Guillaume Champeau

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L'UMP a rendu public ce vendredi le guide électoral (.pdf) préparé par la Haute Autorité de l'Union, l'organe chargé d'organiser l'élection du président de l'UMP lors du prochain congrès de novembre 2014. Il confirme que le scrutin fixé au samedi 29 novembre 2014 pour le premier tour et au 6 décembre 2014 pour le second tour aura lieu par un système de vote électronique, par Internet.

"Il a été décidé que le vote serait électronique et le scrutin dématérialisé", explique la Haute Autorité de l'UMP, qui précise que les adhérents à jour de cotisation pourront voter "depuis l'ordinateur de leur choix, y compris en connexion 3G par le biais d'un téléphone portable ou d'une tablette", ou depuis un ordinateur mis à disposition par les fédérations départementales de l'UMP.

Sans explications sur les motifs, c'est la solution de Paragon Elections qui a été choisie, après avoir été mise en concurrence avec Atos et Voxaly.

Pour voter, les adhérents devront fournir un login (ou "code d'accès"), un mot de passe et leur numéro d'adhérent, "le code d'accès et le mot de passe [étant] adressés individuellement à chaque adhérent par courrier papier". En cas de perte, les identifiants pourront être renvoyés par SMS.

Quelle sécurité ?

"La validation définitive du vote entraînera l'envoi d'un bulletin de vote numérique dans l'urne numérique et émargement de la liste électorale. L'électeur pourra éditer une confirmation de vote qui sera automatiquement générée", précise le parti. Il assure qu'à la clôture du scrutin à 20 heures le soir, "l'urne électronique et la liste d'émargement feront l'objet d'un scellement en présence des membres de la Haute Autorité et des représentants des candidats".

Mais comment s'assurer de la bonne foi du contenu d'une urne opaque, qui résulte de codes sources dont les candidats et les électeurs ignorent tout ? Dans son guide électoral, la Haute Autorité prévient qu'elle "se réunira en permanence pendant la durée du scrutin" pour parer aux éventuels problèmes, et rappelle que "tout électeur a le droit des contester la régularité des opérations". Mais encore faut-il avoir la transparence suffisante pour constaer les fraudes,ce qui n'est jamais le cas avec le vote électronique.

Les flops de 2012 et 2013, la complicité passive de la CNIL

Ce ne sera pas la première fois que l'UMP utilisera le vote par internet pour des élections internes. Lors des primaires de 2012 pour les municipales, le parti avait déjà choisi le vote électronique en se reportant sur une solution de Docapost, une filiale de La Poste. Il avait alors été démontré des possibilités de fraude, résultant d'une faille volontairement introduite dans le système. Le Parti Socialiste s'était alors amusé à expliquer qu'il pouvait faire basculer le résultat du vote en dépensant seulement 10 000 euros, s'il était mal intentionné.

Puis en 2013, lors d'un Congrès extraordinaire organisé en plein mélodrame suite à l'affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon, l'UMP avait à nouveau fait le choix d'un vote électronique. Cette-fois ci, nous avions vu qu'il n'était même pas demandé de mot de passe pour voter.

Comme en 2012, l'UMP veut rassurer ses adhérents sur la sécurisation du vote en affirmant dans son guide électoral que "le scrutin est organisé conformément aux exigences formulées par la CNIL", citant une délibération de 2010 :



Mais comme nous l'avions pointé du doigt en 2012, la délibération de 2010 aurait justement dû amener l'UMP à s'interdire tout vote électronique pour ses élections internes. La CNIL y avait en effet autorisé le recours au vote électronique, mais en se disant "réservée quant à l'utilisation de dispositifs de vote électronique pour des élections politiques", précisément parce que "les systèmes de vote existants ne fournissaient pas encore toutes les garanties exigées par les textes légaux".

De plus, l'UMP assure que "conformément aux recommandations de la CNIL, le dispositif sera soumis au contrôle d'un expert indépendant agréé par elle". Mais en 2012, le rapport n'était toujours pas arrivé sur le bureau de la CNIL 48 heures avant le scrutin, et la Commission avait préféré se murer dans un silence de plomb face à nos questions.

Espérons que cette fois-ci, les choses se déroulent sans accrocs, et dans de meilleures conditions de contrôle. Mais tout contrôle restera limité par le caractère secret du logiciel employé, et l'opacité des conditions de transport du "bulletin" entre l'ordinateur et l'urne électronique.


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Il faut croire que le chiffrement des données n'est pas encore une pratique très répandue chez les membres de l'Etat islamique. Le magazine d'information sur les relations internationales Foreign Policy raconte s'être fait confier l'ordinateur portable d'un membre de l'Etat Islamique, qui avait dû l'abandonner suite à une attaque des rebelles syriens dans la région d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, près de la frontière turque. Il lui aurait été donné par un commandant d'un "groupe modéré de rebelles syriens", qui a mis la main dessus lors de l'attaque en janvier dernier, et n'en avait rien fait.

