Guillaume Champeau

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Parce que évidemment toi en lisant le titre tu avais cru que le Wifi te protégerait des coups de soleil, sans penser que derrière ce titre se cachait une info rigolote. Pardon.



Pour ses élections municipales organisées dimanche, la ville de Buenos Aires a décidé de recourir à des machines de vote électronique, dont la fiabilité est très régulièrement critiquée — au delà-même de l'abandon de la symbolique démocratique (la transparence du scrutin matérialisée par une urne transparente que chacun peut contrôler étant remplacée par la confiance qu'il faut accorder à une urne opaque que personne ne peut vérifier). Mais le manque de sécurité du scrutin a pu être démontré pendant l'organisation du vote, grâce à une fuite il y a une semaine du code source qui aurait dû rester confidentiel, comme l'est en France le code utilisé pour certaines élections.

Le chercheur en sécurité informatique Joaquín Sorianello (@_joac) a ainsi découvert plusieurs failles avec le système installé, documentées sur Github. La machine à voter imprime le bulletin sur une feuille équipée d'une puce RFID, et un serveur est chargé de collecter les voix dans chaque bureau de vote et d'envoyer les résultats vers un serveur central, qui les agrège pour calculer le résultat final. Or selon les découvertes du chercheur les certificats SSL utilisés pour certifier les résultats envoyés vers le serveur central était accessibles en clair, ce qui permettait à n'importe quel assaillant d'envoyer sa propre comptabilité en se faisant passer pour une machine de vote autorisée. Une simple commande wget sur un serveur HTTP a suffi à les télécharger :


Para obtener los certificados no hubo hackeo, MSA expuso los certificados por HTTP, sin usuario ni contraseña. Yo los bajé con wget.
— Prometheus (@prometheus_ar) 4 Juillet 2015

Lorsqu'il a découvert ces failles, Joaquín Sorianello a contacté la société MSA (Magic Software Argentina), qui avait été mandatée sans marché public pour organiser le scrutin.

Samedi, à la veille du scrutin, d'autres chercheurs ont découvert une faille baptisée MultiVoto. Comme son nom l'indique, elle permet de voter plusieurs fois avec un seul bulletin, et donc de bourrer l'urne, a priori sans détection. Par exemple en utilisant un téléphone NFC à la place du bulletin avec la puce RFID :



Mais plutôt que d'annuler ou reporter l'élection, la réaction des autorités fut toute autre. Joaquín Sorianello a vu la police débarquer chez lui avec mandat de perquisition, et fouiller toute sa maison avant d'embarquer tout son matériel électronique. Il ne serait pas accusé d'avoir piraté la moindre machine, mais simplement d'avoir rapporté publiquement l'existence de ces failles.


Después de encontrar una vulnerabilidad grave en el sistema de voto electrónico a #MSA estan allanando mi casa, los de delitos informaticos.
— joac (@_joac) 4 Juillet 2015

Un audit conduit par l'Université n'avait découvert aucune de ces failles, ce qui faire réfléchir lorsqu'en France, l'Etat confie le contrôle du vote électronique à un seul expert.


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Si vous avez la curieuse idée cet été d'aller rechercher le soleil en Belgique, sachez que vous aurez peut-être la chance de tomber sur une plage où du WiFi gratuit sera offert aux vacanciers qui ne souhaitent pas pourtant se déconnecter. RTL rapporte que l'initiative Shadow WiFi née au Pérou d'un partenariat avec la Ligue contre le cancer sera importée sur les plages belges.

Shadow Wifi est une borne Wifi géante installée sur certaines plages, qui se dresse à environ 10 mètres de hauteur, et qui a la particularité de n'offrir le Wifi qu'à l'ombre qu'elle projette. A l'intérieur de l'immense structure se cache un hotspot Wifi qui n'émet qu'à travers une antenne directionnelle, elle-même dirigée vers l'ombre grâce à un moteur qui suit le déplacement du soleil tout au long de la journée. Dès que les internautes ne sont plus à l'ombre, le Wifi n'est plus accessible, ce qui les oblige à se déplacer continuellement pour rester protégé du soleil.

