Guillaume Champeau

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Vous cherchez une arme à feu sans numéro de licence ou de la cocaïne à consommer au petit déjeuner ? Google ne vous sera d'aucune aide. Cherchez "cocaïne", et ce sont des sites de prévention ou d'encyclopédies qui s'affichent dans les premières pages. Cherchez "Colt 1911", et vous trouverez au mieux quelques armureries qui se conforment aux réglementations nationales. Rien de très utile pour le délinquant en herbe, qui préfère aussi probablement éviter d'être repéré par son adresse IP.

Heureusement (ou pas), Grams est là ! Comme le révèle Wired, un internaute a mis au point ce moteur de recherche disponible exclusivement à partir d'un navigateur Tor, spécialisé dans la recherche de tout ce qui peut être illégal sur le Darknet, vendu sur des plateformes que la loi et la morale réprouvent.

Très ostensiblement inspiré de Google, jusqu'au bouton "J'ai de la chance", Grams indexe avec leur autorisation les catalogues de plusieurs plateformes marchandes qui ne sont elles-mêmes disponibles qu'à travers le réseau d'anonymisation, où les transactions se font en Bitcoins ou autres monnaies électroniques.

Il y a bien sûr la célèbre place de marché SilkRoad2, créée très rapidement après le démantèlement du premier site de vente de drogues, mais aussi Agora, BlackBank, Cloud-Nine, Evolution, NiceGuy, Pandora, et The Pirate Market. Pour chacune d'entre elles, Grams récupère les produits référencés et présente les résultats sous forme de listings avec le nom des vendeurs, la localisation géographique des produits, et le prix.

L'auteur de Grams, qui assure avoir créé le service en seulement deux semaines, prévoit déjà de nombreuses améliorations, mais aussi un modèle économique basé sur des mots clés vendus aux enchères, façon AdWords. Sans doute payés en Bitcoins, eux aussi.


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En 2011, le Parlement avait adopté en France un texte de loi sur les obtentions végétales, qui instaurait une forme de droit à la copie privée payante pour certaines semences de ferme protégées par un certificat d'obtention végétale (COV). La loi était symbolique d'un mouvement global de privatisation de matières naturelles qui sont essentielles à l'agriculture, par l'exploitation des droits de propriété intellectuelle.

Pour pouvoir vendre des semences sur le marché ou s'en échanger entre agriculteurs, les producteurs ont l'obligation que celles-ci soient inscrites au préalable dans un "catalogue commun des espèces et variétés", tenu à jour par l'Union Européenne. Il rassemble les catalogues nationaux des différents états membres, qui font payer plusieurs centaines voire milliers d'euros le processus exigeant de validation et d'inscription.

Le risque de passer outre n'est pas négligeable. En 2008, le président de l'association Kokopelli qui commercialise des semences anciennes non cataloguées a été condamné à plus de 17 000 euros d'amende. En 2012 la Cour de Justice de l'Union Européenne a été contre l'avis de son avocat général (ce qui est exceptionnel), en jugeant que les restrictions à la commercialisation de semences non cataloguées étaient légales et justifiées.

Comme l'expliquait Lionel Maurel en 2013, l'accumulation des atteintes à la liberté de semer a conduit à la création d'un mouvement de création de semences sous licences libres. Il avait même été créé une licence dédiée, l'Open Source Seeds (dont le site internet ne semble plus disponible), qui s'inspirait des licences Creative Commons pour encadrer juridiquement le droit de semer et reproduire des plants.

"Un pool de ressources génétiques libres"

Un an plus tard, l'Open Source Seed Initiaitve (OSSI) vient d'être lancée par des professeurs de l'Université du Wisconsin. L'organisation a annoncé qu'elle allait distribuer les graines de 22 variétés végétales "open-source" : de la laitue, du chou frisé, des courgettes, du céléri, du cresson, de l'orge, de la moutarde, des poivrons, du quinoa,... Pour respecter une forme de droit moral, les créateurs des plants (les "obtenteurs") sont crédités en tant que tels.

Tous les paquets de graines sont accompagnés d'un message en forme d'engagement et de licence libre :


Cet engagement Open Source Seed vise à garantir votre liberté à utiliser les graines contenues à l'intérieur de quelque manière que vous choisissez, et de s'assurer que ces libertés profitent à tous les utilisateurs ultérieurs.

En ouvrant ce paquet, vous vous engagez à ne pas restreindre l'utilisation par des tiers de ces graines et de leurs dérivés par des brevets, licences ou tout autre moyen. Vous vous engagez à ce que vous si vous transférez ces graines ou leurs dérivés, ils seront également accompagnés de cet engagement.


