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Mindo
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Mindo.
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Encore confidentiel il y a vingt ans, le manga est devenu très populaire en France. Grâce à la publication de quelques titres de qualité, comme Akira, et l'obstination de passionnés, la bande-dessinée japonaise est aujourd'hui un véritable phénomène de société. L'offre est florissante, si bien que la France est parvenue à se hisser en deuxième position des pays consommateurs de mangas, derrière le Japon. Parallèlement à l'émergence des mangas, les chaînes de télévision françaises ont agrémenté leurs grilles programmatiques de dessins animés japonais dans les années 80 et 90 pour profiter de cet engouement. Des éditeurs se sont par ailleurs constitués, afin de proposer à une clientèle insatiable de plus en plus d'animes, d'abord en VHS puis en DVD et Blu-Ray. Il existe donc en France un marché important. Avec l'arrivée du haut débit dans les années 2000, l'offre légale en matière de japanimation a commencé à débarquer sur Internet. Mais sa visibilité reste limitée, notamment parce que les acteurs du secteur mettent en avant d'autres contenus, comme les films ou les séries télévisées, et parce qu'il existe une forte concurrence du fansub, qui est le sous-titrage par des fans d'animes dans d'autres langues. Ces problématiques ne sont évidemment pas les seules. Certaines chaînes de télévision comme Nolife ou Manga génèrent une forte concurrence. Mais cela n'empêche cependant pas le développement de formules basées sur la vidéo à la demande (VOD). C'est le cas de trois éditeurs français que nous avons interrogés, Kaze Play, Kana Home Video et Wakanim. Conscientes qu'Internet et le piratage ont changé la donne, les plates-formes se calent de plus en plus au rythme de diffusion japonais. kAZE Play propose ainsi du "simulcast" qui donne accès à des "séries japonaises quelques heures ou quelques jours après leur toute première diffusion au Japon". Wakanim table aussi sur une diffusion quasi immédiate, avec un décalage en moyenne inférieur à douze heures. Les offres et le catalogue Sur le papier, c'est le catalogue de Kaze Play qui est le plus fourni avec une centaine de films d'animation et de séries. Les membres Premium, facturés 9,99 euros par mois, peuvent même consulter un catalogue de films asiatiques. L'autre abonnement proposé par Kaze Play coûte 6,99 euros. Il ne donne droit qu'au visionnage des oeuvres animées. La formule Standard est choisie majoritairement par les internautes uniquement intéressés par le simulcast. En revanche, Kaze Play explique que la majorité de ses clients opte pour la formule payante. L'accès aux films d'animation et aux dessins animés peut également se faire à l'acte, via un système de location de 48 heures. L'internaute paie 1,5 euro pour un épisode et 4,5 euros pour un film. Autant dire que l'abonnement est plus intéressant pour l'internaute voulant suivre une série, puisque il y a généralement une douzaine d'épisodes dans une série. De son côté, Wakanim propose un catalogue composé de 17 séries représentant environ 300 épisodes. Certes moins fournie, l'offre croît néanmoins chaque semaine au rythme de deux à trois nouveaux épisodes en provenance du Japon. En attendant un développement de la plate-forme, Wakanim mise sur d'autres atouts. Les formules se veulent ainsi particulièrement souples. Chaque épisode est diffusé gratuitement en streaming pendant un mois lors de sa sortie. La location d'un épisode est moitié moins chère que Kaze Play (0,79 euro) et dure plus longtemps : un mois. Il est possible de télécharger chaque épisode (1,58 euro) sans le moindre verrou numérique (DRM). Des packs promotionnels de séries complètes sont également proposés au téléchargement chaque mois, pour 6 euros. L'offre de Kana Home Video se concentre pour sa part sur l'accessibilité des contenus. Si le site présente une dizaine d'oeuvres, seules quatre séries comptant 200 épisodes sont disponibles en VOD ou sur les services de télévision sur IP comme Orange ou Numéricable. Là encore, Kana Home Video assure que ce catalogue est amené à se développer dans les mois à venir. Les partenariats avec les sites de vidéos Les internautes passionnés de japanimation peuvent également suivre certaines séries directement sur les sites de vidéos. Kaze met par exemple à disposition quelques-unes des séries qu'il édite sur ses comptes Dailymotion et WAT. Et chaque mois, une nouvelle série est proposée en intégralité. Kaze Play propose aujourd'hui 761 épisodes sur sa chaîne Dailymotion et 215 sur WAT. L'expérience de Wakanim avec les plates-formes a en revanche tourné court. "En 2010, pendant 6 mois, nous avions un partenariat avec Wat.tv pour la diffusion de nos séries. Nous nous sommes vite aperçu des limites de ce système et nous sommes tournés vers une offre entièrement propriétaire". La solution retenue par Kana Home Video est encore différente. Le service a effectivement des accords en cours, mais qui ne visent pas à proposer des vidéos gratuites à la manière de Kaze Play. Le label PUR Parmi ses attributions, la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des droits sur Internet a pour mission d'observer l'utilisation des œuvres sur Internet et encourager l'offre légale. C'est ainsi qu'elle a notamment développé le label PUR (Promotion des Usages Responsables). Celui-ci a aujourd'hui été adopté par 52 plates-formes. Des trois services que nous avons interrogés, seul Wakanim a effectivement envoyé une demande de labellisation à l'Hadopi. Wakanim explique que c'est le pragmatisme qui l'a emporté, puisque