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Guillaume Champeau
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Si le monde de l'édition littéraire paraît souvent au moins aussi réactionnaire que celui de l'industrie musicale et cinématographique, il existe heureusement des éditeurs plus modernes que d'autres. A cet égard, Bragelonne fait office d'exemple à suivre. Fondée en 2000, la société est devenue très vite l'éditeur de référence dans l'univers des "littératures de l'imaginaire" : fantasy, science-fiction, fantastique,... 12 années plus tard, il se classe aujourd'hui 43ème plus gros vendeur de livres papiers en France, mais surtout 3ème au classement des livres numériques. Une position de force idéale au moment où l'ebook rattrape le livre papier, qu'il doit à son dynamisme sur le marché numérique. Contrairement à des éditeurs traditionnels qui refusent de laisser leurs clients être maîtres des livres qu'ils achètent, Bragelonne a toujours eu pour principe de ne pas imposer de DRM sur ses livres. Ils peuvent être copiés et redistribués en toute liberté. Mais mieux encore, l'éditeur qui anime sa communauté avec tous les moyens modernes (forum, réseaux sociaux, blog, newsletter...) a estimé que les livres numériques devaient se vendre moins cher que les livres papier, voire beaucoup moins chers. Par exemple, Le Trône du Loup Gris de Cinda Williams Chima est vendu 12,99 euros en livre électronique, contre 17,20 euros en version papier. L'éditeur propose aussi plusieurs collections avec des titres qui sortent toutes les semaines à 5,99 euros et dont le prix baisse à 4,99 euros trois mois plus tard. Il annonce même la sortie d'une collection (Brage) de nouvelles à 0,99 euros ou 1,99 euros, qui seront proposées tous les lundis. Une manière intelligente de fidéliser le lecteur avec un rendez-vous hebdomadaire et des prix attractifs. "Notre obsession est de trouver le bon livre pour le bon lecteur via le bon canal. Il est utopique de penser que tous les stores ont la même clientèle", explique à IDBoox Alexandre Levasseur, directeur du numérique chez Bragelonne. Et alors qu'une étude du Motif (.pdf) a fait entrer l'éditeur dans le top 10 des éditeurs les plus piratés, il considère que c'est une chance. "C'est cool je trouve ! D'autant qu'en regardant vraiment cette étude il s'avère que les titres les plus piratés sont tous des titres dont je n'ai pas les droits en numérique, donc pas d'offre légale possible. Cela prouve encore le respect de certains pirates ou certaines teams pour notre offre légale. Il ne faut pas diaboliser le piratage, la musique s'en est suffisamment chargée pendant 10 ans avec le succès qu'on lui connaît", remarque Levasseur. Lire la suite Le BEREC (l'Office des régulateurs européens des communications électroniques) a publié mardi les conclusions de l'étude que lui avait commandée l'an dernier la Commission Européenne, sur les pratiques des opérateurs télécoms pouvant porter atteinte à la neutralité des réseaux. L'étude (.pdf) se base exclusivement sur les réponses données par les FAI et opérateurs mobiles aux questionnaires adressés par chacun des régulateurs des 27 pays membres, mais elle dessine déjà un aperçu des pratiques des opérateurs. En effet, sur les 381 opérateurs fixes pris en compte dans l'étude, 30 % reconnaissent mettre en place des mesures de gestion du trafic. Si elles paraissent légitimes lorsqu'il s'agit par exemple de lutter contre le spam ou de bloquer la diffusion d'un virus, elles sont en revanche plus mal reçues lorsqu'elles visent, comme souvent, à bloquer ou brider les applications VoIP ou P2P. Sur les réseaux fixes (ADSL, fibre,...), 49 opérateurs reconnaissent brider ou bloquer des applications P2P, soit 18 % d'entre eux. Dans 96 % des cas, les restrictions sont non seulement prévues par contrat, mais aussi mises en oeuvre techniquement - sans que l'efficacité réelle des dispositifs ait été mesurée. Dans les réseaux mobiles, où les mesures de gestion du trafic sont mieux tolérées par égard pour la rareté des ondes, 35 % des opérateurs reconnaissent brider ou bloquer le P2P. Rapporté à la population concernée, 21 % des internautes européens sont concernés par le bridage ou le blocage des réseaux P2P, en particulier BitTorrent. Le BEREC ne communique pas les résultats précis pays par pays, voire opérateur par opérateur, mais il avait déjà fait savoir en 2011 que des FAI étaient concernés au moins en France, en Grèce, en Hongrie, en Lituanie, en Pologne, et en Grande-Bretagne. Dans un document (.pdf) dédié à la gestion du trafic, le BEREC critique durement le bridage des réseaux P2P en expliquant que cette "pratique affecte les possibilités des (éditeurs) de proposer leurs contenus et applications d'une manière efficace ou avec un canal de distribution différent qui concurrence le service offert par (le FAI)". Il estime que le blocage ou le ralentissement des réseaux P2P trouve deux mauvaises explications : La volonté de certains opérateurs de casser le P2P, soit pour favoriser leurs propres plateformes de diffusion de contenus payantes (musique, VOD, jeux vidéo...), soit pour favoriser des acteurs privés qu'ils pourront un jour venir taxer pour la bande passante qu'ils utilisent ; La volonté de réaliser des économies en bande passante ascendante, en limitant la quantité de données envoyées par les utilisateurs sur les réseaux P2P. Ou plus simplement de décongestionner le réseau lorsque trop d'utilisateurs envoient trop de données en même temps aux heures de pointe. Sur ce dernier point, le Berec rejette l'argument en rappelant qu'il existe "une manière plus efficace et qui crée moins de distorsions pour arrive au même résultat" : limiter la bande passante montante dans sa globalité, sans faire le tri entre les services qui l'utilisent. "Ca serait une manière plus pertinente d'adresser le problème", estime-t-il. Or si les opérateurs ne le font pas, c'est qu'ils protègent d'autres intérêts moins avouables... "Certains (FAI) voient beaucoup des applications P2P déployées actuellement comme des concurrents de leurs propres services