Guillaume Champeau

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Le 12 novembre prochain s'ouvrira le festival de spectacle vivant Automne en Normandie, qui cette année aura pour thème "L'humain e(s)t l'artificiel". A cette occasion, le Théâtre de la Foudre à Petit-Quevilly accueillera pour l'inauguration une adaptation extrêmement moderne de La Métamorphose de Franz Kakfa, imaginée par le metteur en scène japonais Oriza Hirata.

Rebaptisée "La métamorphose version androïde", la pièce sera interprétée par quatre acteurs humains (Irène Jacob, Jérôme Kircher, Laetitia Spigarelli et Thierry Vu Huu), et par un robot humanoïde conçu par le professeur Ishiguro, de l'université d'Osaka. C'est ce dernier qui aura le rôle principal de la plus célèbre des nouvelles de Kafka, puisqu'il interprétera une incarnation revue et corrigée de Gregor Samsa, le représentant de commerce qui se réveille un jour dans la peau d'un gigantesque insecte.

Dans la version de Oriza Hirata, Gregor devient Grégoire, et se découvre à sa famille sous les traits d'un androïde. S'engage alors une réflexion, à travers la pièce, sur ce qui fait que l'homme est homme, par rapport à des machines qui en prennent de plus en plus les traits et la capacité de réflexion, et sur les rapports des hommes entre eux. Mais l'optimisme global de la pièce sur l'acceptation de Grégoire cache une réflexion bien plus profonde et inquiétante.



"Plus les androïdes seront libres, plus la liberté des hommes sera précaire".

S'il s'agit certainement d'une première en France, cette pièce ne sera pas la première de Oriza Hirata à mettre en scène des robots. Le créateur japonais a commencé dès 2008 à proposer des performances théâtrales associant humains et humanoïdes en s'associant au laboratoire de robotique du professeur Hiroshi Ishiguro. Ce dernier travaille à la conception de robots extrêmement proches de l'Homme, par leur apparence et/ou leur comportement, qui ne sont pas sans rappeler les hubots de l'excellente série TV Real Humans. Oriza Hirata les a déjà plusieurs fois mis en scène, dans le cadre du Robot Theatre Project.

"Quand je travaille avec les robots, j'ai une conscience aiguë de la thèse existentialiste : " L'existence précède l'essence ". Je ne trouve pas que les hommes et les robots soient si différents par essence", explique le metteur en scène.

"Nous pourrions considérer que le Théâtre avec robots n'est qu'un nouveau genre de marionnettes, car les robots sont des machines et nous sont familiers. Nous observons pourtant que beaucoup de spectateurs ne voient pas dans les robots de simples marionnettes, mais ont tendance à croire qu'ils réfléchissent et se conduisent par eux-mêmes".

"Si l'on suppose, avec Sartre, que notre liberté se heurte à celle d'autrui, il semble inévitable que les hommes se sentent menacés par l'évolution des androïdes, car plus les androïdes seront libres, plus la liberté des hommes sera précaire (...) Nous, les hommes, sommes des êtres absurdes qui risquons de nous transformer en insectes demain. Nous, les hommes, sommes des êtres absurdes qui ne savons pas distinguer l'homme de l'androïde".






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Non mais il aimerait bien les titres aussi longs qu'un paragraphe par contre



Dropbox a mis à jour lundi son client iOS, pour profiter des nouvelles fonctionnalités offertes par iOS 8. Désormais, les utilisateurs de l'espace de stockage en cloud pourront associer leur identifiant à la signature de l'empreinte digitale stockée sur les iPhone 5, iPhone 6 et les nouveaux iPad avec Touch ID. Si la signature reconstituée au moment de la lecture de l'empreinte correspond à celle stockée dans le téléphone ou la tablette, ce qui est contrôlé en local sur l'appareil mobile, l'API débloque l'accès au compte et donc aux fichiers stockés (il n'est donc pas possible de copier une empreinte pour débloquer l'accès depuis un autre iPhone).

La fonctionnalité évite donc d'avoir à saisir le mot de passe de son compte à chaque nouvelle session, l'ouverture étant réalisée de façon beaucoup plus intuitive par la biométrie.


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Il y a quatre ans, nous avions relevé les propos étonnamment honnêtes d'un haut responsable de Free, qui avait expliqué qu'Internet n'était qu'une option "proposée sans surcoût" aux abonnés, l'offre principale de l'opérateur résidant dans les services accessibles depuis la Freebox. Ce schéma commercial qui est commun à l'ensemble des opérateurs est essentiel à comprendre puisqu'il explique l'importance du nouveau paquet télécoms négocié actuellement à Bruxelles. L'un des aspects essentiels consiste en effet à savoir si les opérateurs pourront ou non proposer via leurs box des "services spécialisés" équivalents à ceux accessibles sur Internet, et jusqu'à quel point ils pourront donner la priorité à ces services spécialisés par rapport à Internet dans leur gestion des flux.

