Pieno76

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Puisque QTrax semble s'être planté, qu'attends Ratiatum pour tenter sa chance ?
Vous avez une connaissance de l'univers cyber, de l'univers du disque, du P2P, des attentes des internautes... si je voulais lancer un concurrent bien pensé cette fois çi à QTrax, je ferais au minimum appel à vous en tant que conseillers (et plus si affinités).
Peut-on parler de travail quand il s'agit d'uploader une video qu'on aura éventuellement passer quelques minutes à éditer ?


Tous les UGC ne sont pas faits en quelques minutes, et même si c'était le cas, je ne vois pas en quoi, en cas de succès, le créateur de l'UGC en question n'aurait pas le droit de gagner du pognon dessus (demande aux majors le nombre de tubes faits en 1-2 heures!)

D'un autre côté, les Youtube et consorts, s'ils ne "travaillent" pas, fournissent les serveurs, des serveurs qui doivent être robustes pour rester en ligne 24/24h, résister aux attaques et autres...
Et tout ça gratuitement, faut-il le rappeler ?


Certes, et cela leur donne bien sûr le droit de se prendre un gros % sur la pub, mais qu'ils laissent un % aux créateurs, c'est tout ce qu'on demande.

Par analogie, on pourrait dire qu'avant le net, les majors fournissaient bien l'équivalent de ce service aux artistes (avec en bonus le travail de promo). Auraient-ils du garder 100% du fric générés par les travaux de ces artistes pour elles ? (Je sais, c'est pas loin de ce qu'elles ont fait, mais 7%-8% d'un méga tube fait une belle somme, alors que 0%, sur un bide comme sur le succès du siècle, ça fera toujours 0!)
Personnellement je ne suis pas d'accord avec une fin des droits d'auteurs - et même des droits de rémunération sur ces mêmes droits - à cause des UGC.

Pourquoi :
- Car tout créateur à le droit d'être rémunéré.
- Car sans les UGC, les sites commerciaux diffusant ces derniers (youtube, dailymotion, myspace,...) seraient morts et enterrés.

Perso, je pense que les sites générant du fric à partir d'oeuvres devraient reverser une partie de leurs bénefs aux auteurs. A noter que je ne définis pas là les auteurs comme "les auteurs des majors" mais aussi bien tout ceux qui créent les UGC.

Ces nouvelles rémunérations seraient paradoxalement le meilleur moyen d'inciter les artistes de talent à s'émanciper des majors.

Ce serait du gagnant-gagnant autant pour les sites diffusant les UGC (qui verraient la qualité de ces derniers augmenter) que pour ceux qui les créent. Tous ceux qui les créent.
C64 fevah baby ! de mon coté !

Image IPB

Image IPB
Reprennant peu ou prou les arguments de nos députés pro P2P lors de DADVSI, un député Suédois, Karl Sigfrid, a publié une tribune très explicite sur le P2P dans le magazine "Expressen", très connu en Suède.

Comme les Suédois sont conscients qu'autour de la Suède il y a un grand pays qui s'appelle "le monde" ou l'on ne parle pas forcément Suédois, ce cher Karl Sigfrid à traduit son article en anglais ici .

Pour info, la fin est des plus claires :

In the late 1970s, the copyright industry wanted to prevent people from recording TV-shows with then-new Video Cassette Recorders. In 1998 the recording industry tried to get mp3 players banned. We politicians have to make clear that we are not prepared to build the technology-hostile control state that would be necessary to satisfy the Antipiracy Bureau and their likes.
OK à condition qu'une partie des $$$ aille aux ayants droits (le posteur s'il en est l'auteur, sinon la personne qui a créé l'oeuvre).

"Il vaut mieux autoriser pour rémunérer qu'interdire" - Christian Paul, débat DADVSI.
Oui mais si j'ai bien pigé l'article, Lafesse à perdu car il s'est contenté de se dire auteur des vidéos.

S'il avait apporté, comme pièce du dossier, un exemplaire de ses vidéos (un de ses DVDs par exemple), il aurait gagné.

Bref, le prochain qui voudra attaquer Daily saura quoi faire...
N'importe quel premier venu avec une belle connerie à vendre m'aurait eu"


La preuve : Il a croisé le chemin d'informaticiens ayant inventé les DRM !
Ce soir (jeudi 15 novembre 2007) sur France 3 à 23h25, Frédéric Taddeï aborde le thème de la crise et même - dixit le programme télé - de la MORT du disque.

Invités : Denis Olivennes, PDG de la Fnac (et rapporteur de la mission Olivennes); Florent Latrive, journaliste à « Libération »; Bertrand Burgalat, producteur et musicien; Martin Rogard, responsable des programmes de Dailymotion (et fils de Pascal Rogard de la SACD).
Ce verdict a été rendu par un jury populaire, dont certains membres qui n'ont heureusement pas été suivis trouvaient visiblement tout à fait normal de faire payer 3.600.000 de $ à cette mère célibataire pour 24 morceaux potentiellement piratés.

