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Niluge_Kiwi
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Et pendant ce temps la résolution dns pour IPv6 marchait bien
 
Ah ben oui hein ... si on laisse en mode socket, c'est sûr ça fonctionne moins bien.

Sachant que tout utilisateur des réseaux de données d'opérateur mobile est forcé (on ne lui demande pas son avis) à passer par un proxy pour ce qui est du protocole sur le port tcp/80, tcp/8080 et tcp/3128, l'opérateur ne configure pas son proxy en socket qui reste un mode propriétaire d'Opera (à moins qu'il ne s'agisse de websocket, un sous-standard de HTML5 ou encore du standard SOCKS destiné à encapsuler d'autres protocoles basés sur TCP) à l'intention de ses serveurs.


What is the difference between 'HTTP connection' and 'Socket connection'?

If you choose to use a 'Socket connection', Opera Mini will keep an open connection to the Opera Mini servers. This means that pages will load quicker, and the Opera Mini servers can push updates (for example new bookmarks through Opera Link) directly to Opera Mini on your phone.

If you choose 'HTTP connection', Opera Mini has to establish a connection to the Opera Mini servers every time you load a page. New updates to Opera Mini will also not be pushed to the phone until a new page is loaded. Note: Not all phone models and mobile networks allow socket connections. If you have problems with your connection, try to use 'HTTP connection' instead.

db



Exactement. Opera mini a son propre protocole au dessus de TCP/IP, différent de HTTP/HTTPS.

Ce qui montre bien que "l'accès à Internet" vendu sur les offres 3G de SFR n'est qu'un simple accès web (HTTP/HTTPS), et pas un accès Internet complet (ie un accès IP, où tout protocole utilisant IP fonctionnerait, comme les accès ADSL).

La solution proposée par SFR sous entend une fois de plus qu'il est normal d'après eux que tout ce qui n'est pas web ne fonctionne pas. Ce n'est pas normal! Soit ils vendent un accès internet réel, soit ils vendent un accès web, et ne doivent pas appeler ça un accès internet.

De plus, l'exemple est intéressant: la technologie "socket" d'Opera Mini permet une navigation web beaucoup plus fluide que du web standard pour les mobiles.
Limiter les accès internet au seul web, c'est limiter l'innovation.
 
Applications gratuites, android>iPhone. Attention à la confusion entre proportion et quantité. Il y a probablement plus d'applications gratuites sur iPhone, même si le pourcentage est plus fort pour Android.


+1 !

Le titre est donc faux.
Kad Redal> il faudrait vraiment changer le titre
 
Hm ça m'apprendra de pas lire les commentaires avant de poster...

Cependant:
Kad, le 02/07/2010 - 14:51

Pour qu'elle transmette, il faudra qu'elle ait questionné l'abonné


La loi impose-t-elle réellement ça?
Ce que j'avais compris c'est que l'hadopi transmet, ou non, à sa seule discrétion au parquet.
 
"Pour un mécanisme de riposte graduée qui violera la présomption d'innocence puisque ça sera à l'abonné d'apporter la preuve qu'il a sécurisé son accès à Internet"

Justement, d'après eolas (http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/06/29/HADOPI-:-l-opération-Usine-à-gaz-continue) non: ce serait au juge d'apporter la preuve que le titulaire n'a pas sécurisé son accès internet (ou l'a fait sans diligence).

Si on suppose ça, au final l'hadopi ne sera qu'une machine à spam, à plus de 8,5€ le spam, c'est cher! les spammeurs en rêveraient.
 
"en conduisant les développeurs a retiré cette fonctionnalité."
-> "à retirer"
 
Comment résoudre les problèmes des temps de latence qui risquent de rendre la plupart des jeux tout simplement injouables ?


La latence réseau sera a priori identique à celle des jeux en ligne, c'est à dire totalement tolérable. Il reste cependant la latence de traitement sur le serveur (rendu de l'image, puis encodage à la volée), qui risque de coûter très cher en perf et donc en matériel. De plus les techniques de gestion de la latence réseau utilisés dans les jeux multi-joueurs standard ne sont plus appliquables ici... donc la latence sera peut être moins tolérable au final en effet, mais ce n'est pas évident.