cela va lui permettre "d'être référencé parmi les offres légales" alors que sa structure (trois employés) est beaucoup plus modeste que d'autres sociétés labellisées PUR. Mais Kaze Play compte aussi obtenir un label PUR, la labellisation étant "en cours". Aucune date n'est précisée, mais celle-ci devrait arriver avant l'été. Hadopi et le piratage Particularité française, la loi Hadopi est évidemment observée avec intérêt par les éditeurs. Ainsi pour Kaze Play, il s'agit d'une intention "louable" qui, si "elle a beaucoup été critiquée, parfois à raison car elle a peut-être entrepris trop peu, trop tard", a le mérite de faire avancer le débat sur le téléchargement illicite et de sensibiliser les internautes. "Ce n'est pas parce que les moyens ne sont pas suffisants qu'il ne faut pas essayer, et son action a démarré des progrès non négligeables dans la lutte contre le piratage, notamment dans la conscience collective" commente Kaze Play. Mais la société reconnaît que "si la Haute Autorité avait pu être soutenue par un législateur avec une bonne connaissance des expériences utilisateurs des technologies modernes, elle aurait sans doute pu être beaucoup plus efficace". De son côté, Kana Home Video est favorable à "toutes les initiatives visant à protéger le droit d'auteur", expliquant que "la protection permet le développement des œuvres futures". Et Kana Home Video assure que la lutte anti-piratage se répercute ensuite sur l'offre légale. "Concernant l'offre légale, on a constaté que suite à la fermeture de MegaUpload la consommation légale de vidéo avait nettement progressé". Wakanim en revanche se monte peu disert sur Hadopi, préférant évoquer ses propres solutions de surveillance en ligne et ses efforts pour obtenir la suppression de tous les liens illicites. "Nous avons développé nos propres outils de veille, comme nous proposons une alternative légale basée sur un usage honnête responsable" nous explique Wakanim. L'éditeur est toutefois le seul à développer l'idée que la simple menace du bâton n'est pas suffisante pour contrer le piratage. Wakanim estime ainsi qu'il faut une offre qui suscite la confiance et soit honnête envers ses utilisateurs. Et cela se traduit en particulier par l'absence de verrous numériques sur les oeuvres proposées sur le site. Reste que les éditeurs ne se font guère d'illusions. Ce n'est pas Hadopi qui empêchera le piratage des dessins animés ou des films d'animation. La riposte graduée sert surtout à protéger la création française et, plus généralement, tous ceux "capables de lobbying". Les moyens limités des éditeurs de contenus japonais ne peuvent rivaliser avec l'industrie de la télévision, de la musique ou du cinéma. Or, "les contenus d'animation japonaise [...] sont pourtant les plus piratés au monde", nous confie l'un d'eux. Et Hadopi ? Indépendamment des éditeurs, nous avons également voulu savoir si la Haute Autorité avait démarré une quelconque réflexion sur l'offre légale en matière de japanimation. Dans le cadre de l'observation de l'utilisation des œuvres, la Hadopi explique qu'une veille est effectuée pour repérer les initiatives et les modèles innovants qui pourraient émerger. Toutefois, la Haute Autorité n'a pas collecté suffisamment de données pour évaluer l'intérêt du public en matière de dessins animés ou films d'animation japonais, qu'il s'agisse de vidéos à la demande (VOD) ou de télévision de rattrapage (catch-up TV). Cependant, c'est un sujet qui pourrait être suivi par ses services à l'avenir. Tout dépend finalement de l'engouement des internautes pour ces contenus. La Haute Autorité a néanmoins confirmé que des plates-formes ont entrepris des démarches pour décrocher le label PUR. Nous avons évoqué plus haut la publication de la demande de Wakanim et les intentions de Kaze Play en la matière. D'autres services, comme Gong, ont également approché la Hadopi pour obtenir une labellisation de leur offre. Lire la suite Longtemps conspué pour son manque d'égards envers les standards du web et l'interopérabilité, Internet Explorer a fortement progressé depuis la version 6. Si le navigateur de Microsoft a évolué moins vite que ses rivaux et si tout n'est évidemment pas parfait, force est de constater que le chemin pris par l'entreprise est le bon. Et la dernière version, Internet Explorer 10, réserve même une surprise. Dans un billet de blog publié vendredi, l'éditeur américain a révélé que la dernière version de son navigateur web activera par défaut la fonctionnalité "Do Not Track", qui permet à l'utilisateur d'indiquer ses préférences en matière de pistage publicitaire. Activé, le navigateur indique aux autres sites que l'internaute ne souhaite pas être suivi. La fonctionnalité fait l'objet d'une standardisation au sein du W3C. Internet Explorer 10 est le premier navigateur à activer le Do Not Track par défaut, ce qui est loin d'être anodin lorsque l'on sait que son éditeur est Microsoft. Même la fondation Mozilla, pourtant très sourcilleuse dès qu'il s'agit des libertés individuelles de ses utilisateurs, ne va pas aussi loin. Ce sont aux internautes de l'activer, en se rendant dans les paramètres de Firefox (Outils > Options > Vie privée). "Dans le cas où les sociétés ne respectent pas le signal Do Not Track, Internet Explorer 10 continuera de prendre en compte la liste de protection du suivi afin d'aider les consommateurs à bloquer la publicité non sollicitée", a précisé Microsoft. "Alors que certains disent que ce changement va trop loin et d'autres estiment que ce n'est pas assez, nous pensons que c'est un progrès". Internet Explorer 10 sera disponible pour les systèmes d'exploitation Windows 7 et Windows 8. Il faut néanmoins souligner que les explications du géant de Redmond semblent ne concerner que le futur O.S., dont la sortie est programmée pour octobre. Manifestement, l'activation du Do Not Track par défaut n'aura pas lieu sur Windows 7 pour l'utilisateur sous Internet Explorer 10. Lire la suite Le site Europe versus Facebook recommande de voter contre les nouvelles règles : http://europe-v-face....org/EN/en.html