Dit autrement, il s'agit de savoir si le web pourrait un jour devenir tellement lent par rapport aux services équivalents sur les Freebox et consorts qu'il deviendra beaucoup plus agréable pour les internautes d'utiliser les services intégrés aux box, lesquels ne sont pas soumis aux règles de neutralité des réseaux. A quoi bon un internet neutre, s'il est bridé dans sa globalité.

Dans une note envoyée le 31 mars 2014, les autorités françaises se sont opposées à "l'imposition d'un principe de non-discrimination entre les services ou les applications équivalentes sur le plan fonctionnel", en expliquant qu'un tel principe serait "susceptible de mettre à mal le principe même de différenciation entre les services spécialisés et services d'accès à internet".

Pas de Netflix sur Freebox au détriment des services rentables

Netflix illustre parfaitement cette difficulté. A tort ou à raison, le service de vidéo en ligne a provoqué une attente inédite pour une offre légale en France, et a réuni dans les premières semaines plus de 100 000 abonnés en France, malgré une présence quasi inexistante sur les box. Lors de son lancement, Netflix France n'était qu'accessible qu'en "over-the-top" (OTT), c'est-à-dire en passant par le flux Internet normal, et non par un service spécialisé distribué dans les box. Depuis, Orange, SFR et Bouygues ont annoncé qu'ils intégreraient Netflix dans leurs box, moyennant une commission sur les abonnements, sans doute très faible au regard des marges limitées du service américain. Mais pas Free, qui donne la priorité à ses intérêts de longs termes plutôt que sur le confort à court terme de ses abonnés.

Comme le rapport BFM Business, le directeur général de Free Maxime Lombardini est intervenu ce week-end aux rencontres de Dijon pour se féliciter de ce que Free utilise l'accès à la Freebox comme moyen de pression dans ses négociations avec Netflix, au détriment des freenautes qui attendent une interface rapide pour regarder les contenus de Netflix sur leur téléviseur.

Vers un peering payant généralisé ?

"Nous avions une forte capacité à maîtriser notre futur", a-t-il ainsi expliqué en parlant de l'intégration de Netflix dans les box des opérateurs. "Sans les box, les services over-the-top auront des difficultés à aller chez les gens". Free acceptera de signer avec Netflix pour apparaître dans les menus de la Freebox, mais uniquement s'il obtient "un bon contrat". En attendant, l'opérateur préfère mettre en avant Canal Plus, qui rapporte davantage.

Pour la partie "Internet" qui ne rémunère qu'à la marge, Free milite depuis de nombreux mois pour un renversement du modèle tarifaire du peering, pour généraliser le peering payant, sur le modèle des "terminaisons d'appel" qui existent dans la téléphonie. Il sait qu'il reçoit beaucoup plus qu'il n'envoie, et qu'il sera donc très largement gagnant. Tous les services paieraient à due proportion de la consommation de bande passante qu'ils génèrent, quand bien même les internautes payent aussi pour avoir accès à ces services.

C'est dans cette optique que Free a signé un accord avec Hopus.net, qui se veut être une plateforme d'intermédiation rémunératrice entre les FAI et les hébergeurs de contenus. A la différence d'un transitaire traditionnel, Hopus rémunère les opérateurs en leur versant une commission sur les facturations d'interconnexion, et affiche des tarifs transparents. Orange, SFR et Bouygues ont également signé des accords avec Hopus.

Si ce modèle s'impose, les opérateurs pourraient lâcher du lest sur la neutralité du net, qu'ils auraient moins d'intérêt à combattre, puisque le déséquilibre des flux serait enfin à leur avantage. Mais il reste encore un très long chemin à faire avant que des Google, Facebook ou Netflix acceptent de passer par un Hopus.net ou équivalent pour accéder aux abonnés. Est-ce même souhaitable ? Le débat est ouvert.


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Tout n'est pas mélangé dans l'article. Tout est mélangé dans la lettre de Facebook, qui élargit au problème des comptes sous pseudonymes en général.



A l'injustice de la situation s'ajoute le sentiment d'impuissance de la justice. Un an après le jugement du tribunal de grande instance de Paris qui avait ordonné à Facebook la réouverture d'une page consacrée à Plus Belle La Vie qui avait été fermée abusivement à la demande du producteur de la série française, la deuxième chambre de la cour d'appel a refusé vendredi de confirmer la décision, comme le révèle l'arrêt publié par Next Inpact. Les juges estiment que l'animatrice de la page, qui avait réuni plus de 600 000 fans, n'était pas fondée à attaquer la filière française de Facebook en France.

