Guillaume Champeau

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Parce qu'au fond c'est moins l'Ukraine qui m'intéresse que l'utilisation de drones amateurs pour tuer. Il se trouve que ça se passe en Ukraine, mais c'est pas l'important.



Le CSA a publié vendredi le projet stratégique de Delphine Ernotte Cunci pour France Télévisions qui, comment on pouvait l'attendre de la part d'une dirigeante d'Orange, réserve une part (toutefois modeste) au numérique et à Internet. Il y est question en particulier de la personnalisation de la vidéo à la demande de France Télévisions en fonction des goûts de chaque spectateur, et de ses habitudes de consommation.

"L'ergonomie est clef. Afin de créer une passerelle directe avec les usagers, une nouvelle plateforme numérique, basée sur un algorithme de recommandation doit rendre la télévision de rattrapage plus accessible, sur le modèle de Netflix par exemple", écrit-elle. "Il y a en la matière beaucoup de progrès à faire. Il faut mettre les sites au standard du marché".

Pour cela, le service public de télévision devra emprunter aux techniques des sociétés privées, et collecter des données personnelles sur les habitudes de consultation de contenus des internautes, pour établir un profil personnalisé et recommander des contenus en fonction de ce que les profils similaires aiment regarder (il n'est toutefois pas certain que France Télévisions dispose d'assez de contenus pour rendre ce service vraiment pertinent et utile...).

COMME NETFLIX

"Il faut permettre une véritable interaction avec les téléspectateurs. France Télévisions doit mettre en place une stratégie relationnelle avec ses usagers, s'appuyer sur les outils professionnels de la relation client. Les habitudes d'un téléspectateur, ses goûts et ses affinités doivent permettre de lui fournir une offre numérique personnalisée", explique Delphine Ernotte Cunci. "Ces nouvelles techniques sont essentielles pour accroître le lien avec chaque usager, accroître son attachement à ses chaînes publiques et instaurer un dialogue".

Par ailleurs, le projet baptisé "Audance 2020" prévoit de donner plus de place au numérique comme support autonome de diffusion de contenus qui ne sont pas proposés sur les antennes de télévision. "C'est d'abord par le numérique que peut se constituer un rapport nouveau entre la télévision publique et les jeunes", assure-t-elle. "Il s'agit de se doter d'une pépinière de talents, de dénicher les créateurs, disposant déjà d'une reconnaissance sur les réseaux sociaux et le web, et de chercher à les adapter ensuite à l'antenne en pastilles. Cela peut aussi concerner la création de marques ou d'univers numériques. Avant de diffuser une fiction nouvelle à l'antenne, il peut-être pertinent de créer son identification sur le web et de familiariser l'audience avec un nouvel univers".


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Comme toute guerre, la guerre du Donbass entre l'armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes est une guerre sale, qui a déjà fait plus de 6000 morts dont une grande majorité de civils, et déplacé plus d'un demi-million d'individus qui tentent de fuir les zones de combat. Mais celle-ci pourrait innover dans les modes d'action militaire choisis par les belligérants.

The Guardian a ainsi publié vendredi un reportage qui confirme que des citoyens ukrainiens participent activement à la création de drones amateurs (mais néanmoins très perfectionnés), qui devront permettre aux militaires de bombarder des positions de séparatistes sans prendre de risques avec leurs propres troupes. Le journaliste du quotidien britannique raconte ainsi avoir vu de ses propres yeux décoller "un drone multirotors énorme" capable de voler à plusieurs centaines de mètres de hauteur et de lâcher des bombes à l'endroit voulu.

Le logiciel qui pilote le drone est développé par des ingénieurs la société Eleks, basée en Urkaine à Lviv, et qui dispose également d'un bureau à Londres. Les fonds pour développer le logiciel sont apportés directement par le peuple ukrainien, à travers des opérations de crowdfunding. C'est également par ce système que l'armée ukrainienne obtient des financements pour développer des projets présentés sur The People's Project, une forme de Kickstarter dédié à la guerre, sur lequel on trouve des financements obtenus avec succès pour une lunette thermique, un système de pointage pour artillerie, un fusil, une station de commande d'armes à distance, des centres médicaux, des réparations d'avions de chasse, de l'équipemement pour snipers, ou même pour des bottes militaires.