"We encourage people to vote against the new policy. Why? If the new policy does not go through, Facebook would have to rewrite the policy and might improve something. In addition the new policy grants Facebook even more rights to exploit our data and limit our privacy, which we cannot support." Il n'est un mystère pour personne que les États-Unis accordent une importance cruciale à la surveillance des télécommunications pour prévenir l'émergence de nouveaux risques et contrer toute menace, terroriste ou non. Les effectifs colossaux de la NSA et des autres services de renseignements, évalués à 100 000 personnes, ainsi que la conception du réseau Echelon sont là pour le démontrer. Avec Internet, la situation ne s'est évidemment pas arrangée. Les agences gouvernementales ont depuis longtemps intégré le réseau des réseaux dans leur politique d'interception et de vérification des télécommunications privées ou publiques. Le système s'appuie principalement sur un système de mots-clés, dont la liste a été révélée à la faveur d'une demande au nom de la loi pour la liberté d'information. Le Daily Mail a publié la liste des termes surveillés par le département de la sécurité intérieure des États-Unis. Huit grandes catégories existent : la sécurité intérieure, les matières dangereuses et le nucléaire, la santé et le H1N1, les infrastructures sensibles, la violence frontalière du sud-ouest (liée aux narcotrafics au Mexique), le terrorisme, le climat, les désastres et les urgences, et la cyber-sécurité. Contraints par la loi de préciser quels sont les termes qui intéressent les autorités américaines, les responsables du département de la sécurité intérieure ont insisté sur le fait que le suivi de ces mots-clés ne vise pas à établir une surveillance générale des Américains, traquer les remarques désobligeantes à l'égard du gouvernement ou les signes généraux de dissidence. Officiellement, il s'agit pour les autorités d'avoir une photographie régulière des menaces potentielles afin de pouvoir agir avant qu'une menace ne se concrétise ou, à défaut, de s'y préparer au mieux. Mais la variété des termes surveillés et leur utilisation dans un autre contexte qui n'a rien à voir avec le terrorisme, la cyber-sécurité ou les trafics de drogue peuvent conduire à des dérives. N'importe quelle discussion peut contenir ces termes, voire une combinaison de plusieurs d'entre eux, sans pour autant refléter la moindre velléité. Dès lors, n'importe qui peut à un moment ou à un autre être pris dans les filets des filtres des agences de surveillance. C'est le message qu'a tenu à faire passer l'Electronic Privacy Information Center, estimant que les mots sont trop "variés, vagues et ambigus". Lire la suite Depuis le 1er juin, plus de 900 millions d'internautes sont invités à donner leur avis sur les documents régissant Facebook. Le réseau social américain a en effet mis à disposition une application pour permettre à ses membres de choisir quelle déclaration des droits et responsabilités et quelle politique d'utilisation des données ils souhaitent voir appliquer. Facebook n'avait de toute façon pas le choix. Ses propres règles exposent que les inscrits peuvent participer à la vie du site, via un système de vote. Lorsqu'une modification apparaît, les membres ont sept jours pour faire des commentaires. Si plus de 7000 participants réclament un changement spécifique, celui-ci est soumis à un vote ouvert à tous les membres du réseau social. C'est cette règle qu'a voulu faire jouer Max Schrems, l'étudiant autrichien qui mène la vie dure à Facebook en Europe. Le jeune homme a pour cela lancé un site dédié pour fédérer ses partisans, qui ont commenté massivement la modification dans le délai imparti, obligeant Facebook à organiser un scrutin sur la déclaration des droits et responsabilités ainsi que sur la politique d'utilisation des données. Contraint, Facebook s'efforce de défendre les changements effectués. Ceux-ci visent à "améliorer les documents en fournissant des exemples et des explications détaillées pour aider les utilisateurs à mieux comprendre les règles appliquées, pour se conformer plus étroitement à la loi, pour intégrer les commentaires du comité irlandais chargé de la protection des données, d'autres organismes de réglementation et d'utilisateurs, et pour refléter l'ajout de nouveaux produits et services comme le journal Facebook". Facebook n'a visiblement pas envie de voir capoter l'entrée en vigueur de sa nouvelle déclaration des droits et responsabilités et de sa politique d'utilisation des données. Aucun message d'avertissement n'est disponible pour l'utilisateur, ni sur son profil personnel ni sur le journal résumant les dernières activités de ses contacts. Pour voter, il doit être au courant du vote et se rendre sur la page dédiée. Les seules possibilités pour un membre de médiatiser ce vote sont de cocher l'option "Annoncez à vos amis que vous avez voté" ou d'en faire la promotion via son statut. Le scrutin sera ouvert pendant une semaine, jusqu'au 8 juin prochain. Si plus de 30 % des utilisateurs inscrits actifs votent, le résultat sera contraignant. En revanche, si la participation est en dessous de ce seuil, le réseau social ne sera pas contraint. Le résultat "fournira une simple