spécialisés (applications VoIP, IPTV, VOD)", croit comprendre l'office européen. "Les systèmes P2P pourraient potentiellement diminuer les parts de marché de tels (FAI) dans des services spécialisés plus rentables, en faveur du transport du trafic qui n'attire pas beaucoup de revenus supplémentaires". Or pour le Berec, le P2P est une technologie qu'il ne faut surtout pas sacrifier, puisqu'elle présente de réels atouts : Les systèmes de P2P comme BitTorrent permettent la distribution rapide et efficace des fichiers volumineux en tirant parti de la bande passante en upload des pairs de téléchargement. Ces systèmes réduisent considérablement la charge du serveur et fournissent une plate-forme de distribution de contenu évolutive tant qu'il y a un intérêt pour le contenu. Les systèmes P2P sont organisés de telle manière qu'ils permettent la création de réseaux logiques décentralisés, dynamiques, et anonymes. Ils sont efficaces dans la gestion du trafic en vrac et aident ainsi à économiser sur les coûts. Des améliorations du P2P comme le P4P et ALTO fournissent également des techniques qui prennent la topologie du réseau en compte lors de la sélection des pairs, ce qui diminue encore la charge de trafic du réseau IP. Les pairs fonctionnent comme des serveurs de cache distribués qui éliminent le besoin de télécharger de multiples fois un même contenu fréquemment demandé à travers des liaisons de longue distance. De faibles barrières à l'entrée en lien avec de faibles coûts attirent des produits de niche qui favorisent l'investissement et l'innovation. En tenant compte du fait que les utilisations actuelles des systèmes de P2P ne sont plus restreintes à la distribution de contenus par le partage de fichiers - ils comprennent également la distribution de logiciels, le calcul scientifique, des services de téléphonie et ainsi de suite - le blocage des systèmes P2P a des effets négatifs de long terme considérables sur l'innovation qui affaiblissent la compétitivité de l'économie globale d'Internet. (...) Si cette pratique (d'atteinte au P2P) devenait largement répandue, ce qui n'est pas encore le cas, cela causerait des inquiétudes importantes, en ayant un impact de cour terme sur les utilisateurs finaux, et en envoyant des signaux négatif de long terme aux fournisseurs d'applications innovantes basées sur du P2P. Un tel plaidoyer devrait conduire les autorités européennes à interdire purement et simplement tout blocage ou bridage du P2P. Mais l'office européen des régulateurs estime que si la concurrence joue pleinement son rôle, les FAI ne céderont pas davantage à la tentation de bloquer les réseaux P2P. "Les fournisseurs d'accès qui échouent à satisfaire les choix des utilisateurs finaux d'avoir accès aux services P2P risquent de perdre un nombre substantiels d'abonnés en faveur de fournisseurs d'accès concurrents", estime le Berec. "S'il faut rendre le blocage transparent, cela pourrait décourager davantage (les FAI) de mettre en oeuvre cette pratique". Une position très libérale qui conforte la volonté de la Commission Européenne de réguler la neutralité du net par des obligations de transparence à l'égard des abonnés, davantage que par des mesures coercitives. En fin d'année dernière, le Parlement Européen avait émis son souhait que des mesures contraignantes soient imposées aux FAI. Lire la suite Le tribunal de grande instance de Paris a rendu mercredi un jugement (.pdf, voir ci-dessous) d'une sévérité exemplaire à l'encontre de TF1, qui avait porté plainte contre YouTube pour contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme. Le TGI a débouté le groupe de télévision de toutes ses demandes, et conforté le statut d'hébergeur de YouTube, qui ne peut se voir reproché la mise en ligne des contenus envoyés sans son contrôle par les utilisateurs. TF1 réclamait environ 150 millions d'euros à YouTube, pour avoir mis en ligne des vidéos issues de ses programmes, envoyées par les utilisateurs. Le groupe demandait le retrait de toutes les vidéos de TF1 et LCI sur YouTube, avec "un système de filtrage efficace et immédiat des contenus protégés", et demandait même que YouTube interdise à ses utilisateurs d'utiliser les mots "TF1", "LCI" ou le titre des programmes sur le moteur de recherche interne du service de vidéos. Dans son jugement, le tribunal a suivi toute l'argumentation de YouTube, dont les avocats ont fait preuve d'une rigueur à toute épreuve. Il faut prouver la propriété des droits pour chaque vidéo La filiale de Google a d'abord fait écarter de nombreuses prétentions de TF1 quand la chaîne ne prouvait pas, avec une extrême minutie, qu'elle était bien le titulaire des droits, et dans la bonne catégorie (tantôt en tant que diffuseur, tantôt en tant que producteur...). Il ne suffisait pas à TF1 d'affirmer qu'il était titulaire des droits, il lui fallait le démontrer avec force détails. Plus fondamentalement, Google a ensuite défendu son statut d'hébergeur, qui lui offre un régime protecteur garanti par la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN). Le tribunal a retenu que le fait que YouTube acquiert automatiquement (par contrat de licence) les droits des contenus publiés n'était pas incompatible avec le statut d'hébergeur, qui suppose de ne pas avoir de contrôle a priori sur les contenus mis en ligne. De même, le fait que YouTube sélectionne des contenus déjà publiés pour les mettre en avant n'a pas d'incidence, dès lors que la sélection est déléguée à des algorithmes. TF1 et LCI "sont d'ailleurs bien incapables de donner quelque exemple que ce soit de ce que la société défenderesse aurait outrepassé les limites imposées à la mission d'hébergeur et aurait eu un rôle autre qu'automatique et neutre dans le stockage des vidéos postées", tacle le juge. Ne parvenant pas elle-même à prouver l'étendue du "contrôle de la société YouTube sur les contenus mis en ligne", TF1 avait proposé au tribunal d'ordonner une "expertise technique de nature à déterminer (...) les processus opérationnels qu'elle met en oeuvre dans la présentation et la sélection de ces contenus" (dans