Mindo

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L'aspect collaboratif n'est qu'un des éléments avancés dans l'article pour essayer de comprendre les raisons de cette situation. Personne ne dit que l'aspect collaboratif est l'unique explication !



L'année dernière, Google présentait le projet Loon dont le but est d'étendre l'accès à Internet aux régions du monde dépourvues d'infrastructures dignes de ce nom, grâce à l'utilisation de ballons-sondes déployés dans l'atmosphère. Aux dernières nouvelles, l'entreprise américaine pense être en mesure de proposer un accès grand public en 2015 "dans un ou plusieurs pays".

Depuis sa présentation il y a plus d'un an, le projet Loon a beaucoup évolué. Dans une enquête publiée cet été, il a été révélé que les ballons-sondes de Google sont capables de fournir un débit descendant de 22 M/bits vers une antenne au sol et de 5 M/bits vers un téléphone portable. L'année prochaine, la firme de Mountain View espère pouvoir fournir des débits plus conséquents.

Cette semaine, Google a communiqué de nouvelles statistiques sur son projet. On apprend ainsi que sa flotte de ballons-sondes a parcouru un total cumulé de 3 millions de kilomètres (ce qui équivaut à 75 tours autour du globe ou à quatre voyages de la Terre à la Lune, retour inclus) dans la stratosphère, depuis le lancement de l'initiative.

Google affirme également que ses ballons-sondes peuvent flotter dans l'atmosphère dix fois plus longtemps qu'en 2013. Selon la firme américaine, beaucoup sont en mesure de rester en l'air plus de cent jours (le record actuel est de 130 jours). Elle est aussi capable d'en déployer beaucoup plus en une seule fois (vingt par jour).


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À l'ère de Wikipédia, quelle place peut occuper une encyclopédie comme celle proposée par Encyclopædia Universalis ? À cette question, les Français ont tranché : une place de plus en plus réduite. En effet, ces derniers ont depuis longtemps pris possession de l'encyclopédie libre, gratuite et ouverte aux contributions, délaissant de fait les solutions dont l'accès aux contenus est payant et verrouillé.

Résultat, les autres encyclopédies disparaissent progressivement. On se souvient par exemple d'Encarta, qui était celle éditée par Microsoft. Celle-ci a été fermée fin 2009, lorsque la firme de Redmond a admis que le marché avait été conquis en quasi-totalité par Wikipédia (sa part de marché atteignait en 2009 97 % des visites à des encyclopédies en ligne, selon une étude de l'époque).

Dépôt de bilan d'Universalis

Cette fois, c'est au tour d'Encyclopædia Universalis d'être sur la sellette. Le Monde signale que la société française qui l'édite a été placée en redressement judiciaire fin octobre pour une période de six mois, sur décision du tribunal de commerce de Nanterre. L'aventure de la PME, démarrée il y a quarante-cinq ans, paraît aujourd'hui sur le point de s'achever.

Si Encyclopædia Universalis n'a pas encore tout à fait rendu les armes (une restructuration de l'entreprise et l'arrivée de nouveaux actionnaires sont toujours envisageables, ce qui lui offrirait la possibilité de prolonger ses activités et de retarder une échéance qui semble cependant inéluctable), les raisons du désintérêt des Français pour cette encyclopédie sont évidentes et multiples.

La concurrence féroce de Wikipédia

Sur son site, Encyclopædia Universalis se targue de faire appel à plus de "7200 spécialistes de leur discipline" pour rédiger les textes de l'encyclopédie, ajoutant que "leur signature garantit au lecteur l'exactitude des informations publiées". Mais que peuvent faire ces experts devant la mobilisation de dizaines de milliers de contributeurs provenant du monde entier ?

Sur la seule déclinaison francophone de Wikipédia, il y a eu près de 16 000 internautes qui ont été actifs au cours du dernier mois. C'est plus du double de la totalité des spécialistes mobilisés par Encyclopædia Universalis. La conséquence est immédiate : l'évolution de Wikipédia est beaucoup plus dynamique (il suffit de voir le nombre d'articles recensés) que la concurrence.

Évidemment, tous les contributeurs ne sont pas des personnalités reconnues dans leur domaine, mais certains ont une réelle expertise. Parmi eux figurent aussi des universitaires. Et si Wikipédia est loin d'être parfait et peut tout à fait l'objet de critiques, l'encyclopédie en ligne n'a pas à rougir face aux autres encyclopédies. Dans certains domaines, comme les sciences, elle est jugée très fiable.

La question du modèle économique

Est-ce alors un éventuel raté du virage numérique qui a handicapé Encyclopædia Universalis ? Cette explication paraît improbable, dans la mesure où des supports CD / DVD ont été proposés dès 2000 tandis que le contenu de l'encyclopédie a été mis en ligne sur un site web. Ont-ils trop tardé à occuper l'espace numérique, alors ? Ou est-ce le modèle d'Universalis qui ne pouvait pas rivaliser ?