En allumant l'ordinateur, le magazine a d'abord cru qu'il était vide de documents. Mais il s'est aperçu très vite que le djihadiste à qui il appartenait s'était contenté de mettre ses fichiers dans un dossier caché, sans prendre la précaution d'en chiffrer le contenu. En tout, 146 Go de données auraient ainsi été découvertes, rassemblant 35 374 fichiers répartis en 2 367 dossiers sous Windows. Tous les documents étaient en anglais, arabe ou français.

19 pages d'instructions pour une arme chimique

A l'intérieur de ces dossiers figuraient beaucoup des contenus répandus chez les apprentis djihadistes, avec des vidéos de propagande (y compris d'Oussama ben Laden), des guides pratiques sur la fabrication de bombes, des explications sur les techniques de vol de voitures, des conseils pour passer inaperçu lors de déplacements, etc.

Mais Foreign Policy raconte avoir également trouvé un document de 19 pages en arabe, qui expliquait comment développer des armes biologiques, notamment à partir de pestes buboniques d'animaux infectés. Or selon l'enquête du magazine, l'ordinateur aurait appartenu à un certain Mohammed S., d'origine tunisienne, qui aurait rejoint la Syrie après avoir étudié la chimie et la physique dans deux universités de Tunisie. Une information confirmée par l'une des universités, qui dit avoir perdu sa trace en 2011.

Rien ne permet de penser, néanmoins, que des progrès ont été effectivement réalisés par l'Etat islamique dans la conception d'armes biologiques, qui restent extrêmement compliquées à maîtriser sans mettre en danger ses propres troupes.


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Alors qu'il doit dévoiler officiellement son offre en France lors d'une présentation aux journalistes prévue le 15 septembre prochain, Netflix continue en coulisses d'enrichir son catalogue pour son lancement. Selon le dernier numéro de la lettre professionnelle Edition Multimédi@ à paraître ce lundi 1er septembre, le service de vidéo en ligne américain ferait le tour des distributeurs de films et de séries TV pour leur proposer "un achat de droits pour une exploitation sur douze mois pour environ 4.000 euros pour chaque film, ce montant pouvant aller jusqu'à 40.000 euros". NetFlix devra alors rentabiliser l'investissement avec des abonnements qui iront de 7,99 euros à 11,99 euros par mois.

La somme proposée par Netflix paraît plus faible que les standards du marché en matière de télévision, et serait pourtant une offre "généreuse" pour préparer le lancement. Selon TV Magazine, "les longs métrages valent de moins en moins cher à la télévision, de quelques dizaines de milliers d'euros à 200 000 euros" , le coût étant bien sûr fonction du succès d'audience de chaque production.

On parle ici de films relativement anciens, puisque Netflix a déjà fait savoir qu'il respecterait la législation française sur la chronologie des médias, et qu'il ne proposera donc aucun film de moins de 3 ans, la fenêtre étant réservée aux diffusions sur les chaînes payantes, et à la vidéo à l'achat (DVD, Blu-Ray, VOD à l'acte...). Un délai qui pourrait être ramené à 2 ans si la nouvelle ministre de la culture Fleur Pellerin reprend la proposition d'Aurélie Filippetti, qui veut l'assortir de conditions supplémentaires de participation au financement des oeuvres françaises et européennes.


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Le groupe Bouygues a présenté jeudi ses résultats semestriels 2014 (.pdf), en y joignant quelques informations intéressantes sur la stratégie de Bouygues Telecom et son avenir, qu'il entend désormais dessiner tout seul.

Au premier semestre de l'année, l'opérateur téléphonique a vu son chiffre d'affaires reculer de 5 % à 2,18 milliards d'euros. Mais il se console en voyant que le nombre de ses abonnés mobiles est en légère hausse (ce qui ne compense pas une chute des forfaits prépayés), tandis que ses offres fixes boostées entre autres par la nouvelle BBox à 19,99 euros par mois comptent 310 000 abonnés supplémentaires. Par ailleurs en un an, le nombre des abonnés ayant effectivement eu accès à la 4G sur le réseau de Bouygues Telecom a presque doublé, passant de 9 % à 16 % des abonnés, avec une consommation de 2 Go par mois, soit le double d'un client lambda :



Or c'est justement sur les réseaux mobiles de nouvelle génération que Bouygues Telecom entend baser son renouveau, en jouant sur l'association de ses lots de fréquences, utilisées simultanément par un même mobile. L'opérateur a déjà lancé le LTE Advanced (ou 4G+) en juin dernier en combinant les fréquences des bandes 2600 MHz et 800 MHz, ce qui lui permet d'atteindre un débit de près de 220 Mbps (182 Mbps lors de tests). Déployé sur 7 000 sites, la 4G+ sera disponible le mois prochain dans les 16 plus grandes villes de France.