L'initiative vise à sensibiliser contre les risques d'une trop longue exposition au soleil, et oblige par ailleurs l'utilisateur à s'identifier en passant d'abord par une page d'information sur les cancers de la peau dus au soleil.




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Tu auras bien lu que c'est pas nous qui qualifions Valve de "socialiste" (d'ailleurs on met un point d'interrogation), mais Varoufakis.



Europol, l'agence européenne chargée de faciliter la coordination entre les différentes polices de l'Union européenne et de mener des enquêtes en matière de criminalité transfrontières, a annoncé la semaine dernière le lancement de la European Union Internet Referral Unit (EU IRU), dont il faut comprendre toute la symbolique et l'importance sur le plan (anti)démocratique.

Présentée comme une initiative visant à "combattre la propagande terroriste et les activités extrémistes violentes liées sur internet", l'unité de police européenne est avant tout un instrument de contre-propagande qui doit permettre aux gouvernements d'obtenir sur internet la censure de contenus que les législations ou juges nationaux ne considèrent pas (ou pas toujours) comme illicites au regard des lois adoptées par les représentants élus. L'unité d'Europol signalera aux services en ligne des contenus qualifiés "de propagande terroriste" ou "d'extrémisme violent" qu'ils hébergent ou auxquels ils donnent accès, pour obtenir qu'ils les suppriment aussitôt, sans passer par un processus judiciaire ou administratif public et contradictoire.

La création de l'EU IRU avait été proposée en début d'année par le coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, qui suggérait de généraliser à toute l'Europe le principe de la Counter Terrorism Internet Referral Unit (CTIRU), créée par la police de Grande-Bretagne. Dans un document confidentiel (.pdf), de Kerchove écrivait en toutes lettres qu'il fallait "soumettre [aux réseaux sociaux] les contenus terroristes ou extrémistes qui violent les propres termes et conditions des plateformes (et pas nécessairement la législation nationale)".

L'idée de créer l'European Union Internet Referral Unit part du constat simple que l'efficacité de la loi en matière de censure étatique est bridée par les principes de liberté d'expression sur lesquels veille la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Mais que par ailleurs, les internautes n'utilisent plus de réseaux P2P et n'hébergent plus leurs propres contenus lorsqu'ils s'expriment, mais passent quasi exclusivement par des plateformes privées (YouTube, Facebook, Twitter, Google+, Overblog,...) qui imposent des contrats privés, lesquels peuvent être plus restrictifs que la loi en matière de liberté d'expression. Il est donc bien plus efficace et discret en 2015 de faire exercer cette censure par les acteurs privés, grâce à des pressions à des accords bons pour leur image publique, que d'opérer cette censure par des ordres administratifs dont la légalité est parfois très douteuse et sujette à des condamnations par la CEDH.

"DES RELATIONS DE CONFIANCE AVEC LE SECTEUR PRIVÉ"

C'est dans ce sens que le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve a obtenu en avril dernier l'accord de principe de Google, Facebook, Apple et Twitter de mettre en place "une plateforme de bonnes pratiques dans la lutte contre la propagande terroriste sur le Net", qui doit faciliter la fermeture de comptes ou la suppression de contenus. "Les terroristes n'ont pas leur place sur Facebook", avait ensuite déclaré le réseau social pour marquer son approbation de la démarche, même si qualifier le "terrorisme" est souvent plus politique que pénal, et qu'il paraît douteux voire dangereux pour la démocratie de laisser des entreprises privées et l'exécutif décider souverainement de ce qui est de la propagande terroriste et ce qui ne l'est pas.

Selon le communiqué d'Europol, l'EU IRU "puisera dans les relations de confiance qui existent entre les autorités de police [et] le secteur privé", et "identifiera et fera suivre les contenus en ligne pertinents aux fournisseurs de services internet concernés, et aidera les États membres avec des analyses opérationnelles et stratégiques".