Universalis est en effet payante (39 euros par an pour la version junior, soit à peine 3,25 euros par mois) et ses contenus ne peuvent être modifiés. À l'inverse, Wikipédia est totalement gratuit (bien que des dons soient régulièrement sollicités) et, surtout, l'encyclopédie est ouverte aux contributions. La relation entre le projet et ses lecteurs n'est plus verticale, mais horizontale.

( photo : CC BY-SA Codex )


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Google est-il devenu trop gros ? C'est à ce type de question que le Parlement européen devrait être amené à discuter la semaine prochaine, dans le cadre d'un vote qui pourrait déboucher sur une motion appelant à séparer les activités du groupe américain, avec d'un côté une entreprise qui ne s'occuperait que de la recherche et de l'autre une société dédiée aux services commerciaux.

Consulté par le Financial Times et Reuters, le projet de motion ne cite pas spécifiquement Google ni aucun autre moteur de recherche. Cela étant, il est clair que c'est la firme fondée par Larry Page et Sergueï Brin qui est dans le collimateur, car celle-ci gère plus de 90 % des requêtes dans les principaux pays européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni).

La motion du Parlement européen, si elle est votée, ne sera pas juridiquement contraignante. Elle devrait toutefois avoir une forte portée symbolique, en exprimant la position des parlementaires représentant les citoyens du Vieux Continent. Elle pourrait aussi inciter la Commission européenne à presser les choses et pousser Google à lâcher du lest dans le cadre des négociations avec Bruxelles.

Dès 2010, Numerama avait plaidé pour un démantèlement de Google, en obligeant ce dernier à séparer le moteur de recherche généraliste de ses autres activités sectorielles. En effet, des suspicions existent sur le référencement des services proposés par Google, qui seraient avantagés dans son moteur de recherche au détriment des solutions concurrentes.

Cette position n'est pas isolée. En France, le président de la SCNF a suggéré dans un rapport de scinder Google en différentes divisions. Au niveau parlementaire, le sujet a aussi été abordé dans le cadre d'une question écrite posée à Fleur Pellerin, alors ministre déléguée à l'économie numérique, qui avait reconnu avoir des "interrogations en termes concurrentiels".

À l'étranger, le rapport d'un parlementaire britannique de 2013 sur l'économie créative a souligné que Google est devenu "trop gros, trop puissant et trop influent". Trois ans plus tôt, la ministère de la justice allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, manifestait aussi ses craintes devant l'importance prise par l'entreprise américaine.

Plus récemment, c'est l'Allemagne qui a fait preuve de plus d'allant sur ce sujet. En l'espace de quelques mois, le ministre de la justice allemand Heiko Maas a non seulement souhaité que les autorités de son pays puissent vérifier l'algorithme de classement utilisé par Google pour hiérarchiser l'information disponible sur le web, mais il a aussi évoqué le démantèlement de Google.


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[View the story "Copyright Madness du 16 au 22 novembre : une semaine de propriété intellectuelle en délire !" on Storify]


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Amazon compte développer des activités dans le secteur hôtelier. Selon une information du site Skift, un voyagiste américain, le géant du commerce électronique va lancer une nouvelle rubrique, baptisée Amazon Travel, permettant de réserver des chambres d'hôtel.

Le projet de l'entreprise fondée par Jeff Bezos doit voir le jour en 2015 et serait limité aux grandes villes américaines. Seuls les établissements très bien notés (quatre étoiles ou plus) situés dans ces agglomérations ou à proximité seraient référencés sur Amazon Travel.

Dans le cadre d'une réservation payée via ce service, le spécialiste du e-commerce toucherait une commission de 15 %. Comme Booking et Expedia, Amazon Travel affichera une fiche pour chaque hôtel (présentation, nombre et type de chambres, prix pratiqués, disponibilité, etc).


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Les applications iOS intégrant des fonctionnalités payantes ne peuvent désormais plus utiliser le bouton "Gratuit" sur l'App Store. À la place, signale l'AFP, la plateforme de téléchargement fournie par Apple affiche un bouton "Obtenir" dont l'intitulé doit permettre de ne plus induire les usagers en erreur. Pour le reste, comme le téléchargement et l'installation, aucun changement n'est à signaler.

En apparence anodine, cette évolution sémantique est en réalité très importante car les applications incluant des achats intégrés ("in-app") arborent souvent une façade gratuite alors que les options les plus intéressantes nécessitent de verser de l'argent. Ce modèle économique, baptisé "freemium", apparaît notamment dans les logiciels à destination des mineurs, comme les jeux vidéo.

Ces dernières années, des faits divers sont apparus à cause de cette prétendue gratuité. En 2012 par exemple, un magistrat américain a accepté d'ouvrir un recours collectif contre Apple pour avoir incité au téléchargement de jeux "gratuits" qui poussent en réalité le joueur à acheter des améliorations. Une jeune fille de 9 ans a ainsi dépensé 200 dollars dans des jeux se présentant comme "gratuits".