les rubriques "recommandations", "sélections, etc.). Mais le tribunal s'agace. "La demande d'expertise des sociétés demanderesses pour établir ces faits sans apporter pour fonder cette demande le moindre commencement de preuve et ce, après plus de 4 ans de procédure, est mal fondée". YouTube a bien commis une faute en tant qu'hébergeur Le juge rejette également le fait que la diffusion de publicités puisse avoir la moindre incidence sur le statut d'hébergeur, qu'il reconnaît à YouTube. Il est ainsi conforme à la jurisprudence de la cour de cassation. Et il en profite une nouvelle fois pour tacler durement TF1 : "La LCEN n'a pas interdit aux hébergeurs de gagner de l'argent envendant des espaces publicitaires (...) En refusant aux hébergeurs de vivre de la publicité, et en ajoutant cecritère à celui fixé par la loi, les demandeurs détournent le texte et tendent à dire qu'un hébergeur devrait refuser les revenus publicitaires alors que leur statut est défini dans une loi qui traite du commerce électronique". Cependant, point très positif pour TF1 et plus largement pour les ayants droit, le tribunal reconnaît que YouTube a trop tardé à retirer les vidéos qui lui étaient notifiées, en mettant "au mieux" 5 jours à supprimer les vidéos après avoir été alerté de leur caractère contrefaisant. YouTube "a donc commis une faute dans son activité d'hébergeur", puisque la loi lui impose d'agir dans un délai "raisonnable", reconnaît le tribunal. Mais parce que TF1 agit sur le fondement de l'article L216-1 du code de la propriété intellectuelle applicable aux diffuseurs, YouTube n'aurait pu être condamné pour sa lenteur que s'il avait exigé à ses visiteurs le paiement d'un "droit d'entrée". Un argument final qui semble assez léger, et qui promet une nouvelle bataille de fond si TF1 interjette appel. Enfin même pour éviter que la "faute" se reproduise, le juge refuse d'imposer le filtrage à YouTube. "Aucun filtrage préalable n'est imposé aux hébergeurs et les contraindre à surveiller les contenus qui reproduiraient le logo de la société TF1 au motif que des internautes indélicats ont déjà posté des vidéos portant atteinte à ses droits, revient à instituer ce filtrage a priori refusé par la CJUE", écrit le tribunal en référence à la jurisprudence européenne. Depuis le dépôt de la plainte, TF1 a de toute façon signé un accord avec YouTube pour mettre en place un filtrage à des fins commerciales. Lire la suite Numerama a pu se procurer le jugement du tribunal de grande instance de Paris rendu le 29 mai 2012, qui donne raison à YouTube dans le procès que lui avait intenté TF1. Voici la copie du jugement qui "dit que la société YouTube a un statut d'hébergeur", et déboute la société TF1 de toutes ses demandes. (Analyse à suivre) Lire la suite Il faut prendre l'information avec réserve tant que nous n'avons pas confirmation du jugement. Mais si l'on en croit la réaction enthousiaste de Google, le moteur de recherche aurait réussi à faire échec à la plainte qu'avait déposé TF1 en 2008. La chaîne de télévision française réclamait 141 millions d'euros à YouTube pour avoir permis le stockage d'extraits de programmes diffusés sur TF1, en portant plainte pour les chefs de contrefaçon, concurrence déloyale, et parasitisme. Alors-même que nous n'avons pas eu copie du jugement, Google nous a transmis un communiqué dans lequel il fait part de la réaction de Christophe Muller, le directeur des partenariats de YouTube pour la région Europe de l'Est, Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique : "Nous nous réjouissions de la décision rendue aujourd'hui, qui représente une victoire pour Internet et pour tous ceux qui l'utilisent afin d'échanger des idées et des informations. Cette décision défend le droit à innover pour les plateformes de contenus générés par les utilisateurs, leur permettant de faire plus encore pour aider les artistes et créateurs français à atteindre de nouvelles audiences en France comme à l'étranger" Si l'on en croit les formulations, la victoire de YouTube est totale, et l'échec de TF1 complet. Le tribunal aurait reconnu que la filiale de Google n'était qu'un simple intermédiaire technique, protégé par la loi pour la confiance dans l'économie numérique dès lors qu'elle retire les contenus piratés lorsqu'ils lui sont signalés. Ce faisant, le tribunal aurait respecté la jurisprudence de la cour de cassation, qui avait reconnu le statut d'hébergeur de Dailymotion début 2011. Lire la suite Ca ne devait être qu'une blague, mais elle se transforme en un interminable feuilleton judiciaire. En 2010, un Britannique alors âgé de 26 ans, Paul Chambers, avait eu un humour grinçant particulièrement maladroit en apprenant les ennuis de l'aéroport de Doncaster-Sheffield, incapable d'assurer les vols avec les chutes de neige au début du mois de janvier. "Vous avez un peu plus d'une semaine pour mettre de l'ordre dans votre merdier", avait-il publié sur Twitter alors qu'il devait prendre un vol vers l'Irlande dix jours plus tard. "Autrement je fais exploser cet aéroport". Loin de saisir le caractère humoristique du tweet, la police a interpellé Chambers deux jours avant son vol, et l'a placé en garde à vue dans le cadre d'une procédure anti-terroriste. Interrogé pendant près de sept heures, il avait été remis en liberté sous caution, puis condamné une première fois en mai 2010 pour diffusion de menaces sur un réseau de communications. La sentence avait été légère (quelques centaines de livres sterling de dédommagement et de frais de justice), mais le jeune homme a tout de même perdu son travail dans l'affaire. La condamnation a ensuite été confirmée en appel en novembre 2010, poussant le faux terroriste à saisir la Haute Cour de Justice. Or, fait rarissime, les deux juges de la Cour divisionnelle de la Haute Cour n'ont pas réussi à se mettre d'accord., ce qui va obliger à réunir une autre formation de trois juges. Une telle incapacité des juges à se départager ne serait arrivé jusqu'à présent qu'une seule fois depuis le début du siècle. La question est de savoir à quel point la lutte contre le