"Les récentes attaques terroristes en France, Tunisie et au Koweït ont démontré une nouvelle fois combien il est important de combattre les menaces terroristes avec détermination", s'est félicité Dimitris Avramopoulos, le commissaire européen à l'émigration, aux affaires intérieures et à la citoyenneté. L'Unité d'Europol "fournira aux États membres un appui opérationnel sur la manière de réaliser plus efficacement la détection et la suppression d'un volume croissant de contenus terroristes sur internet et sur les médias sociaux".

Suite à la décapitation terroriste d'un chef d'entreprise dans l'Isère, le premier ministre français Manuel Valls avait rapidement fait savoir que c'était "d'abord sur internet" qu'il fallait lutter contre le terrorisme, tout en précisant qu'aucune loi supplémentaire ne serait nécessaire. Car désormais, la censure se fait plus discrète, par le droit souple, qui n'a rien de démocratique.




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"Varoufakis, la seule revue [de sciences économiques] dans laquelle il ait publié, c'est Paris Match, non ?". La question entendue à la rédaction de BFM Business en dit long sur le mépris irrationnel qui peut sévir à l'égard du désormais ex-ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, alors que cet homme de 54 ans, titulaire d'un doctorat de l'Université d'Essex, ancien professeur d'économie à Athènes, Austin, Cambridge, Sydney ou Glasgow, affiche un curiculum vitae bien mieux rempli en la matière que le ministre des finances de la France, Michel Sapin, qui fit des études d'histoire-géographie avant de rejoindre l'ENA et de faire carrière politique dans l'administration et au PS.

Il est toutefois une entreprise, et non des moindres, qui a pris Yanis Varoufakis très au sérieux : Valve. L'entreprise fondée par Gabe Newell a recruté l'économiste fin 2011 pour devenir son "économiste maison", alors que celui-ci ne connaissait strictement rien aux jeux vidéo. "La dernière fois que j'avais joué à un jeu sur ordinateur c'était Space Invaders à l'Université, en 1981 ou quelque chose comme ça", raconte-t-il. Mais c'est justement ses positions tranchées mais argumentées sur l'euro, sur la crise de la dette publique et sur le plan d'austérité imposé aux Grecs qui a séduit Gabe Newell et l'éditeur de Steam, la plus grande plateforme mondiale de jeux vidéo dématérialisés au monde.

En octobre 2011, Newell a envoyé un simple e-mail à Varoufakis, qui publiait régulièrement ses analyses critiques sur son blog, au sujet de la situation grecque qu'il estimait aggravée par l'austérité imposée par ses créanciers. Valve a vu un parallèle entre la crise de l'euro, due notamment au fait de partager une monnaie commune entre des économies très différente, et ses propres difficultés à gérer une seule plateforme mondiale pour tous les pays et toutes les économies du monde.

"Nous rencontrons tout un tas de problèmes à mesure que nous faisons croître nos économies virtuelles, et que nous lions nos économies entre elles. Seriez-vous intéressé pour nous conseiller ?", demandait très directement le fondateur de Valve, qui a gagné la curiosité de l'économiste. Un an auparavant Valve avait créé son Porte-monnaie Steam, et semblait hésiter à créer une monnaie virtuelle unique qui permettrait aux joueurs de se parler dans une même "devise" en "points Steam" (ou autres) lors de l'achat ou de la revente d'objets virtuels. "Je vous suis depuis un moment sur votre blog... Nous discutions ici dans ma société du problème de lier des économies dans deux environnements virtuels (en créant une monnaie partagée), et nous sommes aux prises avec certains des problèmes les plus épineux en matière de balance de monnaie", racontait Gabe Newell dans son courriel.

"C'est là que ça m'a sauté aux yeux : "c'est l'Allemagne et la Grèce", une pensée que je n'aurais pas eue si je n'avais pas lu votre blog. Plutôt que de continuer à vous émuler dans ma tête, j'ai pensé qu'il faudrait voir si on ne pourrait pas intéresser le vrai vous à ce que nous faisons".

VALVE, UNE ENTREPRISE "SOCIALISTE" ?