"Rien ne démontre, et il n'est même pas soutenu que la société Facebook (France) opère et héberge le service Facebook", écrit la cour d'appel de Paris pour écarter la responsabilité de la filiale française au titre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN). A l'égard des contenus créés et publiés en France sur le réseau social, Facebook France n'est ni hébegeur, ni éditeur.

"La société Facebook France a pour activités selon son extrait Kbis, de fournir au groupe Facebook des prestations de servies en rapport avec la vente d'espaces publicitaires, le développement commercial, le marketing, les relations publiques, le lobbying, la communication, le support juridiques et toutes autres prestations de services commerciales, administrations et/ou informatiques visant à développer les services et la marque Facebook en France. Elle n'est pas titulaire des noms de domaine Facebook", relèvent les juges.

Une loi LCEN à rectifier ?

"Il en ressort que la société Facebook Inc Ireland et la SARL Facebook France sont des entités juridiques différentes, que les activités de cette dernière sont différentes de la société mère et strictement limitées à des fonctions de conseil en communication et de marketing, qui ne dispose pas d'autorité ou de contrôle sur les opérations et le contenu du service Facebook.com".

Il aurait donc fallu que la plaignante, qui voulait faire reconnaître le tort créé par la fermeture abusive de sa page au profit du producteur de Plus Belle La Vie, attaque directement la maison mère domiciliée en Irlande, voire le groupe Facebook aux Etats-Unis.

Par cette décision, la cour d'appel de Paris met en péril l'accès à la justice pour les justiciables français, pour qui attaquer les sociétés étrangères représente des coûts en procédures beaucoup plus importants, et des délais allongés. Elle est cependant contrainte par le droit.

Dans son célèbre arrêt Google Spain sur le droit à l'oubli, du 13 mai 2014, la Cour de Justice de l'Union Européenne avait réussi à retenir la responsabilité d'une filiale nationale du moteur de recherche. Google avait là aussi cherché à se dégager de la responsabilité de sa filiale espagnole, en prétendant que le traitement des données personnelles qui lui était reproché était "effectué exclusivement par Google Inc, qui exploite Google Search sans aucune intervention de la part de Google Spain, dont l'activité se limite à la fourniture d'un soutien à l'activité publicitaire du groupe Google qui est distincte de son service de moteur de recherche". Mais la CJUE avait pu rejeter l'argument en profitant de la rédaction large de la directive 95/45/CE sur les données personnelles, qui rendait les filiales responsables de tout traitement réalisé par d'autres "dans le cadre des activités" de la filiale, et qu'il y avait un lieu évident entre publicité et moteur de recherche.

Cependant dans le cas de Facebook, ce n'est pas un problème de données personnelles qui est en jeu, mais de liberté d'expression. Or rien dans la LCEN ne permet de tenir une filiale co-responsable de l'hébergement fait par une société soeur, même si cet hébergement est indissociablement lié à l'activité de la filiale attaquée. C'est là sans doute un point qui mériterait correction.


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On est loin de l'incroyable masse de données personnelles envoyées par les testeurs du prochain Windows 10, mais c'est tout de même important à savoir pour ceux qui tiennent à leur vie privée en utilisant un Mac. Surtout qu'il ne s'agit plus d'une version alpha, mais bien d'une version destinée au grand public.

Un collectif anonyme baptisé Fix-MacOSX a mis au point l'outil Net-Monitor pour inspecter les communications entre les serveurs d'Apple et un ordinateur sur lequel est installé le nouveau Mac OS X Yosemite, et ils ont découvert une quantité inédite d'informations envoyées à la firme de Cupertino.

L'objectif initial des développeurs était d'en savoir plus sur le comportement de l'outil de recherche unifié Spotlight. Selon la page d'aide d'Apple mise à jour le 17 octobre dernier (pas encore disponible en français au moment où nous publions ces lignes), "lorsque vous utilisez Spotlight, les requêtes, les Suggestions Spotlight que vous sélectionnez, et les données d'utilisation liées seront envoyées à Apple". De même, si l'utilisateur active les services localisés, la localisation géographique de l'ordinateur sera envoyée à Apple. La firme envoie également les "recherches de mots et phrases courantes" au moteur de recherche Bing de Microsoft, en promettant toutefois que ces recherches ne sont pas stockées.

Utiliser DuckDuckGo ne garantit pas la vie privée

Pour rassurer les utilisateurs, Apple prévient que l'utilisateur peut désactiver les suggestions Spotlight, les recherches Bing ou encore les services localisés, pour éviter la transmission de données personnelles sur le réseau.