Soucieux de circonscrire ce problème, la Commission européenne a engagé des consultations avec les autorités nationales et les principaux acteurs de l'industrie des applications mobiles pour élaborer un cadre plus précis sur les achats intégrés. Quatre grands axes ont alors été dégagés, dont trois portent spécifiquement sur la fausse gratuité des applications freemium :


les jeux annoncés comme gratuits ne devraient pas induire le consommateur en erreur quant aux coûts réels impliqués ;

les jeux ne devraient pas encourager directement les enfants à acheter des applications intégrées dans un jeu ou persuader un adulte d'en acheter pour eux ;

les consommateurs devraient être dûment informés des modalités de paiement et les achats ne devraient pas être débités au travers de paramètres par défaut sans le consentement exprès des consommateurs ;


Outre la modification sémantique, Apple a pris d'autres mesures pour éviter l'achat involontaire d'une application payante ou de paiement imprévu dans un logiciel freemium. Outre le contrôle parental, une catégorie "Enfants" a vu le jour sur l'App Store et un contrôle des achats plus strict sera possible grâce à l'option "partage familial" dans iOS 8.

Google, qui gère l'autre grande plateforme de téléchargement dans l'univers des mobiles (Google Play), a aussi effectué un changement de même nature. Les applications qui incluent des fonctionnalités payantes ne sont plus associées au bouton "Gratuit". À la place figure un bouton "Télécharger", accompagné d'un message signalant la possibilité d'effectuer des achats au sein du programme.


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L'affaire du piratage de la base de données de Domino's Pizza rebondit. Cinq mois après les faits, les auteurs de l'intrusion ont finalement décidé de publier son contenu pour punir la chaîne de restauration rapide. Celle-ci avait en effet refusé de céder au chantage du collectif de pirates Rex Mundi, qui menaçait de publier la totalité des données personnelles en sa possession si aucune rançon n'était versée.

Ainsi, le fichier contenant la liste des clients de l'entreprise est apparue une première fois au début du mois avant d'être retirée de la plateforme sur laquelle elle avait été diffusée, indique Le Monde. Mais ce n'est que partie remise : les membres de Rex Mundi ont assuré au journal que les informations privées des clients de Domino's Pizza seront de nouveau envoyées sur la toile, sans doute sur un autre hébergeur.

L'affaire, qui connaît aujourd'hui un développement judiciaire, est grave. Plus de 650 000 clients sont concernés et les données personnelles qui ont été dérobées peuvent être utilisées dans le cadre d'une campagne de hameçonnage en vue d'obtenir des informations encore plus sensibles, comme des informations sur un compte en banque ou le code d'une carte bleue.

Outre l'identité des clients, la base de données contient leurs coordonnées postales, leurs informations de contact et même leur mot de passe. En revanche, aucun élément bancaire n'a été subtilisé dans la mesure où Domino's Pizza ne dispose pas de système de paiement en ligne.

Les utilisateurs qui ont ouvert un compte sur Domino's Pizza sont invités à changer de mot de passe sur le site de la chaîne de restauration rapide, mais aussi à vérifier leurs autres comptes si ces derniers sont aussi protégés par le même code. En effet, des personnes mal intentionnées pourraient chercher à utiliser le piratage de Domino's Pizza pour mener des opérations sur d'autres sites.


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Free Mobile a le feu vert pour expérimenter la 4G dans la bande de fréquences dédiée à la 2G. L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a fait savoir dans sa lettre hebdomadaire qu'une décision rendue le 13 novembre permet au quatrième opérateur de téléphonie mobile de réaliser des essais techniques en prévision d'une exploitation commerciale.

"Cette expérimentation permettra à l'opérateur d'évaluer la fonction d'agrégation de porteuses en utilisant conjointement la bande 1800 MHz et la bande 2600 MHz qu'il exploite déjà pour fournir des services 4G", précise l'autorité, qui souligne qu'il s'agit de la "première étape" avant un usage durable de ces fréquences par l'opérateur dans sa politique pour le très haut débit mobile (LTE Advanced).

Le "recyclage" de la bande 1800 MHZ, autrefois dévolue au transport des communications en 2G, en vue de l'utiliser pour soutenir le développement des nouvelles normes de réseau de téléphonie mobile a commencé l'an dernier lorsque Bouygues Telecom a demandé - et obtenu - le droit de faire de la 4G dans la bande dédiée à la 2G, à condition de respecter certaines conditions et d'en payer le prix.

Free, qui s'est opposé sans succès à ce recyclage en engageant un recours devant le Conseil d'État contre l'accord de l'ARCEP obtenu Bouygues Télécom, est désormais très intéressé par cette solution. Dans un document officiel, Iliad, la maison-mère de l'opérateur, signale que la 4G est une priorité et mise en particulier sur la bande 700 MHz et la réaffectation de la bande 1800 MHz.