Mais l'an prochain, Bouygues Telecom veut aller plus loin en associant ses trois bandes de fréquences (800 MHz, 1800 MHz et 2600 MHz), et ainsi approcher les 300 Mbps. Un service qu'il intitule le Ultra Haut Débit Mobile (UHDM) ce qui promet un casse-tête aux services marketing lorsque viendra le temps de désigner la 5G :



Même si Orange a les mêmes ambitions, Bouygues Telecom qui a investi 1,5 milliards d'euros en fréquences estime que son offre UHDM sera "difficile à reproduire par les concurrents", car il est le seul à disposer d'autorisation d'exploitation de fréquences sur les trois bandes :




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Les fabricants de téléviseurs ont tiré les leçons de l'échec commercial des téléviseurs 3D. Sans contenus de qualité proposés aux consommateurs, ces derniers ne verront pas l'intérêt de renouveler leur équipement pour avoir le dernier bijou technologique dans leur salon. Samsung a donc signé une série de partenariats pour s'assurer de la disponibilité de contenus 4K en Europe avant les fêtes de Noël.

Avant l'IFA 2014, la firme sud-coréenne a ainsi annoncé un accord avec Amazon pour proposer ses contenus ultra-haute définition (UHD) à travers son service de VOD, intégré au téléviseur connecté. Le service sera disponible dans le monde entier à partir du mois d'octobre. De même, Samsung a signé avec Netflix pour étendre à l'Europe la disponibilité des contenus 4K qu'il propose aux Etats-Unis depuis avril dernier, avec en particulier la saison 2 de House Of Cards.

Les contenus UHD de Netflix sont d'ores et déjà proposés sur les téléviseurs Samsung au Royaume-Uni, en Irlande, en Suède, au Danemark, en Norvège et en Finlande, où Netflix a été officiellement lancé. En France, le lancement aura lieu le mois prochain, après une présentation officielle à la presse prévue le 15 septembre prochain.

Du contenu 4K téléchargeable avec DRM

Samsung précise par ailleurs qu'il a renforcé ses partenariats pour la 4K avec Maxdome (disponible uniquement en Allemagne pour le moment), Wuaki (qui doit être très bientôt lancé en France), et CHILI, une plateforme de VOD italienne.

Mais le streaming et la 4K ne faisant pas bon ménage en dehors des trop rares bénéficiaires d'un accès à internet par fibre optique, Samsung ajouter qu'il a "travaillé activement avec des partenaires de l'industrie pour développer une solution sécurisée de distribution de contenu UHD", qui se traduit concrètement par un accord avec la Secure Content Storage Association (SCSA), un consortium fondé par Sandisk, Western Digital, 20th Century Fox et Warner Bros.

L'objectif est de rendre des contenus 4K téléchargeables sur des supports de stockage, avec un DRM qui s'assurera que les contenus ne pourront pas être lus sur le téléviseur sans autorisation.

En juillet dernier, Samsung a ainsi lancé un disque dur de 500 Go préchargé avec 40 films et documentaires UHD fournis par 20th Century Fox et Paramount.


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Jeter des oeufs sur des façades d'immeubles, à travers des fenêtres ou dans des cages d'escaliers n'est pas seulement du gâchis, c'est aussi potentiellement un délit. Comme le notent Bien Public et Next Inpact, la gendarmerie de Quétigny (Côte-d'Or) a ainsi annoncé fièrement sur sa page Facebook qu'elle avait mis la main sur trois jeunes adolescents qui s'étaient filmés en train de commettre de tels actes d'incivilité, et avaient diffusé leurs vidéos.

"Il s'agissait pour eux de relever un défi lancer (sic) sur Facebook par leurs copains", écrivent les gendarmes qui reconnaissent volontiers que "bien entendu, ce ne sont pas des actes graves", mais qui rappellent qu'ils "provoquent l'exaspération de ceux qui en sont victimes".

Les trois suspects, tous mineurs, ont reconnu une dizaine de faits, et sont convoqués le 10 septembre prochain devant le délégué du procureur de la République, "pour les délits de dégradations en réunion".

La peine devrait rester minime, si la justice ne se contente pas d'un rappel à la loi. Selon l'article 322-1 du code pénal, "la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger", ce qui est le cas d'un simple jet d'oeufs. Lorsqu'elle est commise par "plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice"; la peine peut être portée jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende, mais là encore uniquement si les dommages causés ne sont pas légers.

"Les œufs devraient rester à leur place pour quelques temps !", conclue la gendarmerie, dont l'action a été saluée dans les commentaires.

(illustration : CC Claire Alexander)


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Neuf lobbys représentant les industries du numérique et des télécoms en Europe ont écrit (.pdf) la semaine dernière au nouveau président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, pour lui demander que le numérique soit mieux pris en compte dans le processus de décision en Europe. Alors que la Commission compte actuellement une commissaire dédiée au numérique, Neelie Kroes, les industriels souhaitent que la "politique numérique" de l'Europe soit de la responsabilité de l'ensemble du collège des commissaires, et qu'un "Champion Numérique" soit désigné pour définir cette politique et la faire appliquer.

Le terme "champion numérique" existe déjà à Bruxelles, avec un ensemble de personnalités de la vie civile désignées par les états membres pour être des "digital champions" consultés par le législateur. La France a désigné à cet effet l'entrepreneur Gilles Babinet, ancien président du Conseil national du numérique et farouche adversaire de la CNIL. Mais le "Champion Numérique" appelé de leurs voeux par les lobbys resterait tout de même un commissaire européen, aux compétences élargies.