Le tout peut être fait simplement en exécutant ce script Python fourni par Fix-MacOSX. Mais le collectif prévient que ces coupures n'empêchent pas toutes transmissions de données, comme leur outil le révèle.

Ainsi par exemple, ils ont découvert que lorsque l'utilisateur choisit DuckDuckGo comme moteur de recherche par défaut, en pensant alors protéger la confidentialité de ses recherches (puisque c'est la promesse du moteur), une copie de la requête est envoyée à Apple pour permettre l'autocomplétion intuitive.

Par ailleurs, lorsque l'utilisateur configure un compte de messagerie dans Mail, le nom de domaine de l'adresse e-mail dont les courriers sont récupérés est envoyé à Apple.


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Au début du mois, la presse a révélé que les services anti-drogues de la police américaine créaient de faux profils sur Facebook pour tenter de piéger des cibles. Les enquêteurs de la Drug Enforcement Administration (DEA) se permettaient même d'utiliser des téléphones portables ou autres matériels saisis pendant les enquêtes pour y trouver des contenus personnels de suspects, exploités pour créer des profils à leurs noms, et ainsi glaner des informations sur leurs contacts.

Le scandale a été déclenché par la plainte d'une femme dont le smartphone avait ainsi été exploité en 2010. Elle raconte avoir donné son autorisation pour que la police fouille le contenu de son téléphone, et avoir découvert par la suite que des photos d'elle — dont certaines en petite tenue — qui étaient stockées sur son téléphone avaient été prises pour alimenter un profil Facebook créé sous son nom. Les policiers envoyaient alors des "demandes d'amis" aux suspects pour accéder à leurs comptes et communiquer avec eux. De son côté, la DEA assure que la femme avait donné son accord pour que les contenus saisis soient utilisés pour "aider une investigation en cours".

Facebook a réagi vivement à ces révélations, en envoyant vendredi dernier un courrier (.pdf) à l'administration. "Nous vous écrivons pour exprimer notre vive inquiétude sur la conduite de la DEA, et pour vous demander que la DEA cesse toutes activités sur Facebook qui impliquent d'utiliser l'identité de tiers", tonne la missive signée par Joe Sullivan, le directeur de la sécurité du réseau social.

En France, des policiers sous pseudonymes seront autorisés

Il rappelle que Facebook impose aux internautes d'utiliser leur vraie identité pour utiliser ses services, et estime que "les actions trompeuses de la DEA violent les conditions contractuelles et politiques qui gouvernent l'utilisation des services Facebook, et minent la confiance de la communauté Facebook". Le réseau social ne veut pas faire d'exception pour les agents de police, qui doivent aussi se soumettre aux conditions d'utilisation du site, lesquelles stipulent que "vous ne fournirez pas de fausses informations personnelles sur Facebook et ne créerez pas de compte pour une autre personne sans son autorisation".

En France, la loi anti-terrorisme actuellement en discussion au Parlement prévoit dans son article 13 que les policiers peuvent "participer sous un pseudonyme aux échanges électroniques", et "être contact par (ce) moyen avec les personnes susceptibles d'être les auteurs" d'infractions, pour toute une série de délits et de crimes. Le projet de loi autorise également les policiers sous pseudonymes à "extraire, acquérir ou conserver par ce moyen les éléments de preuve et les données sur les personnes susceptibles d'être les auteurs de ces infractions".

Or la hiérarchie des normes fait qu'en principe, la loi devrait s'imposer au contrat de Facebook.


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Dans un arrêt du 8 octobre 2014 de sa chambre sociale, relayé par Legalis, la cour de cassation a confirmé l'obligation pour les employeurs de déclarer à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) les traitements qu'ils souhaitent pouvoir réaliser sur les e-mails reçus et envoyés par les salariés. En l'absence de déclaration préalable, aucun courriel personnel ne peut être retenu contre l'employé(e) qui abuserait de sa messagerie professionnelle à des fins personnelles.

Selon l'attendu de la cour de cassation, "constituent un moyen de preuve illicite les informations collectées par un système de traitement automatisé de données personnelles avant sa déclaration à la CNIL".

En l'espèce, il était reprochée à une employée de la société Crédits Finance Conseils, devenue Finapole, d'avoir eu une "utilisation excessive de la messagerie à des fins personnelles". L'entreprise en avait compté plus de 1200 sur une période de deux mois, et y avait vu un motif de licenciement pour cause réelle et sérieuse, notifié le 2 décembre 2009. Mais la société n'avait déclaré son analyse informatisée des e-mails que le 10 décembre 2009, une semaine après la notification du licenciement.

