Guillaume Champeau

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Haro sur les maisons et appartements loués par les particuliers sur les services comme AirBnB, qui font concurrence aux hôtels, campings, chambres d'hôtes et autres logements destinés aux touristes. Le Gouvernement a déposé un amendement au projet de loi sur la "simplification de la vie des entreprises", pour demander au Parlement l'autorisation de légiférer par ordonnance sur un certain nombre de mesures. Parmi elles figurerait "l'amélioration du cadre réglementaire précisant les modalités de location d'hébergements touristiques par des exploitants non professionnels afin d'éviter le développement d'une concurrence déloyale".

Selon la présentation de l'amendement, il s'agirait de mettre en oeuvre les conclusions des Assises du tourisme lancées en novembre 2013 par Sylvia Pinel et conclues le 19 juin dernier par le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. Pourtant la question des "modalités de location par des exploitants non professionnels" et de la "concurrence déloyale" que ces logements privés créeraient ne faisait pas partie des éléments annoncés par Laurent Fabius dans son discours, lorsqu'il avait déjà indiqué sa volonté de procéder par ordonnance.

Taxer le séjour

Lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative, la majorité avait adopté à l'Assemblée nationale en première lecture la création d'une taxe régionale de séjour, qui avait provoqué la colère des professionnels. "Que le législateur encadre et contrôle les 30 000 logements franciliens qui échappent aux obligations réglementaires, sociales et fiscales, plutôt que de créer des nouvelles taxes qui vont faire fuir les touristes et fragiliser davantage nos entreprises, qui elles s'acquittent de leurs obligations", avait houspillé Roland Héguy, le président confédéral de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie.

La voie de l'ordonnance pourrait être un moyen pour le Gouvernement de parvenir à cet encadrement renforcé, avec la bénédiction de l'opposition UMP. "Lorsque vous louez votre logement à des touristes, vous concurrencez évidemment l'hôtel d'à côté qui supporte, pour sa part, toutes les charges sociales et fiscales, dont la taxe de séjour", avait expliqué Eric Woerth lors des débats parlementaires sur la loi de finances. "Aussi suggérons-nous de taxer ces sites qui mettent en relation loueurs et touristes et créent du chiffre d'affaires. Certes, on risque de se heurter aux difficultés insondables de la fiscalité de l'internet, mais il n'en demeure pas moins que l'on doit résoudre cette question".

En avril 2014, AirBnB a décidé de collecter des taxes de séjour. Mais uniquement dans certaines villes aux Etats-Unis.


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Sur le modèle de la riposte graduée mise en place aux Etats-Unis, les FAI britanniques et les ayants droits se sont mis d'accord en Grande-Bretagne pour créer leur petite Hadopi privée, avec le soutien du Gouvernement. Ensemble, ils ont annoncé le lancement de Creative Content UK, "un nouveau partenariat novateur qui va augmenter la sensibilité des consommateurs à la vaste gamme de services légitimes de contenu en ligne, et aider à réduire les atteintes aux droits d'auteur sur Internet"

A côté d'une campagne de communication qui sera lancée d'ici le printemps 2015, Creative Content UK veut organiser un "programme d'alerte aux abonnés", co-géré à la fois par les FAI et par les organisations d'ayants droit. Aucune date n'a été annoncée sur son lancement mais le consortium prévient que "les FAI participants alerteront les abonnés et les conseilleront lorsque leurs comptes auront été utilisés en apparence pour violer des droits d'auteur".

Une Hadopi sans menaces

Comme en France par l'intermédiaire de la Hadopi, mais cette fois-ci directement, les abonnés dont l'adresse IP aura été associée à une mise en partage d'un contenu piraté sur les réseaux P2P recevront des avertissements par e-mail, et des conseils sur l'offre légale existante.

En revanche, contrairement à la loi Hadopi française, il n'est prévu aucune sanction en cas de multiples récidives. En France, il n'est plus possible de couper l'accès à internet, mais il reste une amende maximale de 1500 euros. Depuis octobre 2010 et l'envoi des premiers avertissements, seuls 116 internautes ont vu leur dossier transmis au parquet sur plus de 3 millions d'abonnés avertis.