"Cette personne devrait être chargée de faire appliquer un principe d'innovation — par opposition à un principe de précaution — sur toutes les législations européennes, et de s'assurer que la politique européenne est de nature prospective, compatible avec l'avenir ("future-proof"), et uniforme à travers toute la Commission avec un ensemble bien défini d'objectifs", réclament ensemble la BSA (Business Software Alliance), la CCIA (Computer and Communication Industry Association), l'ECTA (European Competitive Telecommunications Association), l'ETNO (Europen Telecomunications Network), le GSMA (Association du GSM), Cable Europe, Digital Europe, l'EDiMA (European Digital Media Association), et l'EuroISPA (European Internet Services Providers Association).

Favoriser l'innovation. Oui, mais comment ?

"Il est vital que le leadership de l'Europe embrasse des politiques qui encouragent le déploiement d'infrastructures et de services numériques modernes par tous les acteurs du marché", demandent-ils en coeur.

Mais comment appliquer ce "principe d'innovation", par exemple, à la question très délicate de la neutralité du net ? Les opérateurs télécoms qui signent cette lettre à Jean-Claude Juncker expliquent régulièrement qu'il leur faut pouvoir favoriser certains services (qui payeront pour ça), notamment pour dégager les marges suffisantes pour déployer les nouveaux réseaux à très haut débit qui permettront l'innovation de demain. A contrario, les défenseurs de la neutralité du net expliquent que toute discrimination entre les services utilisant Internet entraîne de fait un frein à l'innovation pour les services qui ne seraient pas traités à égalité avec leurs concurrents.

Or cette question de la neutralité du net et de son impact sur l'innovation est au coeur d'une bataille autour d'une directive européenne sur la révision du paquet télécoms.

Jean-Claude Juncker devra faire valider la composition d'un nouveau collège de la Commission lors d'un vote d'investiture en octobre prochain.




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A quelques semaines de présenter son nouvel iPhone 6 et peut-être sa première montre connectée iWatch, qui disposera de nombreux capteurs biométriques destinés à collecter en permanence des données médicales, Apple a décidé de renforcer les règles de protection de la vie privée qu'il impose aux développeurs. Et plus précisément à ceux qui utiliseront l'API HealthKit dévoilée par Apple au mois de juin dernier, qui permet de réunir toutes les données de santé que l'utilisateur stocke dans l'application Health sous iOS 8.

La firme de Cupertino a ainsi prévenu les développeurs qu'ils ne seraient pas autorisés à exploiter les données de HealthKit à des fins publicitaires. Pas question par exemple d'utiliser la connaissance du fait qu'un utilisateur est en surpoids pour lui proposer des produits d'amincissement, ou de proposer une paire de tennis en promotion à un utilisateur qui a l'habitude de faire son jogging toutes les semaines.

C'est une bonne nouvelle, qui ne doit pas faire oublier que de son côté, Apple garde tous les droits d'exploitation des données médicales, y compris pour les vendre à des assurances santé intéressées par la surveillance du comportement des assurés.

Pas d'accès à HealthKit pour les applications sans rapport

Selon les nouvelles règles, les développeurs "ne doivent pas vendre une information de santé d'un utilisateur final collectée à travers l'API HealthKit à des plateformes publicitaires, des data brokers ("courtiers en données personnelles", ndlr) ou à des revendeurs d'informations". Seule la transmission de données "à des tiers pour des fins de recherche médicale" est autorisée, sous condition de consentement explicite de l'utilisateur.

Les règles précisent que "votre application ne doit pas accéder aux API HealthKit à moins qu'elle soit conçue d'abord pour fournir des services de santé et/ou de fitness, et que son utilisation soit clairement évidente dans votre texte marketing et l'interface utilisateur".


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Douche froide pour celui qui voulait juste participer au défi du Ice Bucket Challenge. Le Omaha World Herald rapporte qu'un jeune homme de 20 ans recherché par la police a été arrêté par les forces de l'ordre après qu'il ait diffusé sur Facebook une vidéo dans laquelle il participait au défi organisé en faveur de la recherche contre la maladie de Charcot.

Selon le quotidien local, le délinquant qui était en libération conditionnelle depuis le mois de mars était recherché par la police pour avoir désobéi aux conditions de sa remise en liberté. Lorsqu'il a posté la vidéo en privé sur Facebook, un indic' a reconnu la maison depuis laquelle il s'est renversé un seau d'eau glacée sur la tête, et a immédiatement prévenu les autorités en leur livrant l'adresse.

Arrivés sur les lieux, les policiers ont attendu que le jeune homme sorte de la maison et pénètre dans un véhicule pour le prendre en filature et l'arrêter quelques pâtés de maisons plus loin, non sans s'être fait cracher à la figure et insulter de tous les noms d'oiseaux. L'inculpé qui avait livré une fausse identité à la police au moment de son arrestation a été arrêté pour usurpation d'identité, obstruction à son arrestation, et violences sur un agent de police.

Ce n'est pas la première fois, loin s'en faut, que des délinquants recherchés livrent eux-mêmes des indices sur leur localisation (ou des preuves de leurs méfaits) en utilisant Facebook et différents réseaux sociaux. On se souvient de l'exemple mémorable de cet homme arrêté en février 2014, qui avait lui-même publié son propre avis de recherche pour s'en glorifier auprès de ses amis.