La technologie LTE Advanced propose des débits descendants et montants encore plus élevés que ceux fournis par la LTE, en combinant plusieurs bandes de fréquences. Dans le cas de Bouygues Telecom par exemple, l'opérateur veut agréger trois bandes (800, 1800 et 2600 MHz) pour proposer des débits qui seront jusqu'à trois fois plus rapides que ceux de la 4G.


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Déjà à la tête de trois centres de traitement de données en Europe, Google a choisi d'en bâtir un quatrième afin de soutenir son développement sur le Vieux Continent. D'un coût de 600 millions d'euros, ce nouveau data center - qui sera situé dans le nord des Pays-Bas - doit démarrer ses activités en 2016 avant d'être complétement opérationnel l'année suivante.

Lors de la présentation du projet en septembre, Google indiquait son intention de faire fonctionner cette nouvelle infrastructure avec des sources d'énergie renouvelables et de l'optimiser au maximum pour limiter sa consommation énergétique. Deux mois plus tard, le groupe américain vient de préciser ses projets pour le data center néerlandais : il sera alimenté grâce à des éoliennes.

La firme de Mountain View annonce avoir conclu un accord avec la compagnie d'électricité Eneco. D'une durée de dix ans, celui-ci doit permettre de fournir la totalité des besoins énergétiques du centre dès son premier jour d'exploitation. Les éoliennes, qui sont en cours de construction à proximité de la commune de Delfzijl, seront relativement proches de la ville de Eemshaven, qui abrite le data center.

Reste à savoir comment le data center sera alimenté si jamais le vent ne souffle pas suffisamment dans la région Delfzijl. Car en effet, l'énergie éolienne est une énergie intermittente. L'on peut supposer qu'il fera appel à d'autres sources d'énergie renouvelables, le temps que les conditions météorologiques redeviennent favorables.

Dans les rapports produits par Greenpeace en 2012 puis en 2014 sur la propreté des centres de traitement de données utilisés par les grandes entreprises, Google obtient globalement de bonnes notes, à la grande satisfaction de l'ONG, qui a salué les efforts de la firme de Mountain View. Il faut dire que l'économie énergétique et la défense de l'environnement peuvent désormais être des arguments de vente


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La situation se corse pour Aereo, un service américain spécialisé dans la retransmission des chaînes de télévision en streaming. Dans un message publié sur son site officiel, la société annonce se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur américaine les faillites afin de se réorganiser, quelques mois après le verdict défavorable de la Cour suprême.

Similaire à la procédure de sauvegarde en France, qui a par exemple été utilisée cet été par Qobuz, le chapitre 11 doit permettre à Aereo de préparer sereinement son redressement et de mettre entre parenthèses certaines procédures judiciaires en cours, qui mobilisent énormément de temps et d'argent.

Aereo a subi un important revers cet été, lorsque la Cour suprême a renversé le jugement du tribunal de première instance qui avait jugé que l'activité de cette entreprise était légale au regard du droit d'auteur, scellant le sort juridique des plateformes en ligne qui permettent de visionner des programmes TV en streaming, par la rediffusion sur Internet des signaux émis en clair et gratuitement par ces chaînes.

Au lieu de capter lui-même les signaux pour les diffuser à la totalité de ses usagers, Aereo louait à ces derniers des petites antennes hertziennes pour créer un flux unique pour chacun d'entre eux. En fait, il s'agissait d'une antenne déportée permettant à chaque client de regarder la télévision à partir de "son" antenne, de n'importe où, sur n'importe quel appareil.

Aux yeux d'Aereo, il ne s'agissait pas d'une "communication au public" puisqu'à chaque fois la communication n'était destinée qu'à un seul abonné. Mais la justice a eu une lecture différente, en jugeant que le résultat final était identique à celui d'un diffuseur par câble ou par satellite. Or, celui-ci est soumis à l'obligation de négocier le droit au communication au public.


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Activision part en guerre contre les vidéos exposant les défaillances techniques de Call of Duty : Advanced Warfare. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes signalent en effet que l'éditeur du célèbre jeu de tir en vue subjective est entré en contact avec certaines des plus importantes plateformes d'hébergement en vue d'obtenir le retrait de ces vidéos.

"Dernièrement, Activision s'est montré particulièrement vigilant concernant les vidéos sur Call of Duty : Advanced Warfare. Si vous publiez des vidéos mettant en avant ces glitches, votre chaîne pourrait être susceptible de recevoir un avertissement, donc merci d'y prendre garde", peut-on lire dans un message qui a été adressé par Machinima à certains de ses usagers par courrier électronique.