Quelques jours plus tard, Varoufakis faisait un détour vers Seattle au bout d'un parcours programmé aux Etats-Unis pour promouvoir un livre sur la crise économique mondiale, et se voyait offrir un job à plein temps. "Un rêve d'économiste qui devient vrai", se réjouit-il en comprenant qu'avec Valve, il devient possible non seulement d'émettre des théories économiques, mais de les vérifier de façon expérimentale en manipulant les données en temps réel des ventes sur Steam et sur différents jeux vidéo de Valve (notamment les échanges d'objets virtuels dans Team Fortess 2), pour voir quels mécaniques fonctionnaient le mieux.

En tant qu'économiste en chef chez Valve, Varoufakis s'est aussi fortement intéressé à la structure managériale très particulière de la société, qui ne connaît aucune hiérarchie et fonctionne presque de façon anarchique, avec des résultats pourtant impressionnants malgré les quelques 400 salariés qui se répartissent sur les tâches sur une base de volontariat, et s'auto-évaluent entre pairs pour répartir les bonus de rémunération. Gabe Newell a donné à son organisation un fonctionnement atypique, que Varoufakis a lui-même qualifié de "socialiste", et qui semble fonctionner parfaitement. Il était donc naturel qu'il fasse appel à un économiste qui ne cache pas ses vues "marxiste", et naturel que celui-ci accepte l'offre d'emploi, jusqu'à ce que le devoir le rappelle en Grèce.

Jusqu'à sa démission de ce lundi matin.


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Microsoft a annoncé samedi l'arrivée d'un "Minecraft Windows 10 Edition Beta", qui sortira le 29 juillet prochain sur le Windows 10 Store Store, c'est-à-dire le même jour que les premiers déploiements des mises à jour vers Windows 10. La firme de Redmond précise que les joueurs qui disposent déjà de Minecraft sous Windows sur PC pourront télécharger gratuitement la version spéciale pour Windows 10, tandis que les autres pourront l'obtenir pour 10 dollars (10 euros ?) pendant la période de bêta-test — parce que oui, de nos jours, les bêtas deviennent payantes.

Selon le communiqué de Microsoft, l'édition spéciale Windows 10 de Minecraft intégrera notamment un mode multijoueurs en ligne ou en local jusqu'à 7 joueurs (y compris avec des joueurs sur Xbox Live ou Pocket Edition), le support de plusieurs mode de contrôle en simultané (clavier, souris, tactile, manette...), ou la possibilité d'enregistrer des vidéos de parties sur GameDVR.


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Oui en effet, je m'attendais à une archive en .zip ou .rar, mais c'est carrément tout l'ensemble qui est partagé en brut par BitTorrent. J'avais encore jamais vu ça (chez moi uTorrent veut pas ouvrir le .torrent).
J'ai mis à jour pour préciser ça.



Le parlement russe a adopté vendredi dernier une loi qui fait obligation aux moteurs de recherche d'accorder le "droit à l'oubli" aux internautes qui le demandent, pour que des pages de résultats les concernant soient désormais censurées lorsqu'elles conduisent à des informations qu'ils ne veulent plus voir associées à leur nom. A partir du 1er janvier 2016, les moteurs de recherche tels que le géant Yandex auront ainsi l'obligation de supprimer ces résultats de leurs pages.

Le projet de loi d'origine adopté le mois dernier, qui offrait aux internautes la possibilité de demander la censure de n'importe quel résultat qui les concerne, a toutefois été modifié en seconde lecture par la Douma, pour tenter d'en limiter la portée. Le texte adopté ce mois-ci dit que seuls les résultats conduisant à des informations "incorrectes", "obsolètes" ou "illégales" devront être effacés.

Théoriquement, un internaute ne pourra donc pas demander la censure d'un résultat au seul motif qu'il le trouve gênant. Mais en pratique, ce sera l'internaute lui-même qui décidera du caractère "véridique" ou non des informations affichées, ou du fait qu'elles ne plus d'actualité. Sur le papier, le moteur de recherche pourra refuser le déréférencement de résultats en estimant que les informations sont correctes ou toujours valides, mais il prendra alors le risque d'être poursuivi pour refus d'accorder le droit à l'oubli. La loi prévoit une amende de 100 000 roubles par (environ 1 600 euros) par refus illégitime.