Parmi les projets financés figure aussi un drone de reconnaissance et d'ajustement de tir. Une campagne est actuellement lancée pour financier le PD-1, un drone de reconnaissance de 3 mètre d'envergure capable de voler pendant 5 heures jusqu'à 1,2km d'altitude, à 140km/h. "Il est notamment noté de capteurs électro-optiques et infrarouges ainsi que d'une caméra vidéo qui diffuse des images via une liaison cryptée de 128 bits. Il dispose en outre d'un logiciel de pilotage automatique", rapportait le blog spécialisé Opex360 en mars dernier :



Toute cette communauté ukrainienne de concepteurs de drones de combat est réunie sous un groupe Facebook, Aerorozvidka, pour lesquels les membres auraient créé des identités fictives. Le projet a été lancé en mai 2014 par Natan Chazin, le commandant d'un bataillon ukrainien, pour pallier au refus des Etats-Unis ou de l'Europe de fournir des armes létales à l'armée ukrainienne. Selon Opex360, au moins 16 drones du commerce ont déjà été modifiés pour être militarisés, et l'unité compterait désormais une vingtaine de personnes.

L'un des co-fondateurs, Volodymyr Kochetkov-Sukach, surnommé "Chewbacca" en raison de sa carrure et de sa longue barbe rousse, est toutefois mort le 15 mars 2015, tué dans une explosion.




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Bernard Cazeneuve a beau ne pas porter "Monsieur Facebook" dans son coeur, le ministre de l'Intérieur a tout de même besoin de nouer avec lui des relations diplomatiques étroites. Après sa visite aux Etats-Unis le 14 janvier dernier pour les convaincre de collaborer plus étroitement, Bernard Cazeneuve a reçu mercredi des représentants de Google, Facebook, Microsoft, Apple et Twitter, ainsi que des représentants des fournisseurs d'accès à internet.

"Une plateforme de bonnes pratiques dans la lutte contre la propagande terroriste sur le Net en a résulté, qui a été actée lors de la réunion, inscrivant cette relation dans un processus solide et durable", écrit le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Selon le cabinet de Bernard Cazneneuve, la "plateforme de bonnes pratiques" prévoit notamment la création d'un label "permettant le retrait plus rapide des contenus sur Internet", le renforcement de la formation destinée aux policiers et aux gendarmes, et la création d'un groupe de contact permanent "permettant une réactivité opérationnelle".

Sentant peut-être que le vase est prêt à déborder, le ministère prend soin de dire dans son communiqué que "depuis maintenant une vingtaine d'années, Internet est une formidable révolution, source de libération pour le débat public dans bien des pays, et facteur d'innovation et de progrès humain". Mais pour ajouter bien sûr aussitôt que "la puissance d'Internet est aussi trop souvent mise à profit par les partisans de la haine et de l'intolérance".

"LES TERRORISTES N'ONT PAS LEUR PLACE SUR FACEBOOK"

"La France défend des valeurs qu'elle partage avec le monde de l'Internet : le respect des libertés fondamentales, le respect de la personne humaine, de la liberté d'expression et de la liberté de conscience. C'est la raison pour laquelle les autorités françaises ont besoin des grands opérateurs à leurs côtés, dans ce combat pour les valeurs de tolérance et d'humanisme", conclut-il dans une phrase qui est un modèle de langue de bois lorsqu'il s'agit surtout de renforcer la censure en temps de guerre (ça va mieux en le disant, ça ne rend pas la chose moins légitime, juste plus honnête).

"Les terroristes n'ont pas leur place sur Facebook", confirme à Numerama un porte-parole du réseau social. "Nous ne permettons pas à ce type de groupe, ni ceux qui les soutiennent, d'être présents sur notre service. En tant qu'acteur responsable et engagé, Facebook a entamé un dialogue depuis de nombreux mois avec le Ministère de l'Intérieur sur ce sujet. Facebook soutient cette initiative qui renforce la coopération en matière de lutte contre le terrorisme"

Contacté par Numerama, Facebook nous confirme qu'une charte en quatre points a été élaborée, qui prévoit :


La poursuite du travail sur le retrait des contenus notifiés par les utilisateurs ou les autorités. Facebook précise que le retrait sera toujours validé manuellement après un regard humain, et qui'l ne s'agira que d'approfondir un travail déjà effectué par les équipes spécialisées, formées notamment après consultations du CRIF, de la LICRA ou de SOS Racisme.



La création d'un guichet unique pour les demandes de retraits de contenus ou les demandes d'informations sur les utilisateurs, qui seront centralisées auprès d'un même service de l'Etat, pour standardiser les procédures et faciliter les échanges. Sur ce point, Facebook nous assure qu'il restera toujours aussi exigeant qu'il l'était sur le respect des critères légaux permettant de donner satisfaction aux demandes de la France.