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Justement la communication c'est aussi savoir choisir ses outils pour communiquer. Le média choisi est porteur de sens. Or Vine ne renvoie pas une image de sérieux. Ca envoie comme message : on a rien à dire, on sait pas quoi faire, mais on communique pour communiquer, sur les médias des jeunes, parce que comme ça on aura l'air cool. Bah non, ils ont l'air con.



C'est la surprise du jour. Ancienne secrétaire d'Etat aux PME, à l'innovation et au numérique, puis chargée sous le premier gouvernement Valls du commerce extérieur, du développement du tourisme et des Français de l'Etranger, Fleur Pellerin a été nommée ministre de la Culture et de la Communication dans le nouveau gouvernement Valls 2. Une ascension fulgurante pour celle qui était encore inconnue avant l'élection de François Hollande.

Fleur Pellerin succède ainsi à Aurélie Filippetti, dont le bilan au ministère de la Culture restera on ne peut plus discret. Désormais installée à la Rue de Valois, Mme Pellerin aura sur son bureau tous les dossiers chauds liés traditionnellement au ministère (notamment les intermittents du spectacle), mais aussi les questions plus contemporaines de lutte contre le piratage, d'encadrement des offres légales sur Internet, ou encore de possible régulation des contenus par le CSA.

Favorable aux amendes Hadopi, trouble sur la neutralité du net

En voyage à Stockholm l'an dernier, Fleur Pellerin avait estimé que la suspension de l'accès à internet prévue initialement par la loi Hadopi était une "législation d'exception", mais s'était dite favorable aux amendes en jugeant que ce n'était "quand même pas très liberticide", et que c'était "le modèle des radars automatiques sur les autoroutes".

Lorsqu'elle était en charge du numérique, Fleur Pellerin (surnommée "Fleur d'Oranger" en raison d'une sensibilité supposée aux positions d'Orange) avait également montrée une certaine hostilité à la neutralité du net, et avait botté le dossier en touche. Elle aura à en reparler puisqu'il s'agit de l'un des leviers que le CSA espère pouvoir actionner pour brider les sites qui ne respecteraient pas la législation française.

En revanche, Fleur Pellerin s'était clairement opposée à tout filtrage, ce qui pourrait ne pas être compatible avec le projet de loi Création qu'elle aura désormais la charge de porter. "Notre position est claire. Nous sommes opposés à la surveillance généralisée et au filtrage. Nous restons très attachés à ces principes. La question n'est pas de limiter la liberté d'expression et les capacités d'innovation liées à la neutralité du Net", avait-elle déclaré aux Echos.

Sur la chronologie des médias, plus que jamais d'actualité avec l'arrivée d'un Netflix bridé dans ses ambitions, elle s'était montrée plus timide. "La chronologie des médias doit permettre le développement d'une offre légale attractive sur Internet. Elle doit aussi continuer à constituer un point d'équilibre dans le financement de la création audiovisuelle et cinématographique. Nous devrons donc être créatifs pour, d'un côté, préserver le financement de la création, qui fait partie de notre exception culturelle et, de l'autre côté, faire en sorte que l'économie numérique continue à se développer. L'équilibre à trouver est très subtil".


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Oui, le chômage continue d'augmenter à un niveau très inquiétant. Oui, la dette publique continue de se creuser. Oui, l'écart entre les plus haut salaires et la rémunération de la majorité des Français ne fait que s'accentuer, faisant courir le risque d'une révolte sociale. Oui, les tensions internationales n'ont jamais été fortes depuis l'effondrement de l'URSS. Oui, l'euro est en danger et fait courir le risque d'un effondrement financier. Oui, rien ou presque ne permet de voir avec optimisme l'avenir proche ou à moyen terme.

Mais rassurez-vous, Manuel Valls et François Hollande travaillent ! Et ils le font savoir en communiquant sur Vine, le réseau social utilisé pour montrer des chats qui tombent. Ouf.




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Soucieux de lancer une nouvelle mode susceptible de détrôner les Vine de Twitter, Facebook et sa filiale Instagram ont dévoilé mardi soir Hyperlapse, une application disponible pour le moment uniquement sur iOS, qui permet d'enregistrer des vidéos sur de longues durées en mouvement tout en ayant un rendu global stable — grâce à une technologie de stabilisation de l'image.

"Vous n'avez pas besoin d'un compte pour créer un hyperlapse", prévient Instagram. "Vous ouvrez directement la caméra. Tapez une fois pour débuter l'enregistrer, et taper à nouveau pour arrêter. Choisissez une vitesse de lecture entre 1x et 12x, et tapez sur la coche verte pour la sauvegarder dans votre galerie vidéo".

Une fois filmées et enregistrées à la vitesse voulue, les vidéos peuvent être partagées sur Instagram.





Stabilization for Hyperlapse from Instagram from Instagram on Vimeo.