Pour en revenir à l'idée elle même, comme certains l'ont soulignés, le coût est en fait aussi élevé que d'acheter une machine récente régulièrement, mais l'étalement du coût est une arme fatale, regardez comment tout le monde est heureux de payer son téléphone portable à 1€, et payer l'abonnement téléphonique une fortune par mois à côté. C'est triste, mais il est probable que la même chose arrive avec ce type de service.

La seule bonne nouvelle de ce service c'est qu'il favorisera les jeux les plus joués, ie les jeux qui ont la plus grande durée de vie, ie les meilleurs jeux!
 
Etant donné que certaines applications sont toujours interdites, ce ne sont donc pas des offres d'accès à Internet, il ne faut pas oublier ce point: c'est un accès à un sous Internet, ou un sous accès à Internet, mais certainement pas un accès à Internet.

Il serait intéressant de savoir si on peut les attaquer pour publicité mensongère ou autre, sur ce point.
 
qveenz, le 23/04/2010 - 11:57
Croux, le 22/04/2010 - 22:07
Pour ce qui est de Free il faut bien reconnaître que la freebox n'est ni vendue ni louée à l'abonné. Il semble alors logique de penser que Free ne distribue pas sa freebox et que Free n'a donc pas à fournir le code source utilisé puisque cela ne contrevient pas à la GPLv2.

Au contraire car les licences GPL prévoient la publication à la demande des sources liées utilisant de élément GNU/GPL.

La publication des sources n'est obligatoire que si la demande est effectuée par une personne à qui on a distribué le truc qui utilise du code sous GPL si j'ai bien compris.
Toute la question est de savoir si free distribue ses freebox ou pas.


Ne pas répondre à la demande est une violation de la propriété publique donc un piratage (et pas la contrefaçon).


"propriété publique" c'est quoi? "propriété intellectuelle" aurait marché.
"piratage" ça n'existe pas du point de vue juridique dans le domaine de la propriété intellectuelle.
Dans le langage courant, c'est utilisé à la place du mot "contrefaçon", encore une fois, dans le domaine de la propriété intellectuelle. Donc je ne comprends pas ta distinction entre les 2, et du coup tout ton propos...
 
Croux, le 22/04/2010 - 22:07
Pour ce qui est de Free il faut bien reconnaître que la freebox n'est ni vendue ni louée à l'abonné. Il semble alors logique de penser que Free ne distribue pas sa freebox et que Free n'a donc pas à fournir le code source utilisé puisque cela ne contrevient pas à la GPLv2.


Free utilise avc précaution toujours le mot "vendre", alors que la GPL parle de "distribuer" si j'ai bien compris.

Et je ne vois pas pourquoi distribuer == [vendre ou louer].

Il y a bien distribution de la freebox auprès de chacun de ses abonnés... Enfin ce sera à la justice de trancher, j'espère qu'il y a a/aura une procédure rapidement sur ce point contre free.
 
collinmic, le 17/04/2010 - 07:58
en même temps suffit de demander une confirmation de connexion de l'IP découverte au FAI de la personne concernée et si le FAI confirme la connexion ben envoie du courrier.


Tu supposes que les FAI conservent dans leurs log la totalité des connexions TCP ( et udp aussi vu que c'est aussi utilisé par bittorrent).
Je n'ai aucune source pour le prouver, mais il est fort probable que ce soit beaucoup trop cher à faire.
Il faudrait voir quelles sont les obligations des FAI concernant ces logs (obligations imposées pour les affaires de terrorisme)
 
Croux, le 16/04/2010 - 00:06

Niluge_Kiwi, le 15/04/2010 - 23:20
Croux, le 15/04/2010 - 23:12
Attention je ne dis pas qu'il met à disposition l'intégralité du fichier mais qu'il met à disposition une partie effective du fichier. Or d'après la loi puisque les reproductions courtes ne sont plus autorisées comme avant, on peut conclure à la contrefaçon du fichier.

Les reproductions courtes de sont plus autorisées? c'est quel article de loi qui dit ça?
Les reproductions courtes sont autorisées dans le cadre de l'exception pour courte citation, mais je ne sais pas à quelle catégorie d'oeuvre ça peut s'appliquer... Je retourne lire le code pénal

"plus autorisées comme avant" comprendre : "de la même façon qu'auparavant."