orientation". Reste à déterminer ce qu'est un "utilisateur inscrit actif" pour un réseau affirmant disposer de 900 millions de membres. Lire la suite C'est confirmé. Microsoft va bien lancer une opération spéciale à partir du 2 juin pour empêcher un effondrement des ventes de Windows 7. Le géant des logiciels est en effet conscient que l'arrivée prochaine de Windows 8, le nouveau système d'exploitation du groupe, va pousser de nombreux consommateurs à retarder l'acquisition d'un nouvel PC sous Windows, notamment ceux vendus par les partenaires. C'est pour cette raison que Microsoft va proposer à ces clients une mise à jour vers Windows 8 pour seulement 14,99 euros. Pour obtenir ce rabais, il faudra justifier de l'achat d'un PC sous Windows 7 entre le 2 juin 2012 et le 31 janvier 2013. Réservée aux particuliers, l'offre concerne les éditions Familiale Basique, Familiale Premium, Professionnel et Intégrale de Windows 7. Autrement dit, l'offre concerne presque la totalité des versions de Windows 7. Les deux seules écartées de cette promotion sont les versions Starter et Entreprise. Par ailleurs, Microsoft précise dans une foire aux questions "qu'un PC éligible est un PC neuf, acheté dans le cadre de l'offre et présentant un certificat d'authenticité Windows 7 du fabricant et une clé de produit pour (et pré-installé avec)". "Le prix promotionnel est limité à une seule offre de mise à jour par PC acheté, avec un maximum de cinq offres de mise à jour par client", ajoute Microsoft, qui précise que "le dernier jour d'inscription pour commander votre mise à jour vers Windows 8 est le 28 février 2013". La version de Windows 8 qui sera proposée dans le cadre de cette opération est la Professionnelle. Lorsque Windows 8 sera disponible, les participants au programme recevront par e-mail un code promotionnel et les instructions nécessaires pour récupérer et installer le système d'exploitation. Microsoft précise bien qu'il s'agit d'un programme à installer et non pas d'un DVD à récupérer. Il est effectivement possible de demander Windows 8 sur un disque d'installation, mais l'entreprise prévient que cela pourrait entraîner des frais supplémentaires à la charge du client (frais d'expédition et / taxes). L'entreprise rappelle néanmoins que la création d'un support d'installation est possible depuis chez soi, via un DVD ou une clé USB ayant suffisamment d'espace de stockage. Lire la suite C'est confirmé. Microsoft va bien lancer une opération spéciale à partir du 2 juin pour empêcher un effondrement des ventes de Windows 7. Le géant des logiciels est en effet conscient que l'arrivée prochaine de Windows 8, le nouveau système d'exploitation du groupe, va pousser de nombreux consommateurs à retarder l'acquisition d'un nouvel PC sous Windows, notamment ceux vendus par les partenaires. C'est pour cette raison que Microsoft va proposer à ces clients une mise à jour vers Windows 8 pour seulement 14,99 euros. Pour obtenir ce rabais, il faudra justifier de l'achat d'un PC sous Windows 7 entre le 2 juin 2012 et le 31 janvier 2013. Réservée aux particuliers, l'offre concerne les éditions Familiale Basique, Familiale Premium, Professionnel et Intégrale de Windows 7. Autrement dit, l'offre concerne presque la totalité des versions de Windows 7. Les deux seules écartées de cette promotion sont les versions Starter et Entreprise. Par ailleurs, Microsoft précise dans une foire aux questions "qu'un PC éligible est un PC neuf, acheté dans le cadre de l'offre et présentant un certificat d'authenticité Windows 7 du fabricant et une clé de produit pour (et pré-installé avec)". "Le prix promotionnel est limité à une seule offre de mise à jour par PC acheté, avec un maximum de cinq offres de mise à jour par client", ajoute Microsoft, qui précise que "le dernier jour d'inscription pour commander votre mise à jour vers Windows 8 est le 28 février 2013". La version de Windows 8 qui sera proposée dans le cadre de cette opération est la Professionnelle. Lorsque Windows 8 sera disponible, les participants au programme recevront par e-mail un code promotionnel et les instructions nécessaires pour récupérer et installer le système d'exploitation. Microsoft précise bien qu'il s'agit d'un programme à installer et non pas d'un DVD à récupérer. Il est effectivement possible de demander Windows 8 sur un disque d'installation, mais l'entreprise prévient que cela pourrait entraîner des frais supplémentaires à la charge du client (frais d'expédition et / taxes). L'entreprise rappelle néanmoins que la création d'un support d'installation est possible depuis chez soi, via un DVD ou une clé USB ayant suffisamment d'espace de stockage. Lire la suite L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a ouvert le mois dernier une consultation publique sur la neutralité du net, où plusieurs thématiques sont abordées. Il s'agit pour le régulateur des télécommunications de récolter les ultimes avis sur des sujets allant de la qualité de service à la gestion de trafic, en passant par l'interconnexion entre les acteurs. En marge de cette consultation, qui prendra fin le 20 juin, l'Arcep a engagé des travaux plus spécifiques sur la qualité du service d'accès au réseau des réseaux, travaux qui font aujourd'hui l'objet d'une consultation publique dans la mesure où "le suivi de la qualité du service d'accès à l'internet s'inscrit dans le cadre des travaux sur la neutralité de l'internet", écrit l'Arcep. Pour le consommateur, cette observation va permettre "d'obtenir une information claire et comparable sur la qualité de service réellement mesurée chez les différents FAI fixes" et pousser les opérateurs à "s'assurer que celui-ci reste satisfaisant". "Dans