1 MILLION D'URL VISÉES CHEZ GOOGLE

"C'est excessif et juridiquement imparfait", se plaint Yandex auprès de la chaîne russe RT. "Nous allons être submergés de réquisitions légales". En outre, la loi interdit aux moteurs de recherche de préciser quand une page de résultats a été censurée, pour ne pas inciter l'internaute à savoir pourquoi et à rechercher autrement les contenus qu'il n'a plus à connaître.

Par cette loi, la Russie se rapproche du mécanisme imposé depuis 2014 par la justice de l'Union européenne, qui a estimé que Google était soumis à la loi sur la protection des données personnelles lorsqu'il référençait des pages concernant des individus, et qu'il devait donc leur accorder un droit au retrait des informations référencées. Au grand dam des CNIL européennes qui voulaient fixer les règles, la Cour de justice de l'UE a laissé une grande marge de manoeuvre à Google et à ses concurrents pour décider des contenus qui doivent être censurés, et de ceux qui, au contraire, doivent rester en ligne en vertu du droit des internautes à s'informer. Le caractère "faux" de l'information n'entre toutefois en ligne de compte, une information personnelle parfaitement véridique et encore exacte pouvant être censurée si le fait de la supprimer ne paraît pas disproportionné par rapport au droit à l'information du public.

Depuis 2014, Google a reçu près de 280 000 demandes de "droit à l'oubli", concernant un peu plus d'1 million d'adresses (URL) à censurer dans ses résultats. Une assez grande majorité (58,7 %) n'ont pas été effacées par Google, qui ne censure par ailleurs les résultats que lorsque la requête est le nom de la personne concernée. En France, un peu moins de 58 000 demandes ont été formulées auprès de Google, dont la moitié ont été refusées.


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Malgré son nom qui n'incite pas à lui accorder la moindre crédibilité, Hacking Team est une entreprise italienne de référence pour qui souhaite surveiller la population ou des cibles plus précises sur internet. Réalisant plusieurs millions de chiffre d'affaires par an, la firme a le sinistre privilège de faire partie des 5 entreprises désignées comme "Ennemies d'Internet" par Reporters Sans Frontières, aux côtés notamment d'Amesys qui est mise en examen pour complicité d'actes de torture.

Dimanche soir, son compte Twitter @hackingteam a publié des liens vers un fichier .torrent de 26 Mo (ce qui est énorme et très suspect pour un simple .torrent), qui donne accès à une archive de 400 Go de données, dont des e-mails, des contenus de disques durs, des enregistrements audio, ou encore des codes sources. Le piratage qui n'a pas été revendiqué a le potentiel de conduire à la ruine la société italienne, d'autant qu'il confirme ce que Hacking Team avait toujours nié : oui, elle a bien des gouvernements autoritaires comme clients, et participe donc très certainement, directement ou indirectement, à la traque d'opposants politiques qui sont parfois arrêtés et torturés, voire tués.

Une liste de clients découverte dans les fichiers qui commencent à être analysés (en particulier par @SynAckPwn), montre que Hacking Team travaille notamment avec l'Egypte, l'Ethiopie, le Maroc, le Soudan, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Malaisie, le Barhëin, Oman, l'Arabie Saoudite, ou les Emirats Arabes Unis.