"Pour répondre efficacement aux défis de l'amélioration de nos cultures qui sont nécessaires pour nourrir notre population en croissance rapide, les agriculteurs et les sélectionneurs de plantes doivent avoir accès aux ressources génétiques", explique Irwin Goldman, professeur d'horticulture à l'Université du Wisconsin, et co-fondateur d'OSSI. "Cet accès devient de plus en plus limité par les contrôles associés à l'octroi de licences sur les semences. Nous voudrions créer un nouveau conduit pour les graines qui permettrait de réaliser un pool de ressources génétiques que chacun pourrait utiliser, partager, conserver, replanter et reproduire librement".


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Ou comment prendre l'innovation numérique à rebrousse poils. Il y a sept ans, les rappeurs américains du Wu-Tang Clan avaient offert plus de 200 titres en téléchargement gratuit sur leur site internet, pour accompagner leur retour sur scène. Cette année, le collectif (dont un des membres vient de se couper le pénis) revient avec une proposition diamétralement opposée.

Le Wu-Tang Clan a annoncé la préparation d'un nouvel album, "Once Upon A Time In Shaolin", mais avec un modèle économique bien particulier. Le groupe prévoit de ne sortir le disque que sous la forme d'un exemplaire unique, enfermé dans une boîte métallique gravée par un artiste, le tout vendu aux enchères. Pour écouter l'album avant qu'il soit transmis au riche propriétaire, les fans devront se rendre dans des auditions publiques payantes, lors d'une tournée internationale où l'objet serait présenté tel une véritable relique. Une manière de remettre en valeur la rareté dans un monde où la musique est reproduite à l'infini.

Selon Billboard, le groupe aurait déjà reçu une offre de 5 millions de dollars. Mais un groupe de fans s'est monté sur Kickstarter avec l'ambition de réunir la plus forte enchère possible, afin d'offrir ensuite à tout le monde la possibilité d'écouter le disque gratuitement. Le groupe gagnerait ainsi le montant de l'enchère pour l'album, mais celui-ci entrerait dans une forme de "domaine public" de fait, grâce aux mécènes coalisés.

L'initiative est cependant loin de rencontrer un franc succès. A l'heure où nous écrivons ces lignes, le groupe de fans n'a réuni que 1 726 dollars. Il reste 52 jours pour atteindre l'objectif des 5 millions de dollars.


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Les drones civils pour lesquelles la régulation sera renforcée ont de nombreuses applications, des plus sympathiques aux plus inattendues. En Grande-Bretagne, The Independant raconte qu'un gang de Shropshire, dans l'ouest de l'Angleterre, utilise des drones pour repérer les cultivateurs de cannabis dans les environs, et pour les extorquer.

Pour cultiver le cannabis en intérieur, les amateurs doivent utiliser des lampes hydroponiques qui consomment beaucoup d'énergie et dégagent beaucoup de chaleur. Les appareils téléguidés de la mafia locale sont donc équipés de caméras à infra-rouge qui survolent les propriétés du comté, pour repérer les sources anormalement élevées de chaleur et identifier les cultivateurs qui ne payent pas leur "dîme" au cartel.

Les cultivateurs ainsi repérés se font alors voler leur production par une opération musclée, ou se voient exiger le paiement d'une taxe. Les victimes n'osent évidemment pas porter plainte, puisqu'elles sont elles-mêmes dans l'illégalité.

"C'est de bonne guerre", explique au quotidien britannique l'un des membres du cartel, âgé de 33 ans, qui estime que son utilisation des drones répond à une certaine éthique. "Ce n'est pas comme si j'utilisais mon drone pour voir si les gens ont un beau téléviseur. Je cherche juste de la drogue à voler et à vendre. Si vous enfreignez la loi, vous entrez dans mon monde et celui de mon drone".

Nul doute que les délinquants trouveront d'autres utilités aux drones. Ils pourraient notamment s'en servir pour vérifier la sécurité d'une propriété avant de franchir un portail, ou pour livrer la drogue à un client sans même avoir à effectuer physiquement une transaction, pour éviter le flagrant délit. Même si l'appareil est saisi par la police, il est très difficile de savoir qui le pilotait.


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Facebook a annoncé jeudi l'arrivée d'une nouvelle fonctionnalité de partage de localisation géographique, baptisée Nearby Friends ("amis à proximité"), qui ne sera pas activée par défaut. Lorsque l'utilisateur décidera d'activer la fonctionnalité sur l'application mobile de Facebook, il pourra savoir quand ses amis qui ont eux-même activé Nearby Friends sont à proximité, pour faciliter les rencontres "dans la vie réelle".

La fonctionnalité sera présente uniquement sur les application Android et iPhone de Facebook, et sera déployée dans les prochaines semaines.

Alors que Facebook est régulièrement attaqué pour son irrespect de la vie privée ou pour ses réglages trop complexes, l'outil est cette fois-ci conçu de façon intelligente, et fait disparaître les barrières psychologiques qui peuvent exister avec des outils de partage de localisation un peu trop indiscrets comme Foursquare, où l'on signale à tout le monde sa position géographique. Avec Nearby Friends, Facebook permet de choisir les groupes d'individus qui peuvent vérifier si l'on est à proximité (tous ses amis, les amis proches seulement, ou une liste spécifique d'amis), et la fonctionnalité ne fonctionne qu'entre utilisateurs qui ont choisi réciproquement de se donner cette possibilité.