Des contraintes ont été rajoutées dans l' article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle , comme celle-ci : « Les exceptions énumérées par le présent article ne peuvent porter atteinte à l'exploitation normale de l'oeuvre ni causer un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l'auteur. » ou encore « Les reproductions ou représentations qui, notamment par leur nombre ou leur format, ne seraient pas en stricte proportion avec le but exclusif d'information immédiate poursuivi ou qui ne seraient pas en relation directe avec cette dernière donnent lieu à rémunération des auteurs sur la base des accords ou tarifs en vigueur dans les secteurs professionnels concernés. ».

En plus de cela les courtes citations encore autorisées imposent que chacune soit accompagnée du nom de l'oeuvre et de son auteur.



Donc pour les citations la loi dit "Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'oeuvre à laquelle elles sont incorporées ;" et donc ça ne passe clairement pas.
Les contraintes que tu cites peuvent être utilisées pour justifier que l'exception pour copie privée ne 's'applique pas. Au final il ne reste plus grand chose pour se défendre en effet.


jiang, le 16/04/2010 - 01:47

Croux, le 15/04/2010 - 16:49
bloufblouf, le 15/04/2010 - 15:05
Il suffit de lui télécharger un chunk minimal, si on doit lui envoyer un lettre recommandé ou un mail on peut bien faire un téléchargement de qql ko. Ca n'a rien de colossal.

Les blocs vérifiables par leur haché (en dehors des blocs de fin plus petits) vont sous bittorrent généralement de 32 Ko à 2 Mo, tandis que pour eMule ils sont fixés à 9,5 Mo.

Officiellement, oui. Mais en pratique, je n'en sais trop rien: J'avais lu il y a quelques mois un interview d'un chasseur de téléchangistes, qui prétendait qu'il lui fallait, même sur emule, bien moins de 9.5Mo de DL pour avoir une "preuve". Il vaut mieux pour eux, car ils n'arriveraient que difficilement à attrapper jamais 3000x9.5 Mo par jour des quelques centaines d'oeuvres qu'ils surveillent (en plus, 9.5 Mo successifs) des quelques centaines d'oeuvres qu'ils surveillent.

En même temps, tout dépend de ce qu'ils appelent "une preuve".

Ce serait un point interessant à éclairicir: Sur eMule, quelle est VRAIMENT la quantité minimale d'octets à détenir pour avoir la preuve d'un délit ?

Sachant qu'une série d'octets nre prouve rien si elle est trop courte: la serie de 3 octets 010.110.110 par exemple, doit sûrement se trouver quelque part dans plein de contenus sous copyright, et en même temps, dans plein de contenus libres.

En effet, c'est l'idée que je tentais de soulever depuis hier soir...




sebuzz, le 15/04/2010 - 14:51
Quelques ko, ça n'a surtout rien d'une preuve...

Les octets ne se créent pas par magie, cela prouve il me semble que l'accès à internet de l'abonné permet la diffusion d'un fichier contrefait, sans présumer pour autant de l'identité du contrefacteur.


Les octets, non, ils ne se créent pas de manière magique, mais la qualification de "copyrightée" un peu quand même, si: Pour qu'on soit sûr que le téléchargement d'une suite donnée d'octets constitue une infraction à un copyright, il faut, non seulement que la suite d'octets appartienne à l'oeuvre sous copyright en question, mais encore que cette suite d'octets n'appartienne à aucune autre oeuvre libre quelque part dans le monde (et cette vérification tu m'accorderas qu'elle est assez peu souvent réalisée de manière rigoureuse). Car sinon, imagine le scandale: Tu télécharges tranquille un film fondateur du cinéma des années 1900, complètement dans le domaine public, mais à moment donné, une petite série d'octets de ce film a le malheur de se retrouver à l'identique dans le chef d'oeuvre impérissable et sous copyright "Mon Curé Chez Les Nudistes", qui était précisément surveillée par les antitéléchangistes. Paf ! Tu te fais flasher, alors que tu ne commettais strictement rien d'illégal. Impensable.

D'ailleurs, je crois que c'est à la base d'un protocole comme OFF System, dans lequel les gens n'échangent que des bouts de trucs légaux.