La formation des personnels du ministère de l'Intérieur.



La création du groupe permanent déjà mentionné dans le communiqué du ministère.


Reste, comme toujours en matière de "terrorisme", la difficulté de savoir où et comment définir la ligne rouge entre terrorisme, acte de guerre et militantisme. S'il ne fait aucun doute que la pose d'une bombe dans un lieu public est un acte de terrorisme, la qualification est beaucoup plus ardue lorsqu'il s'agit d'attaques ciblées menées par des groupes armés ennemis contre des intérêts stratégiques de l'Etat. Par ailleurs faut-il parler de terrorisme, comme l'a fait François Hollande, pour qualifier les passeurs qui profitent de la misère d'exilés pour s'enrichir et les mettre en danger de mort ? Ce sont certainement des criminels. Des terroristes ? Moins sûr.

Et lorsqu'un internaute relaie sur sa page Facebook le discours de djihadistes, est-il systématiquement et nécessairement dans l'apologie, ou peut-il être dans le simple commentaire distancié ? Et lorsqu'il est "un peu des deux", à quoi doit profiter le doute ; à la liberté d'expression parce qu'elle est le véritable socle démocratique ; ou à la censure parce qu'elle participerait à garantir la sécurité ?

La qualification des propos est loin d'être aussi binaire que peut l'être un code informatique, et même des individus "formés" à cela auront bien du mal à prendre toujours la bonne décision entre censure et liberté. Or la responsabilité de Facebook ne sera jamais engagée par l'Etat s'il privilégie la sécurité à la liberté. D'où la crainte que cette forme de justice privatisée sous l'oeil du gouvernement ne profite in fine à la censure.

C'est d'autant plus gênant sur un média aussi influent que Facebook, qui compte 1,5 milliards de membres à travers le monde, et qui exclue de la communauté ceux qui n'auraient pas le discours approuvé par les autorités nationales d'une partie de ces membres.

Sans doute cette bataille pour le contrôle de l'information et de la propagande (qu'elle soit celle "du bien" ou celle "du mal") est-elle un des enjeux majeurs du 21ème siècle.


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Perdu au nord du Pakistan, à quelques 35km d'Islamabad, se cache un curieux "easter egg" glissé par un employé chargé de créer les cartes de Google Maps, ou par un prestataire chargé de fournir les données cartographiques à la firme de Mountain View. En zoomant, l'utilisateur découvre le robot d'Android littéralement uriner sur le logo d'Apple.

Pas de quoi réchauffer les relations déjà tendues entre les deux groupes.




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Selon des informations de Business Insider, Yahoo développerait actuellement une application baptisée Index, dont le descriptif ressemble fort à ce que fait Google Now avec les informations glanées notamment sur Gmail. L'application, qui compose l'une des briques de la stratégie mise en place par Marissa Mayer pour reconquérir par le mobile le marché de la recherche dominé par Google, fouillera dans le contenu des e-mails pour en apprendre autant que possible sur les centres d'intérêts et les activités des utilisateurs des messageries Yahoo, et alimenter ainsi un assistant personnel à la Siri ou Cortana.

Le projet est dirigé par Jeff Bonforte et Peter Monaco, qui étaient respectivement directeur général et directeur technique de Xobni ("inbox" à l'envers), une start-up fondée en 2006 pour extraire des statistiques dans l'utilisation de la messagerie Microsoft Outlook

Pour concurrencer Google Now, Yahoo mise sur son ancienneté, qui lui offre un avantage statistique pour mieux cerner la personnalité des internautes. "Les utilisateurs de Gmail n'ont leur compte que depuis 10 ans", explique une source anonyme à Business Insider. "Yahoo a beaucoup de comptes qui remontent à 20 ans. A l'époque les gens avaient l'habitude de s'envoyer beaucoup d'e-mails à eux-mêmes, pour stocker des choses. Faire remonter de façon utile ce type de données est excitant".

Comme Google Now, Yahoo Index sondera donc le contenu des messageries pour découvrir si vous êtes fans d'une équipe de foot, et afficher automatiquement leurs derniers résultats ou actualités. Si vous réservez un billet d'avion avec un départ de Charles de Gaulle, l'application de recherche saura que si vous recherchez "Charles de Gaule", c'est certainement pour avoir des informations sur l'accès à l'aéroport, et non sur l'ancien président français. Etc., etc.