terrorisme doit prévaloir sur la liberté d'expression. Même lors de la prétendue "menace", les services de sécurité de l'aéroport avaient classé le message parmi les menaces "non crédibles". Le chef de la sécurité avait tout de même préféré prévenir la police pour couvrir ses arrières. "Pour être franc, je m'attendais à perdre, et ça n'est pas ça. Mais la chose la plus dure est de devoir attendre, et maintenant nous devons attendre encore plus", a commenté Paul Chambers sur son compte Twitter. Lire la suite A quelques semaines de la sortie de Windows 8, les informations concernant les mises à jour depuis Windows 7 se font plus précises. D'après The Verge, qui cite une source anonyme, il n'en couterait que 14,99 dollars pour pouvoir se doter de la version Pro du logiciel. Cette offre ne sera cependant disponible que du 2 juin 2012 au 31 janvier 2013 et ne concernera que les consommateurs qui auront acheté un PC équipé de Windows 7 pendant cette période. Ceux qui ont acheté leur ordinateur avant devront racheter une licence complète. L'objectif pour Microsoft est bien sûr d'éviter que l'attente de Windows 8 ne fasse ralentir les ventes de Windows 7, et plus largement des ordinateurs vendus par les constructeurs partenaires. Aucune information n'est donnée concernant les versions normale ou RT de Windows 8, cette dernière étant réservée aux processeurs ARM. Enfin, en plus de ce tarif réduit, les clients pourront assister à des sessions de démonstrations pour en savoir plus sur cette nouvelle version de Windows. Chaque participant à ces sessions repartira avec un bon d'achat de 20 dollars à valoir dans les Microsoft Store. Le tarif français de l'offre de mise à jour n'est pas encore connu, mais il est probable que la conversion 1 dollar = 1 euro soit appliquée. Lire la suite Quand l'art rejoint la culture et la technologie. Deux artistes londoniens, Ben West et Felix Heyes, ont eu l'idée de créer un dictionnaire visuel basé sur Google. Plutôt que d'insérer des mots, ils ont pris la première image renvoyée par Google Images pour chacun des 21 000 mots de base du dictionnaire. Il en résulte Google, un livre de 1240 pages entièrement composé de fichiers JPG, PNG ou GIF couchés sur le papier glacé, avec une couverture cartonnée et un découpage alphabétique des pages pour simplifier la consultation. "Nous avons utilisé deux scripts PHP que mon frère Sam a écrit pour nous", raconte Ben West. "Le premier prend une liste de mots du dictionnaire et télécharge chaque image en séquence, et le deuxième les assemble en colonnes et génère un PDF". Les deux designers songent désormais à faire imprimer des versions poche, pour les vendre. Ce qui soulèvera, malheureusement, d'inextricables problèmes de droits d'auteur. Pour avoir le droit de vendre l'ouvrage, il faudrait obtenir l'autorisation de chacun des titulaires de droits des images reproduites, et les créditer correctement. Or même à considérer que l'éditeur soit près à faire le travail pour les 21 000 images du livre, il faudra encore franchir de nombreux obstacles : que faire quand l'éditeur du site web sur lequel est présentée l'image ne répond pas ? Que faire s'il n'est pas lui-même le titulaire des droits et que l'auteur de l'image reproduite sur différents sites n'est pas identifiable (une situation très fréquente) ? Que faire si des auteurs refusent et obligent ainsi, soit à supprimer une entrée du dictionnaire, soit à trahir le projet artistique en choisissant une autre image ? Mais le droit d'auteur tel qu'il existe favorise la liberté d'expression. Parait-il. Lire la suite Il faut apprécier la condescendance. Dans un article consacré aux "partis fantaisistes ou insolites qui s'invitent aux législatives", le magazine Marianne a classé lundi le Parti Pirate parmi les "quelques farfelus" qui se présentent au suffrage universel. Un terme malheureux s'agissant de la branche française d'un arbre politique qui connaît une forte croissante en Europe. Déjà titulaire de deux députés au Parlement Européen, grâce à ses excellents résultats en Suède, le Parti Pirate est aussi présent aux parlements de quatre Länder en Allemagne, et s'affiche avec des intentions de vote situées entre 10 et 12 % au niveau national. Outre-Rhin, le Parti Pirate est devenu ces derniers mois la quatrième force politique du pays. Certes, en France, le Parti Pirate est encore loin de connaître le même succès, mais l'organisation qui présente 101 candidats est en ordre de marche et peut espérer s'imposer plus durablement dans le paysage politique s'il obtient les financements publics qui paraissent largement atteignables. Ce serait une erreur de ne pas comprendre que le Parti Pirate est beaucoup plus qu'une lubie d'internautes, mais qu'il s'agit d'un véritable mouvement citoyen de fond qui réclame avant tout une nouvelle représentation démocratique. Dans les pays nordiques, le Parti Pirate s'impose beaucoup plus par ses discours sur la transparence de la vie politique et la participation des citoyens aux décisions qui les concernent, que par son programme de légalisation du partage des oeuvres. Même à cet égard, Marianne est méprisant lorsqu'il parle du "dernier dada" des pirates pour évoquer les initiatives prises par la formation contre le vote par internet aux élections législatives. Heureusement que le Parti Pirate est là pour en parler, lorsque l'on sait l'opacité du système. Heureusement qu'il est là pour s'en préoccuper, lorsque l'on sait que sur 178 candidats concernés par l'urne électronique, seuls 5 ont demandé à contrôler le scrutin, dont 4 du Parti Pirate (qui concrètement ne pourront pas le faire). Heureusement aussi que le Parti Pirate est là pour parler de la censure sur Internet et pour s'en émouvoir. N'est-ce pas Marianne qui, l'an dernier, avait publié une excellente enquête sur les actions de Nicolas Sarkozy contre la défense de la liberté d'expression sur Internet ? Lire la suite On s'en souvient, la Hadopi avait bruyamment glosé sur son bilan pendant la campagne électorale, offrant à Nicolas Sarkozy l'occasion de se dire "réjoui des résultats remarquables" obtenus