Creative Content UK rassemble notamment la Motion Picture Association (MPA, la branche internationale de la MPAA), la British Recorded Music Industry (BPI, le lobby de l'industrie musicale en Grande-Bretagne), et les quatre principaux opérateurs télécoms britanniques : BT, Sky, TalkTalk et Virgin Media. L'initiative est aussi soutenue par la BBC, ITV, et plusieurs organisations d'ayants droits britanniques, dans la musique ou l'audiovisuel.


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Selon une information du Journal du Dimanche, Patrick Drahi, le patron d'Altice, maison-mère de Numericable, serait déjà prêt à répliquer au lancement ambitieux de Netflix en France. "Après avoir racheté SFR et investi dans Libération, Patrice Drahi s'attaque au géant américain Netflix, dont le lancement est attendu en France en septembre", assure le journal du groupe Lagardère. "L'homme d'affaires franco-israélien inaugurera au même moment sa propre plate-forme de séries en streaming, basée sur le catalogue de sa box Numericable. Nom de code de l'opération : Séries-flix".

Numericable rejoindra ainsi un terrain déjà défriché par Canal+ (avec Canal Play), Videofutur, FilmoTV ou encore M6 (avec le Pass M6).


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Si la Corée du Nord ne s'ouvre pas à Internet, Internet s'ouvrira à la Corée du Nord. C'est l'idée derrière un hackathon de deux jours organisé les 2 et 3 août prochain par la Human Rights Foundation, une organisation de défense des droits de l'homme spécialisée dans les "sociétés fermées". L'événement doit rassembler à San Francisco toutes les bonnes volontés qui travailleront ensemble pour mettre au point les idées qui permettront au peuple nord-coréen d'avoir accès à d'autres informations que celles autorisées par le régime de Pyongyang.

En début d'année, la Human Rights Foundation avait eu l'idée de lâcher près de la frontière des deux Corées des ballons gonflés à l'hélium, chargés de 500 000 flyers, des DVD avec des séries TV sud-coréennes, des radios AM, et des clés USB chargées de pages Wikipedia en Coréen.



Selon The Guardian, le hackathon sera organisé en présence de plusieurs personnalités coréennes dont l'activiste sud-coréen Park Sang-hak, l'ancien prisonnier nord-coréen Kang Chol-hwan, ou encore Kim Heung-Kwang, ancien professeur d'informatique en Corée du Nord.

Actuellement, seule une très petite minorité de Coréens du Nord ont accès à Internet. La grande partie de la population n'a accès à aucun réseau, et l'élite peut accéder à un réseau intranet contrôlé par l'Etat, essentiellement à des fins de recherches scientifiques, de messagerie électronique, et d'accès à des livres électroniques. Il existe toutefois quelques forums, sites de commerce en ligne, et sites d'information, tous étroitement contrôlés par Pyongyang.


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La Coupe du monde de football du Brésil vous manque déjà ? Rassurez-vous, il reste de quoi satisfaire votre appétit estival de compétitions de ballon rond et de plages brésiliennes. La ville de João Pessoa, qui borde la côte atlantique à 2000 km au nord de Rio de Janeiro, accueille à partir de ce lundi 21 juillet l'édition 2014 de la Robocup, le championnat du monde de robotique, avec sa célèbre compétition de football.

Créée en 1997, la compétition vise à dynamiser la recherche dans la robotique par une application ludique, avec l'objectif affiché de créer une équipe de football de robots humanoïdes qui soit capable, d'ici 2050, de battre une équipe de football humaine. Le championnat est partagé en cinq ligues, une uniquement concentrée sur la simulation logicielle, et les autres qui dépendent de la taille du robot.

Cette année, l'entreprise bordelaise Rhoban du doctorant Olivier Ly est la seule équipe française à s'être qualifiée pour la Robocup au Brésil, dans la catégorie des robots humanoïdes de taille d'enfant, la plus chargée du championnat.

Les robots doivent y être autonomes, de forme humaine (une tête, un torse, deux bras, deux jambes...), et ne pas utiliser d'informations sur leur environnement qui ne soient pas reçues de capteurs simulant les sens humains. Ils doivent être capables de marcher, courir, et donner des coups pieds dans le ballon en gardant leur équilibre, ou de redresser tout seul s'ils tombent, et doivent pouvoir jouer en équipe.