Yahoo espère ainsi fournir un assistant personnel particulièrement efficace à ses utilisateurs, et faire de cet assistant la passerelle naturelle vers un nouveau moteur de recherche entièrement concentré sur le mobile. C'est sans doute aussi l'une des raisons des préparatifs de divorce d'avec Microsoft Bing.


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Il n'y a absolument rien d'illégal à le faire, et il faut se féliciter qu'il se sente libre de le faire. Pour remplir sa mission pédagogique visant à "favoriser l'accès de tous à la maîtrise des usages numériques", le portail officiel NetPublic, rattaché à la toute récente Agence du numérique, a publié ce vendredi sur Twitter un lien vers une page du wiki de l'association d'arts numérique Labomedia, qui explique en détails comment transformer un routeur WiFi en Piratebox, c'est-à-dire comment créer un serveur de données accessibles en WiFi, sur lequel peuvent être partagés des contenus librement accessibles à qui s'y connecte :


Comment transformer un routeur wifi en boîte de partage de contenus (Piratebox) http://t.co/7kYNlDPhin pic.twitter.com/mBGfbW7Mvx
— NetPublic (@netpublic) 24 Avril 2015

Les Piratebox étaient apparues au moment des débats sur la loi Hadopi, pour réagir à la lutte contre les réseaux P2P qui sévissait partout dans le monde. Les premiers modèles ont été conçus et popularisés avec des plans et instructions mis sous licence libre par David Darts, un professeur de la Steinhardt School of Culture, Education and Human Development.

Plutôt que d'utiliser le réseau Internet sur lequel les échanges sont mondiaux mais publics, et donc susceptibles de faire l'objet de répressions selon la nature des contenus échangés, les Piratebox fonctionnent exclusivement par la création d'un hotspot WiFi local. Chaque Piratebox peut ensuite se connecter à celles qui sont à proximité géographique, pour former une constellation de Piratebox et donc un réseau autonome, avec des protocoles de mesh comme BATMAN.

Le phénomène n'a toutefois jamais pris l'ampleur espérée, et le site qui cartographiait les Piratebox en France semble avoir fermé ses portes.

(Photo : Piratebox Lille)


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Il y a très exactement 100 ans ce 24 avril 2015 débutait le génocide perpétré sur une période de plus d'un an, qui décima les deux tiers de la population arménienne de Turquie. Selon des évaluations, environ 1,24 million d'Arméniens seraient morts suite à des déportations, des famines ou des massacres, préfigurant dès la première guerre mondiale ce qui arriverait quelques vingt ans plus tard aux Juifs d'Europe.

Le temps n'a pas encore fait son affaire dans la reconnaissance officielle du génocide, qui reste un sujet tabou en Turquie, et qui fait l'objet d'un difficile jeu diplomatique. Le mot "génocide n'est ainsi jamais employé par le président américain Barack Obama, qui l'avait pourtant dénoncé comme tel lorsqu'il n'était encore que sénateur. C'est dans ce contexte de tensions encore vives que Google, pressé par une pétition qui a rassemblée 201 915 signatures, a fait un geste pour la communauté arménienne. Mais là aussi, sans utiliser le mot qui fâche.

Selon nos constatations, la version en langue arménienne du site internet affiche ce vendredi un ruban noir de deuil, dont la légende affichée au survol indique : "Il y a 100 ans, les martyrs arméniens". La version en langue russe de Google Arménie affiche le même ruban, mais avec un message plus neutre : "en mémoire des Arméniens qui sont morts il y a 100 ans". En revanche, la version turque n'affiche aucun message particulier, pas plus que les versions françaises ou américaines.

Dans leur pétition, les Arméniens demandaient à Google de créer un Doodle spécial pour la commémoration du génocide, et avaient même fait une proposition :




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La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé jeudi l'amende de 210 millions d'euros infligée en 2010 à LG Display, pour sa participation à une entente entre six producteurs coréens et taïwanais (LG Display, Samsung Electronics, AU Optronics, Chimei InnoLux, Chunghwa Picture Tubes et Hannstar). Au total, la Commission européenne avait infligé près de 649 millions d'euros d'amende aux six entreprises pour leur entente visant à contrôler les prix entre 2001 et 2006, dont 215 millions d'euros pour LG Display. Celui-ci était parvenu à obtenir une réduction de 5 millions d'euros auprès du tribunal de l'UE, mais demandait sur des motifs techniques une réduction supplémentaire, refusée par la CJUE.