Exhibit A: Italy's UN rep tells the UN @hackingteam has no business in Sudan. Exhibit B: HT's invoice to Sudan pic.twitter.com/fcs0LR5AoL
— John Adams (@netik) 6 Juillet 2015


Holy smokes, the HT dump includes an .xls spreadsheet listing every government client, when they first bought HT, and revenue to date.
— Christopher Soghoian (@csoghoian) 6 Juillet 2015


Sur son site internet, Hacking Team se dit "exclusivement concentrée sur la sécurité offensive", c'est-à-dire que ses services consistent à attaquer des cibles pour espionner leurs communications ou accéder à leurs données, et non à sécuriser les propres données de ses clients. En mars 2015, la firme avait publié un communiqué pour nier son implication dans la mise sous surveillance de journalistes en Ethiopie, et pour affirmer qu'elle prenait en compte la protection des droits de l'homme dans le choix de ses clients et de ses opérations. En particulier, Hacking Team affirme se conformer à l'Arrangement de Wassenaar, un accord international qui limite l'exportation d'outils civils pouvant servir d'armes ou de systèmes de surveillance. L'an dernier, RSF avait demandé l'élaboration d'un traité international plus contraignant.


Who says selling surveillance tech to govs that spy on journalists doesn't pay well? $1 mil from Ethiopia. pic.twitter.com/I3HCxdl3Gl
— Christopher Soghoian (@csoghoian) 6 Juillet 2015


L'un de ses principaux outils est DaVinci, un cheval de Troie (présenté comme un "Remote Control System"), qui permet d'accéder en clair aux e-mails qui sont en principe chiffrés dans leur transport sur le réseau, d'espionner les conversations sur Skype ou d'autres messageries, ou encore de géolocaliser les cibles infectées. Véritable couteau suisse de l'espionnage numérique, l'outil très discret permettrait en outre d'activer des webcams et micros à distance, et disposerait de versions destinées à Windows, Mac OS, Linux, iOS, Android, Symbian et Blackberry. "Le recueil de preuves sur les machines surveillées est silencieux et la transmission des données collectées vers le serveur du RCS (Remote Control System) est chiffrée et intraçable", assure l'entreprise.


It's all starting to trickle in but I need SLEEP #IsHackingTeamAwakeYet? pic.twitter.com/MTC3tmXAwZ
— OMG ??XOR (@SynAckPwn) 6 Juillet 2015



Just so so bad... #FireFoxPass #HackingTeam Password: 'Passw0rd' Password: 'wolverine' Password: 'dottorkame' Password: 'universo'
— OMG ??XOR (@SynAckPwn) 6 Juillet 2015



Sigh... UserName : Neo Password : Passw0rd #HackingTeam #IKNOWKUNGFU
— OMG ??XOR (@SynAckPwn) 6 Juillet 2015



I wonder who in Egypt picked up this #HackingTeam box... pic.twitter.com/44ZVY2top3
— OMG ??XOR (@SynAckPwn) 6 Juillet 2015



Selling an exploit portal to Egypt in 2012? Seems legit. pic.twitter.com/XuoqpfeiJC
— Christopher Soghoian (@csoghoian) 6 Juillet 2015


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Comment convaincre toujours davantage d'internautes d'adhérer au programme Premium d'Amazon, qui permet aux membres d'être livrés dès le lendemain de leur commande grâce au recours systématique au transport express ? Jusqu'à présent en France, Amazon se contentait de proposer des services peu connus, comme le stockage illimité de photos sur le Cloud Drive Amazon, ou le droit d'emprunter un livre Kindle par mois sur la bibliothèque dématérialisée du marchand en ligne. Mais désormais, les adhérents qui payent 49 euros par an auront aussi un accès privilégié à des soldes privées.

Amazon a en effet annoncé l'organisation le 15 juillet prochain d'un "Premium Day", pendant lequel le site marchand "proposera des promotions exceptionnelles sur plus de 200 000 articles dans 26 catégories de produits dont l'électronique et le high-tech, les jouets, les jeux vidéo, les films, les vêtements et chaussures, les articles de jardin, de sport, etc.". Mais aucun exemple de "promotion exceptionnelle" n'est donné.

Amazon fait ainsi une première percée sur le marché des ventes privées en ligne, qui permettent de fédérer les consommateurs autour d'offres qui leur semblent exclusives, même si elles sont en réalité destinées à des milliers d'autres clients.

"Dès 00h le 15 juillet les membres du programme Amazon Premium pourront profiter de promotions exceptionnelles sur plus de 200 000 articles au travers de 16 ventes flash et de milliers d'offres éclair, et pourront bénéficier de la livraison illimitée et gratuite en 1 jour ouvré. De nouvelles offres éclair d'une durée de 6h seront proposées toutes les quinze minutes", précise un communiqué de presse.