"il faut, non seulement que la suite d'octets appartienne à l'oeuvre sous copyright en question, mais encore que cette suite d'octets [b]n'appartienne à aucune autre oeuvre libre quelque part dans le monde[/]"
Ca ça reste à prouver. ce n'est pas parce que la suite d'octet existe dans une représentation d'une autre oeuvre, dont la diffusion est elle libre, que tu n'étais pas entrain d'effectuer une représentation de l'oeuvre qui n'est pas libre...
De plus, dans l'autre sens, il n'est pas nécessaire que ça appartienne à une oeuvre libre. Ca peut appartenir à n'importe quel fichier quelconque, pas forcément support d'une oeuvre. Et ce cas existe pour chaque suite d'octet pour chaque support numérique de chaque oeuvre. En effet, un générateur aléatoire d'octets (/dev/urandom ) peut générer la dite suite d'octets.
Au final, tout ça pour dire qu'une suite d'octets qu'on trouve dans un fichier représentant une oeuvre, n'et pas uniquement présente dans cette oeuvre, d'où la question, quelles conditions supplémentaires la justice doit-elle ajouter pour que le tout devienne une preuve de représentation de l'oeuvre.



superadmin, le 16/04/2010 - 06:16

avec SeedFuck, les infos qui seront remontées à l'HADOPI par les ayants droits n'ont aucune valeur juridique. Mais ce logiciel est nécessaire pour prouver à tout le monde qu'effectivement ça n'a aucune valeur.


je sais bien qu'il faut pas parler d'autre chose que de bt, ici, ou trainent tout les experts les plus renommés en matiere de p2p, d'audiovisuel et de lutte contre cyber pedo, mais sur emule, cela fait plusieurs semaines que des clients modifiés balancent des ip fantoches comme sources de fichiers contrefaits.

je l'ai déja annoncé, mais a priori, c'est mieux quant il s'agit de bt qui encule les graines...


ah, bin oui ... je comprend pourquoi !

sur emule, c'est les anti piratins qui sont a l'origine de cette operation : ils esperent polluer suffisement l'edonkey pour perturber les echanges illicites en injectant des ip fantoches comme sources de fichiers. n'importe qui suivra le mode operatoire indiqué la s'en rendra compte.

c'est sans doute pour cela que tout le monde s'en tape, alors que quant on le fait sur bt, lâ ...

Je comprends que ça te fâche qu'emule soit à l'abandon populaire et médiatique (je trouve ça dommage aussi d'ailleurs), mais je n'y suis pour rien, donc je ne comprends pas pourquoi tu me cites pour parler de ça.
Ton post est intéressant.



A noter que le logiciel LogP2P (de l'expert de la gendarmerie dont il est question dans l'article) permet le recueil de preuves bien plus solides comme l'impose la traque de pédo-criminalité sur internet.


logp2p n'est pas meilleur (a ce niveau la) qu'un autre :
il n'empeche aucunement d'avoir a organiser un examen du HD pour demontrer le delit.

Quel délit? le délit de contrefaçon par reproduction? au quel cas ça implique que la justice a besoin de cette vérification du hdd, et que donc le simple envoi à un client possédé par la gendarmerie ne suffit pas à la justice pour prouver la reproduction de l'oeuve par l'upload. Ceci malgré le fait que le logiciel de la gendarmerie récupère effectivement une partie du fichier, et ne regarde pas juste la liste des ip^qui sont susceptibles de partager le fichier.
Si mon raisonnement est vrai, c'est une très bonne nouvelle.
Mais en fait tu parles de pédo-criminalité, donc ce n'est pas de la contrefaçon, ni du droit d'auteur... du coup ça ne marche peut être pas.
 
Gnommy, le 15/04/2010 - 23:22

Houlààà, ça devient grave là....

"ce n'est pas parce qu'on ne peut pas prouver qu'il y a eu téléchargement, que le téléchargement n'a pas été effectué"

Et donc tu prends des IP au hasard,
tu envoies les Mails comme ça sans aucune preuve,
et tu condamne à des amendes...

Attends, stop !

Relis toi, stp.

Si tu n'es pas en mesure d'apporter la preuve d'une faute répréhensible,
tu ne peux obtenir de condamnation.

La question n'était pas de savoir si le téléchargement d'une oeuvre était légal ou non.

En fait si, vu que je répondais à Natasha qui affirmait fièrement "Le simple téléchargement n'étant pas répréhensible.".


La question était de savoir de quelle manière la loi imposait aux ' techniciens de recherche d'ip ' de prouver la faute.

Et en l'occurrence, de définir si toute ou partie d'un fichier était nécessaire pour établir la faute.


