The Sun, terrorisme et amalgames
Sujet ouvert par coco2 - Dernière réponse le 04 août 2005 à 00h41
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http://www.thesun.co.uk/article/0,,2-2005350600,00.html

Je vous invite a acheter le Sun et signer la petition ou vos requêtes et autres récriminations seront surement prises en compte
en effet, nulle part ailleurs dans le monde, le premier "quotidien" national ne fait de "une" aussi trash que là...
Amateurs d'amalgames, de discours populistes, et de provocations, je suis sur que vous trouverez réconfort à lire ces douces pages.
Alors si l'air du temps est propice à ces lectures nauséabondes, on ferait bien de faire gaffe aux idées pernicieuses que certains essayent de faire passer...

http://fr.news.yahoo.../206/4iz9p.html

morceaux choisis :

POLITICALLY-CORRECT POLICING

OUR brave police and security forces have worked tirelessly to make Britain safe in the wake of recent terror attacks.

But they are forced to tread on eggshells and are shackled by politically-correct guidelines when searching or investigating suspects. Last week a British Transport Police spokesman warned that ethnic groups may be targeted for questioning.

The BTP are not being racist. They are advocating common sense to protect Brits of every creed and colour.

HUMAN RIGHTS

THE crazy situation was highlighted on Friday as armed police arrested terror suspects — when one alleged bomber was heard to moan about his human rights being violated.

We have even had to watch the spectacle of the Prime Minister’s wife joining in the madness. QC Cherie Blair — who rakes in a fortune from human rights cases — praised Law Lords for their “landmark” decision to free 12 terror suspects last December to protect their human rights.

ILLEGAL IMMIGRANTS

FIGURES this week from think-tank Migration Watch claimed the number of illegal immigrants in Britain is as high as 870,000.

That is 300,000 more than official Government estimates. So what is being done to tighten our porous border controls, especially in view of the growing risk of terrorist attacks?

Where is the hi-tech scanning equipment, already used by countries like the US and Pakistan, that will ensure Britain knows who is leaving and entering our country?

BENEFITS SHAMBLES

HARD-working taxpayers were appalled last week when it was revealed that suicide bomb suspect Yasin Hassan Omar had received £23,000 in council handouts.

The 24-year-old Somalian is thought to have creamed off the amount in housing benefit alone since he began claiming six years ago.

Last year overpayments of £730million were made in Disability Living Allowance. The staggering figure was caused by fraud and clerical errors.


6 réponses
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164 messages publiés
C'est le sun qu'est il nécessaire d'ajouter.
Et puis c'est pas parce que c'est le plus lu que c'est le plus suivi.
Dire le contraire serait faire un amalgame.
Inscrit le 02/06/2005
1278 messages publiés
oué, bien sur...
ceci dit tu n'as pas tout à fait tort, mais c'est révélateur d'un état d'esprit... et à force de jouer aux pompiers pyromanes, il risque de se passer des choses désagréables sans vouloir jouer les cassandre

un exemple (et pas des moindres) :

Sous les feux du «Sun»

Depuis dix ans, le Premier ministre tente, avec succès, de s'attacher les faveurs du très conservateur tabloïd britannique aux «dix millions de lecteurs», espérant contrôler son pouvoir de nuisance. Mais au prix de plusieurs compromissions, assurent certains.

Par Armelle THORAVAL

mercredi 04 mai 2005 (Liberation - 06:00)

Londres de notre correspondante

A quoi reconnaît-on un vrai Britannique ? Au fait qu'il sait repérer un bon «fish and chips». Le cliché est éculé, sauf pour Tony Blair. Quand arrive ce moment de la bataille électorale où le Premier ministre s'offre une pause vite fait entre deux meetings pour manger un fish and chips et en chanter les louanges dans les colonnes du Sun, c'est que l'essentiel a été gagné : l'«armée de 10 millions de lecteurs» du tabloïd britannique a été lancée au service du leader travailliste. A lui, alors, de montrer sa proximité avec les «vraies gens».