"Si vous activez Nearby Friends, vous pouvez aussi choisir de partager une localisation précise avec des amis en particulier que vous choisissez, pour une période de temps déterminée, telle que la prochaine heure", précise Facebook. "Quand vous partagez une localisation précise, l'ami que vous choisissez verra exactement où vous êtes sur une carte, ce qui aidera se trouver. Vous pouvez alors vous rencontrer et passer du temps ensemble".

Enfin, l'application permet aussi de voir quand ses amis ne sont pas à proximité, mais en séjour à l'étranger ou dans une autre ville.

Evidemment, si le partage de la localisation reste visible uniquement par les amis qui ont eux-mêmes activé la fonction, les données restent collectées par Facebook qui pourra aussi les exploiter pour affiner le profil de l'internaute et lui proposer des publicités ciblées, en fonction des endroits qu'il croise.


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C'était le principal actif au bilan de Fleur Pellerin au ministère de l'économie numérique, et l'on savait qu'elle y tenait particulièrement. En tant que nouvelle secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Fleur Pellerin continuera d'assurer la promotion des entreprises technologiques françaises ayant reçu le label French Tech, probablement (c'est souhaitable) en lien avec la secrétaire d'Etat au numérique, Axelle Lemaire.

Les 26 et 27 juin prochain, Fleur Pellerin participera ainsi à New York à la French Touch Conference, un événement qui ambitionne de réunir plus de 300 entrepreneurs, investisseurs et journalistes américains, autour d'une vingtaine d'entreprises françaises ou de cadres dirigeants basés en France.

La conférence sera également l'occasion de décerner deux prix, le "Prix Danton de l'Audace" qui récompensera deux entrepreneurs, l'un basé en France et l'autre à l'étranger, et le "Start-Up Contest", qui permettra à une jeune entreprise de se faire accompagner pour son développement aux Etats-Unis.

Enfin, "un jury sélectionnera une demi-douzaine de strart-ups américaines pour participer à un French Tech Tour en décembre 2014", précise le site internet de la French Touch Conference. "Ces start-ups en cours de développement à l'international suivront une learning expedition spécialement conçue pour elles, pour visiter les hubs d'innovation et de compétitivité en France et découvrir les opportunités de l'écosystème entrepreneurial sur place".


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Au lendemain d'un rapport du Sénat qui pointait du doigt les très nombreux problèmes posés pas le vote électronique, mais qui se refusait pourtant à demander un moratoire sur l'utilisation des machines à voter ou du vote par internet, la sénatrice UMP Joëlle Garriaud-Maylam a dénoncé dans une question au gouvernement un nouveau problème démocratique posé par un décret publié le mois dernier :


L'article 17 du décret n° 2014-290 du 4 mars 2014 portant dispositions électorales relatives à la représentation des Français établis hors de France dispose que " les partis ou groupements politiques et les associations représentatives au niveau national des Français établis hors de France, lorsqu'ils présentent des candidats ou des listes dans au moins trois circonscriptions électorales, peuvent désigner un délégué habilité à contrôler les opérations de vote par voie électronique ".

Cela exclut de fait les listes indépendantes ou locales de la possibilité de participer au contrôle citoyen des opérations de vote électronique.

Alors que les inquiétudes quant à la sécurité et à la transparence du vote par Internet demeurent vives en France comme dans de nombreux autres pays, cette décision de limiter l'accès au bureau de vote électronique n'est pas de nature à rassurer les citoyens. Elle demande les raisons ayant conduit à une telle limitation et appelle le Gouvernement à modifier au plus vite le décret afin d'améliorer la transparence des opérations de vote électronique.


Le constat est partagé par le Parti Pirate. "N'ayant que deux candidats (aux élections consulaires), le Parti Pirate ne pourra pas envoyer de délégués. C'est pourtant le seul parti qui a pris ce rôle de délégué au sérieux depuis le début du vote électronique en 2012. C'est le seul parti qui contrôle le vote d'un bureau avec plus de 100.000 votants !", s'indigne auprès de Numerama Alix Guillard, qui avait déjà demandé l'annulation partielle de l'élection législative de 2012, pour les candidats élus avec le vote par Internet. Le Conseil constitutionnel avait reconnu le risque de fraudes, mais estimé qu'il fallait prouver une fraude effective pour annuler l'élection, ce qui est quasiment impossible en pratique.

En 2012, le Parti Pirate s'était déjà vu refuser l'accès au code source du logiciel de vote. Mais il avait tout de même pu participer au contrôle de l'élection, très imparfait, organisé par le ministère des affaires étrangères.