une approche préventive, ce dispositif permettra en outre à l'Autorité d'évaluer l'opportunité de fixer des exigences minimales de qualité de service". Ce sont les FAI qui auront à faire réaliser ces mesures, "dans le respect du cadre défini par l'Arcep" et "conformément au cadre législatif actuel". Toutefois, le gendarme des télécoms conserve la possibilité de monter son propre dispositif de mesure afin que chaque internaute puisse vérifier par lui-même la qualité de l'accès à Internet dont il dispose. Parmi les indicateurs qui seront évalués dans ce cadre figurent les catégories suivantes : débit, usage web, usage vidéo, latence et perte de paquet. La consultation publique est ouverte jusqu'au 3 juillet 2012. Les premiers résultats seront publiés l'an prochain. Lire la suite Le siècle dernier, le marché de la musique enregistrée a profondément évolué avec l'arrivée du numérique. Si les sources analogiques ont toujours leurs adeptes, force est de constater que les CD et DVD ont globalement supplanté les vinyles et autres minicassettes. Aujourd'hui, le secteur est en train de vivre un nouveau bouleversement avec l'explosion de la musique dématérialisée. Selon Électron Libre, le passage de témoin vient justement de se produire au Royaume-Uni. Autrefois majoritaires, les ventes de musique sur support sont désormais plus faibles que les ventes de titres sur les plates-formes légales et les abonnements à des services de streaming. Et cette tendance de fond n'affiche pas le moindre signe de fléchissement. Au niveau des chiffres, le chiffre d'affaires du matérialisé a ainsi atteint 63 millions de livres sterling (78,3 millions d'euros) tandis que celui du dématérialisé a dépassé 86,5 millions de livres sterling (107,4 millions d'euros). La baisse conséquente des ventes sur support au cours de l'année écoulée, -15 %, n'a fait finalement qu'accélérer l'inévitable. Le Royaume-Uni rejoint ainsi les États-Unis, où la transition s'est également opérée. Cela devrait prendre davantage de temps en France, à en croire les dernières données communiquées par le syndicat national de l'édition phonographique (SNEP). Les ventes dématérialisées ne pèsent que 28 % du secteur, en hausse d'environ 7 points par rapport à l'année passée. Lire la suite Dans quelques années, les internautes pourront se connecter à Google en tapant http://www.google.lol dans la barre d'adresse du navigateur. En effet, le moteur de recherche a révélé dans un billet de blog publié jeudi la liste des suffixes qui l'intéresse pour accéder à un site web. Parmi les multiples demandes adressées à la société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet, l'ICANN, il y a .lol. Acronyme de "laughing out loud" ("mort de rire" en anglais), lol est un terme d'argot très répandu sur la toile. Il permet de manifester son amusement, de la même façon que les smileys permettent d'indiquer aux autres internautes son humeur. Signe de l'importance qu'a pris ce mot sur Internet, lol a même fait son entrée dans le très prestigieux dictionnaire d'anglais d'Oxford. Pour Google, une telle extension présente un fort potentiel créatif. Des combinaisons amusantes associant le domaine du site et son suffixe pourraient ainsi voir le jour. C'est en tout cas la piste évoquée par Vint Cerf, considéré comme l'un des pères fondateurs d'Internet pour sa contribution à l'élaboration du protocole TCP/IP et aujourd'hui chef évangéliste d'Internet chez Google. Évidemment, Google n'a pas demandé uniquement à s'occuper de cette extension. L'entreprise américaine a aussi postulé pour d'autres catégories, afin de protéger sa marque et l'identité de ses produits et services. La firme de Mountain View donne ainsi quelques exemples : .google, .docs (Google Docs) ou encore .youtube. On imagine que Chrome, Android, Picasa, Gmail, Drive ou encore Plus sont aussi protégés. Les dossiers déposés par Google auprès de l'ICANN font suite à l'ouverture par ce dernier d'un processus visant à faire émerger de nouveaux suffixes pour les noms de domaine. Actuellement, il en existe deux grandes catégories : les génériques (.com, .net, .org, .xxx...) et les nationaux (.fr, .de, .es...). Avec le projet de l'ICANN, des nouvelles extensions pourront voir le jour et porter sur pratiquement n'importe quoi. Pour postuler, le demandeur doit verser 185 000 dollars à l'ICANN. Si le dossier du candidat est retenu, il devra ensuite verser chaque année 25 000 dollars pour conserver le droit de gérer chaque domaine. Autrement dit, plus une entreprise postule pour de nouveaux domaines, plus celle-ci devra payer. Dans le cas de Google, le nombre de demandes pourrait se facturer en centaines de milliers de dollars. Mais ses finances le lui permettent largement. Lire la suite Parmi les différentes rumeurs circulant sur Facebook, il en est une relative au navigateur web Opera. À en croire les récents bruits de couloir, le réseau social américain aurait l'intention d'acquérir l'éditeur norvégien. De cette façon, Facebook disposerait alors de son propre logiciel de navigation et, par conséquent, d'une arme supplémentaire pour affronter Apple et Google. Sur le papier, cette décision aurait du sens. Facebook cherche à développer ses activités dans le mobile, et les dernières actualités le prouvent. En plus de proposer une application mobile permettant d'accéder à son service, Facebook met à disposition un logiciel de messagerie et une application pour prendre des photos (Camera). En outre, Facebook a racheté Instagram pour un milliard de dollars. Si Opera n'est certes pas le navigateur le plus utilisé, il est toutefois considéré comme l'un des principaux logiciels du marché, aux côtés