Le 20 avril, après un suspense modérément entretenu, le Sun a apporté son soutien au candidat Blair pour la troisième fois, en lui offrant «ONE LAST CHANCE». Pour mieux marquer sa mise en scène, le journal préféré du magnat australo-américain Rupert Murdoch (1) faisait fuser les fumigènes rouges couleur travailliste dans le ciel de Londres, depuis la cheminée qui surmonte ses bureaux. Le lendemain, Tony Blair, reconverti en VRP du tabloïd, se laissait photographier avec la une du Sun en main, et lui accordait une interview d'une exceptionnelle qualité, naviguant entre son amour des fish and chips et la nécessité de mieux lutter contre l'immigration et la criminalité.

L'exercice n'a rien de nouveau. Mais il stupéfie chaque fois. Durant ses huit années de gouvernement, Tony Blair a entretenu avec le plus grand soin le pacte qu'il a établi avec le tabloïd le plus puissant de Grande-Bretagne, et aussi le plus trash, le plus antieuropéen, proguerre, pro-ordre, anti-immigration. Il a surtout soigné ses relations avec son propriétaire.

Le lynchage de Kinnock

Il faut comprendre le Labour, argumente Robert Peston, ancien patron redouté du service politique du Financial Times et aujourd'hui chef de la section économique du Sunday Telegraph : «Tous les ténors de la politique, et pas seulement Blair, font très attention à ce que les tabloïds vont écrire sur eux. Mais le Sun est devenu d'une importance totémique pour les travaillistes.» Depuis cette une célèbre de 1992, où le journal s'était frontalement opposé au travailliste Neil Kinnock alors en lice contre le conservateur John Major, en titrant : «Si Kinnock l'emporte aujourd'hui, que le dernier qui reste en Grande-Bretagne éteigne la lumière.» La veille, acmé d'une campagne d'une violence inouïe, le même journal avait publié huit pages sur le «cauchemar» que serait un pays gouverné par le leader travailliste. Après la défaite du Labour, le tabloïd, présomptueux, avait assuré avoir «gagné la victoire» des conservateurs.

«Le Sun a vicieusement combattu le Labour à l'époque», or «derrière le choix du Sun, il y a Rupert Murdoch. C'est fondamental d'être en bonnes relations avec le premier éditeur national de journaux en Grande-Bretagne», commente froidement Robert Peston. Dans la biographie qu'il vient de publier sur Gordon Brown, le ministre des Finances britannique, Peston raconte un épisode qui donne la mesure des craintes de Tony Blair face aux réactions du Sun. En janvier 1997, quelques mois avant les élections, Peston réalise une interview du leader travailliste sur l'Europe. Relativement patriotique sur la scène nationale, Blair veut envoyer un message plus réconfortant à ses alliés européens, via le Financial Times. A la veille de l'impression de l'interview, affolé à l'idée qu'il puisse donner l'idée de brader le veto britannique dans les décisions européennes, Blair passe un coup de fil inquiet à Peston, pour s'assurer que le tout serait manié prudemment. De fait Tony Blair était convaincu quelles que soient ses convictions qu'un mot de travers sur l'Europe pourrait lui valoir l'animosité du Sun. Lequel ne devait lui apporter son soutien qu'à la mi-mars.

Comment Rupert Murdoch, qui idolâtrait Maggie Thatcher, s'est-il décidé à se ranger aux côtés du Labour ? Le «mercredi noir» de septembre 1992, les assauts contre la livre sterling et sa sortie du système monétaire européen ont détourné l'homme de presse de John Major. Etoile montante du Labour, Blair en devient le leader en 1994. Son mentor ès communications, Alastair Campbell, ancien patron du service politique du Daily Mirror, commence à élaborer une stratégie de contrôle de la presse, et singulièrement du Sun. En 1995, l'un de ses plus proches conseillers suggère à Rupert Murdoch qui, à 61 ans, est non seulement le patron du Sun, du Times, de News of the World, mais également de la chaîne BskyB d'inviter le séduisant leader travailliste, le modernisateur du parti, à une conférence devant les seniors de son groupe News Corp., au large des côtes australiennes. Au risque de se voir étriller par les siens, Blair accepte et s'embarque tous frais payés, avec deux de ses spin doctors : Alastair Campbell bien sûr, et une vieille amie, Anjie Hunter.