"Aujourd'hui, le gouvernement va plus loin en limitant l'accès des citoyens au contrôle des opérations".


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La commission des lois du Sénat a adopté mercredi une proposition de loi socialiste "visant à limiter l'usage des techniques biométriques". Selon les explications du sénateur Gaëtan Gorce, à l'origine du texte, il s'agit de répondre "au développement exponentiel de l'usage des données biométriques, en particulier pour contrôler l'accès à des services ou à des locaux professionnels, commerciaux, scolaires ou de loisirs".

Les sénateurs s'inquiètent en effet de la montée en puissance des technologies qui permettent d'identifier un individu à partir de ses attributs physiques et comportementaux. Il s'agit aussi bien des lecteurs d'empreintes que l'on retrouve désormais sur les téléphones mobiles, qui permettent à Apple et Samsung de constituer des bases de données privées d'empreintes digitales (sans que ça n'émeuve la CNIL...), que des systèmes de reconnaissance du visage, de reconnaissance vocale, de reconnaissance du rythme de saisie au clavier ("keystroke"), de lecture de l'iris, du contour de la main, etc., etc.

"À cette mutation technique, qui n'en est qu'à son commencement, s'ajoute une volonté de diversification des usages pour répondre à des enjeux soit de contrôle social (comme le contrôle des horaires de travail via un mécanisme de recueil d'empreinte à l'entrée ou à la sortie du bureau ou de l'atelier) soit de simple confort commercial (accès à un restaurant scolaire, une piscine après vérification du contour de la main, etc)", constate Gaëtan Gorce.

"La question qui nous est posée est en effet de savoir si nous sommes prêts à consentir à une banalisation de l'usage de données tirées du corps humain ou si nous voulons que cet usage soit limité à des situations exceptionnelles".

Un texte insuffisant en l'état

C'est donc pour limiter la biométrie à des "cas exceptionnels" que les sénateurs ont adopté en commission le texte socialiste. Mais celui-ci n'aura que peu d'effet tant sa rédaction est suffisamment large pour permettre à peu près tous les scénarios de contrôle de l'accès par biométrie :


Ne peuvent être autorisés que les traitements ayant pour finalité le contrôle de l'accès physique ou logique à des locaux, équipements, applications ou services représentant ou contenant un enjeu majeur dépassant l'intérêt strict de l'organisme et ayant trait à la protection de l'intégrité physique des personnes, à celle des biens ou à celle d'informations dont la divulgation, le détournement ou la destruction porterait un préjudice grave et irréversible.


Lu rapidement, le texte peut sembler très limitatif et protecteur. Mais en réalité, à titre d'exemple, Apple pourra parfaitement justifier que son lecteur d'empreintes sur l'iPhone 5s est un "contrôle de l'accès logique à des applications", qui dépasse son seul intérêt puisqu'il vise à protéger les intérêts majeurs des clients (leur vie privée, la confidentialité de leur carnet d'adresses, de leurs applications bancaires, etc.). Il ajoutera qu'il s'agit bien de protéger l'intégrité "d'informations dont la divulgation, le détournement ou la destruction porterait un préjudice grave et irréversible" au possesseur d'un iPhone volé.

Pour être réellement efficace, il faudrait selon nous ajouter au texte une disposition qui précise que ne peuvent être autorisés que les traitements biométriques à la fois "indispensables" et "proportionnés" à l'objectif de sécurisation recherché. Or dans ce cas, pour poursuivre notre exemple, Apple aurait beaucoup plus de difficultés à démontrer que le lecteur d'empreintes est "indispensable" à la sécurisation des données du téléphone, ou que la constitution d'un fichier privé d'empreintes biométriques est une méthode "proportionnée" au besoin de contrôler l'identité d'un client.

Le texte sera examiné en séance plénière du Sénat le 29 avril prochain.


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Est-il possible pour un grand réseau social russe de s'opposer au président Vladimir Poutine et aux demandes de son administration ? Oui, si l'on en croit le message publié sur son compte par Pavel Durov, le Mark Zuckerberg russe, créateur du réseau social VKontakte (VK) très populaire en Europe de l'Est, et très fortement inspiré par son modèle américain.

Dans son message publié mercredi, Pavel Durov raconte que le 13 décembre 2013, les services secrets russes du FSB ont demandé à VK de fournir à la Russie des données personnes concernant les membres du groupe d'activistes ukrainien Evromaydana, favorables au rapprochement de l'Ukraine avec l'Union Européenne. Le jeune homme, qui a dû revendre ses parts de VKontakte, publie la lettre adressée par le FSB, dans laquelle 39 comptes étaient visés.

Deux jours plus tard, le 15 décembre 2013, près de 200 000 personnes descendaient dans les rues de Kiev pour réclamer la démission du président Viktor Ianoukovytch.