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Peut-on faire confiance à son téléphone mobile pour garder jalousement en lui toutes les informations biométriques qu'il collecte ? Comme Apple avant lui avec son système Touch ID, Samsung a mis en avant la sécurité pour présenter le lecteur d'empreintes digitales désormais intégré aux smartphones de la marque depuis le Samsung Galaxy S5. Les données biométriques sont en effet collectées grâce au lecteur du téléphone, mais stockée uniquement sous la forme d'une signature électronique chiffrée à l'aide d'une puce dédiée. Lorsqu'une application ou un site internet souhaite identifier l'utilisateur avec son empreinte digitale, c'est la signature calculée par la puce qui est comparée à celle stockée, et non les caractéristiques biométriques elles-mêmes.

Mais deux chercheurs de la la firme de sécurité FireEye affirment avoir trouvé le moyen d'intercepter l'empreinte digitale au moment où elle voyage entre le lecteur d'empreintes et la puce dédiée. Selon Forbes, qui a interviewé les deux hackers, la technique peut être déployée à l'aide d'un malware qui bénéficierait d'un "accès au niveau système", ou par n'importe qui accède au téléphone en tant que root.

"Si l'assaillant peut casser le noyau [du système Android], même s'il ne peut pas accéder aux données d'empreintes digitales stockées dans la zone de confiance, il peut lire directement l'empreinte digitale à n'importe quel moment", expliquent Tao Wei et Yulong Zhang, qui présenteront leurs travaux cette semaine à la conférence de sécurité informatique RSA. "Chaque fois que vous touchez le capteur d'empreintes digitales, l'assaillant peut voler votre empreinte".

"Vous pouvez obtenir les données, et depuis les données vous pouvez générer l'image de votre empreinte digitale". Dès lors, il devient possible d'accéder à n'importe quel contenu et application qui ne serait protégé que par l'empreinte digitale.

D'où l'importance de ne pas reposer uniquement sur une information biométrique qui ne peut faire l'objet d'aucune révocation (et qui peut être obtenue grâce à de simples photos de vos doigts), mais de ne la voir que comme un complément de sécurité à d'autres méthodes d'identification, comme un bon vieux mot de passe, un code PIN, ou un SMS de confirmation.

La vulnérabilité aurait été corrigée dans Android 5.0 et supérieurs, mais Samsung s'est pour le moment refusé à tout commentaire, se réservant une période d'enquête sur les allégations des chercheurs.


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Y a-t-il encore un seul chef d'entreprise qui ne voit pas l'intérêt de fournir un téléphone portable à un commercial pour qu'il soit joignable en permanence, puisse répondre aux e-mails de ses clients lorsqu'il est en déplacement, appeler des fournisseurs entre deux rendez-vous ou rédiger des SMS lorsqu'il s'accorde une pause aux toilettes ? On n'imagine plus aujourd'hui qu'un commercial puisse se contenter de prendre la route le matin, de revenir au bureau le soir pour envoyer par fax ses bons de commande, le tout en se réservant quelques créneaux dans la semaine pour passer des coups de fil ou écrire des courriers. Et cette époque n'est pourtant pas si lointaine.

A l'époque où les téléphones mobiles sont arrivés dans l'entreprise, nombreux sans doute sont les salariés qui l'ont vécu comme une perte de liberté. Et c'est à nouveau le sentiment qui pourrait germer ces prochains mois et ces prochaines années, lorsque les entreprises demanderont à leurs employés de porter en permanence une montre telle que l'Apple Watch ou l'une des nombreuses montres alternatives.

Salesforce a ainsi publié un livre blanc sur l'utilisation des objets portables en entreprise, dans lequel il assure que les entreprises qui utilisent des montres connectées ou autres lunettes à la Google Glass parviennent à "améliorer les performances opérationnelles", c'est-à-dire la productivité.

Selon l'étude réalisée auprès de 1455 cadres d'entreprises aux Etats-Unis, dont 500 qui utilisent déjà des appareils à porter sur soi, 79 % des entreprises ayant adopté des objets connectés portables estiment qu'ils jouent déjà ou joueront un rôle stratégique dans leur réussite. 76 % estiment que leurs "performances opérationnelles" ont augmenté grâce à eux, et 86 % prévoient d'accroître leurs investissements en la matière dans l'année qui vient.

