entreprise a en effet déposé une plainte auprès du tribunal de commerce de Paris et demandé plusieurs millions d'euros de dommages et intérêts.

Au regard du précédent ayant opposé Free à Bouygues, SFR a de fortes chances d'obtenir gain de cause à moins que les deux parties ne trouvent une solution pacifique d'ici là. Cela étant, il est tout à fait étonnant que SFR réagisse si tardivement. C'est à se demander s'il n'y pas d'autres enjeux cachés. Le fait que Free a signé un accord visant à verser 100 millions d'euros à Bouygues a peut-être pesé dans la balance...


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