Un "refus catégorique"

"Notre demande a été et demeure un refus catégorique", assure Durov, qui estime que les utilisateurs ukrainiens ne doivent pas être soumis à la loi russe. "Donner des détails personnels sur des Ukrainiens aux autorités russes ne serait pas seulement contraire à la loi, ce serait aussi une trahison pour ces millions de personnes en Ukraine qui nous ont fait confiance".

Pavel Durov assure que c'est ce refus de se soumettre au FSB qu'il l'a contraint à devoir se séparer de ses parts dans VK, mais "je ne regrette rien", ajoute-t-il. "La protection des données personnelles des gens, ça vaut plus bien plus encore".

"J'ai toujours quelque chose à moi de bien plus important. Une conscience propre et des idéaux que je suis prêt à défendre".

Le fondateur de VK avait démissionné de son poste de directeur, critiquant une prise de contrôle illégale du réseau social par les partisans de Vladimir Poutine. Il est finalement revenu sur sa décision le 3 avril dernier.

Dans un nouveau message publié mercredi, Pavel Durov ajoute qu'un procureur lui avait demandé en 2011 de fermer la page du groupe Alexeï Navalny, dédié à la lutte contre la corruption. Une demande qu'il avait également refusée. "La liberté de diffusion de l'information est un droit inaliénable de la société post-industrielle. Sans elle, l'existence de VKontakte n'a pas de sens".


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La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé mercredi l'arrestation et la mise en accusation d'un jeune homme de 19 ans, qui est soupçonné d'avoir exploité la faille Heartbleed de OpenSSL sur le site internet de l'Agence du revenu du Canada, le fisc canadien. L'homme aurait réussi à collecter quelques 900 numéros d'assurance sociale qui étaient encore visibles dans la mémoire du serveur.

"Les policiers ont arrêté Stephen Arthuro Solis-Reyes à son domicile le 15 avril, sans incident. L'homme devra répondre à un chef d'accusation d'utilisation non autorisée d'ordinateur et à un chef de méfait concernant des données", a indiqué le Groupe intégré de la criminalité technologique (GICT) de la Division nationale de la GRC.

Selon le quotidien Le Droit, la Gendarmerie royale du Canada avait demandé au fisc de ne pas communiquer immédiatement sur la fuite des données, lorsqu'elle en avait été alertée vendredi dernier, afin de pouvoir mener discrètement son enquête.

L'Agence du revenu du Canada avait dévoilé lundi dernier le vol des 900 numéros de sécurité sociale, réalisé sur une période de 6 heures. L'Agence avait alors expliqué qu'elle communiquerait avec chacune des personnes concernées par courrier recommandé, et annoncé l'ouverture d'une ligne téléphonique de renseignements.

"L'Agence indique qu'elle ne téléphonera pas et n'enverra pas de courriel aux particuliers pour les informer qu'ils ont été touchés, parce qu'elle veut s'assurer que ses communications à ce sujet sont protégées et ne peuvent pas être exploitées par des fraudeurs au moyen de stratagèmes d'hameçonnage", avait expliqué Le Droit. "L'ARC fournira également aux personnes touchées l'accès à des services de protection du crédit, sans frais. De plus, elle mettra en place des protections supplémentaires dans leurs comptes fiscaux afin d'y empêcher toute activité non autorisée."

Le jeune homme inculpé doit comparaître devant la justice à Ottawa le 17 juillet 2014.


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Demain jeudi marquera, comme tous les 17 avril, le jour de la fête nationale en Syrie. Appelé "jour de l'évacuation", il commémore le dernier soldat français à avoir été sorti du territoire syrien le 17 avril 1946, et la fin du mandat français sur la Syrie. Mais cette année encore, la fête nationale aura un goût amère pour les opposants au régime de Bachar el-Assad, dont beaucoup restent encore prisonniers ou ont été enlevés par des groupes armées.

Pour ne pas les oublier, plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme (Amnesty International, FIDH, Human Rights Watch, Reporters Sans Frontières, Front Line Defenders et le Réseau Euro-Méditerranée des Droits de l'Homme) se sont coordonnées pour mettre en ligne une campagne de soutien sur le site Free-Syrian-Voices.org.

Le site, qui ne bénéficie pas encore d'une traduction en français, permet de consulter une trentaine de cas emblématiques d'opposants privés de leur liberté, et de soutenir la campagne lancée sur Thunderclap. La plateforme permet de délivrer un même message de soutien en même temps auprès de tous les followers et amis de ceux qui ont décidé de s'inscrire.


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Début 2012, le studio italien Tiny Colossus avait réussi à lever sur Kickstarter les 10 000 dollars qu'il demandait pour réaliser UFH02, un jeu de stratégie en tour par tour dans lequel les joueurs s'opposent sur un plateau fait d'hexagones (c'est sans doute beaucoup plus simple à jouer qu'à décrire...). 316 internautes avaient été conquis par la vidéo de présentation et avaient décidé d'apporter leur soutien financier pour être sûrs que le jeu voit le jour :



Dès le financement acquis, Tiny Colossus avait décidé de se lancer sur la plateforme Steam Greenlight, qui permet aux éditeurs de jeux indépendants d'avoir une chance d'être distribués sur Steam s'ils attirent suffisamment l'intérêt des joueurs. Mais après deux années d'attente, UFH02 n'a toujours pas eu assez de votes de la part de la communauté pour faire son entrée sur la plateforme de Valve.