BRACELET ÉLECTRONIQUE POUR TOUS

Les gains de productivité sont réalisés principalement grâce aux mêmes fonctionnalités que les téléphones, accentuées par la réactivité permise par une montre connectée portée au poignet. Les employés peuvent ainsi répondre plus vite aux clients, bénéficier d'instructions sur les lieux qu'ils visitent, consulter des données rapidement, etc. Aussi, "dans le cas d'équipes commerciales travaillant à distance ou en déplacement, les commerciaux peuvent utiliser la fonction de saisie vocale afin de transmettre des informations directement de leur montre connectée à un système de CRM", explique Salesforce.

Mais les montres connectées ont aussi des applications nouvelles, particulièrement en point de vente. Les vendeurs peuvent plus facilement "être alertés des préférences de leurs clients clés, et ainsi proposer une expérience sophistiquée et fortement personnalisée", de façon plus naturelle qu'avec un ordinateur ou un téléphone.

Sur un chantier, les lunettes connectées permettront aussi de consulter les instructions sans avoir à poser ses outils, ou permettront à un contrôleur de vérifier en temps réel et à distance que le travail est bien exécuté dans les règles de l'art.




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Là cette fois tu es banni parce que publier ce message une fois, ça va. Polluer tous les articles du même commentaire agressif alors que tu as réponses ailleurs, ça ne va plus.



Après Nicolas Sarkozy qui demandait hier aux Français de "faire un effort" pour mettre certains de leurs droits et libertés de côté dans la guerre contre le terrorisme, le Premier ministre Manuel Valls est apparu très agacé jeudi matin sur France Inter, à l'évocation du débat sur les pertes de libertés induites par le projet de loi renseignement, qui prévoit notamment de confier à des algorithmes le soin de détecter de simples "comportements suspects".

"Mais enfin écoutez face à la menace que nous connaissons, dans le monde particulièrement trouble dans lequel nous vivons (menaces terroristes, drames migratoires en Méditerranée, défis climatiques, défis économiques...), un pays comme le nôtre qui en plus s'est construit à travers un État fort mais qui garantie les libertés, doit se donner les moyens de lutter notamment contre le terrorisme. C'est quoi ce débat sur les libertés ?", s'est-il emporté en toute fin d'interview.

Le chef du gouvernement assure qu'il n'a "pas peur de ce débat", mais ne veut pas débattre, car il n'y a rien à débattre. Le projet de loi offre selon Manuel Valls "un cadre qui nous permet de donner plus de moyens à nos services de renseignement, tout en garantissant nos libertés".



Manuel Valls sur France Inter (extraits) par Numerama


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Des sources internes à Mozilla nous avaient signalé que l'organisation dont le siège est aux Etats-Unis avait choisi de ne pas s'exprimer publiquement sur la loi Renseignement française, faute d'avoir les ressources juridiques suffisantes pour analyser les tenants et les aboutissants du texte. Mais finalement, l'éditeur de logiciels libres à qui l'on doit Firefox et Thunderbird et qui s'intéresse désormais au cloud est sorti de sa réserve, peut-être poussé par l'initiative rarissime du W3C, qui a lui-même affiché son hostilité totale au projet de loi français :


We strongly oppose pervasive surveillance, and are very concerned by France's intelligence bill. http://t.co/7XCe3tTWB8 #NiPigeonsNiEspions
— W3C (@w3c) 15 Avril 2015

"Les récents événements autour de la loi sur le renseignement débattue en ce moment en France nous préoccupent fortement", écrit Mozilla dans un communiqué d'abord rédigé en anglais, donc émis directement depuis le siège. Il est signé par Jochai Ben-Avie, le directeur des politiques Internet de Mozilla.

"Nous sommes particulièrement préoccupés par l'installation de "?boîtes noires?" au sein des infrastructures des fournisseurs de services de communications afin de procéder à une surveillance par algorithme. Cette disposition oblige les entreprises à permettre une surveillance gouvernementale de l'activité en ligne de tous leurs utilisateurs, à la recherche d'un ensemble obscur de motifs comportementaux "?suspects?""

"Les mesures de l'actuel projet de loi ayant été rendues publiques - y compris celles autorisant la collecte massive de métadonnées, l'analyse automatique par algorithme des communications des utilisateurs, ou encore les mesures visant à affaiblir le chiffrement - constituent une menace pour l'infrastructure d'Internet, la vie privée des utilisateurs, ainsi que pour la sécurité des données", ajoute Mozilla.