par la Haute Autorité, d'affirmer que le piratage "a reculé en France dans des proportions considérables", et même d'assurer que le bilan fourni par l'Hadopi était "incontestable". Pourtant, la méthode choisie par l'Hadopi pour faire croire à l'efficacité de son action n'avait rien d'incontestable, bien au contraire, au point que même Le Figaro avait jugé bon de rectifier la vérité. Evidemment, pour une autorité administrative en principe indépendante, le coup de pouce ostensiblement donné à Nicolas Sarkozy n'a pas plu du côté du Parti Socialiste (pour peu qu'il s'agisse véritablement d'un coup de pouce alors que les internautes jugent qu'Hadopi était à mettre au discrédit du président-candidat). Même en interne, il semble que l'initiative a été jugée durement. La lettre professionnelle Edition Multimédi@ rapporte en effet dans son édition de lundi que la première réunion au complet de l'Hadopi depuis l'élection de François Hollande a donné lieu, le 23 mai dernier, à une discussion "houleuse" : Pour les membres de l'Hadopi que nous avons pu contacter, la réunion du 23 mai avait un caractère de " séance exceptionnelle " puisque c'était la première à se tenir depuis l'élection le 6 mai de François Hollande comme président de la République et la nomination le 16 mai du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Se sont ainsi retrouvés le " triumvirat " - composé de la présidente Marie-Françoise Marais, de la présidente de la CPD, Mireille Imbert-Quaretta, et du secrétaire général, Eric Walter - avec les membres de l'Hadopi, au nombre de dix-neuf. Pas d'ordre du jour ! Au sortir de la réunion, un membre nous a expliqué que " la présidente et le secrétaire général ont été vivement interpellés sur certaines de leurs déclarations dans les médias ". Des membres ont reproché au triumvirat de s'être exprimé " sans mesure " durant la campagne présidentielle " en en faisant trop sur ses premiers résultats ", alors qu'ils auraient apprécié " plus de sobriété et de retenue " de la part d'une autorité administrative indépendante. Il a été convenu que l'Hadopi ne communiquerait plus sur ses résultats en dehors de son rapport annuel, dévoilé - comme l'an dernier - en juillet et publié en septembre. La tension n'est pas due qu'à la tentative de l'Hadopi d'influencer sur la campagne. Il semble que la légitimité de la présidente de la Haute Autorité Marie-Françoise Marais soit désormais contestée. Très attachée à sa fonction, la magistrate n'a pas remis au vote sa présidence lors du renouvellement du premier tiers des membres de l'Hadopi en tout début d'année. "Puisque la présidente était élue par les membres du collège, il aurait été préférable que Marie-Françoise Marais procède en début d'année à une nouvelle élection pour s'assurer qu'elle a toujours le soutien de son équipe et conforter sa position", raconte une source proche de l'Hadopi à Edition Multimédia. Selon PC Inpact, elle pourrait y être contrainte selon une certaine interprétation des textes qui obligerait à choisir le président de l'Hadopi parmi ceux de ses membres qui ont un mandat de six ans. Actuellement, trois membres ont un mandat de 6 ans : Marie-Françoise Marais, Christian Pheline (magistrat de la Cour des comptes, grand spécialiste des industries culturelles), Anne-Elisabeth Credeville (conseiller à la Cour de cassation), Jean Berbinau (ancien président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques qui a été absorbée par l'Hadopi), Franck Riester (député UMP, rapporteur de la loi Hadopi à l'Assemblée), et Didier Mathus (député socialiste, grand spécialiste des médias). La question de l'avenir la présidence de l'Hadopi pourrait aussi se régler, plus directement, par l'action gouvernementale. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a chargé Pierre Lescure d'avancer les pistes pour réformer la Haute Autorité, ce qui pourrait passer par une redistribution des compétences et des mandats. De son côté, le secrétaire général de l'Hadopi Eric Walter prépare progressivement sa sortie. Lassé par la fonction et fragilisé par son appartenance à l'UMP, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy (lors de la campagne de 2007) pourrait bientôt retourner vers de toutes autres occupations, dans le domaine humanitaire. (Photo : Eric Lefeuvre, Hadopi.fr) Lire la suite Est-ce la lutte contre le piratage ou le développement de l'offre légale qui apporte les meilleurs résultats pour la rémunération des ayants droit ? La société Sandvine, qui analyse le trafic réseau, penche nettement pour la seconde solution dans son dernier rapport d'analyse des "phénomènes internet mondiaux". Sandvine note en effet qu'aux Etats-Unis et au Canada, le trafic de BitTorrent a largement chuté ces dernières années, et ne représente plus que 14,2 % du trafic aux heures de pointe sur l'internet fixe, contre 24,4 % pour Netflix. En ne regardant que le trafic descendant, le service de VOD compte même pour un tiers de la bande passante nord-américaine. Progressivement, le P2P disparaît des tuyaux aux Etats-Unis. Mais en Europe, "nous voyons de plus hauts niveaux de partage de fichiers en P2P que dans beaucoup d'autres régions, au moins partiellement à cause des difficultés de licences géographiques qui restreignent la disponibilité de (l'offre légale)", analyse Sandvine. Faute d'offre satisfaisante qui puisse concurrencer le piratage, BitTorrent et eDonkey (eMule) font toujours partie des cinq applications les plus consommatrices de bande passante aux heures de pointe, avec 29,7 % du trafic. La baisse du P2P constatée à la fin de la première décennie ne se confirme plus. Lorsque l'on analyse le trafic montant, BitTorrent (31,69 %) et eDonkey (18,23 %) génèrent à eux deux la moitié des données envoyées sur le réseau au moment des pics de bande passante. Ainsi en Europe, les internautes ne sont pas simplement consommateurs de contenus ; ils participent activement à leur diffusion. Ce que les ayants droit ne veulent pas accepter, mais qu'ils sont incapables d'enrayer faute d'offrir eux-mêmes une diffusion attractive de leurs contenus. Par