L'éditeur a lancé le jeu sur Desura, sur Humble Store et sur l'App Store, mais il estime n'avoir aucune chance de se faire connaître auprès des amateurs de jeux indépendants sur PC s'il n'est pas sur Steam.

Il a donc décidé de prendre une autre voie. "Je l'ai sorti il y a plusieurs jours sur Desura/Humble Store, mais la tendance est claire : personne ne va l'acheter s'il n'est pas sur Steam. Donc j'ai créé un torrent pour que tout le monde en profite", annonce Tiny Colossus sur Reddit. Son jeu est donc disponible gratuitement et légalement sur The Pirate Bay, pour permettre aux internautes de se faire un avis et de venir voter en sa faveur sur Steam Greenlight.

Il faudra toutefois qu'il règle un dernier problème : personne ne semble capable de comprendre de quoi il s'agit.


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Le Conseil National du Numérique (CNNum) a lancé ce mercredi une concertation sur la santé et le numérique, pour donner une suite collaborative à sa saisine par la ministre de la santé Marisol Touraine, le 26 février dernier.

Celle-ci demandait au Conseil de donner des pistes pour que "la technologie numérique soit mobilisée au service de la stratégie nationale de santé (SNS)", et pour apprécier en particulier "l'intérêt des outils numériques dans le champ de la prévention et de la promotion de la santé auprès des jeunes". Il s'agit donc, essentiellement, de mobiliser les réseaux sociaux et quelques gadgets numériques pour faire passer des messages ou repérer des populations à risques. Une ambition très modérée par rapport aux véritables enjeux de la santé numérique de demain, qui sont dans la privatisation des données de santé et le développement d'une médecine prédictive inégalitaire.

A cet égard, il est heureux de constater que le CNNum met le pied dans la porte en allant un peu plus loin que ce que demandait la lettre de saisine. Outre l'appel à contributions écrites, le Conseil a prévu deux journées de concertation, dont une portera sur les garanties à apporter, notamment sur "la question de la protection des données de santé".

"A court terme, il s'agira pour le Conseil de déterminer en quoi le numérique peut contribuer au changement de paradigme, du curatif au préventif, avec un intérêt tout particulier sur la question des jeunes", reconnaît le CNNum. Mais alors que le ministère ne l'y invitait pas spécialement, il ajoute que "dans un second temps, les réflexions adresseront un périmètre plus large, tenant compte des perspectives actuelles liées à la e-santé (big data, objets connectés, données de santé, etc.)".


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A l'occasion d'une déclaration conjointe (.pdf) du président François Hollande et de son homologue mexicain Enrique Peña Nieto, la France a annoncé la semaine dernière qu'elle rejoignait l'Initiative pour un Gouvernement ouvert (ou Open Governement Partnership, OGP), dont le Sommet se tiendra l'an prochain au Mexique.

François Hollande s'est dit "persuadé que la transparence, l'intégrité et la participation des citoyens aux décisions qui les concernent sont les piliers de la démocratie", et souhaite que la participation de la France à l'OGP puisse lui permettre de partager son expérience en matière d'Open Data. Les 24 et 25 avril prochain, la France organisera la Conférence de Paris dédiée à l'Open Data et l'Open Gov.

Lancé en 2011, l'Open Government Partnership rassemble déjà une soixantaine de pays qui partagent leurs bonnes pratiques en matière d'accessibilité des données publiques, de transparence des processus décisionnels, de lutte contre la corruption, de démocratie participative, de financements des partis politiques, de protection des lanceurs d'alertes, etc., etc.

Le fait d'adhérer à l'OGP n'emporte que peu d'engagements de la part de la France. Les états membres de l'organisation doivent uniquement s'engager à travailler avec la société civile pour déployer un "plan d'action" visant à améliorer les pratiques de gouvernement ouvert, et à le mettre en oeuvre dans le temps négocié avec les parties prenantes.

Selon les règles de l'OGP, la France aura jusqu'au 31 mars 2015 pour préparer et préparer son plan d'action. Elle devrait pour cela entendre différentes organisations de la société civile comme Regards Citoyens, l'Open Knowledge Foundation France, ou encore République Citoyenne. Le gouvernement devrait à cette occasion se voir soumettre l'adaptation française du Guide pour un Gouvernement Ouvert (.pdf), en cours d'élaboration, qui synthétise les demandes des organisations civiles.