Cet été 1995, dans un exercice sinueux, Blair se débrouillera pour séduire, critiquant les années Thatcher mais sans excès, s'affichant plus libéral que son parti. Lorsqu'en mars 1997, Murdoch décide de franchir le Rubicon et de tourner le dos aux conservateurs, il a contre lui son rédacteur en chef, Stuart Higgins, et son chroniqueur politique, Trevor Kavanagh. Mais c'est lui le patron.

Influence incertaine

Ce soutien va rythmer une partie de la vie du gouvernement Blair durant huit ans. Même si l'influence supposée que le Sun exerce sur ses lecteurs volontiers dépeints comme des buveurs de bière, amateurs de la page 3 avec sa playmate dénudée, et assez indifférents à la chose politique reste très incertaine.

S'agissait-il pour Blair de tenir les chiens à la niche, de neutraliser l'extrême nuisance du Sun quand il se déchaîne, ou s'est-il soumis à une sorte de chantage ? Murdoch «a trouvé le moyen de pervertir le processus démocratique pour étendre son propre pouvoir et ses propres affaires», écrivait en septembre dernier, Greg Dyke, l'ancien directeur général de la BBC sacrifié sur l'autel de l'Irak, dans une autobiographie-règlement de comptes. Un épisode est cité de façon récurrente. En mars 1998, le tycoon Murdoch rêve de s'affronter au tycoon Berlusconi et lorgne avec appétit Mediaset, son empire audiovisuel. Murdoch s'entretient en privé de ses visées avec Tony Blair. Et le prie d'en toucher deux mots au président du Conseil italien, Romano Prodi. Le Premier ministre britannique s'exécute. Mais seulement pour sonder les autorités italiennes sur une hypothétique irruption de Murdoch dans la Péninsule, et non pour faire du lobbying, assurera avec la plus vive énergie la «com» du 10 Downing Street. Quelle que soit la version, ce coup de main sans suites reste dans les mémoires. De même que la mollesse du gouvernement face à la guerre des prix engagée entre le propriétaire du Times et les autres journaux de qualité, cette même année 1998.

En pactisant, Tony Blair aurait seulement voulu parvenir à établir ce que l'un de ses communicants, David Hill, appelle des «relations plus civilisées». Et non pas instaurer une nouvelle «gouvernance tabloïd». Plus européen que beaucoup au sein du Labour, il ne parviendra jamais à faire aboutir l'entrée de la Grande-Bretagne dans la zone euro, et le sujet n'est désormais qu'une perspective lointaine. Durant huit ans, il a eu contre lui Gordon Brown, chancelier de l'Echiquier, une large part des Britanniques, et le Sun, dont le soutien n'est jamais acquis. «Est-il l'homme le plus dangereux de Grande-Bretagne ?», titre le journal, alors que Tony Blair vient de donner des signes positifs sur l'euro à ses partenaires européens lors du sommet de Cardiff. David Yelland, alors rédacteur en chef du Sun, en gardera un souvenir incomparable, estimant que ce fut sa meilleure une durant ses cinq années passées à la tête du tabloïd.

Les guerres de Rupert Murdoch

Main droite posée sur la gauche, immobile, petite barbiche blanche en pointe, une légère allure de prêtre sur le point de commettre un péché, très faussement humble : à la mi-avril, Trevor Kavanagh, 61 ans, redoutable signature politique du Sun, était invité à délivrer son point de vue sur les élections devant un cercle de journalistes étrangers. Le Sun n'avait pas encore tranché. Mais «nos lecteurs veulent» une meilleure lutte contre l'immigration, le crime, le refus de la Constitution européenne, expliquait-il, docte. Comme s'il s'agissait de dicter une ligne de conduite pour le vainqueur des élections. Il ne faut pas chercher la patte de Rupert Murdoch derrière chaque paragraphe «je lui parle fréquemment, mais pas tous les jours», dit, avec coquetterie, Kavanagh. Mais si nécessaire, le magnat engage toutes ses forces, ses journaux, ses télés. La guerre en Irak en a été l'exemple transplanétaire. En Grande-Bretagne, le Sun a quotidiennement appuyé le Premier ministre, salué son courage et s'est révélé son meilleur allié. Des hommages interprétés dans tous les meetings antiguerre comme la preuve qu'après avoir soupé avec le diable, Blair lui aurait vendu son âme.