ailleurs, le rapport Sandvine montre une tendance forte de changement de paradigme technologique en Asie, qui précède souvent les tendances mondiales. Si le P2P traditionnel y reste aussi très fort, le streaming en P2P, ou "peercasting", y connaît une croissante fulgurante. Le service chinois PPStream qui permet de transmettre et de regarder des émissions en streaming en relayant le signal d'un internaute à un autre compte pour 6,36 % du trafic global en Asie-Pacifique, en quatrième position derrière BitTorrent (27,19 %), YouTube (14,94 %) et la navigation sur le web (10,44 %). Nous avions déjà consacré il y a quatre ans un article sur le P2P chinois, qui montrait le développement du streaming en P2P. Mais la technologie pourrait bientôt prendre de l'ampleur également en Europe. BitTorrent a mis au point un protocole fonctionnel avec BitTorrent Live, et d'autres solutions arrivent comme NextShareTV (financé par un consortium européen) Lire la suite Malgré l'opération médiatique réalisée vendredi par le ministère des affaires étrangères, qui a tenté de rassurer la presse sur la fiabilité du vote par internet aux élections législatives, l'existence de failles de sécurité est avérée. Si aujourd'hui rien ne montre qu'elles ont été exploitées, rien ne montre non plus qu'elles ne l'ont pas été. Et ça n'est pas le document ci-dessous, publié par Laurent Grégoire, qui va rassurer. Le développeur explique en effet dans une vingtaine de pages comment il a pu réaliser simplement un script qui remplace une partie du code du logiciel de vote, pour modifier le choix de l'électeur à son insu. Le programme injecte les modifications dans l'application Java fournie à l'électeur par le ministère des affaires étrangères, de façon à renvoyer un autre identifiant de bulletin de vote que celui effectivement choisi par le votant. L'électeur croit avoir choisi un bulletin, et c'est en fait celui d'un concurrent qui est envoyé dans l'urne. Si le hacker exécute ici le piratage en toute conscience, sur son propre ordinateur, un malware installé sur l'ordinateur de la victime pourrait être exécuté avec beaucoup plus de discrétion. Et être déployé à une large échelle, soit pour favoriser un candidat, soit plus simplement pour saboter le résultat juste par défi technique (rappelons que le ministère conseille sous certaines circonstances de désactiver l'anti-virus le temps du vote). Dans cette vidéo qui accompagne le document de 20 pages, l'attaque est réalisée entre le choix du bulletin et la demande de confirmation. Mais selon Laurent Grégoire, l'attaque pourrait être réalisée après la confirmation, pour ne pas permettre à l'électeur de voir que son choix a été modifié. Le document : Lire la suite Véritable innovation technologique propre à changer la manière dont on utilise l'ordinateur, ou simple gadget amusant sans lendemain ? La société américaine Leap a décidé de surfer sur le succès du Kinect de Microsoft pour proposer sa propre solution de contrôle de l'ordinateur par des mouvements, dont la démonstration est impressionnante. La solution se présente sous la forme d'un petit boîtier relié sans fil à un port USB, le Leap Motion, dont les capteurs infrarouges seraient "100 fois plus précis que n'importe quel autre capteur pour les interfaces naturelles". Posé devant l'écran à la place du clavier, le boîtier capte tous les mouvements des mains lorsqu'elles sont placées au dessus de lui, à quelques centimètres, grâce à de très nombreux points infrarouge qui permettent d'appréhender le relief (la distance évaluée par chaque point infrarouge permet de dessiner une "carte 3D" de ce qui est filmé). Le logiciel de Leap analyse alors les mouvements avec une précision de l'ordre du centième de millimètre pour exécuter les actions souhaitées : écrire à l'écran, faire défiler une page dans un navigateur web, bouger un objet virtuel, tirer dans un jeu de tir à la première personne,... Le Leap Motion est compatible avec Windows 7 ou Mac OS X, à un prix de seulement 69,99 dollars (55 euros) contre 149 euros pour le Kinect de Microsoft. Lire la suite Les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande sont-ils en train de s'embourber dans le procès de MegaUpload ? C'est en tout cas l'impression croissante laissée par la manière dont les autorités des deux pays gèrent l'affaire après la fermeture du service de stockage de fichiers, obtenue manu militari en réalisant l'arrestation musclée de Kim Dotcom, le fondateur de MegaUpload. Le mois dernier, nous avions déjà vu différents éléments de la procédure qui mettent en doute l'organisation-même d'un procès : utilisation d'un mandat de perquisition irrégulier, citation à comparaître à la légalité contestée, refus des autorités de restituer les bandes de vidéo-surveillance qui montrent l'arrestation de Kim Doctom... Tout cela donnait une impression étrange d'amateurisme, alors que toute la phase préparatoire semblait avoir été parfaitement ficelée. Dans les commentaires de notre article, MillerNA avait apporté des explications juridiques précieuses pour comprendre l'affaire. Et notamment, nous expliquait-t-il : Il y a un intérêt juridique à pouvoir montrer que MegaUpload peut être poursuivi pour des actes qui dépassent les "simples" violations des lois sur le copyright. En effet la loi de Nouvelle-Zélande autorise les extraditions d'individus si la condamnation qu'ils encourent selon la loi de Nouvelle-Zélande dépasse 5 ans de peine maximale. Or, selon cette même loi, les infractions au copyright sont passibles de 4 ans de prison. Pour une extradition, il faut donc des charges supplémentaires. Voilà qui éclaire les nouveaux développements. Selon un article du site néozélandais Stuff, le FBI serait en train d'enquêter sur des images pédopornographiques retrouvées sur les serveurs de MegaUpload, parmi des millions d'autres données envoyées par les utilisateurs sans le contrôle du service de stockage. L'information a été confirmée par le bureau du procureur américain Peter Carr. La ficelle est grosse, mais l'on imagine facilement que les autorités américaines vont