Reste à voir si un "Gouvernement Ouvert" renforcé sera suffisant pour aboutir à des décisions plus démocratiques. Une très récente étude (.pdf) américaine basée sur l'examen du contenu de 1 779 politiques publiques démontre qu'aux Etats-Unis, les groupements massifs de citoyens ont une influence quasi nulle sur le contenu des lois et règlements, alors que les élites économiques sont très fortement satisfaites par les politiques édictées. Un constat qui pourrait sans doute se faire aussi en Europe.


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Deux mois après avoir été nommé PDG de Microsoft en remplacement de Steve Ballmer, Satya Nadella confirme que le conseil d'administration de la firme de Redmond n'a pas choisi un expert du cloud et des bases de données pour rien. Mardi, le patron de Microsoft a présenté les nouveautés de la société pour SQL Server 2014, le Big Data et l'Internet des objets, avec une préoccupation centrale en tête : imposer une "culture des data pour tout le monde".

Parce que de plus en plus d'objets du quotidien sont désormais de véritables mini-ordinateurs qui envoient des données (même votre brosse à dents), "nous avons l'occasion de trouver dans ce nouveau monde une manière de catalyser ces données qui s'échappent de l'informatique omniprésente et de les convertir en carburant pour l'intelligence ambiante", explique Nadella.

"Avec ces nouveaux appareils autour de nous qui gagnent la capacité à nous écouter, à nous répondre, à nous comprendre, et à agir à notre place, nous entrons dans une toute nouvelle ère. L'ère de l'intelligence ambiante".

C'est ce type d'intelligence basée sur des collectes de données qui permet à Microsoft Research de réaliser, par exemple, des ascenseurs qui devinent l'étage auquel souhaite se rendre un individu.

Le nouveau patron de Microsoft estime que "SQL Server, le Business Intelligence, l'Apprentissage Machine, Bing, Azure, tous ont un rôle vital à jouer sur le chemin de la création d'un monde dans lequel nos appareils, services et environnement anticipent et comprennent vraiment nos besoins".

Désormais, SQL Server 2014 sera capable de traiter les données directement en mémoire (à la manière de SAP HANA), ce qui devrait améliorer la vitesse par un facteur de trente. Par ailleurs, pour le Big Data, Microsoft commercialisera un nouveau produit, l'Analytics Plateform System (APS), qui permettra d'articuler les bases SQL Server avec les bases de données Hadoop. Enfin, la firme a annoncé un nouveau service de cloud, Microsoft Azure Intelligent Systems Service, qui permettra aux concepteurs d'objets connectés et de services en ligne de collecter les données des objets et de les traiter dans des bases de données distantes.

"Cependant, une culture des données ne consiste pas seulement à déployer des technologies toutes seules, il s'agit de changer la culture pour que toutes les organisations, toutes les équipes et tous les individus aient la possibilité de faire de grandes choses grâce aux données accessibles au bout de leurs doigts", prévient Satya Nadella. C'est un "changement culturel au moins aussi important que les systèmes et l'infrastructure".


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A l'initiative de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), et en partenariat avec l'association France Digitale, Google France accueillera dans ses locaux le 28 avril prochain un atelier "entrepreneuriat et culture numérique".

"Afin d'apporter des réponses précises et adaptées à des entrepreneurs prêts à s'investir dans la diffusion en ligne, les ateliers privilégient l'intervention de sites et services en activité, invités à partager leur retour d'expérience, permettant une approche pragmatique des questions juridiques, économiques et techniques", explique l'Hadopi, qui veut convaincre les entreprises qu'il est possible d'investir dans la culture sur Internet.

On s'étonnera toutefois que Google France ait été choisi en partenaire de premier plan par l'Hadopi, lorsque l'on sait à quel point YouTube est critiqué pour les très nombreux contenus mis illégalement à disposition des internautes — ce que l'Hadopi elle-même avait constaté implicitement dans une étude.


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La fondation Blender, qui édite le logiciel de modélisation 3D open-source du même nom et qui a déjà produit avec succès plusieurs courts métrages de très grande qualité (voir les vidéos ci-dessous), a lancé le 9 mars dernier une campagne de crowdfunding pour financer grâce aux internautes la réalisation du premier long-métrage en images de synthèses, entièrement réalisé à partir d'outils open-source et distribué sous licence Creative Commons.

Le projet Gooseberry doit impliquer entre 60 et 80 personnes à travers le monde, sur une période de 18 mois. Le film, qui se veut "drôle, absurde et pleine d'aventure", sera réalisé par un Français, Mathieu Auvray, avec l'appui d'une douzaine de studios indépendants qui utilisent les outils Blender. En France, c'est la société créée par le producteur oscarisé Nicolas Schmerkin, Autour de Minuit, qui sera impliquée.