d'Internet Explorer, Firefox, Chrome et Safari. Et puisque ces derniers ne sont pas achetables pour diverses raisons, c'est vers Opera que Facebook se tournerait logiquement. D'autant que le logiciel est déjà présent sur iOS, Android, BlackBerry ou Windows Mobile. Si cette rumeur n'est évidemment pas commentée par Facebook, le réseau social a procédé à une modification qui ne peut que l'alimenter. Le site Fav Browser a en effet constaté que le site communautaire ne suggère plus Chrome dans la liste des navigateurs recommandés. À la place, c'est Opera qui est suggéré aux internautes, en plus de Firefox et Internet Explorer. Difficile de savoir à quand remonte cette modification. Le site Hacker News a publié une actualité en ce sens il y a une semaine. Le cache de Google affiche également la modification. Une autre hypothèse reste néanmoins valable : ce changement illustre peut-être la tension croissante entre Google et Facebook sur de multiples domaines. Lire la suite Complexes, les relations entre Google et la Chine se sont fortement dégradées en 2010 suite à la découverte d'une cyberattaque "très sophistiquée et très ciblée" contre les entreprises occidentales. S'en est suivi un bras de fer sur la censure du web, Google menaçant de mettre fin à ses opérations en Chine pour protester contre la rigidité du pouvoir en place. Sans succès. Pour autant, le géant américain ne reste pas inactif. Face aux efforts des autorités de contrôler les activités en ligne des internautes chinois, Google a récemment mis à jour la version hong kongaise de son moteur de recherche pour signaler quels sont les mots-clés qui peuvent poser problème, grâce à la saisie semi-automatique. Au fil de la frappe au clavier, un message d'avertissement apparaît alors. "Après avoir parcouru les retours des utilisateurs, nous avons remarqué que des interruptions sont étroitement corrélées aux recherches sur un ensemble précis de sujets", a expliqué Alan Eustace vice-président Connaissance chez Google. "Nous allons donc signaler aux utilisateurs situés en Chine continentale que certains mots-clés peuvent causer une perte de la connexion". Dans une vidéo explicative, Google montre que la recherche de certains mots-clés entraîne une déconnexion pendant environ 1 minute 30. Certains idéogrammes, comme "rivière" (江), visibles par exemple dans la requête sur le Yangtsé (扬子江) sont aussi utilisés pour désigner une personnalité, un lieu ou un objet. L'ancien président chinois, Jiāng Zemin, a justement cet idéogramme dans son nom (江³°). Pour éviter le blocage de la connexion, Google invite donc les internautes à reformuler leurs requêtes de façon à ne pas tomber sur un idéogramme filtré. C'est le seul moyen d'éviter cette perturbation, Google ne proposant pas le remplacement automatique du terme par un autre. Lire la suite L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a livré jeudi les derniers chiffres de son observatoire trimestriel des marchés de détail des communications électroniques. Bien que provisoires, les données de l'Arcep soulignent la progression lente mais constante du très haut débit en France. Fin mars, il y avait 715 000 abonnements de ce type. Dans le détail, les abonnements très haut débit dont les accès sont en fibre optique avec terminaison en câble coaxial demeurent majoritaires. Ils sont 495 000, avec 30 000 de plus sur le trimestre. Les abonnements très haut débit en fibre optique jusqu'aux abonnés (FTTH) ou jusqu'aux immeubles (FTTB) sont 220 000 et ont progressé de 20 000 sur le trimestre. Si les accès avec terminaison en câble coaxial sont en tête, le dynamisme est du côté des abonnements FTTH / FTTB. Ces derniers ont en effet vu leur nombre croître de 60 % sur un an, tandis que les premiers n'ont augmenté "que" de 30 %. En moyenne, le nombre d'abonnements à des services à très haut débit a progressé de 39 % sur un an. Les accès haut débit restent toutefois ultra-dominants en France, puisqu'ils sont plus de 22,4 millions. Ceux-ci continuent d'attirer, puisque 285 000 nouveaux abonnements sont apparus au trimestre dernier. Selon l'Arcep, c'est la technologie xDSL qui est la plus prisée (21,3 millions d'abonnements), loin devant les autres accès (câble, WiFi, satellite, boucle locale radio) qui ensemble ne pèsent "que" 1,1 million. Lire la suite Le développement de Windows 8 entre dans sa dernière ligne droite. Près de trois mois après la publication de la Consumer Preview, Microsoft a publié une nouvelle version d'étape de son prochain système d'exploitation. Cette Release Preview marque l'ultime étape de la conception de l'O.S. avant l'arrivée de la version Release To Manufacturing (RTM). Celle-ci devrait être disponible cet été. Du côté des nouveautés, Microsoft indique dans un billet de blog avoir optimisé le support du multi-écran et ajouté de nouvelles fonctionnalités au sein de l'utilitaire Family Safety, qui permet d'organiser l'utilisation de l'ordinateur en fonction de l'âge de l'utilisateur. Internet Explorer 10 supporte la fonctionnalité "Do Not Track" par défaut ainsi que la technologie Flash Player d'Adobe. Windows 8 devrait être disponible dans le commerce en octobre prochain. Le système d'exploitation aura alors à convaincre à deux niveaux. D'abord au niveau des ordinateurs, en prenant la succession de Windows 7 qui a été un O.S. globalement apprécié. Windows 8 devra ensuite s'imposer dans le secteur des tablettes numériques, où la concurrence avec iOS et Android promet d'être rude. Lire la suite Nouvel épisode dans le feuilleton judiciaire de MegaUpload. Cette semaine, un juge néo-zélandais a exigé que la défense puisse accéder à toutes les preuves censées prouver la