essayer d'accuser MegaUpload et/ou Kim Dotcom pour les images pédophiles stockées sur les serveurs de la société, pour obtenir un motif d'extradition. Peu importera que ces accusations tiennent lors du procès. L'artifice est uniquement procédural. Ce n'est pas la première fois que la pédophilie est ainsi mêlée à une affaire de piratage d'oeuvres artistiques, pour tenter d'étayer des dossiers parfois fragiles. En 2007, l'ancien plus gros serveur eDonkey du monde, Razorback, avait lui aussi été accusé d'avoir facilité l'échange de fichiers pédopornographiques. Or le serveur facilitait les échanges de tous les fichiers échangés par tous les utilisateurs, sans regarder leur contenu, comme le faisait MegaUpload. L'an dernier, une étude du laboratoire Lip6 à Paris avait conclu que sur eMule, 0,25 % des requêtes sur le réseau P2P étaient liées à des contenus pédopornographiques. Etant donné la masse des utilisateurs et des fichiers envoyés sur MegaUpload, il aurait été étonnant de ne pas en trouver un seul. Lire la suite La rumeur qui veut que Facebook travaille au lancement de son propre Facebook phone est devenue une arlésienne de l'industrie. Elle avait pris corps l'an dernier lorsque le géant des réseaux sociaux s'était accordé avec HTC pour lancer un téléphone pensé autour de l'écosystème Facebook, surnommé "Buffy". L'accord a finalement donné naissance à deux smartphones qui proposaient des boutons et des fonctionnalités dédiées à Facebook, le HTC ChaCha et le HTC Salsa, mais qu'ils soient véritablement poussés par le réseau social. Or selon le New York Times, Facebook songerait bien à lancer son propre téléphone mobile en 2013. "La société a déjà recruté plus d'une demi-douzaine d'anciens ingénieurs logiciels et hardware d'Apple, qui ont travaillé sur l'iPhone, et un qui a travaillé sur l'iPad", indique le quotidien américain. Il cite aussi un employé de Facebook qui explique que "le projet de téléphone a été redémarré plusieurs fois parce que Facebook croyait qu'il pourrait comprendre le matériel de lui-même", alors qu'il a ensuite compris que la difficulté technique l'obligerait à faire appel à des ingénieurs expérimentés. D'où les débauchages chez Apple. Le quotidien estime que s'il n'arrive pas de lui-même à créer un téléphone fonctionnel et attractif, Facebook pourrait se laisser tenter par une acquisition. Même si elle a été ratée, l'introduction en bourse du réseau social lui a permis de lever des fonds importants, de l'ordre de 16 milliards de dollars, et pourrait par exemple s'offrir le constructeur canadien des BlackBerry, RIM, qui est balorisé autour de 6 milliards de dollars. L'an dernier, HP avait voulu vendre son système WebOS à Facebook, sans succès. Stratégiquement, le fait d'avoir son propre mobile et surtout son propre système d'exploitation permettrait à Facebook de ne pas laisser trop l'avantage à Google, qui peut imposer son réseau social Google+ grâce à son intégration dans Android. Il lui permettrait aussi d'obtenir de nouvelles sources de croissance, à un moment où les revenus publicitaires ne suffisent plus, surtout avec les usages mobiles qui réduisent les espaces à vendre. Le réseau social américain semble déjà présenter progressivement les briques de son système d'exploitation, avec un Facebook App Center qui lui permet de générer des revenus pour les développeurs d'applications mobiles, ou avec le nouveau Facebook Camera. Lire la suite Zig & Puce > pour la caricature je parlais surtout de la description du compte Twitter avec tout plein de "TM" dedans (cf capture). Pour le logo, ça demanderait plus d'approfondissements et je n'ai pas le temps là tout de suite.
Après Virgin Mobile, Orange et Bouygues Télécom ont à leur tour ouvert les précommandes du Samsung Galaxy S3, promis à un immense succès. Chez Orange, le nouveau smartphone de Samsung est proposé à partir de 169 euros pour la version 16 Go avec un forfait Origami à 69 euros par mois, sous condition d'engagement de 24 mois. Au bout des 24 mois, l'abonné aura déboursé 1 825 euros. Sachant que le téléphone nu est vendu 639 euros, un client qui l'achèterait en prenant un forfait illimité à 19,99 euros par mois chez Free Mobile paierait 1119 euros au bout des deux années. Chez Sosh, la marque low-cost d'Orange, le même Galaxy S3 est proposé à 599 euros. Les forfaits vont ensuite de 9,90 euros par mois pour 2 heures sans Internet (juste Facebook et Twitter...), à 24,90 euros par mois pour l'illimité avec Internet. Dans ce dernier cas, les deux années - non obligatoires - reviennent à 1196 euros, soit à peine plus cher que chez Free. Chez B&You de Bouygues Télécom, le Samsung Galaxy S3 sera proposé à 597 euros, payable en trois mensualités, à partir du 30 mai. Chez B&You, deux forfaits sans engagement son proposés. L'un à 9,99 euros par mois pour 2 heures et 20 Mo d'Internet (autant dire sans internet), et l'autre à 19,99 euros avec le tout illimité. Pour ce dernier, le prix au bout de deux années est ramené à 1076 euros, ce qui en fait l'offre la plus intéressante du marché. Rappelons que chez Virgin Mobile, le Galaxy S3 est vendu 199 euros avec un forfait Extaz XL de 57,99 euros pour 24 mois d'engagement, ce qui met l'ensemble à 1590 euros. Lire la suite Tout va toujours bien, madame la marquise ? Mercredi, le ministère des affaires étrangères a ouvert la plateforme de vote par internet pour les électeurs établis hors de France, qui sont encouragés à voter à distance pour les 11 députés des circonscriptions des Français de l'étranger. Numerama a déjà fortement critiqué le dispositif, en faisant remarquer que l'arrêté ministériel encadrant le vote par internet relevait d'une négligence ahurissante, ou en s'indignant de ce que le gouvernement a refusé que les délégués pourtant désignés par les candidats aux Législatives pour contrôler le vote aient accès au code source de la plateforme (laquelle a été sous-traitée auprès d'une société privée espagnole). Avant le lancement de l'application du vote, le consultant en sécurité Paul Da Silva avait déjà sonné l'alarme, en découvrant des failles sur le site