L'équipe de France représentée par Rhoban utilisera le Sigmaban (.pdf), un robot de 56 cm de haut pesant 4 kg, doté d'une vingtaine de possibilités d'articulations, 6 pour chaque jambe, 3 pour par chaque bras, et 2 pour la tête. La dernière version mise au point par la société issue du Laboratoire bordelais de recherche en informatique (LaBRI) est doté de moteurs Dynamixel, d'une caméra Logitech HD Pro C905, d'une centrale à inertie, et de deux processeurs, l'un de bas niveau sur architecture ARM7, et l'autre de haut-niveau sur architecture Intel Atom. Le tout piloté sous un système Linux Debian 7.

Rohban entre ce lundi en lice avec des matchs de poule prévus contre des équipes de Chine et du Mexique. Ce sera sa troisième participation à la Robocup.








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Paradoxe des paradoxes. Malgré une grosse décennie d'efforts, le piratage n'a pas suffi à assouplir les conditions d'exploitation des offres légales de cinéma en ligne. Mais c'est l'arrivée d'une offre légale, Netflix, qui pourrait conduire le ministère de la Culture à imposer enfin une révision de la chronologie des médias, pour éviter que cette offre légale ait trop de succès.

Dans une interview au Figaro, la ministre Aurélie FIlippetti plaide en effet pour que le délai entre l'exploitation en salles d'un film et sa possible exploitation sur les services de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD) soit ramené à deux ans au lieu de trois ans actuellement.

"L'objectif général est qu'après la salle, le public puisse accéder plus rapidement et légalement aux œuvres. Je propose donc d'avancer de deux mois la disponibilité des films à la télévision et, pour la vidéo par abonnement, de ramener le délai après la sortie en salles à 24 mois, contre 36 actuellement", annonce-t-elle. La mesure pourrait ainsi bénéficier à Videofutur, FilmoTV, ou Canal Play.

Une chronologie des médias à deux vitesses

En revanche, Aurélie Filippetti prévient que cet "avantage" serait accordé "uniquement pour les services qui participent au financement et à l'exposition des œuvres françaises et européennes", les mêmes à qui le CSA aimerait accorder la préférence dans les tuyaux des FAI.

Il s'agit de contraindre Netflix à aller plus loin que la simple production de séries TV françaises, et à se soumettre aux règles fiscales qui obligent les services de VOD à verser une part de leur chiffre d'affaires au fonds de soutien à la création, alors que Netflix a basé son siège européen aux Pays-Bas.

La ministre de la Culture va toutefois moins loin que la révision de la chronologie des médias proposée par le rapport Lescure, qui proposait de ramener la SVOD à 18 mois. Il s'agit "d'introduire davantage de souplesse, de favoriser la circulation des œuvres et de décourager le piratage, tout en contenant les risques de 'cannibalisation' des modes traditionnels d'exploitation et en protégeant le système de préfinancement des œuvres", avait expliqué l'ancien patron de Canal+. A long terme, la SVOD remplacera l'abonnement aux chaînes payantes. Mais d'ici là, il s'agit d'aménager une transition qui permette à Canal+ de continuer à diffuser des contenus qui


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Olivier Bienkowski se décrit lui-même comme un "expert du marketing de la guérilla", et un "lightartist", c'est-à-dire un artiste de la lumière. Samedi soir, l'homme s'est à nouveau fait remarquer en projetant pendant plusieurs minutes le message "NSA in da House" sur la façade de l'ambassade des Etats-Unis à Berlin, pour dénoncer les activités de surveillance opérées sur le sol allemand par les agents américains de la NSA.

Son opération intervient quelques jours après la montée des tensions entre les Etats-Unis et l'Allemagne, qui a découvert la présence d'espions américains dans ses administrations, et a décidé d'expulser le chef des services secrets américains basé en Allemagne.



L'an dernier, l'artiste avait déjà projeté le message "United Stasi of America" pour comparer les activités de l'agence américaine avec celle des services de renseignement de l'ancienne Allemagne de l'Est, qui ont profondément marqué le peuple allemand :



Vendredi, la projection a dû être arrêtée après la visite des policiers allemands, auxquels se sont joints des agents de l'ambassade américaine :




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La semaine dernier, Edward Snownden faisait la promotion de SpiderOak contre Dropbox, en expliquant qu'il fallait toujours choisir les solutions technologiques conçues avec une véritable garantie du respect de la confidentialité des informations, et pas seulement une vague promesse. L'ancien agent de la NSA pourrait multiplier ce type de conseils à l'avenir, voire proposer lui-même des outils adaptés à la protection de la vie privée.