culpabilité de Kim Dotcom et ses complices. En parallèle, les avocats des défenseurs ont contre-attaqué aux États-Unis en réclamant l'abandon pur et simple de toutes les poursuites engagées outre-Atlantique. Pour justifier leur demande, les avocats de MegaUpload ont mis en avant un problème de juridiction qui pourrait tout simplement mettre fin au procès. Ils estiment que la justice américaine n'a pas compétence dans ce dossier puisque le service ne disposait pas du moindre bureau aux États-Unis. Si la plate-forme louait effectivement des serveurs situés aux USA à des prestataires, elle était basée à Hong Kong. "Les entreprises complètement étrangères [...] ne peuvent être poursuivies pour des infractions présumées au droit pénal fédéral", écrivent les avocats dans une motion adressée au tribunal de Virginie, en charge du dossier. "Une société comme MegaUpload ne peut pas être traînée devant cette juridiction pour des actes délictueux qui ne relèvent pas de sa responsabilité". Autrement dit, MegaUpload met en avant la responsabilité des internautes dans cette affaire. Ce sont eux qui ont mis en ligne les fichiers litigieux. C'est donc vers eux que la justice et les ayants droit doivent se tourner s'il faut chercher un responsables. Pour MegaUpload, sa seule contrainte est de répondre aux notifications des ayants droit, une disposition prévue dans la loi américaine DMCA qui protège le statut d'hébergeur. En avril, l'un des avocats de Kim Dotcom avait déjà évoqué ce souci de juridiction. "Nous ne croyons pas que MegaUpload peut être cité à comparaître dans une affaire criminelle parce que [la société] n'est pas située dans une juridiction des États-Unis". Se dirige-t-on vers une erreur de procédure ? Le dossier ficelé par le ministère public américain semble en être truffé. Le porte-parole du procureur en charge du district est de l'État de Virginie, celui-là même qui est à l'origine l'acte d'accusation à l'encontre de MegaUpload, s'est contenté d'expliquer à CNET que les arguments contredisant les affirmations des avocats du site d'hébergement seront fournis en temps et en heure au tribunal. La suite au prochain épisode. Lire la suite Depuis 2011, Google propose aux internautes de découvrir des dizaines de milliers d'œuvres d'art grâce à l'initiative Art Project. Via un site aux allures de musée virtuel, le visiteur accède à de nombreuses ressources culturelles. Il est ainsi possible d'afficher des tableaux et des sculptures visibles d'ordinaire au château de Versailles, au musée d'Orsay ou encore à Fontainebleau. L'initiative World Wonders Project suit la même logique : mettre à portée de clic quelques-uns des plus beaux sites historiques du monde, comme Stonehenge, les ruines de Pompéi ou encore les jardins du château de Versailles. Pour cette première version de World Wonders Project, une initiative souvenue en particulier par l'UNESCO, 130 sites répartis sur 18 pays ont été retenus. Côté technique, le nouveau projet de Google fait appel à la technologie de Google Street View. "En plus d'images en 3D et de vidéos YouTube, le site internet du World Wonders Project propose également de nombreuses informations sur les différents sites présentés, des photographies fournies par les partenaires du projet", commente le géant de Mountain View sur son blog. Pour Google, ce nouveau site dédié au patrimoine peut tout à fait entrer dans le cadre scolaire. Un instituteur enseignant l'histoire et la géographie peut ainsi, à l'aide d'un ordinateur relié à un projecteur, présenter quelques-uns de ces sites aux élèves. Google propose d'ailleurs des documents éducatifs gratuits (modèles de leçons, présentations, exercices) afin de donner des idées de cours aux professeurs. Lire la suite Lancé il y a quatre ans par une petite équipe de développeurs, Spotify s'est rapidement diffusé en Europe. D'abord disponible dans une poignée de pays, dont la France, le service d'écoute de musique en ligne est aujourd'hui présent dans douze pays européens. Le lancement à l'international a en revanche nécessité plus de temps. L'aventure américaine de la plate-forme n'a ainsi débuté qu'à l'été 2011. Divers facteurs peuvent expliquer ce retard. Les négociations avec l'industrie du disque ont par exemple traîné en longueur, les ayants droit affichant le plus grand scepticisme quant à la viabilité du modèle économique choisi par le service. Ces doutes ont pesé sur les discussions, obligeant Spotify à faire d'importantes concessions sur l'écoute gratuite. Mais la frilosité des majors n'a pas été le seul frein entravant l'arrivée de Spotify aux États-Unis. Une autre entreprise bien connue du grand public et arborant un logo en forme de pomme croquée a vraisemblablement œuvré pour éliminer un redoutable concurrent. C'est en tout cas ce qu'affirme l'ancien créateur de Napster, Sean Parker, aussi connu pour avoir financé Facebook à ses débuts. L'entrepreneur américain, qui a investi dans Spotify, a expliqué lors d'une conférence organisée par le site All Things Digital que certains indices suggèrent qu'Apple a fait son possible pour empêcher le lancement de Spotify outre-Atlantique. S'il n'a pas livré beaucoup de détails sur ces indices, Sean Parker a déclaré qu'Apple a pu se sentir menacé par les activités de Spotify. Apple est en effet très présent dans le marché de la musique aux États-Unis grâce à sa boutique de musique iTunes Store. Sa part de marché dans la vente de musique dématérialisée outre-Atlantique est plus que majoritaire, puisqu'elle est estimée autour de 70 %. Et chaque achat est frappé d'une commission de 30 % qui va directement dans la poche d'Apple. De ce point de vue, Apple a un intérêt commercial