C'est une autre question, plus en rapport avec la news en effet, et beaucoup plus intéressante, c'est d'ailleurs ce dont je discutais avec Croux. La loi ne définit rien, et les 'techniciens de recherche d'ip", ils n'ont pas à "prouver la faute", mais juste remonter à l'HADOPI des infos qui pourraient l'aider dans sa tâche.


D'après leurs méthodes actuelles, ils ne se basent même pas sur des fichiers ou des parties de fichiers,
mais sur l'IP faisant partie de la ruche échangeant ce fichier.

D'où l'impossibilité, à cause des multiples IP falsifiées incrémentées dans les ruches, de pouvoir réellement condamner qui que ce soit.


En effet, dans l'état actuel des choses, et d'autant plus avec SeedFuck, les infos qui seront remontées à l'HADOPI par les ayants droits n'ont aucune valeur juridique. Mais ce logiciel est nécessaire pour prouver à tout le monde qu'effectivement ça n'a aucune valeur.

Mais ça ne répond pas à la question "Et en l'occurrence, de définir si toute ou partie d'un fichier était nécessaire pour établir la faute.". Car en supposant que les 'techniciens de recherche d'ip' se mettent à effectuer réellement un téléchargement d'une partie du fichier, pour donner plus de valeur à leur preuve, on arrive exactement dans cette situation.


Après, tu peux ouvrir ton sujet, et si un commentateur vient détourner ton sujet, tu pourras le pourrir,
mais là, sur ce coup là, tu es hors sujet.

Et là c'est moins hors sujet?
 
Natasha, le 15/04/2010 - 23:18

Niluge_Kiwi, le 15/04/2010 - 23:03




Toujours est-il que ce n'est pas parce qu'on ne peut pas prouver qu'il y a eu téléchargement, que le téléchargement n'a pas été effectué. Donc ma démonstration reste valable, étant donné que la question initiale était de savoir si le téléchargement d'une oeuvre protégée par les droits d'auteurs, sans l'accord des ayants droits, est une contrefaçon ou non. La réponse reste toujours : OUI.



Il te restera à le prouver...

Le délit de présumé coupable n'existe pas encore en France, même si le SNEP a vainement essayé de le faire accepter au travers de l'HADOPI.

Comment pourras tu prouver la culpabilité d'un type accusé d'avoir commis un acte de téléchargement illégal, tant que ce fameux logiciel de sécurisation ne lui permettra pas de prouver sa bonne foi et son innocence, suite à un relevé effectué par des miliciens des ayants droit ?



Il me reste à prouver quoi? ça fait 42 fois que je répète ce que je cherchais à prouver, ("le téléchargement d'une oeuvre protégée par les droits d'auteurs, sans l'accord des ayants droits, est une contrefaçon ou non?"), et je l'ai prouvé, la réponse est OUI, il te faut quoi de plus?

Démonter la légalité ou non d'un acte, dans un raisonnement purement juridique, et chercher à prouver qu'un acte a été fait ou non, c'est deux choses totalement différentes, tu restes bloquée sur la 2em alors que depuis le début on se pose la première question...
 
Croux, le 15/04/2010 - 23:12

Attention je ne dis pas qu'il met à disposition l'intégralité du fichier mais qu'il met à disposition une partie effective du fichier. Or d'après la loi puisque les reproductions courtes ne sont plus autorisées comme avant, on peut conclure à la contrefaçon du fichier.


Les reproductions courtes de sont plus autorisées? c'est quel article de loi qui dit ça?
Les reproductions courtes sont autorisées dans le cadre de l'exception pour courte citation, mais je ne sais pas à quelle catégorie d'oeuvre ça peut s'appliquer... Je retourne lire le code pénal
 
Natasha, le 15/04/2010 - 22:34

Niluge_Kiwi, le 15/04/2010 - 21:57

Natasha> est tu en accord avec ma démonstration?

Beuh non !

Il faut tout de même prouver l'acte de contrefaçon ...




Si tu t'amuses à éditer tes messages pour en changer le sens, on ne va plus s'y retrouver...


Toujours est-il que ce n'est pas parce qu'on ne peut pas prouver qu'il y a eu téléchargement, que le téléchargement n'a pas été effectué. Donc ma démonstration reste valable, étant donné que la question initiale était de savoir si le téléchargement d'une oeuvre protégée par les droits d'auteurs, sans l'accord des ayants droits, est une contrefaçon ou non. La réponse reste toujours : OUI.
 