Comme le rapporte ReCode, Edward Snownden a participé vendredi dernier à New York à la conférence HOPE X (Hackers On Planet Hearth), qui rassemble sur trois jours des activistes du monde entier. Il n'y a bien sûr pas participé physiquement, puisqu'il est toujours réfugié en Russie et sous la menace d'un procès aux Etats-Unis, mais grâce à une visioconférence sur Google Hangout.

"Nous le peuple — vous le peuple, vous dans cette salle en ce moment-même — avez à la fois les moyens et la capacité d'aider à créer un avenir meilleur en encodant nos droits dans les programmes et dans les protocoles sur lesquels nous nous reposons tous les jours", a tenu à rappeler Snowden. "C'est ce sur quoi portera une grande partie de mon futur travail, et j'espère que vous me rejoindrez", a-t-il ensuite annoncé. "Pour créer cette réalité".

En novembre 2013, un avocat d'Edward Snowden, Anatoly Kucherena, avait annoncé que son client avait trouvé du travail en tant que conseiller technique pour un "grand site russe", sans apporter plus de détails. Est-ce dans ce cadre qu'il annoncera bientôt des outils et/ou dédiés à sécuriser les données ? On le saura sans doute bientôt.


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Qui a abattu l'avion de la Malaysia Airlines dans le nord de l'Ukraine ? Alors que le gouvernement américain affirme qu'un missile sol-air a été lancé depuis une zone contrôlée par les séparatistes ukrainiens, avec du matériel russe, la Russie se défend de toute responsabilité dans l'accident qui a causé la mort de 298 passagers. Et la bataille diplomatique se joue aussi sur Wikipedia, dans la communication interne des Etats.

Le journal britannique The Telegraph rapporte en effet qu'une adresse IP attribuée au gouvernement russe a été utilisée pour modifier une page russophone de Wikipedia listant les accidents ayant eu lieu dans l'aviation civile. La page a été modifiée par la Compagnie d'État pan-russe de télévision et de radiodiffusion (VGTRK), pour y affirmer sans nuances que "l'avion (le vol MH17) a été abattu par des soldats ukrainiens".

Auparavant, la page de Wikipedia avait été modifiée par un internaute qui y avait écrit que l'avion du vol MH17 avait été abattu "par des terroristes de la République autoproclamée du Peuple de Donetsk avec des systèmes de missiles Buk, que les terroristes ont reçu de la Fédération de Russie".

Les modifications effectuées par le média officiel russe ont été repérées par le compte Twitter @RusGovEdits, qui signale toutes les modifications de Twitter opérées depuis une adresse IP utilisée par l'administration russe :


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— ????????? (@RuGovEdits) 18 Juillet 2014

Il utilise pour cela une version adaptée du script anon mis en point initialement pour détecter les modifications réalisées depuis des adresses IP du parlement américain, sur les comptes @parliamentedits et @congressedits.

Un robot utilisé également en France par @wikiAssemblee.


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L'annonce est encore plus spectaculaire que lorsqu'il s'agissait du site e-commerce américain Overstock, qui avait annoncé en début d'année son acceptation des Bitcoins, avec l'équivalent de plus de 100 000 euros de chiffre d'affaires généré en une seule journée. Sorti du marché boursier à la fin de l'année pour ne plus avoir à rendre de compte en public à ses investisseurs, le géant du matériel informatique Dell a annoncé vendredi qu'il se mettait à accepter les paiements en Bitcoins.

"Au jour d'aujourd'hui, Dell est la plus grande entreprise de commerce à accepter officiellement Bitcoin, avec près de 60 milliards de dollars de ventes annuelles", se réjouit l'entreprise reprise en main par Michael Dell. Dans un premier temps, les Bitcoin ne seront acceptés que pour les commandes passées aux Etats-Unis.

Pour ne prendre aucun risque quant à la grande volatilité du Bitcoin, les paiements seront traités à travers la plateforme Coinbase. Les prix restent ainsi libellés en dollars, et les acheteurs paieront leur commande sur Coinbase qui s'occupe de la conversion en Bitcoins, et rétrocède des dollars à Dell.