à agir, afin d'éviter qu'une partie de sa clientèle ne parte vers un service qui propose un abonnement mensuel pour quelques dollars et un accès illimité. Surtout que l'iTunes Store rapporte beaucoup d'argent. Au premier trimestre 2011, Apple a ainsi généré 1,4 milliard de dollars de revenus en vendant sur l'iTunes Store (musique, films, applications, séries TV...). Lire la suite C'est une victoire décisive pour tous ceux qui s'opposent à l'accord commercial anti-contrefaçon et un message très clair envoyé aux eurodéputés, qui auront à se prononcer sur le projet de traité international lors d'une session plénière prévue cet été. Les trois commissions (ITRE (industrie), JURI (affaires juridiques) et LIBE (libertés civiles)) qui devaient rendre leur avis ce jeudi se sont prononcés contre ACTA. Ce succès était pourtant loin d'être acquis. Des pressions de dernière minute se sont exercées sur les parlementaires pour que ces derniers fassent le "bon" choix, à l'image de l'ambassade des États-Unis qui a fait un intense lobbying en faveur de l'ACTA. Cela s'est d'ailleurs joué à peu de choses au sein des commissions ITRE ET JURI. Dans le détail, le rapport anti-ACTA de l'eurodéputée pirate Amelia Andersdotter présenté au sein de la commission ITRE a été approuvé par 36 voix contre 31. Celui-ci a mis en lumière le rôle néfaste de l'accord pour l'innovation et la créativité en Europe. En revanche, le rapport pro-ACTA de la parlementaire européenne Marielle Gallo pour la commission JURI a été rejeté par 12 voix contre 10 (2 absentions). Seule la décision prise par la commission parlementaire LIBE s'est faite avec un large écart de voix. L'avis du rapporteur Dimitrios Droutsas a été adopté par 36 voix contre 1 (21 abstentions). Deux commissions doivent encore se pencher le mois prochain sur l'ACTA. Il s'agit des commissions sur le développement (LIBE) et sur le commerce international (INTA). "Ces votes sont de bonne augure dans la perspective en plénière, qui devrait intervenir la première semaine de juillet. C'est la preuve, encore une fois, que plus on connaît ACTA, plus on est contre. [...] Mais la situation reste serrée et incertaines. C'est pourquoi il est fondamental que les citoyens restent mobilisés jusqu'au rejet définitif de l'accord", a commenté la parlementaire Françoise Castex. Un appel à la mobilisation partagé par l'April. Son président, Lionel Allorge, se dit "heureux de voir que les eurodéputés, même les plus conservateurs en matière de droit d'auteur, ont conscience de la nécessité de rejeter ACTA. Ces votes montrent l'importance de la mobilisation de tous les acteurs : société civile, responsables politiques, citoyens... le combat continue". La Quadrature du Net affiche également sa satisfaction de voir se dégager une position commune. Mais l'initiative citoyenne rappelle que la partie est loin d'être terminée. "Les citoyens peuvent se réjouir mais continuer à maintenir la pression pour les prochaines étapes, notamment le vote final prévu pour début juillet. Un rejet massif d'ACTA enverrait un signal politique à l'échelle mondiale". Lire la suite L'accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) fera l'objet d'un vote au cours d'une session plénière au Parlement européen. À l'échelle du continent, il s'agira de la dernière chance de faire échec au projet de traité international. Mais avant cela, plusieurs commissions parlementaires doivent encore se prononcer sur le sujet. Cinq rapports doivent ainsi être votés, dont trois ce jeudi. Les trois commissions qui doivent donner leur avis aujourd'hui sont les Affaires juridiques (JURI), les libertés civiles (LIBE) et l'industrie (ITRE). Le mois prochain, deux autres commissions devront se prononcer : la commission sur le développement (DEVE) le 4 juin et celle du commerce international (INTA) le 21 juin. Cette dernière est compétente au fond. Sur Twitter, Jérémie Zimmermann - porte-parole et cofondateur de la Quadrature du Net - commente au fur et à mesure les votes des commissions ITRE, JURI et LIBE. Pour l'heure, les deux premières ont recommandé de voter contre l'accord commercial anti-contrefaçon. Reste désormais à connaître la position de la dernière commission, dont le vote doit survenir aux alentours de midi. "La commission ITRE recommande de voter contre ACTA à un vote d'écart, malgré les tentatives des membres du groupe politique ALDE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) de trahir la position de leur président de groupe et de devenir pro-ACTA", a commenté Jérémie Zimmermann, avant de s'intéresser au vote survenu au sein de la commission JURI. "Le rejet du rapport Gallo signifie que la commission JURI recommande que l'ensemble du Parlement européen vote contre", s'est-il enthousiasmé, soulignant qu'il s'agit-là d'un petit exploit. "La commission JURI est l'antre des talibans du copyright. Les temps changent !", peut-on lire sur son fil Twitter. Et de rappeler que les partisans d'une révision du droit d'auteur n'avaient jamais remporté le moindre vote au sein de JURI. Chose inattendue, Jérémie Zimmermann signale que Marielle Gallo a demandé à ce que son nom soit retiré de l'avis de la commission JURI. Or, l'eurodéputée est connue pour son attachement aux industries culturelles et son soutien à l'ACTA. Il y a deux ans, elle avait publié un rapport sur le renforcement de la propriété intellectuelle en Europe. Celui-ci affirmait notamment qu'il existe "des liens démontrés entre différentes formes de crime organisé et les infractions aux droits de propriété intellectuelle, en particulier la contrefaçon et le piratage". Lire la suite |
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