Un glitch est un bug dans le fonctionnement d'un jeu vidéo qui permet d'effectuer une action qui est a priori interdite. Cela peut aller de l'invincibilité à la possibilité de traverser les murs, en passant par la téléportation entre deux points ou l'accès à des munitions illimitées. En général, ces défaillances permettent de tricher lorsqu'elles sont exploitées par le joueur.

Le problème est particulièrement handicapant dans un jeu multijoueur comme Call of Duty : Advanced Warfare, puisqu'il fausse complétement la loyauté des parties. Les joueurs honnêtes ne sont plus en situation de gagner en battant l'autre équipe dans les règles de l'art, dans la mesure où le tricheur bénéficie injustement de certaines avantages.

Les joueurs anglophones ne sont pas les seuls à être sous la menace d'une action d'Activision. Sur Twitter, des internautes francophones ont confirmé avoir aussi reçu un mail de mise en garde les invitant à nettoyer leur chaîne, au risque de subir des sanctions. Celles-ci sont diverses : neutralisation de la vidéo incriminée, désactivation de fonctionnalités ou encore suppression de la chaîne de l'usager.

Il semble qu'Activision se serve de la loi américaine du Digital Millennium Copyright Act (DMCA), qui précise les moyens de lutte à disposition des ayants droit pour lutter contre le droit d'auteur, pour mettre la pression sur les vidéastes rattachés au réseau Machinima, dont les vidéos sont aussi publiées sur YouTube (Activision intervient aussi sur ce site).

Or, il s'agit-là d'une interprétation très large - pour ne pas dire excessive - du texte puisque celui-ci n'a pas été rédigé à l'origine pour censurer les vidéos montrant des bugs, mais pour protéger les contenus protégés par le droit d'auteur. Or la démarche d'Activision, si elle est effectivement fondée sur le DMCA, se concentre sur les vidéos révélant les défaillances de son jeu.


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Après SFR et Virgin Mobile, la maison-mère de Numericable va-t-elle jeter son dévolu sur Bouygues Telecom ? À en croire les déclarations faites cette semaine par le directeur général d'Altice, Dexter Goei lors d'une conférence organisée par la banque d'affaires Morgan Stanley, la multinationale luxembourgeoise serait disposée à effectuer une troisième opération d'envergure sur le marché français.

"À l'heure actuelle, nous sommes en train d'intégrer SFR, mais si nous recevons un appel de Bouygues vendredi, alors pourquoi pas ? Il y a un grand potentiel de synergie" entre les deux groupes, d'après lui. Mais le groupe est-il en mesure de concrétiser cette nouvelle ambition, au regard de ses récentes acquisitions dans l'Hexagone et ses projets à l'étranger ?

Doutes sur le sérieux de la proposition

En effet, les exigences de Vivendi ont contraint Numericable à développer une nouvelle offre pour acheter SFR. Au total, plus de 17 milliards d'euros sont en jeu, dont 13,5 milliards en cash. En parallèle, le câblo-opérateur a récupéré Virgin Mobile en totalité. Enfin, à l'étranger, Altice est à la manoeuvre pour tenter d'acquérir Portugal Telecom : une offre à 7 milliards d'euros a été avancée.

D'ailleurs, l'opération visant SFR n'est financée que par de la dette, dont le montant s'élève autour de 20 milliards d'euros. C'est considérable, même si le câblo-opérateur assure que ce n'est pas forcément exceptionnel dans le monde du câble et promet que le désendettement "sera très rapide". Par une hausse des prix de certaines offres ?

Des obstacles financiers et réglementaires

À supposer que Altice ait des vues sur Bouygues Telecom, un autre obstacle se dressera sur sa route : du fait de la concentration dans le secteur des télécommunications, l'autorité de la concurrence - qui est déjà favorable à une réduction du nombre d'opérateurs en France - et l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes seront nécessairement impliquées.

Dans le cas de SFR, Altice a déjà dû se plier à des exigences importantes édictées par l'autorité de la concurrence, à savoir l'ouverture du réseau câblé au bénéfice de la concurrence (ce qui risque de nuire au déploiement de la fibre optique). L'on peut supposer que l'institution, qui émettait déjà des doutes sérieux sur la légalité de l'achat de SFR, se montre encore plus strict avec Bouygues.

Bouygues et son avenir autonome

À supposer que Bouygues Telecom finisse par être racheté par Altice, la situation ne serait en tout cas pas dénuée d'ironie. En effet, Bouygues Telecom a essayé d'acquérir SFR en vue de fusionner avec lui. La proposition n'a pas connu de suite, du faire de l'offre supérieure d'Altice. Mais ce dernier pourrait finalement les fusionner si Bouygues devient effectivement sa filiale.

Rien n'indique néanmoins que ce dernier souhaite de finir dans les bras de la maison-mère de Numericable. À l'issue d'un comité central d'entreprise qui s'est tenu cet été, la direction a en tout cas affirmé vouloir se préparer un avenir "autonome".