Croux, le 15/04/2010 - 22:18
Niluge_Kiwi, le 15/04/2010 - 20:07
Le hash n'est qu'une technique pour être à peu près sur que la data reçue est bien celle attendue.

Oui mais le hash d'un bloc fait aussi partie intégrante des données de vérification et donc de l'oeuvre. En fait le hash permet d'associer le bloc de données téléchargées à l'oeuvre complète. Si un client P2P met à disposition illégalement un fichier d'identifiant 0123456789ABCDEF et qu'on peut se connecter à ce client pour télécharger un bloc dont la valeur de hashage est correcte et correspond bien (voir le contenu du .part.met ou du .torrent) à ce qu'on doit avoir pour le fichier 0123456789ABCDEF, alors on peut assurer que ce client met bien à disposition le fichier.


Non, tout ce qu'on peut assurer, c'est qu'il a envoyé la data que l'on attendait. Il est possible qu'il n'avait que cette data, et n'enverra que cette data.
D'où la question de savoir si juste un bout de fichier représentant une oeuvre représente l'oeuvre totale, ou au moins savoir si effectuer la représentation de ce bout de data c'est une représentation de l'oeuvre.


On peut même restreindre le problème encore plus: si j'ai réellement envoyé exactement la data attendue (ie un bout minuscule d'un support d'une oeuvre), est-ce de la diffusion/représentation d'oeuvre?
Y a-t-il un seuil sur la taille de la portion du fichier envoyé qui détermine s'il y a eu représentation ou pas? Je ne pense pas. Je pense que dès que le but recherché était d'envoyer l'oeuvre, commencer à le faire devient directement une représentation.

Je pense que le seuil est celui où il devient quasiment impossible de contester que c'est bien une partie de l'oeuvre, même si cette partie ne correspond à rien d'humainement compréhensible. L'ADN (en dehors de jumeaux monozygotes) ou les empreintes constituent des preuves suffisamment solides pour faire condamner quelqu'un alors que la probabilité de rencontrer quelqu'un ayant les mêmes caractéristiques n'est pas nulle (peut-être une sur 100 millions ou sur 1 milliard). Les valeurs de hachage sont un peu similaires : 128 bits (MD4) ou 160 bits (SHA1) laisse peu de chance de trouver deux blocs différents de même valeur de hachage (même si MD4 a un peu de plomb dans l'aile) plus faibles encore que 1 sur 1 milliard de milliard (~ 2^64 ou ~ 2^80 d'après le paradoxe des anniversaires).


Sur ce point je suis d'accord, mais ce n'est pas ce dont je parlais. Tu persistes à supposer que la data envoyée a été forgée pour avoir le même hash, mais être différente de la data attendue. Dans ce cadre, en effet, c'est très peu probable, (surtout si l'on impose que la taille de la data est identique), et donc cette défense ne marcherait probablement pas.

Mais mon point de vue est que j'ai réellement la bonne data, je l'envoie à celui qui la demande, mais c'est tout, je n'envoie que cette data, et rien d'autre. Est-ce que l'envoi de cette data uniquement c'est une représentation de l'oeuvre?


Resterait alors à prouver cette volonté.

Je ne suis pas sûr que la volonté soit quelque chose d'indispensable pour que la contrefaçon soit avérée.

En effet...
L'idée étant que au final c'est que des 0 et des 1, et pour que ça représente une oeuvre, il faut que quelqu'un ait décidé que cette suite de 0 et de 1 s'interprète de telle façon, suivant telle norme, et ho, au final ça représente l'oeuvre.
Si moi je dis que cette suite de 0 et de 1 c'est un autre format, et que j'envoyais cet autre format, qui représentait tout autre chose, je l'ai pas réalisé de représentation de l'oeuvre, si?


Si on se place au niveau application: Tout client p2p normal a cette volonté, mais étant à l'autre bout du tuyau, on n'a aucune idée si le logiciel à qui on parle est bien un client p2p, si ca se trouve c'est un programme qui envoie des data random, et il se trouve que ça correspond au protocole bittorrent, et à la data demandée, mais par pur hasard...

