Guillaume Champeau

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Le Grand Ayatollah iranien Nasser Makarem Shirazi a prononcé une fatwa contre l'Internet mobile à haut débit en Iran, au moment où le Gouvernement du président Hassan Rouhani se prépare à attribuer sans conditions de censure des licences d'exploitation des fréquences 3G dans le pays. Le religieux, qui fait partie des plus grandes sommités du monde musulman chiite, estime que pour être compatible avec la loi islamique, l'internet à haut débit doit être fourni d'une manière qui exclut l'accès aux "informations, vidéos et photos immorales et inhumaines", ainsi qu'aux "rumeurs et séductions, espionnages et ébranlements des fondations de la famille".

Nasser Makarem Shirazi demande donc au gouvernement de revenir sur sa position et de n'ouvrir l'accès à internet en 3G que lorsque sera effectivement mis en place en Iran un réseau Internet verrouillé, national, dont les contenus incompatibles avec la Charia seront facilement censurés. Le Grand Ayatollah dit s'être exprimé sur ce sujet à la demande d'un "groupe de cyberactivistes" inquiets de "la corruption de la jeunesse".

Depuis son arrivée au pouvoir, Hassan Rouhani s'est montré beaucoup moins enclin que son prédécesseur à censurer Internet en Iran, participant d'une logique globale de rapprochement du pays avec l'Occident — le tout sur fond de négociations pour l'accès de l'Iran au nucléaire civil. En mai dernier, le nouveau président s'est ainsi opposé au blocage de WhatsApp, qu'une commission officielle avait pourtant préconisé en raison (il faut s'accrocher) des liens supposés de la messagerie avec Israël, par l'intermédiaire de Mark Zuckerberg, fondateur juif de Facebook, qui a racheté WhatsApp.

Entre tradition et modernité

"Tous mes efforts visent à faire en sorte que le peuple d'Iran puisse accéder et utiliser confortablement toute l'information au niveau mondial", avait alors assuré Rouhani, dont le régime plus modéré succède à un Ahmadinejad qui avait régulièrement censuré Twitter, Facebook ou même Gmail, pour contrer des mouvements d'oppositions. Lors de la campagne électorale, Hassan Rouhani avait promis de libérer l'accès à internet, et de faire que la vitesse double ou triple pendant son mandat.

Selon Internet World Stats, plus de 53 % de la population iranienne a accès à internet. Mais Iran Human Rights précise que la vitesse d'accès est un sujet critique en Iran, qui sert de variable d'ajustement pour brider la liberté d'expression lorsqu'elle se fait trop grand aux yeux des autorités religieuses et conservatrices.

La fatwash de Nasser Makarem Shirazi trouve par ailleurs un écho dans le monde politique, avec une opposition qui a déjà menacé d'obtenir la destitution du ministre des communications s'il poursuivait son plan d'exploitation des licences 3G.


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La guerre des brevets qui a fait couler tant d'encre quand elle opposait les constructeurs de téléphones mobiles va-t-elle s'importer en France chez les opérateurs télécoms ? BFM Business révèle ce lundi matin qu'Orange a décidé de porter plainte contre Free pour contrefaçon de brevets, et que l'opérateur historique réclame pas moins de 250 millions d'euros de dommages et intérêts à son concurrent.

"Selon certaines sources, Orange estimerait que Free a violé un brevet concernant la télévision par ADSL, précisément les services de télévision de rattrapage", ou catch-up TV, précise la chaîne d'information. En défense, Free ne chercherait pas à contester la légitimité des brevets en cause ni même leur éventuelle violation, mais argumenterait qu'il n'est pas lui-même l'éditeur des services de catch-up TV, qui sont édités par les chaînes de télévision et simplement distribués sur la Freebox.

Le risque d'une surenchère

Il faudra cependant attendre d'en connaître davantage sur les motifs de la plainte et sur la réponse adressée par Iliad pour vérifier si cette stratégie de défense se vérifie.

Mais cette éventuelle guerre des brevets, si elle a lieu, fait surtout peser un risque d'une redoutable et coûteuse course à l'armement, qui ne bénéficie jamais aux consommateurs. C'est ce que nous avions vu aux Etats-Unis pour les appareils mobiles, avec le rachat de milliers de brevets par Google, qui était en position d'infériorité et n'avait donc pas les armes pour se défendre. Or Free ne dispose que de quelques rares brevets (pour la plupart déposés sous le nom de Freebox), alors qu'Orange possède en son nom près de 800 brevets, et France Telecom près de 9000.

En étant la cible de procès en contrefaçon, Iliad pourrait être tenté de protéger bien davantage ses inventions, et de muscler son propre porte-feuille de brevets. Le tout avec pour effet, surtout, de dissuader l'innovation en faisant des télécoms un terrain trop piégé pour les entreprises de plus petite taille.