Une telle méthode serait a priori impossible en France, étant donnée l'action judiciaire menée par la Banque de France, qui estime que les intermédiaires comme Coinbase devraient suivre les règles très strictes d'encadrement des activités bancaires. Un rapport remis par la cellule Tracfin au ministre des finances Michel Sapin a pour sa part proposé d'encadrer les transactions en bitcoins, notamment en plafonnant les paiements comme c'est le cas pour les achats en liquide.

"Bitcoin est une nouvelle option de paiement destinée à offrir davantage de flexibilité pour les clients", considère pour sa part Dell. "Les paiements en Bitcoins peuvent être réalisés facilement de n'importe où dans le monde et offrent des coûts de traitement des paiement réduits".




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C'est un communiqué commun de la Commission européenne et des états membres de l'Union européenne qui l'annoncent, en s'attribuant le mérite de cet effort de transparence. A leur demande, faite également à Apple concernant les jeux pour iPhone et iPad, Google a accepté de modifier la façon dont il présentait les jeux Android intégrant des options d'achats.

D'ici septembre 2014, "il s'agit notamment de ne pas utiliser le mot "gratuit" lorsque les jeux intègrent des achats d'applications, d'élaborer des lignes directrices ciblées pour les créateurs d'applications afin d'empêcher les incitations directement adressées aux enfants, telles que définies par la législation de l'Union, et d'adopter un calendrier de mesures visant à contrôler les cas apparents de violation du droit européen de la consommation".

Dans les faits, Google Play n'affiche déjà plus aucun prix lorsque les jeux sont "gratuit", mais se contente d'un simple bouton "télécharger", et d'un message discret qui prévient qu'il existe des "achats via l'application".

De plus, Google imposera désormais par défaut que le mot de passe du compte utilisé soit saisi avant toute confirmation d'achat au sein des applications, ce qui devrait empêcher les enfants de réaliser des achats sans l'autorisation parentale. Si l'utilisateur ne veut pas "subir" cette contrainte, il devra modifier le paramètre par défaut.

Apple traîne des pieds

En revanche "Apple a proposé de se pencher sur la question mais n'a, malheureusement, proposé aucune solution concrète immédiate à ce jour pour traiter les craintes liées, en particulier, à l'autorisation de paiement", déplore la Commission. La firme de Cupertino n'a rien promis et ne s'est engagé sur aucun calendrier. Sur l'App Store, il est toujours marqué "gratuit" pour les jeux qui intègrent des options payantes.

En décembre 2013, le "réseau CPC" qui réunit les autorités de protection des consommateurs des différents pays membres de l'Union Européenne avaient transmis à Apple, Google et à la Fédération europénne des logiciels de loisirs une position commune avec leur leurs différentes attentes en matière de transparence et de contrôle.

"Les mesures d'application, pouvant éventuellement impliquer une action en justice, sont entre les mains des autorités nationales, qui vont à présent examiner la manière de traiter les questions juridiques qui resteraient en suspens", préviennent aujourd'hui les autorités européennes.


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Hélas quand on a demandé c'était compliqué et/ou cher.



A une autre époque et dans un contexte autrement plus grave, Jacques Chirac avait dit que "notre maison brûle et nous regardons ailleurs, et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas". C'est aussi le sentiment qu'ont beaucoup de techniciens des télécoms, qui s'inquiètent de voir que rien n'est fait alors que le monde court à la pénurie totale d'adresses IPv4.

Elles sont déjà arrivées à épuisement en Asie (depuis 2011), en Europe (depuis 2012), et en Amérique du Sud (depuis 2014). Si les industries des télécoms ne font pas très rapidement les efforts nécessaires pour migrer leurs infrastructures vers le protocole IPv6, c'est la possibilité de connecter entre elles les machines, et donc le développement-même d'Internet, qui est menacée. Or pour le moment, les incantations politiques n'ont aucun effet et les investissements se font rares.

C'est donc une solution radicale que proposent près d'une trentaine de députés UMP qui ont cosigné la proposition de loi de la députée Laure de La Raudière. Elle est simplissime. "À compter du 30 juin 2015, tous les périphériques destinés à recevoir une connexion internet, lors de leur mise en vente par un professionnel à un particulier ou à un autre professionnel, devront être adaptés à la norme IPV6 de façon native", dit le texte qui propose de modifier en ce sens le code des postes et communications électroniques.