consacré au scrutin électronique. Ses avertissements n'avaient pas été pris au sérieux, même si nous y avions vu la confirmation qu'il valait mieux boycotter le vote par internet. Or il n'aura pas fallu longtemps pour qu'effectivement, des failles soient découvertes sur l'application de vote elle-même. C'est toujours Paul Da Silva qui en livre un compte rendu sur son blog, à travers deux autres expertises qu'il relate. Les premiers éléments semblent prouver qu'il est possible d'intercepter les données d'un vote lorsque le HTTPS n'est pas activé, ce qui est autorisé par l'application malgré la position de la CNIL qui avait demandé que le HTTPS soit exigé pour garantir la confidentialité du vote. L'algorithme de chiffrage du bulletin reposerait en effet sur des données transmises au navigateur, donc faciles à découvrir, à l'exception du mot de passe de l'électeur. Cependant celui-ci n'est composé que de six caractères alphanumériques en minuscule, ce qui rend sa découverte par "bruteforce" relativement aisée. Un hacker pourrait ainsi découvrir les identifiants de l'électeur par une attaque dite de "man in the middle". Et sauf erreur de notre part, le mot de passe reste le même pour le deuxième tour de l'élection, avec donc les conséquences que l'on devine. Selon ces experts, la façon dont le code de l'applet Java est rédigé poserait aussi de sérieux doutes sur les compétences des auteurs du système de vote. Or même à considérer que l'applet serait parfaitement sécurisée, le problème reste entier s'agissant du serveur sur lequel sont recueillis les bulletins. L'opacité du traitement des bulletins étant déjà totale, il est difficilement admissible d'avoir ne serait-ce que des doutes sur la sécurité des données stockées dans les serveurs espagnols. Lire la suite Ca y est, la machine est en marche. Avec du retard sur ses homologues suédois et allemand, qui se sont déjà imposés comme des forces politiques importantes dans leur pays, le Parti Pirate français montre enfin des signes encourageants pour son développement. Et il peut commencer à envisager son avenir avec plus d'ambition. Alors qu'un sondage récent montrait qu'il avait encore beaucoup à faire pour se faire connaître en France, le Parti Pirate a étonné tous les observateurs en étant capable de présenter plus de 100 candidats aux élections législatives de juin 2012. Mieux organisé, déterminé et poussé par des militants régionaux très motivés, le PP a fait preuve d'un sérieux et d'une maturité que l'on n'aurait pas soupçonné il y a encore quelques mois. Il sait être présent sur les sujets essentiels qui touchent à ses valeurs, comme lorsqu'il désigne des délégués pour contrôler (ou plutôt démontrer qu'il est impossible de contrôler) le vote par internet des électeurs établis à l'étranger. Nombre de candidats ne font pas simplement acte de présence, mais font véritablement campagne. Et le résultat s'en ressent déjà sur les adhésions au Parti Pirate. Selon les derniers chiffres communiqués à Numerama, le PP compte désormais environ 550 membres à jour de leur cotisation, ce qui a quasiment triplé depuis le mois d'avril. C'est certes encore très loin d'atteindre les mêmes proportions, mais il faut se souvenir que la victoire électorale du Parti Pirate suédois aux législatives européennes de 2009 avait été précédée quelques mois plus tôt d'une envolée du nombre des adhésions. La mobilisation de la base est un préalable nécessaire à toute victoire politique. Pour le Parti Pirate cependant, l'enjeu des législatives de 2012 n'est pas de remporter un siège à l'Assemblée Nationale. Il n'est même pas de figurer dans un second tour. Un tel objectif est inatteignable, et la direction du Parti le sait parfaitement. L'enjeu du scrutin est beaucoup plus pragmatique ; il est financier. En présentant 102 candidats, le Parti Pirate se donne les chances d'accéder au financement public des partis politiques. En effet, la loi du 11 mars 1988 sur la transparence financière de la vie politique prévoit que les Partis peuvent accéder aux subventions publiques dès lorsqu'au moins 50 de leurs candidats ont obtenu au moins 1 % des voix à l'élection législative. Dès lors, si un candidat sur deux présenté par le Parti Pirate réussit à franchir la barre de 1 % des voix, le Parti Pirate recevra 1,63 euro par suffrage exprimé en sa faveur. En moyenne, chaque circonscription est composée de 76 800 électeurs inscrits. En 2007, le taux d'abstention aux Législatives avait été de 40 %. Par ailleurs, il y avait eu 2 % de bulletins blancs ou nuls, qui ne comptent pas dans le calcul des suffrages exprimés. Sur cette base, il y aura environ 44 500 voix exprimées par circonscription lors des législatives de 2012. Si l'on prend une moyenne de 1 % des suffrages exprimés sur les 102 circonscriptions où il est présent, le Parti Pirate recueillerait environ 45 000 voix. Ce qui lui donnerait droit à une subvention de 74 000 euros par an, ou 370 000 euros sur 5 ans. Un scénario qui ne relève pas de la fiction ; en 2007, le président du Parti Pirate Maxime Rouquet (qui était alors le seul à se présenter) avait obtenu 2,06 % des voix à Rambouillet. Suite à l'invalidation de l'élection par le Conseil constitutionnel, dans un contexte très particulier qui ne laissait guère place à une vraie campagne électorale, son score en 2010 avait chuté à 0,66 % des voix. Sachant qu'en 2011 le Parti Pirate n'a encaissé que 3173 euros de recette, c'est une toute autre dimension auquel accéderait le jeune mouvement politique si ses candidats obtenaient la moyenne de 1 % des voix, au moins pour 50 d'entre eux. Le pécule lui permettrait d'envisager plus sérieusement des chances de victoire aux élections locales intermédiaires ou aux législatives européennes, avec un budget de communication beaucoup plus important. Actuellement, les candidats du Parti Pirate limitent au maximum les frais. Ceux qui prennent le risque d'une campagne plus coûteuse pourront se faire rembourser leurs dépenses électorales s'ils obtiennent au moins 5 % des voix. Lire la suite |
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