A noter que pour l'occasion, Amazon propose jusqu'à ce mercredi 8 juillet de souscrire au programme Premium pour 29 euros au lieu de 49 euros.


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Le site spécialisé Torrentfreak rapporte que la très active alliance d'ayants droit danois RettighedsAlliancen, anciennement connue sous le nom de Antipiratgruppen, s'est faite détourner 100 millions de couronnes (environ 13,4 millions d'euros) qui étaient destinés à ses membres, sur une période allant de 2011 à 2015. L'argent était collecté par le cabinet d'avocats Johan Schlüter avec lequel elle collaborait depuis plus d'une dizaine d'années pour mettre les pirates à l'amende ou vendre des licences de droits, mais un audit commandé au cabinet Deloitte en début d'année a montré qu'une partie des sommes collectées était détournée.

En 2004, le cabinet Johan Schlüter avait créé la société DtecNet qui traque les liens piratés sur internet pour demander leur suppression, mais permet aussi de réaliser une forme de riposte graduée privée à l'encontre des utilisateurs de réseaux P2P. La société a depuis revendue à MarkMonitor.

Le cabinet Johan Schlüter compte trois associés, dont l'une, Susanne Fryland, serait la responsable désignée du détournement. En charge des clients de l'audiovisuel (cinéma et télévision), elle a été licenciée mardi, et sera poursuivie au pénal. Une action au civil pour obtenir un dédommagement et la restitution des sommes est par ailleurs annoncée.


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(photo : Moto-Journal)

L'automatisation des mesures pénales de sécurité routière est déjà très avancée, et elle devrait continuer. Ce samedi 4 juillet, le ministre de l'intérieur Bernard Caneneuve inaugurera le premier "radar autonome", installé sur une zone de chantier de l'autoroute A6, dans la Seine-et-Marne. Alors que les radars fixes demandent des travaux d'installation précis et coûteux, "ce nouveau dispositif de contrôle est destiné à être placé et déplacé rapidement sur des zones de danger temporaire afin de protéger le personnel qui travaille au bord des routes et les usagers qui les croisent", explique le ministère.

Ces radars autonomes seront déployés dans le cadre de la mesure 16 du plan national de sécurité routière, qui prévoit la modernisation d'un parc de 4 200 radars "afin de mieux lutter contre la vitesse excessive ou inadaptée". Ils devraient être signalés par ce panneau :



Comme tous les radars routiers, le système sera lié au Centre national de traitement (CNT) de Rennes, qui a pour charge de convertir automatiquement les clichés en PV adressés aux titulaires des cartes grises. Dans une excellente enquête, L'Express dénonçait récemment la main-mise douteuse de la société Atos sur les marchés attribués par l'agence publique chargée de gérer cette mécanique pénale robotisée, l'Agence nationale de traitement automatisée des infractions (ANTAI).

"Selon un rapport confidentiel de l'Inspection générale de l'administration (IGA) de mars 2014, que L'Express s'est procuré, Atos "profite d'une rente de situation pour pratiquer des prix élevés". De 2003 à 2013, l'entreprise a facturé à l'administration plus d'un demi-milliard d'euros", rapportait-il. "Plus grave, selon l'IGA, l'Antai se trouve "plus qu'en situation de dépendance à l'égard de son fournisseur", elle en est "captive". Et de se demander si cette situation ne résulte pas "d'une entente entre des entreprises qui se répartiraient des marchés publics", voire "d'un favoritisme qui laisserait craindre corruption, concussion, prévarication". Les mots sont lourds, les coïncidences troublantes".

Sur le fond, les radars autonomes viennent compléter un tableau déjà chargé de mesures d'automatisation des contraventions, qui n'est pas sans poser de difficultés en terme de respect des droits. Le fait d'automatiser les PV rend en effet impossible toute contestation sur l'instant, et oblige à faire confiance aux relevés effectués par les dispositifs techniques mis en place, ou à réparer l'erreur après coup si elle est admise. Il y a donc beaucoup de contestations, que le gouvernement essaye de réduire au maximum en dissuadant de contester, par des procédures excessivement lourdes ou coûteuses.