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L'information transmise ce vendredi par @giribot nous avait échappée. Lorraine Data Network (LDN), l'un des fournisseurs d'accès à internet indépendants membre du réseau French Data Network (FDN), a eu l'idée cet été d'aller chercher les internautes sur leurs sites préférés pour les sensibiliser à l'importance d'internet libre, ouvert, et décentralisé ; et aux problématiques de vie privée.

C'est ainsi que LDN a choisi de diffuser sur YouPorn la vidéo d'une heure d'une conférence donnée à Paris lors du dernier festival Pas Sage En Seine, intitulée "Libérer Internet : Sexe, alcool et vie privée". Résultat : déjà plus de 1 900 vues.

"Cette conférence s'intéresse à la protection de la vie privée sur Internet, notamment en sensibilisant le public aux dérives des grandes puissances d'Internet (en prenant pour exemple Google et Facebook) actuelles et potentielles (...). Au travers de l'histoire banale mais néanmoins intime de deux jeunes fêtards, le ton est donné en démontrant comment des acteurs commerciaux et opaques peuvent entrer dans la vie intime des internautes en recoupant des informations publiques et privées sur plusieurs années, de différentes sources qu'ils contrôlent.", raconte la présentation de la vidéo, que vous pouvez aussi télécharger par BitTorrent, ou regarder ici :




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IBM a révélé ce mois-ci dans le magazine Science la mise au point d'un processeur basé sur une architecture synaptique, qui vise à reproduire le fonctionnement du cerveau humain pour augmenter très sensiblement les capacités de traitement, tout en minimisant l'énergie nécessaire aux calculs. Baptisée TrueNorth, la puce fabriquée par Samsung Electronics à une échelle de 28nm est dotée de 5,4 milliards de transistors entrelacés qui permettent de reproduire l'équivalent de 1 million de neurones programmables (pour le calcul) et 256 millions de synapses (pour la mémoire).

En 2011, l'équipe d'IBM Research dirigée par Dharmendra S. Modha avait déjà présenté une première puce "cognitive", qui concrétisait le projet SyNAPSE (Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics) lancé en 2008 en collaboration avec l'armée américaine. Mais elle n'était alors composée que d'un seul coeur synaptique. La puce présentée ce mois-ci compte 4096 noyaux neuro-synaptiques, qui intègrent tous leur propre mémoire, capacité de calcul, et module de communication. Tous ces noyaux fonctionnent en parallèle, ne sont activés qu'en cas de besoin — ce qui permet de limiter la consommation électrique, et l'ensemble peut fonctionner en cas de défaillance de l'un ou plusieurs des coeurs.

Par ailleurs, il est possible de placer une infinité de puces TrueNorth sur une même carte-mère, pour associer leurs capacités de calcul. IBM a ainsi dévoilé qu'il avait composé un système de 16 puces, permettant d'atteindre 16 millions de neurones programmables et 4 milliards de synapses programmables.

Une puce dédiée à des tâches précises

Selon Dharmendra Mohda, les puces cognitives comme le TrueNorth permettront de créer des interfaces de calcul complémentaires aux processeurs qui équipent les systèmes traditionnels basés sur l'architecture de von Neumann, qui sépare la mémoire, les instructions et le calcul en entités distinctes. Dotées d'une forme d'intelligence propre, les puces SyNAPSE serviront avant tout de processeurs spécialisés dans l'apprentissage machine, comme il existe déjà des puces ASIC pour des tâches de calcul spécifiques.

La TrueNorth est ainsi spécialisée dans le traitement de signaux reçus de différents capteurs, par exemple pour reconnaître instantanément des objets ou des visages, comme le fait un cerveau humain. Mais plutôt que de suivre des instructions programmées et de comparer ce qu'elle "voit" avec une base de données classique, la puce utilise ses propres noyaux avec sa propre mémoire.

Ainsi les signaux perçus par une caméra vidéo "sont acheminés vers le réseau de neurones et de synapses sur la puce", explique IBM. "Les signaux sont convertis en pointes d'électricité qui se déplacent le long des fils correspondant aux axones dans le cerveau, font contact avec des commutateurs numériques, qui correspondent aux neurones du cerveau, et, en fonction de leur composition et de la force, se déploient vers d'autres neurones par l'intermédiaire d'axones et de synapses virtuels -les points de raccordement. De cette façon, le réseau de neurones donne du sens aux motifs de signaux et apprend à identifier les motifs récurrents".


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Comment être transparent sur des détails sans rien dévoiler du principal. Quelques jours après la publication d'une étude du Washington Post qui a montré que l'essentiel des contenus publiés sur Facebook sont invisibles pour ses propres amis, le réseau social de Mark Zuckerberg a dévoilé lundi les grandes lignes d'une modification de son algorithme de sélection des contenus affichés dans les fils d'actualités de ses utilisateurs. Mais cet algorithme, à l'instar de celui de Google, reste un secret bien gardé.

Le but annoncé par Facebook est de rendre moins visible les "usines à clics", ces sites d'actualité rapide comme BuzzFeed qui affichent des titres extrêmement aguicheurs pour proposer quelques compilations de photos ou d'anecdotes sans grand intérêt, ou qui trompent sur le contenu même de l'article. Ces sites ont un succès immense qui font qu'ils sont très populaires sur Facebook, mais le réseau social veut respecter son engagement de mettre en avant les "contenus de grande qualité", en interférant entre les partages de ses membres et ce qu'il estime être le plus intéressant pour chacun d'entre eux.