Mais Gooseberry ne verra le jour que si la Fondation Blender parvient à réunir les fonds nécessaires à l'emploi à temps plein des créatifs. Or malgré le projet très séduisant et la qualité du teaser diffusé, les contributions peinent à parvenir. Alors qu'il ne reste que trois jours jusqu'à la date limite fixée au 19 avril 2014, le projet n'a réuni que 230 000 euros sur les 500 000 euros fixés comme objectif. A l'heure où nous écrivons ces lignes, 2 622 personnes ont aidé le projet (soit par un don direct, soit par la souscription d'un abonnement à Blender Cloud, la plateforme d'apprentissage de Blender), alors que l'organisation espérait en réunir au moins 10 000.

Pour se laisser une autre chance, la fondation Blender a donc décidé de se fixer un nouvel objectif. Si la barre des 3 000 donateurs est franchie d'ici samedi, la date limite de financement sera étendue de plus de deux semaines. Sinon, le projet restera dans les cartons et le premier long métrage open-source sous licence Creative Commons ne verra pas le jour.

Les court-métrages de la Fondation Blender, par ordre chronologique :

Elephants Dream (2006)



Big Buck Bunny (2008) :



Sintel (2010) :



Tears Of Steel (2012) :




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Le Parlement européen a validé mardi un dispositif de sécurité routière proposé par la Commission européenne, qui rendra obligatoire l'installation d'un système d'appel automatique d'urgence intitulé "eCall" dans tous les véhicules neufs à partir d'octobre 2015.

Dès qu'un accident grave sera détecté par les capteurs de la voiture (du même type que ceux qui déclenchent l'ouverture de l'airbag), le système embarqué composera automatiquement le 112 avec des informations circonstanciées comprenant la localisation géographique du véhicule et son modèle (le code VIN), pour permettre aux secours d'intervenir au plus vite même lorsque les passagers sont inconscients. L'eCall peut également être activé manuellement pour appeler des secours.

Concrètement, les véhicules seront tous équipés d'un système de téléphonie mobile et d'une carte SIM dédiée, qui permet de joindre les centres de secours gratuitement. Une communication vocale est alors établie entre l'opérateur et le(s) passager(s) conscient(s).

Ange-gardien ou mouchard ?

Les constructeurs automobiles proposant parfois des systèmes similaires privés (0,7 % des véhicules en Europe seraient ainsi équipés), la directive européenne prévoit de laisser aux fabricants la possibilité de choisir par défaut une autre plateforme que le 112.

Selon la Commission Européenne, le système eCall est un système "dormant", qui ne permet pas de suivre les véhicules à la trace. La connexion au réseau mobile ne serait en effet effectuée qu'en cas d'activation de l'eCall.

Cependant, Bruxelles reconnaît également que "les possibilités de la plateforme technologique eCall (par exemple les modules de positionnement, de calcul et de communication) pourraient être exploitées pour des services additionnels". La Commission cite d'elle-même les "schémas d'assurance avancés", qui permettraient aux assureurs de savoir si un véhicule roulait trop vite sur une route donnée, de facturer au kilomètre parcouru, etc., ou le traçage des véhicules volés. L'eCall oblige à avoir un système embarqué de téléphonie mobile dans toutes les voitures. Le reste n'est qu'affaire d'imagination.


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Où s'arrête la pratique naturelle des accords de peering et où commence l'extorsion d'un péage portant atteinte à la neutralité du net ? Aux Etats-Unis, le géant de la vidéo à la demande Netflix a dû prendre la décision de payer le câblo-opérateur Comcast pour assurer une connectivité normale avec les abonnés du FAI — un accord du même type que celui que Free a tenté d'arracher à Google pour YouTube. Les termes du contrat sont restés secrets, mais les effets semblent extrêmement bénéfiques pour la plateforme vidéo.

Selon Netflix, qui publie chaque mois un état des lieux des vitesses de connexion ressenties par ses abonnés, la bande passante moyenne pour les utilisateurs de Netflix sur le réseau de Comcast serait passé de 1,51 Mbps en janvier à 2,5 Mbps en mars, ce qui représente une augmentation de 2,5 Mbps. Simplement grâce à l'accord négocié avec l'opérateur télécoms.

"Nous sommes engagés à délivrer une excellente expérience de streaming et nous investissons pour améliorer constamment cette expérience", explique la plateforme vidéo qui devrait bientôt s'installer au Luxembourg pour offrir ses services en France. "Une partie de cette investissement consiste à travailler avec les FAI pour faire que Netflix soit livré facilement et pour éviter les congestions".

Pour améliorer la qualité de sa plateforme, Netflix propose aux FAI de se brancher directement sur son réseau de diffusion de contenus (CDN) Open Connect, voire d'installer des serveurs de diffusion au sein-même de leur réseau, ou à proximité. En Europe, le peering avec Open Connect peut actuellement se faire uniquement à Londres, sur les points d'échange LONAP et LNUX.

En France, le Gouvernement aurait l'intention de conditionner les accords de peering entre les FAI et Netflix au fait que la plateforme respecte la réglementation française sur la VOD.


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