Un enjeu aussi pour la neutralité du net

Dans ses motifs, Laure de La Raudière rappelle que "dès le milieu des années 90, les spécialistes envisageaient la saturation du réseau et l'épuisement des 4 milliards d'adresses IPv4" disponibles, et qu'au lieu de réaliser une transition logique vers l'IPv6 qui permet un nombre virtuellement illimité d'adresses IP, les opérateurs ont mis au point des techniques de translation très problématiques.

C'est même à se demander si ces problèmes ne seraient pas souhaités par les opérateurs pour avoir un nouveau moyen de violer la neutralité du net. "Les blocs publics d'adresses restantes en protocole IPv4 devenant une ressource rare, la manière dont les fournisseurs de services Internet géreront leur conservation via le partage d'adresses CGN-IPv4 pourrait un impact majeur sur la distribution d'application web, sur la qualité de l'expérience de l'utilisateur final et sur l'innovation en matière d'application", prévient la députée, elle-même ingénieur télécoms.

D'où l'idée de leur forcer la main avec un projet de loi qui obligerait les équipementiers à ne plus vendre que des terminaux, serveurs ou routeurs compatibles nativement avec IPv6, sans utiliser de techniques de translation.


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Le fabricant de téléphones mobiles HTC a annoncé vendredi le lancement d'un nouveau modèle dans sa gamme de smartphones Desire, le HTC Desire 516. D'un design des plus classiques, le Desire 516 est doté d'un écran HD 5 pouces, d'un processeur quadruple-core, et d'une caméra 5 Mpix à l'arrière et 2 Mpix en façade. Il propose le support de deux cartes SIM, pour ne garder qu'un seul téléphone avec un numéro pro et un numéro perso.

Selon le communiqué très avare en détails techniques, l'appareil "dispose d'un excellent potentiel graphique et d'une haute qualité d'image, idéales pour réaliser de superbes photos de vacances comme pour organiser une vidéo conférence professionnelle". Une affirmation qu'il faudra certainement tempérer sur pièce, mais qu'il faudra aussi mettre en lien avec le prix du téléphone : 179 euros seulement.

Le HTC Desire 516 sera proposé en gris ou en noir.




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C'est dire toute l'hypocrisie générée par le montage juridique imaginé par Amazon. Le géant américain a ouvert aujourd'hui aux Etats-Unis son service Kindle Unlimited, qui permet d'avoir un accès illimité à une sélection de plus de 600 000 livres électroniques à lire sur un écran, pour 9,99 euros par mois. Mais officiellement, il ne s'agit pas d'un service de location. Il s'agit d'une bibliothèque privée, avec son propre règlement.

C'est ainsi qu'Amazon espère détourner en France la loi sur le prix unique de vente des livres électroniques, et son décret d'application qui ne laisse pourtant aucun doute sur le fait que la fourniture de fichiers de livres électroniques sous DRM est bien visé par le législateur.

Une "adhésion"

Les conditions d'utilisation proposées par Amazon aux Etats-Unis, qui sont certainement très proches de celles prévues en France, sont d'une rédaction exemplaire. Les juristes de la firme ont veillé à ne jamais utiliser aucun terme qui pourrait qualifier la transaction.

Les mots "ventes", "location" ou même "prêt" ne figurent pas dans le contrat, qui utilise le terme "adhésion" au "programme" Kindle Unlimited. "Si votre adhésion prend fin, vous n'aurez plus accès aux titres que vous avez sélectionnés à partir du programme", se contente de dire Amazon.

10 livres à la fois

Il faut se rendre dans l'aide de Kindle Unlimited pour voir qu'il est précisé que "vous pouvez conserver jusqu'à 10 livres à la fois et il n'y a pas de date de retour". Ainsi, comme s'ils utilisaient les services d'une bibliothèque et se rendaient à l'accueil pour rendre les livres empruntés avant de pouvoir en emprunter d'autres, les utilisateurs de Kindle Unlimited peuvent télécharger jusqu'à 10 fichiers de livres électroniques à lire sur leur tablette, mais doivent "retourner" chacun des livres qu'ils ne veulent plus conserver. Une opération purement virtuelle qui n'a d'intérêt que juridique.