Facebook annonce donc qu'il entend réduire la visibilité des usines à clic sur son réseau social. Pour trier entre les articles qui méritent ou non d'être affichés, Facebook va "commencer à prendre en compte le temps que les gens passent en dehors de Facebook après avoir cliqué sur un lien, ou le fait qu'ils reviennent immédiatement vers le fil d'actualité". L'idée est qu'un internaute déçu par le contenu vers lequel il a été attiré reviendra rapidement vers Facebook pour passer à autre chose, alors qu'un contenu intéressant le tiendra plus longtemps éloigné.

De même, le réseau social prendra désormais en compte le ratio entre le nombre de lectures générées par les liens affichés, et le nombre de "j'aime" ou de commentaires qui en résultent. Moins un article suscite de réactions ou de partagent, plus il sera rapidement écarté des fils d'actualité, pour laisser place à d'autres.

Mais ce n'est là que la partie émergée de l'iceberg. Il y a bien d'autres facteurs de tri pris en compte par Facebook. Certains avouables, comme ceux-ci, d'autres qu'il regrette déjà d'avoir avoué.


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Bill Gates, Larry Page, Satya Nadella, Rihanna, Harrisson Ford, Christiano Ronaldo, George Bush,... On ne compte plus aujourd'hui le nombre de célébrités internationales et de géants du web qui ont répondu au défi du Ice Bucket Challenge, popularisé par Mark Zuckerberg. Le grand public s'y est mis aussi, et l'on compte aujourd'hui plus de 1,65 million de vidéos du "Ice Bucket Challenge" sur YouTube.

L'opération de communication avait pourtant dans son concept-même quelque chose d'étrange, voire d'indécent. Des personnalités multi-millionnaires, voire milliardaires, se mettaient au défi de se jeter un sceau d'eau glacée sur la tête, pour ne pas avoir à verser 100 dollars de dons à l'association ALS, qui lutte contre la maladie de Charcot. Mais beaucoup d'entre elles ont pris le soin de dire qu'elles acceptaient le défi tout en effectuant un don. L'honneur est sauf.

Autant (ou pas davantage) que le Téléthon en France

Reste que le Ice Bucket Challenge n'est pas encore la réussite financière que l'on pouvait attendre au regard du succès international magistral de l'opération de marketing viral.

Sur son site, l'association ALS qui a lancé l'opération indique avoir obtenu en un mois 80 millions de dollars de dons, grâce à 1,7 millions de donateurs. C'est énormément plus que les 2,5 millions de dollars obtenus en août 2013. Mais à titre de comparaison, pour la France uniquement, le Téléthon avait levé 89 millions d'euros en 2013.

Contactée par Numerama, la Fondation ALS Hope qui a elle-même "levé presque 50 000 dollars" grâce aux effets de bord, se réjouit pour sa part du succès extra-financier de l'opération. "Le défi a attiré tant d'attention sur la maladie de Charcot qu'il ne s'agit plus d'une maladie plongée dans le noir", se félicite Jaquellyne Hengst, directrice du développement de l'ALS Hope Foundation. "Le monde découvre enfin les ravages que cette maladie crée chez les individus, et l'urgence d'un traitement".

Mais y-a-t-il vraiment beaucoup d'internautes qui, après avoir regardé ça...



... ont pris conscience de ça ?




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Bill Gates, Larry Page, Satya Nadella, Rihanna, Harrisson Ford, Christiano Ronaldo, George Bush,... On ne compte plus aujourd'hui le nombre de célébrités internationales et de géants du web qui ont répondu au défi du Ice Bucket Challenge, popularisé par Mark Zuckerberg. Le grand public s'y est mis aussi, et l'on compte aujourd'hui plus de 1,65 million de vidéos du "Ice Bucket Challenge" sur YouTube.

L'opération de communication avait pourtant dans son concept-même quelque chose d'étrange, voire d'indécent. Des personnalités multi-millionnaires, voire milliardaires, se mettaient au défi de se jeter un sceau d'eau glacée sur la tête, pour ne pas avoir à verser 100 dollars de dons à l'association ALS, qui lutte contre la maladie de Charcot. Or même si plusieurs d'entre elles ont pris le soin de dire qu'elles acceptaient le défi tout en effectuant un don, le fait est que le Ice Bucket Challenge est un flop magistral sur le plan de l'aide financière apportée à la recherche.

Contactée par Numerama, l'association ALS qui a lancé l'opération se montre résolument satisfaite, mais les chiffres qu'elle nous rapportent sont désastreux au regard de l'ampleur médiatique, qui laissait espérer bien mieux.

1800 fois moins que le Téléthon en France

"En seulement deux semaines nous avons levé presque 50 000 dollars et les chiffres continuent de grossir", nous révèle ainsi Jaquellyne Hengst, directrice du développement de l'ALS Hope Foundation. "Avec cet argent nous allons pouvoir aider nos patients de différentes façons, en particulier en leur offrant des technologies de communication".