...et je ne crois pas qu'il s'agisse là de gens corrompus par la RIAA, mais simplement de gens représentatifs de l'état d'esprit du citoyen lambda, aux USA comme en France.

La mode est à la répression, et pas qu'au sommet de l'état.

Je crains hélas qu'un boycott lancé en raison de cette condamnation que je juge inique n'aurait aucune chance d'aboutir car la grande masse des citoyens, aux USA comme en France, trouveraient cette condamnation tout à fait normale...
De toute façon, la justice, c'est la loi du plus fort... pourquoi croyez vous que le compositeur Finlandais qui s'est fait piquer son titre par Timbaland pour l'album de Nelly Furtado à abandonné les poursuites ?

Maintenant question : une société qui met sur la paille à vie une personne à la limite de la précarité pour payer l'agrandissement de la piscine de quelques unes de leurs stars ne va t'elle pas payer plus en terme d'image que ces 220.000$ ?

Hélas je crains que la réponse soit non, car je suis sûr que si on faisait un micro trottoir les gens déclareraient en majorité que J.T. l'a bien cherché : elle n'avait qu'a pas pirater... et encore moins à oser se défendre !

Et après on se demande pourquoi le monde ne tourne pas rond...
Ce serait une hérésie pour la musique contemporaine.
A titre d'exemple l'opéra Saint François d'Assise d'Olivier Messiaen n'est toujours pas amorti plus de 30 ans après sa création.

LP


D'abord, content de vous revoir parmi nous M. Petitgirard.

Ensuite j'aimerais juste pointer du doigt un autre fait : Il est de plus en plus dur pour un créateur d'imposer ses (nouvelles) oeuvres sur le marché. En effet, une nouvelle oeuvre n'a, par définition, pas encore eu l'occasion de faire ses preuves. Une ancienne oeuvre aura eu cette occasion.

Voila pourquoi dans une logique de frilosité les majors produisent de plus en plus de reprises.

Si la durée de protection était de 14 ans, toutes les oeuvres créées en 1992 ou avant seraient dans le dommaine public.

Soit toutes les années 50, 60, 70, 80 et le début des 90's.

Que de tubes ces années là !

Imaginez maintenant que les majors pourraient reprendre, sans rien payer, en vrac, tous les beatles, tout Lennon (j'y tiens!) tout cloclo, tous les tubes des années 80 sans rien payer...
...comment un jeune artiste, encore couvert par les droits d'auteurs, pourrait-il être économiquement rentable ?

Un patron de major préférerait-il payer des droits d'auteurs à un inconnu dont la chanson n'a pas encore été matraquée sur NRJ ou bien ne rien payer et faire chanter à un gugus des tubes avérés style Alexandrie Alexandra, Born to be alive, Les démons de minuit, Desenchantée... ?

Idem en radio. Tu crois qu'ils diffuseraient le jeune artiste pour lequel ils devraient payer ou bien la reprise des 70's/80's ou ils ne paieraient rien ?

A mon avis, dans les deux cas, le choix serait très vite fait et la logique économique serait en encore plus grande défaveur pour les créateurs - tous les créateurs.

Bref, à moins que pour vous la musique ne doive se contenter d'être une usine a réchauffer les vieux tubes, ne soutenez PAS cette idée de droits d'auteurs d'une durée de 14 ans !
Que voulez vous, la France à voté OUI à DADVSI, OUI à la répression sur le net, bref, OUI à Sarko...

...Maintenant, elle aura ce qu'elle mérite !
Pour info, et pour vous faire aimer encore un peu plus le monde du business musical :

- à 3:50, tu peux dire bye bye au tube mondial (et même au passage sur la FM du coin) : trop long !

Les timings sont : 3:30 max pour les singles normaux et 3:00 pour les produits enfants (Pigloo,...)

A ce propos, plutôt que d'appeller leurs versions courtes "Radio edit" (bien que ça fasse classe), il y en a qui commencent à appeller cela des "TCD mix", TCD pour "Temps de Cerveau Disponible", bref, leur façon de contester les diktats publicitaires.

- Intro accrocheuse sous moins de 8 secondes (bref, il faut qu'en 8 secondes ta chanson accroche sinon ... )

Pour info, si certaines majors demandent parfois aux artistes de respecter ces critères au moins pour leurs singles, les acteurs de la filière les plus responsables de cet état de fait ne sont pas les maisons de disques (qui en général ont encore une certaine dimension artistique), mais les grands networks de radio... d'ou la nécécité économique pour les majors de répercuter ces demandes auprès de leurs artistes.