Pas de licenciement légal sans preuve licite

La cour d'appel d'Amiens avait accueilli favorablement l'action de l'entreprise, en estimant qu'elle pouvait se passer de déclaration CNIL pour évaluer le volume des courriels reçus avec la messagerie électronique mise à disposition des employés. Les juges avaient retenu "un impact indéniablement négatif sur l'activité professionnelle", et confirmé la légalité du licenciement.

Mais la cour d'appel estime que "en statuant comme elle l'a fait, en se fondant uniquement sur des éléments de preuve obtenus à l'aide d'un système de traitement automatisé d'informations personnelles avant qu'il ne soit déclaré à la CNIL, alors que l'illicéité d'un moyen de preuve doit entraîner son rejet des débats, la cour d'appel a violé" la loi de 1978 sur la protection des données personnelles.

Dans une recommandation récente expliquant aux entreprises les bonnes pratiques de déchiffrement des communications des salariés, l'Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI) avait joint une annexe juridique qui rappelait l'obligation d'informer les salariés des mesures mises en place, et d'effectuer une déclaration à la CNIL.


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Même si le téléphone portable ou la montre connectée sont voués à devenir le moyen de paiement de l'avenir, avec la technologie NFC et des services comme Apple Pay, MasterCard ne se résout pas à voir la carte plastique disparaître. Le géant des transactions électroniques continue même de faire évoluer son offre, à travers un partenariat noué avec la start-up norvégienne ZWipe.

Les deux entreprises se sont rapprochées pour élaborer une carte de paiement NFC qui intègre un lecteur d'empreintes digitales. Plutôt que de saisir les chiffres du code PIN sur un clavier, le fait de toucher la carte avec son pouce au moment de la transaction vaut signature, et donc autorisation. Contrairement aux systèmes actuels de paiements par NFC qui demandent un code PIN au delà d'un certain montant (20 euros en France), le lecteur d'empreintes digitales fait disparaître tout plafond.

La carte "inclut un capteur biométrique et la technologie d'authentification biométrique sécurisée de Zwipe qui détient les données biométriques du détenteur de la carte", indique le communiqué. Les informations sur l'empreinte digitale sont stockées directement dans une puce de la carte de paiement, et non dans une base distance détenue par Zwipe ou MasterCard. La carte doit être activée par une première lecture de l'empreinte.

Le système sera proposé à partir de 2015.




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Son action sous l'effet de l'alcool était odieuse et fut lourdement condamnée en justice, mais le harcèlement qu'il n'a cessé de subir depuis sur Facebook lui a été fatal. L'Union-L'Ardennais rapporte le suicide de Robin Marcheras, qui avait été filmé en mai dernier avec deux de ses amis en train de torturer un chat jusqu'à la mort, dans un parc de Vouziers.

La scène avait été mise en ligne sur Facebook par une témoin de la scène, ce qui avait provoqué un tollé et permis l'action rapide de la justice, à l'initiative de la Ligue dans l'intérêt de la société et des animaux (LISA). Absent lors du procès au tribunal correctionnel de Charleville-Mézières, Robin Marcheras avait été condamné à six mois de prison ferme, contre trois et quatre mois de prison avec sursis pour les deux co-auteurs.

Agé de 24 ans et sans emploi, toujours sujet à un harcèlement disproportionné d'internautes qui n'ont pas considéré que la lourde sanction pénale devait interrompre toute vendetta populaire, le jeune homme fragilisé et désespéré a mis fin au calvaire. Mardi soir, il a publié sur Facebook un message qui annonçait sa décision. Il sera retrouvé pendu à son domicile.

Il n'est bien sûr pas possible d'établir une responsabilité totale des auteurs du harcèlement, la condamnation à six mois de prison ferme et le chômage prolongé étant certainement des facteurs tout aussi décisifs dans le passage à l'acte. S'il n'était pas fragilisé par sa situation personnelle, peut-être aurait-il trouvé les ressources morales pour affronter les harceleurs, et pour tenter de tourner la page.

Mais l'histoire doit servir d'alerte pour les internautes qui adoptent des comportements de meute contre un individu, aussi coupable soit-il de la faute qui lui est reprochée. Le cyber-harcèlement peut tuer.


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Est-ce une réponse à Hollywood, qui a écrit en juillet dernier à GitHub pour lui demander de supprimer tous les projets dérivés de Popcorn Time qu'il hébergeait sur ses serveurs ? La plateforme de gestion de projets open-source a mis à jour sa page liée aux demandes de retraits de contenus, pour durcir les règles imposées aux ayants droits qui se sentent lésés par un logiciel ou autre contenu hébergé par GitHub.