A titre de comparaison, pour la France uniquement, le Téléthon a levé 89 millions d'euros en 2013, soit environ 1800 fois plus que ce qu'a reçue l'association ALS jusqu'à présent avec son exposition internationale sans précédent, relayée par des stars venus de tous les horizons et de tous les pays.

Toutefois le principal, selon l'association, n'est pas financier. "Le défi a également attiré tant d'attention sur la maladie de Charcot qu'il ne s'agit plus d'une maladie plongée dans le noir", assure Mme Hengst. "Le monde découvre enfin les ravages que cette maladie crée chez les individus, et l'urgence d'un traitement".

Mais visiblement très peu d'internautes, après avoir regardé ça...



Ont-eu envie de donner pour éviter ça :




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Condamnée au pilori. En avril dernier, Orange avait alerté ses abonnés d'une nouvelle intrusion dans ses fichiers clients, qui a concerné les noms, prénoms, dates de naissance, adresse e-mail et numéros de téléphones de 1,3 millions de clients et prospects. C'était la deuxième fois de l'année que l'opérateur historique était ainsi victime d'un piratage de données confidentielles de ses abonnées, alors-même que Stéphane Richard avait fait de la sécurité un engagement prioritaire du groupe.

Quatre mois plus tard, la CNIL annonce qu'elle a jugé Orange responsable des fuites, issues d'une prestation d'e-mailing par un sous-traitant de sous-traitant. "Le lien de désinscription figurant sur un courriel de prospection permettait, par une modification de l'adresse URL, d'accéder à un serveur du prestataire secondaire contenant 700 fichiers relatifs aux clients et prospects de la société ORANGE", peut-on lire dans la délibération rendue publique ce lundi, mais adoptée le 7 août dernier. "Ces fichiers ont été "aspirés" les 4 et 5 mars 2014 depuis une adresse IP non identifiée".

Aucun audit de sécurité

Or, relève la CNIL, "l'application technique permettant la réalisation de campagnes de prospection avait été spécifiquement adaptée par le prestataire secondaire pour répondre aux besoins de la société ORANGE", et "cette nouvelle version de l'application avait été mise en production en novembre 2013 sans qu'aucun audit de sécurité n'ait été préalablement réalisé".

Par ailleurs, il a été établi qu'Orange communiquait ses fichiers clients avec ses sous-traitants "par simple courriel et sans mesure de sécurité particulière", et qu'elle n'avait pas suffisamment bien cadré juridiquement la sécurisation des données avec le "prestataire secondaire".

Aussi, la CNIL juge qu'Orange a "manqué à son obligation de sécurité" à l'égard des données personnelles des clients. Le groupe "ne saurait minimiser sa responsabilité par le recours à plusieurs prestataires", rappelle la Commission.

Généreuse, la CNIL retient toute de même qu'Orange a "remédié dans des délais satisfaisants aux faiblesses techniques", et qu'elle a "démontré pour l'avenir une meilleure prise en compte des problématiques de confidentialité des données". Une circonstance atténuante retenue après avoir constaté qu'il est "établi qu'un tiers non autorisé a effectivement accédé" aux données qui "concernent plus d'un million de clients".

En guise de seule sanction, la CNIL a décidé de rendre cette décision publique. C'est tout. Mais ce manque d'autorité de l'autorité est une habitude.




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Son cabinet s'était déjà largement vidé pendant l'été, comme s'il anticipait une telle décision. Lundi, alors que Manuel Valls enchaînait les consultations pour former un nouveau gouvernement sans Arnaud Montebourg, la ministre de la culture Aurélie Filippetti a fait savoir au premier ministre et au président François Hollande qu'elle n'était pas candidate à un nouveau poste ministériel. Une manière aussi de se donner l'air d'être actrice d'une décision qu'elle aurait probablement subie de toute façon, tant son bilan à la rue de Valois est vu avec sévérité.

Pour le numérique, le départ d'Aurélie Filipppetti signe certainement l'abandon du projet de transfert des pouvoirs de l'Hadopi vers le CSA, déjà rendu incertain par le calendrier surchargé, et par un parlement qui ne voit pas d'un bon oeil de remettre à l'ouvrage le sujet très sensible du piratage sur les réseaux numérique, sur lequel les contradictions de la gauche pourraient apparaître au grand jour.

Mais le départ d'Aurélie Filippetti pourrait aussi fragiliser durablement le projet du Gouvernement de renforcer la lutte contre le piratage en s'attaquant aux intermédiaires techniques et financiers, comme le suggérait le rapport MIQ commandé par l'ancienne ministre — qui a décoré son auteure.

Tout dépendra sur ce point des vues de son (ou sa) successeur, qui pourrait être Najat Vallaud-Belkacem, déjà candidate au poste lors du précédent remaniement ministériel.

Au ministère de la Culture, l'action d'Aurélie Filippetti pour le numérique ne restera pas dans les annales pour sa cohérence et sa vision. Elle a par exemple rendu les livres plus chers sur Internet, au prétexte de protéger les librairies physiques, et s'est montrée incapable d'autorité sur la question de la chronologie des médias, préférant menacer Netflix et la neutralité du net.


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