Ainsi Kindle Unlimited n'est qu'une grosse bibliothèque privée qui participe à son propre programme de prêts Kindle. Mais une bibliothèque qui pourrait rapidement supplanter toutes les autres, et rendre très inattractif les "petits libraires" que la loi sur le prix unique des livres numériques était censée protéger.


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L'annonce avait déjà fuité hier, c'est désormais officiel. Amazon a lancé ce vendredi aux Etats-Unis son service Kindle Unlimited, qui donne accès à plus de 600 000 livres électroniques et quelques milliers de livres audio pour 9,99 dollars par mois.

Confirmant un peu plus une transition radicale du modèle économique culturel vers l'âge de l'accès décrit par Jérémy Rifkin, le service reprend les formules d'abonnement illimité déjà éprouvées avec succès dans la musique ou dans la vidéo, pour l'adapter à la littérature. Les amateurs de culture ne possèdent plus les livres, films ou musiques qu'ils aiment et veulent conserver, mais se contentent de payer un droit d'accès à ces différentes catégories de productions culturelles, droit qui leur est retiré dès que leur paiement mensuel cesse.

Pour son lancement, Amazon met en avant une sélection de certains best-sellers comme la collection des Hunger Games, du Seigneur des Anneaux ou encore Harry Potter. Mais faute d'accords avec les grands éditeurs, ce sont surtout les livres d'éditeurs indépendants qui sont proposés dans l'offre illimité d'Amazon.

Selon le site spécialisé Actualitté, Amazon préparerait le lancement de Kindle Unlimited en France oour la rentrée de septembre, malgré la loi sur le prix unique du livre numérique, qu'il tentera de contourner en usant justement du fait qu'il ne vend pas le livre, mais y donne simplement accès.




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Puisque les arguments très critiques livrés par le Conseil National du Numérique (CNNum) contre le blocage administratif des sites internet prévu par le projet de loi anti-terroriste ont été balayés aussitôt par le ministère de l'intérieur, La Quadrature du Net a décidé de ressortir son arme la plus efficace contre les textes à portée liberticide : le téléphone.

"C'est la quasi-totalité de ce projet de loi qui tend au contournement du judiciaire dans le cadre des actions policières anti-terroristes, particulièrement dans le domaine numérique", prévient La Quadrature du Net dans un communiqué.

"L'ensemble du projet de loi s'attache à traiter dans le cadre anti-terroriste des actes ou des propos qui sont considérés comme " faisant partie du parcours des terroristes ", avant que les actes de terrorisme ne soient eux-même commis ou même directement préparés. C'est une société de la surveillance et de la suspicion qui est ici proposée, dans laquelle la police ou le gouvernement décideraient de censurer Internet, et c'est en ces termes que le débat devra être mené."

Un appel à appeler

L'association appelle donc les internautes à se mobiliser d'urgence pour contester le texte dont le Gouvernement prétend qu'il vise à les protéger. Le gouvernement a choisi de déposer le projet de loi sous procédure accélérée, c'est-à-dire avec une seule lecture par l'Assemblée Nationale et le Sénat. L'examen en commission doit avoir lieu par les députés le 22 juillet prochain.

En pratique, La Quadrature du Net a donc relancé son PiPhone, un outil en ligne très bien pensé qui affiche au hasard le nom de l'un des députés de la commission des lois, ses coordonnées téléphoniques, et qui propose d'appeler le député d'un simple clic. Le procédé permet de prendre contact directement avec le parlementaire ou son assistant, de façon bien plus efficace qu'avec un e-mail, pour discuter avec lui (ou elle) des enjeux de la loi et lui demander de ne pas voter le texte.

Exemple :



C'est notamment grâce à cet outil que La Quadrature avait réussi à obtenir une première victoire inespérée au Parlement européen pour la neutralité du net.

"La Quadrature du Net appelle tous les citoyens soucieux de défendre les valeurs fondamentales de la démocratie à contacter les membres de la commission des lois de l'Assemblée nationale sans attendre, pour les exhorter à rejeter le texte dans son ensemble", exhorte l'association.


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Le mois dernier, nous rapportions que Netflix avait commencé à déployer son infrastructure en France en installant un point d'interconnexion dans un data center de Telehouse à Paris, qui a lui-même des accords de peering avec plus de 175 opérateurs. Tout se met progressivement en place avant l'ouverture officielle du service de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD), qui doit avoir lieu entre septembre et décembre prochain.