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Mozilla, à l'origine du navigateur Firefox, du client de messagerie Thunderbird ou encore du système d'exploitation Firefox OS, est désormais en mesure de recevoir des dons en Bitcoins. C'est la plateforme Coinbase qui se chargera de récupérer les montants versés par les internautes, avant de les transférer intégralement à la fondation.

La société indique en effet renoncer à tout prélèvement lorsque les dons vont à des organismes à but non lucratif. La prise en compte de cette monnaie électronique - il en existe bien d'autres - est un pas supplémentaire visant à financer ses activités autrement que par des accords très décriés avec de grandes entreprises américaines ou non, comme celui qui avait été passé avec Google.

Pour ceux qui n'utilisent pas les Bitcoins, la fondation Mozilla propose d'autres solutions. Il y a les virements par carte bancaire (MasterCard et Visa) ou via le service de paiement en ligne PayPal.


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C'est une action d'envergure, qui a mobilisé les forces de l'ordre de sept pays européens. Conduite par la France, l'opération "Mousetrap" (piège à souris) d'Europol s'est achevée cette semaine par l'arrestation de quinze individus soupçonnés d'avoir commis plusieurs infractions pénales. Parmi eux se trouvent six Français, dont des mineurs (le plus jeune a douze ans).

Selon les informations transmises par Europol, ces quinze personnes sont suspectées de piratage informatique. Ils auraient employé des chevaux de Troie pour accéder illégalement à des informations privées en vue de commettre divers délits, comme par exemple des attaques par déni de service (DDOS), des tentatives d'extorsion ou le vol de données personnelles.

Des suspects au profil standard

Dans le cas des six Français interpellés par la police, la nature des méfaits qu'ils auraient commis n'a pas été précisée. En revanche, Le Point relève que le profil de ces suspects ne permet pas de les considérer comme des génies de l'informatique. Ils sont d'ailleurs décrits comme des "petits poissons", "des débutants" par le directeur de la cellule cybercrime de la gendarmerie nationale.

Ces derniers n'ont pas cherché à dénicher une faille à exploiter, ce qui est très compliqué. Ils ont plutôt opté pour une solution de facilité en achetant un "kit" de piratage prêt à l'emploi (Europol mentionne Blackshades, Poisonivy, et DarkComet), qui leur permet d'envoyer des courriers électroniques piégés. Ces derniers contiennent un virus qui contamine l'ordinateur lorsque la pièce jointe est ouverte.

5 ans de prison et 75 000 euros d'amende

Quoiqu'il en soit, les individus arrêtés dans le cadre de l'opération Mousetrap risquent une peine sévère au regard des dispositions prévues dans le code pénal, en tout cas pour ce qui est des personnes majeures. L'article 323-3-1 issu de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de 2004 expose que :

"Le fait, sans motif légitime, [...] de détenir, d'offrir, de céder ou de mettre à disposition un équipement, un instrument, un programme informatique ou toute donnée conçus ou spécialement adaptés pour commettre une ou plusieurs des infractions prévues par les articles 323-1 à 323-3 est puni des peines prévues respectivement pour l'infraction elle-même ou pour l'infraction la plus sévèrement réprimée". Les sanctions prévoient jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Outre la police française, les forces de l'ordre estoniennes, roumaines, lettonnes, italiennes, norvégiennes et britanniques ont été impliquées. De son côté, Europol précise que d'autres opérations de ce type devraient avoir lieu l'année prochaine.


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Dire que cette tablette était désirée serait un grossier euphémisme. Démarrée il y a deux jours, la campagne de financement participatif destinée à lancer la production de cet appareil conçu par la société Jolla - fondée par d'anciens ingénieurs de Nokia - est d'ores et déjà bouclée. En 48 heures, la collecte de fonds a permis de lever plus d'un million de dollars, alors que le projet n'en demandait que 380 000.

Sobrement baptisée "Tablet", le terminal proposé par Jolla comprend un écran d'une diagonale de 7,85 pouces (2048 par 1536 pixels, 330 ppi), un processeur quadricœur Intel 64 bits cadencé à 1,8 GHz, une mémoire vive de 2 Go, un espace de stockage de 32 Go (extensible au moyen d'une carte SD), un objectif photo de 5 mégapixels au verso et un autre de 2 mégapixels au recto. Un module WiFi est présent.



Concernant le système d'exploitation, Jolla a choisi d'opter sa tablette de Sailfish OS. Il s'agit d'une plateforme dérivée de MeeGo, le système d'exploitation mobile qui aurait dû succéder à Symbian avant que Microsoft n'interfère dans les affaires de Nokia. Sailfish OS est open source et figure sur un autre terminal commercialisé par Jolla - un smartphone - depuis la fin 2013.

Jolla précise que Sailfish OS n'enfermera pas les usagers dans un écosystème pauvre en applications. L'entreprise précise que sa plateforme a la capacité d'exécuter des logiciels conçus à l'origine pour Android en plus des programmes développés nativement pour le système d'exploitation. Cette ouverture à Android est judicieuse pour compenser la faible diversité logicielle sur Sailfish OS.