Alors, qui a envie de se présenter au casting de Popstars maintenant

Pieno 76, je plussoie.
Et je dirai même plus : si je fais un tube qui cartonne sur le net, et que j'autoproduit mes cd, quel magasin de distribution va se payer le luxe de refuser de le mettre en présentoir ?


Bon, la il reste le problème de la gestion de stocks mais :

- Il reste la solution de la distribution numérique (téléchargement légal... sans DRM si possible !) à 100% au début du moins. La, aucun problème : Un seul master, une duplication à l'infini.

- Signer un contrat de distrib (avec un distributeur, pas une major), mais la, tu dois quand même fournir les CDs. Comment fais-tu si ton distrib t'en demande 20000 pour débuter (ils prennent rarement en dessous). Tu stocke ou tout ces CDs ? Même si ce ne sont que de minces singles, je sais ce que ça représente comme espace... c'est énorme !
Finalement, j'applaudits à deux mains cette initiative "Wat the fuck"

Certains vont se dire voir même , que Pieno 76 est devenu complètement mais ...

Je m'explique :

Le rôle normal d'une maison de disque est de :
- Produire l'artiste, c'est à dire lui trouver les moyens techniques et financier pour enregistrer le master de son album.
- Promouvoir ce dernier

En contre partie de quoi l'artiste recoit un % de redevance sur les ventes.

Il existe aussi un second mode de fonctionnement normal des maisons de disques, de plus en plus répendu - Hervé Rony master of the SNEP dixit - c'est que la prod elle même est faîte par l'artiste (qui pour cela doit monter une boîte de prod) ou une prod indépendante, qui ensuite donne l'album en license à la maison de disque chargée de promouvoir le disque (= la major), contre un % bien supérieur à ce qu'il obtiendrait en contrat d'artiste et en conservant la propriété de ses masters (ainsi qu'une certaine liberté artistique)

Or, avec les moyens techniques actuels, dans bien des styles modernes (Rap, RnB, Variété dans une certaine mesure, pop, rock, electro, dance...), produire son album à la qualité des meilleurs studios est devenu accessible avec du matos que toute assoce à peu près correctement pourvue peut se payer (et encore là, on est déjà dans le pharaonique, en électro, un bon séquenceur, quelques bons plugs VST et un bon soft de mastering et ça passe...). Bref, pour peu que l'on se débrouille un peu, la partie production est entièrement à la portée de 95% des artistes.

Bref, la notion de maquette au sens de "brouillon" n'a plus vraiment cours de nos jours. Ainsi, et c'est bien normal, le seul intéret que présente un major pour un artiste ayant une structure capable de faire un bon son est l'aspect promotion.

Avec Wat the Fuck - et les initiatives du même genre qui ne manqueront pas de fleurir dans les prochains temps - l'aspect promotion est la aussi laissé à la charge de l'artiste. Et il va de soi qu'une bonne promo "2.0", même si on a plein de potes, ne peut marcher que si le produit est bon autant techniquement qu'artistiquement.

Bref avec Wat the Fuck, la maison de disque reporte tout le travail sur l'artiste... mais ne lui donne qu'a peine 1% de plus que sur un contrat normal...

Autant dire que si ça continue comme ça, les artistes, qui ne sont dans leur majorité pas plus cons que les autres, se diront bien vite que la major ne leur apporte rien de plus que l'autoprod (à condition d'être label au moins associatif, certes). Et ce jour la, les artistes ne se tourneront plus vers elles et là elles seront vraiment foutues...

Donc mon conseil aux majors : Faîtes gaffe, signez un max de licences, parce que sinon les indés vont monter leur propre circuit sans vous, et ceux dans tous les styles musicaux.

Et quand on sait que les indés défrichent de nos jours tous les terrains, de l'underground le plus profond aux tubes Crazyfrogissimes, on se dit que vraiment, pour les majors, c'est les licences ou la mort !
Combien de tournées Crazy Frog ou Ilona ont-ils faits avant d'être signés ?
Quelqu'un peut-il/elle faire une synthèse de tout ça et dire, particulièrement en ce qui concerne les 3 candidats potentiellement gagnants (Sarko, Bayrou, Ségo) qui fait les propositions allant le plus dans notre sens (quoi que pour Sarko, on sache déjà...)
Si le seigneur des anneaux (Sarko) est pour Dadvsi en l'état (aarrrgghh!), en terre du Milieu (Bayrou), on aime au moins déjà pas les DRM. C'est un mieux...

Mais cela ne nous dit pas quel(le) candidat(e) Frodon soutien...
Autre hypothèse : Et si la daube que vendent les majors aux states expliquaient l'érosion des ventes de disques ? Non parce qu'en France on est encore gatés, mais la bas, à part du pseudo RnB, de la country et de la musique chrétienne (vendue hors des circuits de la RIAA), t'as que dalle...
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