Y aura-t-il moins de contestations avec des radars installés temporairement, peut-être rapidement ? Rien n'est moins sûr. Mais au moins le gouvernement s'évite d'alimenter une polémique sur le choix des lieux d'installation des radars, en prévoyant que ceux-ci soient installés uniquement dans les "zones de danger temporaire", qui ne devraient pas être de grandes lignes droites bien dégagées.


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Là on touche au sujet fondamental. Je me demande s'il y a pas un changement philosophique inconscient qui s'est opéré ces dix dernières années, même si c'est une réflexion absolument pas mûre et qu'il faudrait creuser pour la valider ou l'invalider.

J'ai l'impression qu'on avait sur internet un idéal de société en gestation dans les années 1990 et au début des années 2000, qui était un mélange étrange mais prometteur entre communisme et libéralisme, par la mise en commun des ressources dans un monde largement dérégulé (ou auto régulé). Mais que depuis une dizaine d'années, la part "communiste" s'efface de l'équation, et la partie "libérale", et même maintenant "capitaliste", prend une ampleur jamais vue jusque là.

Est-ce qu'aujourd'hui les geeks barbus qui rêvaient de changer le monde dans les années 1990 rêvent toujours de changer le monde, ou rêvent d'être parmi les 1 % plutôt que les 99 % ? Ou est-ce qu'au fond il n'y a jamais eu de rêve communiste-libéral mais juste un rêve libéral ?

Je laisse le sujet ouvert à débat, j'ai besoin de nourrir ma réflexion
Uber n'est qu'un exemple topique. Le problème c'est la vision de la société qu'il y a derrière Uber. Et le manque d'anticipation sur ce que préparent Uber et d'autres. On va se réveiller dans 15 ans en se disant "tain, on est toujours en crise, les inégalités augmentent toujours... où est-ce qu'on a merdé ?". On merde en ce moment, en refusant de voir qu'il faut accompagner socialement la révolution technologique en cours, qui est utile et nécessaire, mais qui doit être mise au profit de tous et non pas des seuls qui possèdent les moyens de production. 
Absolument en rien. Tu fais ce que tu veux et si tu y arrives c'est parfait. Par contre si pour y arriver tu es obligé de passer par une plateforme dominante de fait, parce que sinon t'as pas de clients ou très peu pour vivre, ben là, tu deviens en situation de dépendance, et non plus d'indépendance. Et la situation de dépendance, ça vient avec des droits.
Tout à fait. Loin d'être impossible. Est-ce que qqun sait si UberPOP limitait le nombre de courses par jour/semaine ?
Voilà. Donc Uber exploite le malheur des gens pour avoir des travailleurs sans en faire des salariés, parce que la crise le leur permet. C'est juste dégueulasse.

Mais sur le fond tu as raison de dire que le vrai problème c'est l'absence de plein emploi. A un moment faudra une VRAIE réflexion de la société dans son ensemble sur les raisons pour lesquelles il n'y a plus de travail pour tout le monde. Hint : le progrès technologique n'y est pas étranger (et c'est très bien comme ça, à condition que ça soit intégré dans les variables sociales).
La question c'est plutôt, est-ce normal qu'ils puissent fonctionner sans salarier les gens. 
Après, on fait faire un retour en arrière de quelques siècles et considérer que les boîtes n'ont plus à salarier et que chacun doit proposer son travail aux entreprises en toute indépendance, sans protection sociale. C'est le libéralisme que proposent Uber et un nombre croissant de boîtes, qui a ses vertus, mais qu'il faut pas non plus regarder avec les yeux de l'angélisme. Je ne suis pas naïf au point de croire que les travailleurs sont en situation d'équilibre dans leurs rapports de force avec les entreprises, lorsqu'ils n'ont pas de contrat de travail qui les sécurise.
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