Ainsi désormais, lorsqu'il recevra une demande de retrait en vertu du DMCA, et si cette demande ne concerne qu'une partie d'un projet, GitHub laissera d'abord une fenêtre de 24 heures à l'utilisateur qui a créé le dépôt pour effectuer les modifications adéquates. Entre temps, la demande aura été rendue publique sur cette page, ce qui permet à chacun d'effectuer une sauvegarde. Il demandera alors au plaignant de vérifier l'éventuelle version mise à jour pour dire s'il confirme sa demande de retrait, ou s'il se rétracte. A défaut de réponse dans les deux semaines, Github considérera que la demande est rétractée d'office.

Pas de retrait systématique des forks

La plateforme donne également la possibilité aux utilisateurs dont le contenu a été désactivé de soumettre une contre-notification, auquel cas l'ayant droit aura l'obligation de faire appel à la justice pour trancher le litige. GitHub refuse de se faire juge à la place du juge. S'il n'a pas confirmation dans les quinze jours qu'une plainte a été déposée, le contenu désactivé sera remis en ligne. Sur son blog, l'avocat Evan Brown estime que la plateforme prend un risque à prendre ainsi des libertés avec la loi DMCA, qui est plus protectrice pour les ayants droits.

Enfin, Github prévient les titulaires de droits qu'il est hors de question de supprimer aveuglément tous les projets dérivés (ou "forks"), cousins du logiciel attaqué. "GitHub ne désactivera pas automatiquement les forks en désactivant un dépôt parent", prévient la plateforme qui propose des outils très simples pour dupliquer un projet dans un "fork".

"Les forks appartiennent à des utilisateurs différents, peuvent avoir été modifiés de façons significatives, et peuvent avoir des licences ou être utilisés d'une manière différente qui est protégée par la doctrine sur le fair-use. GitHub ne réalise pas d'enquête indépendante sur les forks. Nous estimons que c'est aux ayants droits de conduire cette enquête et, s'ils estiment que des forks sont également en infraction, d'inclure expressément ces forks dans la demande de retrait".


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C'est certainement l'effet du nombre croissant de champs de bataille investis par l'armée française, et de la lutte contre le terrorisme, qui avait justifié il y a un an l'adoption d'une loi de programmation militaire offrant de nouveaux pouvoirs de surveillance à l'Etat. A l'occasion du projet de loi de finances pour l'année 2015, actuellement à l'examen à l'Assemblée Nationale, le ministère de la Défense demande aux parlementaires d'accorder une ligne budgétaire en très forte augmentation pour le programme d'interception des signaux électromagnétiques (SIGINT).

En effet, selon l'annexe budgétaire (.pdf) relative aux programmes de "gestion et valorisation des ressources tirées de l'utilisation du spectre hertzien, des systèmes et des infrastructures de télécommunication de l'Etat", le ministère de Jean-Yves Le Drian demande 2 milliards d'euros pour le programme n°762. Il s'agit du programme intitulé "Optimisation de l'usage du spectre hertzien et interception et traitement des émissions électromagnétiques". L'an dernier, en raisons de ressources exceptionnelles liées à la vente de licences de fréquences hertziennes, la loi de finances n'avait prévu que 11 millions d'euros de crédits pour ce programme en 2014, après une ligne de 698 millions d'euros ouverte pour 2013.

Sur les 2 milliards d'euros demandés par l'armée pour 2015, 603 millions d'euros concernent des dépenses d'investissement (matériel, logiciels, bâtiments,...) pour l'interception et le traitement des émissions électromagnétiques. Un terme trompeur qui couvre également les interceptions de conversations téléphoniques, ou le déchiffrement de communications sur les réseaux électroniques.



"Ce programme a pour objet la réalisation du plan d'acquisition, d'adaptation et d'entretien des équipements participant à l'optimisation de l'utilisation du spectre hertzien ou à l'interception et au traitement des émissions électromagnétiques à des fins de surveillance ou de renseignement", indique sobrement le document budgétaire.


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C'est au hasard d'une conversation sur Twitter, partant du message affiché par une imprimante nous informant que notre cartouche d'encre avait dépassé sa date d'expiration (oui...) et que la garantie allait donc sauter, qu'un internaute nous a fait cette révélation, que nous avons voulu vérifier :


@gchampeau À quantité équivalente l'encre d'imprimante coûte plus cher que le Channel n5
— Asmodeus01 (@Asmodeus01) 17 Octobre 2014


Chez le géant de la parfumerie Sephora, les 100ml d'eau de parfum Channel n°5 sont vendus 120,5 euros, soit 1,205 euro le millilitre de parfum. Comparons donc avec le prix des cartouches d'encre noire les plus recherchées chez les principaux constructeurs. Si ce n'est une étrange anomalie pour une cartouche Canon, étonnamment peu chère par rapport aux autres, l'affirmation se vérifie à chaque fois (mais n'est pas toujours simple à vérifier, la contenance étant très rarement affichée par les constructeurs) :