Et Netflix arrive clairement avec de grandes ambitions. Dave Temkin, le directeur de l'architecture réseau et de la stratégie d'interconnexion de Netflix a en effet révélé sur Twitter que réseau américain débarquait en France avec une capacité de 1 Térabit par seconde. Le réseau sera bientôt accessible via France IX, qui dispose de huit points de présence, à Paris et à Marseille.


Open Connect comes to Paris! With 1 Terabit of capacity ready for launch, @NetflixFra will be on @ixpfranceix soon. pic.twitter.com/pcnPTaQzjk
— Dave Temkin (@dtemkin) 18 Juillet 2014


"Open Connect" est le nom du CDN ouvert proposé par Netflix, qui permet aux FAI de se relier au réseau du prestataire sans frais, et d'avoir dans leur propre réseau ou à proximité des serveurs de mise en cache des contenus de Netflix. Plus les contenus demandés sont répliqués dans différents serveurs du CDN, moins il y a de trafic à acheter dans un sens ou dans l'autre, et plus l'accès aux vidéos streamées est rapide.

Selon @nkgl, capacité telle que celle prévue par Netflix en France est équivalente à celle d'un "gros FAI de 5 millions d'abonnés" :


Netflix arrive en France avec 1 Térabit par seconde de capa ! C'est la "même" capa qu'un gros FAI de 5 millions d'abonnés environ. Enorme.
— Niko GL (@nkgl) 18 Juillet 2014


Aux Etats-Unis, Netflix capte plus d'un tiers de la bande passante descendante, avec 34,2 % des flux en mars 2014, contre "seulement" 13,2 % pour YouTube. Les besoins en connectivité sont donc effectivement énormes, et c'est au aussi en agissant sur ce levier que le CSA espère réguler Netflix par un chantage au bridage, en permettant aux FAI de donner la priorité dans leur réseau aux sites de VOD qui respectent pleinement la législation française.

Pour contourner ces atteintes à la neutralité du net qui deviennent de plus en plus menaçantes, et ne plus avoir à céder à des chantages mafieux, Netflix songe de plus en plus à modifier son infrastructure pour utiliser des technologies P2P, beaucoup moins sensibles aux congestions.


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Nouveau coup dur pour les ayants droit en Espagne, qui ont décidément bien du mal à obtenir de la justice la sévérité qu'ils attendent à l'encontre des créateurs de sites ou outils dédiés au piratage. Torrentfreak rapporte qu'un tribunal de Saragosse a renversé la décision du juge de première instance qui, en mai 2014, avait ordonné aux fournisseurs d'accès à internet de bloquer l'accès à plusieurs sites de liens BitTorrent, de téléchargement direct et de streaming.

Le premier juge avait donné raison à la Fédération pour la protection de la propriété intellectuelle (FAP), une association espagnole qui réunit différentes organisations d'ayants droit dont la puissante Motion Picture Association of America (MPAA). Jugeant qu'ils étaient illégaux, il avait ordonné la fermeture immédiate des sites PCTestrenos.com, PCTorrent.com et Descargaya.es hébergés en Espagne, et le blocage de l'accès aux sites SpanishTracker.com , NewPCT.com et TumejorTV.com.

Une justice espagnole très P2P-friendly

Mais moins de deux mois plus tard, la cour d'appel demande aux FAI de lever le blocage. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments à charge pour imposer sans attendre un jugement au fond une telle mesure aux effets dévastateurs. Il ne s'oppose pas au principe-même d'un blocage, mais demande que l'instruction soit achevée avant d'en arriver à une telle mesure qui doit rester un extrême recours.

En avril dernier, la cour d'appel de Madrid avait confirmé la légalité d'un logiciel de P2P utilisé pour échanger de la musique, tout comme elle avait confirmé en 2008 la légalité des sites de liens P2P (la jurisprudence espagnole diffère concernant le streaming et le DDL).

En 2012, la justice espagnole avait aussi ordonné la restitution du nom de domaine de Rojadirecta, un site de streaming de retransmissions sportives, estimant que sa saisie était abusive.


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Comme indiqué dans l'entête, c'est une brève. On n'a rien de plus à dire pour l'instant.
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