En mai 2003, le journaliste de la BBC Andrew Gilligan accuse le gouvernement d'avoir gonflé le rapport des services secrets de 2002 sur les armes de destruction massive et la capacité de l'Irak de les déployer en quarante-cinq minutes. La bataille, féroce, se solde par la mort de David Kelly, expert en armement du ministère de la Défense. Les services de Downing Street sont accusés d'avoir balancé son nom. La crise est si violente qu'une enquête est confiée à lord Hutton. Heureux effet du hasard, les conclusions du rapport, qui pour l'essentiel blanchissent le gouvernement, arrivent dans les mains du Sun. Des exemples de «fuites» opportunes comme celle-ci sont légion.

Le troisième mandat de Blair sera-t-il de même facture tabloïd ? Mark Seddon, journaliste, l'un des gauchistes du Parti travailliste, qui s'est frontalement opposé à Blair dès 1994, et encore davantage sur l'Irak, doute de l'influence du Sun sur les élections. Car «Rupert Murdoch ne va jamais soutenir un perdant.» Et depuis 1992, «l'influence du Sun est bien moins importante que ses rédacteurs en chef ne le disent : ses lecteurs sont mieux éduqués, ont d'autres sources d'information». Et puis le Premier ministre britannique a progressivement révisé sa stratégie de communication mélange de verrouillage et d'extrême copinage. La plupart des journalistes du très sélect club politique de Westminster se sont plaints d'avoir été écartés de la campagne. De fait, Tony Blair a sauté de bus en hélicoptère pour s'adresser directement au fil des meetings aux électeurs. Sans l'habituelle meute de journalistes. Après l'élection, et quelle que soit l'issue du référendum français, il lui faudra relever les manches sur l'Europe. L'occasion d'un sacré match, avec le Sun en embuscade.

(1) Parmi les 175 journaux qu'il possède de par le monde.
[message édité par coco2 le 03/08/2005 à 17:17 ]
Inscrit le 15/11/2004
24 messages publiés
Alors si l'air du temps est propice à ces lectures nauséabondes, on ferait bien de faire gaffe aux idées pernicieuses que certains essayent de faire passer...


J'en déduit qu'il est donc pernicieux de vouloir se protéger des fous d'allah ?

Moi je pense qu'il vaut mieux que les anglais fassent le ménage et foutent dehors les extrémistes tout de suite, plutôt que d'attendre encore 10-15 ans avant que tout explose vraiment en guerre civile ethnique.

A noter que dans le 1er cas les "bons" sortiront grandis alors que dans le second cas on ne distingue plus les bons des gentils et c'est parti pour un lynchage inhumain. (du genre tout le monde dans le même sac)

Tant que les européens et occidentaux ne feront pas le ménage et tant que les politiques tiennent à bout de bras une certaine cohésion entre les citoyens, tout va bien.
Mais si un jour cette stabilité explose je n'ose pas imaginer les dégats!

Ceux qui considèrent ces idées racistes ou lepénistes n'ont rien compris.
Inscrit le 13/08/2002
5849 messages publiés
"The Sun, terrorisme et amalgames'

Marrant, moi je mettrai toute la clique de Libé, Le Monde ou encore le Figaro là-dedans.
Tous ceux qui nous parlent de résistants ou d'insurgés en lieu et place de terroristes. Voilà ce que j'appelle faire un amalgame. The Sun ? C'est des pro-Bush, des francophobes, des conservateurs, ect....brûlons-les !
Non ? Au diable les beaux principes qu'on accordent à d'autres.

FL1, t'as rien compris. Les réactions des citoyens Anglais non-musulmans seraient plus dangereux que celle des musulmans. C'est pour ça qu'il faut bien montrer que tout le monde il est gentil à la base. Qu'à la base l'islam c'est une religion d'amour, de paix et de fraternité.
Sinon tous ces imbéciles ne comprendraient pas, il les lyncheraient sur place. Ce sont des barbares dans une société décadante. Imagine toi, ils veulent même tuer les terroristes et nous chient pas des cordes pour une bavure policière.

Quoi qu'il en soit, tu vas trop loin. Allez ouste au goulag !
Tu sortiras en 2007.
[message édité par Ashtaka le 03/08/2005 à 20:49 ]
Inscrit le 15/11/2004
7325 messages publiés
C'st vrai, "l'Humanité", c'est super neutre et indépendant !

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