PRIX PUBLIC

PRIX AU ML





120,5 € pour 100ml

1 ml = 1,205 €





Cartouche noire HP 301 : 13,90 euros pour 3ml

1 ml = 4,63 €





Cartouche noire HP 350 : 16,90 euros pour 4,5 ml

1 ml = 3,7 €





Cartouche noire Canon PG-510 : 13,50 euros pour 9ml

1 ml = 1,5 €





Cartouche noire Canon PGI-525 : 12,75 euros les 19 ml

1 ml = 0,67 €





Cartouche noire Epson T0711 : 13,49 euros les 7,4ml

1 ml = 1,82 €





Cartouche noire Epson T0891 : 9,99 euros les 5,8 ml

1 ml = 1,72 €





Cartouche encre noire Lexmark 100 : 24,74 €, contenance introuvable

Information non disponible





Cartouche noire Samsung INK-M210 : 15,96 euros les 7 ml

1 ml = 2,28 €





Cartouche noire Brother LC-123 : 25 euros les 20,6 ml

1 ml = 1,2 €




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Quelques mois après avoir abandonné Twitter Music, le réseau social annonce une nouvelle possibilité d'intégrer de l'audio dans ses tweets, d'une manière plus conforme au mode d'utilisation de Twitter. Baptisé "Twitter Audio Card", le système permet d'intégrer dans ses messages des modules de streaming fournis par des services tiers, comme c'est déjà le cas pour les images ou les vidéos.

Pour le moment, Twitter a signé un seul partenariat, avec Soundcloud, dont le module est automatiquement ajouté lorsqu'un lien vers le site est détecté. Les chansons streamées peuvent être écoutées par les utilisateurs tout en lisant le reste de sa "timeline".

(Notez qu'au moment où nous publions ces lignes, il semble que l'intégration ne fonctionne pas avec un tweet en embed)


HOT !!! Here is the @robin_schulz remix of #Dangerous !!! I really love it. Click below to listen to the track https://t.co/nSxejse9Rc
— David Guetta (@davidguetta) 16 Octobre 2014





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Opération séduction pour Andrus Ansip, le futur commissaire européen chargé du marché unique numérique, qui travaillera en lien avec Günther Oettinger, chargé de l'économie et de la société numérique (voir notre article du 10 septembre 2014). Alors que ce dernier a envoyé des signes très inquiétants, le premier continue d'enregistrer des bons points.

Ainsi après son audition par le Parlement Européenne au cours de laquelle il a pu soutenir le logiciel libre, l'ancien premier ministre d'Estonie s'est livré à une série de questions-réponses sur Twitter, pour s'adresser directement aux internautes avant le vote final d'investiture de la nouvelle Commission Européenne. Il a alors pu s'engager fermement pour la neutralité du net, à un moment charnière de débats entre le Parlement Européen qui soutient une neutralité non négociable, et le Conseil des ministres de l'Union européenne qui plaide pour plus de flexibilité au profit des FAI.

"Pas de blocage ou de bridage, ni de gestion discriminatoire du trafic", a ainsi promis Andrus Ansip. "La neutralité du net devrait être un droit de base pour les internautes".


.@adv007 Just one word: Yes! No blocking / throttling or discriminatory traffic management #AskAnsip
— Andrus Ansip (@Ansip_EU) 15 Octobre 2014


#NetNeutrality should be a basic right for internet users. #AskAnsip
— Andrus Ansip (@Ansip_EU) 15 Octobre 2014


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Audi a annoncé jeudi qu'il présentera ce dimanche 19 octobre son concept car d'Audi RS 7 auto-pilotée, qui effectuera un tour complet du circuit "à vitesse de course" sans conducteur humain.

"Un temps au tour de seulement 2 minutes et une vitesse jusqu'à 240 km/h ont été enregistrés lors des essais", indique le constructeur allemand, qui diffusera la course en direct sur le site Audimedia.tv, à 12h45 (ou directement sur la vidéo ci-dessous) :

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L'objectif d'Audi est de se positionner médiatiquement sur le marché des voitures autonomes qui seront proposées pour le marché haute de gamme dans les toutes prochaines années (dès l'an prochain en France pour des tests, et d'ici 2020 pour l'exploitation commerciale). Son concurrent allemand Mercedes-Benz avait pour sa part présenté l'an dernier un parcours complet de 100km, en conditions réelles, ce qui est certainement bien plus difficile à maîtrise qu'un tour de circuit sans trafic ni piétons à gérer.