La Fondation dit s'opposer à toute loi qui permettrait la surveillance généralisée des communications, des activités sur le web et des métadonnées des utilisateurs ; à toute loi qui saperait l'efficacité des outils de chiffrement ; et enfin à toute loi qui négligerait le respect de la vie privée, une procédure équitable et transparente, un contrôle judiciaire, ou qui permettrait la conservation disproportionnée de données, en contradiction avec l'arrêt Digital Rights Ireland de la Cour de justice de l'Union européenne.

Outre le fond, Mozilla critique aussi la forme. "Compte tenu de notre engagement pour l'ouverture et la transparence, nous ne nous inquiétons pas seulement du contenu de ces mesures, mais également de la manière dont cette législation est élaborée", sous procédure accélérée, avec un texte présenté mois d'un mois avant le début des travaux parlementaires, et des amendements importants présentés le jour-même du vote.

"Mozilla exhorte le Gouvernement français à ouvrir un véritable débat autour de cette loi", écrit la Fondation.


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Ce jeudi 23 avril est la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, célébrée à Paris à l'UNESCO. L'organisation rattachée aux Nations Unies met en avant à cette occasion une étude réalisée l'an dernier sur les bénéfices fondamentaux de l'utilisation des téléphones mobiles pour offrir l'accès à la culture dans des pays en développement où les bibliothèques de livres papier sont à la fois rares et trop éloignées des lieux de vie. Les réseaux sans fil et les écrans mobiles sont là bas un excellent moyen d'abolir les distances et d'avoir accès à des bibliothèques entières de livres.

"Ces derniers mois, nous avons assisté à des attaques contre des enfants à l'école ainsi qu'à des autodafés de livres. Dans ce contexte, notre devoir est clair : nous devons redoubler d'efforts afin de promouvoir le livre, le stylo, l'ordinateur, ainsi que toutes les formes de lecture et d'écriture, pour lutter contre l'analphabétisme et la pauvreté, construire des sociétés durables et renforcer les fondements de la paix", explique l'UNESCO. C'est pourquoi l'organisation "s'attache à mobiliser les technologies de l'information et de la communication, en particulier les technologies mobiles, afin de favoriser l'alphabétisation et d'offrir aux exclus une éducation de qualité".

TOURNER LA PAGE DEVIENT COMPLIQUÉ

A condition toutefois que le droit d'auteur ne vienne pas faire obstacle au développement des bibliothèques en ligne. Or l'étude de l'an dernier pointait justement du doigt les lourdeurs entraînées par la crainte du piratage qu'ont les éditeurs de livres. "Permettre aux utilisateurs de télécharger des livres entier est problématique pour les éditeurs, à cause des lois sur le droit d'auteur et des inquiétudes sur le piratage", constatait le rapport réalisé avec l'ONG Worldreader qui référence actuellement quelques 15 500 livres électroniques accessibles sur mobiles dans 54 pays.

"Quelques applications mobiles, telles que BooksInMyPhone, permettent aux utilisateurs de télécharger des livres entiers qui peuvent ensuite être lus hors ligne, car la majorité du contenu est dans le domaine public et donc gratuit. La plupart des applications dont Worldreader, cependant, sont construites pour (...) respecter les restrictions des éditeurs en ne chargeant qu'une seule page à la fois, ce qui demande une connexion constante et fiable". Or un sondage réalisé pour l'étude montrait que 52 % des personnes interrogées éprouvaient des problèmes de connectivité pendant la lecture des livres. Par ailleurs, 59 % trouvaient les contenus disponibles limités par rapport à leurs attentes.

Le rapport suggérait donc de pousser les éditeurs à accepter des clauses plus libérales, et l'UNESCO assure elle-même vouloir "promouvoir le libre accès" par un assouplissement du droit d'auteur.




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Gandi fait partie des quelques gros hébergeurs qui ont menacé de quitter la France si le projet de loi renseignement était adopté en l'état, et qui avait donc été invité en dernière minute par le gouvernement à venir négocier une modification de la disposition qui leur impose l'installation de boîtes noires sur leurs réseaux (ils étaient invités aussi à faire la photo tout sourire avec Bernard Cazeneuve, ce qu'ils ont refusé).

Alors que la réunion avait eu lieu le matin et que l'adoption de l'article imposant ces boîtes noires était programmé le soir, c'est dans l'après-midi que le gouvernement a déposé son amendement, en faisant savoir par voies officieuses qu'il avait été coécrit avec les hébergeurs. Ces derniers, de façon incompréhensible, avaient alors choisi de garder le silence jusqu'à l'adoption du texte, évitant ainsi de le soutenir, mais aussi de le critiquer. Or selon notre analyse qui rejoint celle de la quasi totalité des observateurs, l'amendement ne changeait rien au problème.