Sur la page IndieGogo, qui détaille les caractéristiques de la tablette, Jolla n'a pas manqué de comparer son produit avec les autres terminaux de sa catégorie : l'iPad Mini 3, le Nexus 9 et la Nokia N1. Il apparaît que l'appareil proposé par Jolla, s'il n'est pas le meilleur dans chaque critère, n'a pas à rougir de ses spécificités. D'autant que le prix est nettement plus attractif par rapport à la concurrence.

La campagne de financement participatif s'achèvera dans 19 jours, ce qui signifie que les fonds pour la tablette continueront d'augmenter d'ici là. Toute la question est de savoir si Jolla en profitera pour effectuer quelques modifications sur son produit, par exemple pour en améliorer les performances.


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Netflix pèse de plus en plus lourd dans le trafic réseau aux États-Unis. La société Sandvine, qui analyse le trafic réseau, vient de publier un nouveau rapport sur les "phénomènes Internet mondiaux" dans lequel elle constate que la place occupée par le service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) compte désormais pour près de 35 % (34,9 %) du trafic aux heures de pointe sur l'Internet fixe.

En l'espace de deux ans, la part de Netflix dans le trafic réseau aux USA a pris plus de dix points. Elle était de 24,4 % en 2012 (toujours aux heures de pointe) et de 31,62 % l'année suivante. En part relative, les services de vidéo à la demande surclassent nettement les autres usages du réseau, dont les échanges en peer-to-peer (P2P), qui sont concurrencés par la SVOD, le streaming et le téléchargement direct.

L'importance de Netflix aux États-Unis s'explique d'abord par le nombre d'abonnés au service (plus de 35 millions, en date de mars 2014), mais aussi par l'amélioration de la plateforme avec l'arrivée des vidéos en ultra haute définition (4K) depuis ce printemps. Si celles-ci offrent une qualité d'image exceptionnelle, leur transfert jusqu'aux abonnés a une incidence croissante sur le trafic réseau.

Si Netflix peut se targuer de peser plus d'un tiers du trafic Internet aux USA pendant les heures de pointe, cette popularité a néanmoins ses inconvénients. L'entreprise doit bien sûr effectuer de lourds investissements au niveau des infrastructures, pour que la qualité de service demeure aussi élevée que possible. Mais surtout, le revers de la médaille se situe dans ses relations avec les opérateurs américains.

Les fournisseurs d'accès à Internet Comcast, Verizon et AT&T ont contraint la plateforme à signer des accords financiers en échange d'une augmentation significative de la bande passante allouée au service de vidéo à la demande.


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Mieux vaut tard que jamais. Après des années d'inaction, Amazon commence enfin à prendre en compte l'enjeu de la préservation de l'environnement dans ses activités. Le spécialiste du e-commerce a en effet indiqué son intention de devenir un acteur important dans le déploiement de sources d'énergie renouvelables pour alimenter ses installations, comme le signale ZDNet.

Dans ce domaine, Amazon affiche de grandes ambitions. Celui-ci souhaite en effet que sa consommation énergétique provienne à 100 % d'énergies d'origine renouvelable. Quand compte-t-il y parvenir ? Là est l'astuce. Le groupe américain s'est bien gardé de fixer une quelconque échéance, bien conscient qu'une telle transition s'étalera nécessairement sur plusieurs années.

Amazon a longtemps été brocardé par Greenpeace pour sa très faible implication dans l'abandon des combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel...). Les classements établis par l'ONG sur la "propreté" des centres de traitement de données (cloud computing) ont systématiquement placé le géant du commerce électronique parmi les cancres de l'énergie propre.

Greenpeace n'a pas épargné Amazon

En 2012, Amazon a obtenu la plus mauvaise note ("F") dans trois des quatre domaines analysés par Greenpeace : transparence en matière d'approvisionnement énergétique, lieux d'implantation des infrastructures, plaidoyer en faveur des renouvelables. Concernant le dernier domaine (efficacité énergétique et atténuation des gaz à effet de serre), la note est à peine meilleure ("D").

Deux ans plus tard, une autre étude menée par Amazon a montré l'absence de changement tangible dans la politique de la société. Les notes sont restées identiques. Seul l'indice d'énergie propre s'est très légèrement amélioré, passant de 13,5 % à 15 %. Mais cette hausse est-elle suffisante pour être significative ? Sans doute pas, surtout au regard des efforts menés par d'autres firmes évaluées par Greenpeace.

En fait, la situation a été jugée à ce point catastrophique par Greenpeace que son directeur international, Kumi Naidoo, a pris la plume cet automne pour exhorter la direction de la société d'agir sans tarder sur ses infrastructures.