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Au début de l'été, Numerama rapportait l'existence d'un accord signé entre IBM et le groupe français PRO BTP, concernant le développement d'une "solution sécurisée, communautaire, fonctionnant en temps réel qui permettra de lutter contre les abus de prestations et la fraude aux remboursements des soins de santé". L'accord sur lequel IBM n'avait rien voulu nous dire permettait de traquer les fraudes chez 3,5 millions d'adhérents et 210 000 entreprises adhérentes à PRO BTP, un organisme de protection sociale qui offre tout un panel de prestations (retraite, prévoyante, santé, assurance, épargne...) pour les professionnels du bâtiment et des travaux publics.

Ce jeudi, IBM a annoncé la signature d'un contrat d'une durée de 7 ans avec PRO BTP, qui pérennise ce partenariat, dans un premier temps limité aux soins dentaires et d'optique. Basée sur le cloud, la plateforme de SLaaS baptisée SOLON permet selon IBM "d'identifier les demandes de remboursements ou de prises en charge suspicieuses, de qualifier celles-ci en temps réel et de définir leurs modalités de traitement".

Lors de l'étude préparatoire, IBM a pu exploiter un "échantillon de données" fourni par PRO BTP, qui aurait "permis de détecter 9% de demandes suspicieuses en optique et 14% en dentaire pour un préjudice éventuel estimé à 14 millions d'euros".

Pendant sa phase opérationnelle, SOLON permettra "l'analyse de millions de données détenues par PRO BTP, de repérer en temps réel les abus de prestation et les comportements atypiques". Nous ne savons toujours pas, cependant, quelles sont ces données exploitées pour détecter qu'une demande de remboursement est "suspicieuse".

IBM et PRO BTP ont d'ores et déjà prévenu que la plateforme sera "étendue à d'autres domaines de la santé (audio-prothèses, hospitalisation, pharmacie...), puis à la prévoyance (indemnités journalières)".


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La présidente de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) avait rendez-vous lundi soir avec la ministre de la Culture Fleur Pellerin, pour tenter d'obtenir quelques garanties susceptibles de rassurer des syndicats inquiets pour l'avenir des agents administratifs. Avec un budget prévu de seulement 6 millions d'euros pour l'année et plus un euro en trésorerie pour faire les fonds de tiroirs, l'Hadopi se prépare à devoir licencier une part importante de son personnel. Jusqu'à un quart des effectifs, selon les prévisions les plus pessimistes.

Mais c'était aussi l'occasion pour la magistrate Marie-Françoise Marais de défendre l'institution qu'elle préside depuis le premier jour, et l'honneur de son secrétaire général Eric Walter dont les ayants droits ont exigé la tête. La présidente a voulu rappeler que le législateur n'avait pas limité ses missions qu'à la seule riposte graduée, et qu'elle entendait bien continuer à travailler, y compris sur des projets déplaisants pour les lobbys culturels.

"Je trouve que cet entretien s'est très bien déroulé parce qu'il a permis d'établir un dialogue vraiment direct, sincère", s'est réjouie ce matin Mme Marais sur France Culture. "Ce qui m'a surtout frappé, c'est le pragmatisme de Mme la ministre, très sereine, très constructive. Ca a dépassé mes espoirs dans ce rétablissement du dialogue, et dans cette approche dépourvue de toute idéologie". Prière d'y lire en négatif des critiques acides contre l'ancienne ministre Aurélie Filippetti, qui a toujours fait l'unanimité contre elle à la rue du Texel.

"Les parlementaires pourront apporter des ajustements"

Mais rien n'est encore fait. Au moins publiquement, Fleur Pellerin n'a apporté aucune assurance que les crédits prévus pour 2015 seraient revus à la hausse.

"C'est une autorité indépendante, donc il appartient à son équipe dirigeante de gérer le quotidien" pour décider ou non de se séparer d'une partie des effectifs, a-t-elle rappelé jeudi matin. "Ce que je constate juste, c'est que le budget qui a été négocié entre la Haute Autorité et les services du ministère des finances correspondent à ceux qui avaient été alloués l'année dernière" (mais l'Hadopi avait pu piocher 2,5 millions d'euros supplémentaires dans ses réserves, aujourd'hui épuisées).

"Maintenant, il y a une discussion qui s'engage au Parlement, et s'il y a nécessité, les parlementaires pourront apporter des ajustements" lors de l'examen du projet de loi de finances, a ajouté Fleur Pellerin.

Le Gouvernement y sera certainement d'autant plus favorable que le ministère et l'Hadopi sont sur la même longueur d'onde s'agissant de la constitution de listes noires de sites utilisés pour pirater.


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