Seul hébergeur à véritablement communiquer sur le sujet, Gandi avait dans un premier temps expliqué qu'il avait reçu verbalement des précisions rassurantes sur la méthode de déploiement des algorithmes, et même publié une infographie instructive sur les promesses de mise en oeuvre des boîtes noires faites par les services de l'État, pour tenter d'expliquer à ses clients qui serait mis en place. Néanmoins l'hébergeur n'entend pas abandonner le combat

"GRANDE PRUDENCE FACE A LA TOXICITÉ DE CETTE LOI"

Dans un communiqué de presse, Gandi parle d'une "discussion limitée" avec le Gouvernement et constate que "les engagements, pris oralement, n'ont pas été transcrits dans l'amendement" déposé et adopté à l'Assemblée nationale. En particulier, il a été expliqué aux opérateurs qu'ils auraient la maîtrise sur les flux entrants dans la boîte noire, mais ça n'est absolument une garantie apportée par le texte, qui commande aux FAI et hébergeurs de suivre les instructions données par les services.

"Les modalités de mise en oeuvre présentées lors de cette réunion devront donc faire l'objet d'un décret d'application, modifiable à tout instant par un nouveau décret qui rendrait caducs les engagements pris par le Gouvernement actuel", se méfie l'hébergeur. Il exprime "sa plus grande prudence face à la toxicité de cette loi, qui ne respecte pas le principe de séparation des pouvoirs".

Mais surtout, Gandi confirme son intention, non pas de quitter la France où il dispose d'équipes et de structures qu'il ne peut pas déménager facilement, mais de "poursuivre son développement à l'étranger, notamment au Luxembourg où l'entreprise dispose déjà d'un datacenter et d'équipes sur place".

Tous les clients de l'opérateur ont le choix du lieu d'installation de leurs serveurs lorsqu'ils commandent un hébergement chez Gandi. L'option par défaut est d'ores et déjà le Luxembourg, pour des raisons sans doute avant tout essentiellement fiscales, mais le projet de loi devrait conforter Gandi dans cette stratégie, et surtout encourager les clients de l'hébergeur à confirmer ce choix lors de leur commande.

Le prestataire a annoncé sa participation à une journée de mobilisation prévue le lundi 4 mai prochain, à la veille du vote solennel du projet de loi, qui ira ensuite au Sénat.


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Si toi tu sais affirmer soit que la note est fausse, soit qu'elle est vraie, je suis preneur des preuves.
Si j'avais dû la mettre en doute j'aurais écrit : "la note de la DGSE, dont rien ne permet de penser qu'elle soit vraie". J'ai pas l'habitude de me cacher derrière mon petit doigt quand je ne crois pas le gouvernement. En l'espèce je vois pas l'intérêt qu'il y aurait à créer de toutes pièces une note de la DGSE qui n'existerait pas vraiment. Parce que je ne crois pas que la DGSE ne déjoue jamais d'attentat. Que par contre on ait volontairement fait fuiter la noter, ça oui, je le soupçonne, et je m'en cache pas quand je rappelle le contexte de la publication de la note.



"Je crois qu'il faut accepter cette idée simple que dans la période de véritable guerre vis à vis d'un certain nombre d'individus prêts à tout contre notre société et notre civilisation, il faut accepter que la sécurité prime sur un certains nombre d'autres règles" (comprendre libertés), a indiqué l'ancien chef de l'Etat en s'exprimant sur le projet de loi Renseignement, après l'annonce très appuyée de l'arrestation d'un jeune homme qui aurait projeté de commettre des attentats contre une ou deux églises en France.

"Il ne s'agit pas de renoncer à nos libertés", a-t-il ajouté alors que c'est précisément ce que demandent certains cadres de l'UMP. "Mais il y a un effort à faire. Chacun peut bien le comprendre". Un effort pour quoi, si ce n'est précisément pour renoncer à des libertés telle que la vie privée ?

"Fermeté, vigilance, mobilisation de tous les instants, tout doit être fait pour assurer la sécurité des Français. Chaque fois que le gouvernement ira dans ce sens, nous le soutiendrons".



Nicolas Sarkozy: "Il faut que la sécurité prime" par BFMTV


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