Des paroles aux actes... en toute transparence

L'usage des énergies d'origine renouvelable implique de lourds investissements pour pouvoir profiter des rayons du Soleil, de la force du vent ou du déplacement de l'eau. Cette stratégie implique aussi une réflexion sur la consommation électrique (qu'il faut essayer de réduire au maximum) et sur l'implantation des infrastructures (dans des zones froides, pour faciliter le refroidissement du matériel).

Les engagements d'Amazon en faveur des sources d'énergie renouvelables vont certes dans le bon sens, mais il va désormais falloir observer comment l'entreprise américaine compte opérer sa transition et en combien de temps. En la matière, Amazon va devoir faire preuve de transparence s'il veut être crédible. Or dans ce domaine, Amazon accuse un lourd retard.


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En dépensant trois milliards de dollars pour prendre le contrôle de Beats, Apple ne comptait pas uniquement mettre la main sur une ligne de produits très populaire auprès des jeunes (les casques Beats). La firme de Cupertino avait aussi dans le collimateur le service d'écoute de musique en streaming (Beats Music), qui a une importance capitale pour l'entreprise américaine.

Le groupe américain est en effet confronté à une forte érosion des ventes de musique sur l'iTunes Store. L'achat à l'unité est depuis plusieurs mois très vivement concurrencé par la montée en puissance du streaming, qui offre un accès à un immense catalogue musical pour moins de dix euros par mois. Résultat, les internautes modifient petit à petit leurs habitudes de consommation.

Du coup, Apple doit s'adapter à cette nouvelle donne.

Cette évolution a débuté l'an dernier avec l'annonce d'iTunes Radio, qui est une webradio offrant la possibilité d'écouter de la musique gratuitement (le service est pour l'instant uniquement disponible aux USA et en Australie), contre la diffusion de publicités, sauf pour les clients du service iTunes Match qui n'ont aucune coupure pendant l'écoute.

Elle se poursuit avec l'intégration de Beats Music dans iOS. Le Financial Times indique que l'entreprise américaine a l'intention d'inclure le service d'écoute de musique en streaming dans chacun de ses terminaux via une mise à jour qui sera proposée en mars 2015. L'objectif est évident : il s'agit de pousser sa très vaste clientèle à passer sur sa plateforme.

Dans le cadre de son changement de stratégie, Apple souhaiterait fournir un service de streaming musical beaucoup plus abordable que les tarifs actuels. Des négociations sont actuellement en cours avec les principaux labels de musique en vue de baisser sous la barre des 10 dollars (il est question d'un tarif autour de 8 euros).


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À défaut de découvrir un moyen efficace et durable de protéger ses jeux du piratage, Ubisoft a peut-être trouvé une manière très simple de repérer ceux qui ont téléchargé illégalement ses produits. Comment ? En observant tout simplement les joueurs qui se plaignent de l'absence d'un paramètre dans les réglages de Far Cry 4, le dernier jeu vidéo de tir en vue subjective développé par le studio français.

Sur les réseaux sociaux comme sur les sites spécialisés et les forums vidéoludiques, des joueurs ont en effet signalé l'impossibilité de régler le champ de vision (FOV - Field of View) dans les options graphiques. L'absence de cette fonctionnalité - qui a son importance dans un jeu de tir - a évidemment suscité un certain nombre de commentaires critiques, notamment à l'égard d'Ubisoft.

Sauf que ce paramètre figure bel et bien dans Far Cry 4... à condition de télécharger la mise à jour qui a été publiée le jour de la sortie du jeu. Or, ceux qui se plaignent de l'absence du FOV sont a priori ceux qui ont récupéré le jeu par des moyens illicites. Car sinon, pourquoi n'auraient-ils pas installé le patch ? Autrement dit, les pirates se sont en quelque sorte dénoncés eux-mêmes.


PC players! If you're online complaining about the lack of FOV control ... You pirated the game.
— Alex Hutchinson (@BangBangClick) 18 Novembre 2014


Sur Twitter, Alex Hutchinson, le directeur créatif chez Ubisoft Montréal, a en tout cas tiré cette conclusion : "joueurs sur PC ! Si vous vous plaignez sur le net de l'absence du paramètre FOV... c'est que vous avez piraté le jeu". L'homme ne va pas plus loin dans sa remarque, mais l'on peut deviner facilement qu'il inviterait bien ceux qui ont critiqué Ubisoft sur ce point à balayer devant leur porte.

Cela étant, cette petite astuce involontaire pour détecter les pirates ne durera pas. Si les réseaux de distribution alternatifs n'avaient pas encore mis la main sur le patch ajoutant le champ de vision le jour de la sortie de Far Cry 4, ces derniers commencent à disposer des premières mises à jour piratées. Il sera alors moins évident de faire la distinction entre ceux qui ont payé pour le jeu et les autres.

Sorti le 18 novembre en Europe. Far Cry 4 est disponible sur les principales plateformes (ordinateur, PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox 360 et Xbox One).


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