Ce que permet d'éviter la valeur de hachage, on est "sûr" que les données sont alors valides.

Toujours le même problème, j'ai du mal m'exprimer.
quand je dis "et il se trouve que ça correspond au protocole bittorrent, et à la data demandée", il faut comprendre que mon programme qui envoie de la data aléatoirement, à cette exécution, a envoyé la bonne data pour le protocole bittorrent, et la bonne data qui est un bout du fichier attendu par le destinataire, ie la data réellement attendue par le destinataire, donc les hashs sont identiques.

L'idée était de montrer par l'exemple qu'une même data, ça peut représenter n'importe quoi, du random, un bout d'oeuvre, autrechose..


Si on se place au niveau humain: faut-il prouver que l'utilisateur qui a lancé son application p2p savait qu'elle allait diffuser l'oeuvre?

En fait ça ne sert strictement à rien. La loi Création et Internet / HADOPI ne cherche à faire condamner le contrefacteur, elle se contente d'utiliser le fait qu'une contrefaçon a bien été commise (peut importe le responsable) pour faire condamner le détenteur de l'abonnement pour défaut de sécurisation.


Dans le cadre de HADOPI en effet. Mais je me plaçais dans le cadre général de la propriété intellectuelle, et souhaitais savoir c'est de la contrefaçon ou pas.
 
Natasha, le 15/04/2010 - 22:34
Niluge_Kiwi, le 15/04/2010 - 21:57

Natasha> est tu en accord avec ma démonstration?

Beuh non !

Je persiste à déclarer que seule la mise à disposition est condamnable, le simple téléchargement non.


Mais c'est quoi ce troll lamentable? Les bonnes manières se perdent...

J'ai passé du temps à te le démontrer en me basant uniquement sur le code de la propriété intellectuelle et la Logique, et tout ce que tu réponds c'est "non, chui pas d'accord". C'est juste ridicule...

Et si c'est pas volontaire, je te propose 2 méthodes au choix pour me prouver que j'ai tord:
1/ démonstration directe, avec comme base le code de la propriété intellecture et la jurisprudence associée, et la Logique, qui arrive à la conclusion que téléchargement n'est pas condamnable.
2/ démonstration que j'ai fait une erreur de logique dans ma démonstration.
 
 
Croux, le 15/04/2010 - 19:51
Niluge_Kiwi, le 15/04/2010 - 18:17
Croux> toute la question est de savoir si une infime partie d'un support d'une oeuvre peut être considéré comme suffisante pour que sa reproduction/diffusion soit une contrefaçon...

Difficile de savoir ce qui peut (et doit) convaincre la justice.

Puisque les protocoles de P2P utilisent des valeurs de hachage pour vérifier l'intégrité des données téléchargées, on peut imaginer que l'égalité d'une de ces valeurs peut être suffisante (lorsque les données ne sont pas redondantes) puisqu'un haché MD4 (eDonkey) ou SHA1 (Bittorrent) reste très difficile à contrefaire.

Sinon on peut aussi imaginer que l'équivalent de 10s d'une oeuvre audio (sans blanc), ou d'une keyframe significative dans une video peuvent suffire. Cela serait de l'ordre de 200 Ko pour de l'audio (mp3) et 2 Mo pour de la video (divx) de données consécutives.


Le hash n'est qu'une technique pour être à peu près sur que la data reçue est bien celle attendue. On peut même restreindre le problème encore plus: si j'ai réellement envoyé exactement la data attendue (ie un bout minuscule d'un support d'une oeuvre), est-ce de la diffusion/représentation d'oeuvre?
Y a-t-il un seuil sur la taille de la portion du fichier envoyé qui détermine s'il y a eu représentation ou pas? Je ne pense pas. Je pense que dès que le but recherché était d'envoyer l'oeuvre, commencer à le faire devient directement une représentation.
Resterait alors à prouver cette volonté.
Si on se place au niveau application: Tout client p2p normal a cette volonté, mais étant à l'autre bout du tuyau, on n'a aucune idée si le logiciel à qui on parle est bien un client p2p, si ca se trouve c'est un programme qui envoie des data random, et il se trouve que ça correspond au protocole bittorrent, et à la data demandée, mais par pur hasard...
Si on se place au niveau humain: faut-il prouver que l'utilisateur qui a lancé son application p2p savait qu'elle allait diffuser l'oeuvre?
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