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Xavier Niel n'était pas présent ce lundi matin pour la présentation des résultats trimestriels de Free, et c'est sans doute parce qu'il est trop occupé à regarder du côté des Etats-Unis. Selon Bloomberg, le fondateur du groupe Iliad serait actuellement en discussion avec plusieurs partenaires privés pour améliorer l'offre faite pour le rachat de l'opérateur américain T-Mobile, après une première tentative jugée insuffisante au mois d'août.

Alors qu'Iliad avait proposé à Deutsche Telekom de racheter 56,6 % de T-Mobile à un prix de 33 dollars par action, soit 15 milliards de dollars, le groupe allemand a fait savoir qu'il serait d'accord pour négocier à partir de 35 dollars par action — soit environ 5 dollars de plus que le cours actuel sur la place de New York. Un prix qui semble à portée de Xavier Niel, et qui envoie surtout le signal que la porte des discussions ne s'est pas totalement refermée.

Mais Iliad peut se sentir en position de force, n'étant pour le moment que le seul candidat déclaré au rachat de l'opérateur mobile américain. Son concurrent Sprint (détenu par Softbank) avait discuté d'une proposition à 40 dollars l'action, mais s'est finalement rétracté sous la menace d'une censure de l'opération par les autorités de régulation de la concurrence.

Selon Bloomberg, la nouvelle offre d'Iliad pourrait être présentée aujourd'hui en conférence de presse. La semaine dernière, Reuters prévenait toutefois qu'une offre à 35 dollars pourrait être encore jugée insuffisante par les actionnaires de T-Mobile.


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Quelle aurait été l'attitude d'un Facebook en Europe en 1939, si le réseau social gérait la modération des messages des utilisateurs européens depuis Berlin, sous la direction d'un Allemand ? Ou s'il avait géré la diffusion des messages allemands depuis la France ou l'Angleterre ? Toutes mesures gardées dans une comparaison évidemment outrancière, c'est la question que se posent des internautes ukrainiens qui se disent victimes d'une censure politique de la part de Facebook, au profit des Russes.

Dans une lettre ouverte adressée à Mark Zuckerberg et partagée depuis jeudi dernier par plus de 1200 personnes, l'internaute ukrainien Vladimir Shcherbachenko raconte au fondateur de Facebook que des pages de blogueurs ukrainiens sont régulièrement fermées ces dernières semaines, sans motif valable apparent. Il prend ainsi l'exemple de Sergey Ivanov, un blogueur bien connu en Ukraine, dont le compte aurait été fermé pour la troisième fois en un mois. Il venait d'appeler les mères de soldats russes à ne pas laisser leurs enfants participer au conflit entre la Russie et l'Ukraine, ce qui est une expression politique qui n'est pas condamnée par les conditions d'utilisation de Facebook. D'autres auteurs qui utilisent le réseau social pour faire connaître et partager leurs points de vue sur le conflit auraient aussi vu leurs comptes bloqués.

Selon la lettre de Shcherbachenko, ces fermetures seraient dues à l'utilisation massive par des militants russes de robots qui se déguisent sous les traits de faux utilisateurs russes, et qui sont activés pour signaler les comptes qui dérangent auprès des modérateurs russes. L'afflux massif de signalements provoque automatiquement la suspension des comptes signalés, le temps qu'une enquête soit menée.

Mais la lettre ouverte va plus loin, en accusant Facebook de complicité. Les signataires notent en effet que Facebook Ukraine est géré depuis les bureaux russes du réseau social, lesquels sont dirigés par Ekaterina Skorobogatova, d'origine russe (elle partage sa vie entre Moscou et Londres).

"Nous avons découvert que la division ukrainienne de FB est administrée par une personne ayant la citoyenneté russe, le pays qui est en train de tuer des dizaines d'Ukrainiens sur une base quotidienne en utilisant des armes lourdes exploitées par l'armée russe", accuse la lettre ouverte. "Nous vous demandons par la présente d'envisager la possibilité de changer l'administrateur du Facebook ukrainien pour un citoyen de l'Ukraine ou de tout autre pays neutre, qui n'a aucun intérêt dans une nouvelle escalade du conflit".


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Chaque sortie programmée d'un nouvel iPhone ravive la rumeur d'une puce NFC, dont l'iPhone 5s doit être le dernier téléphone haut de gamme à en être dépourvu. Mais cette fois-ci, ce devrait être la bonne. L'iPhone 6 qui sera présenté le 9 septembre prochain devrait faire entrer Apple de plein pied dans le monde des paiements sans contacts, avec la volonté clairement affichée par la firme de Cupertino de remplacer à terme l'utilisation du compte bancaire traditionnel avec un compte Apple pour les transactions courantes.

Ainsi selon Bloomberg et Re/Code, Apple devrait annoncer la signature de partenariats avec VISA, MasterCard, et American Express, qui permettront de payer avec son iPhone chez les marchands équipés d'un terminal de paiement électronique (TPE) compatible. Le paiement sera validé par une vérification de l'empreinte digitale, grâce au lecteur d'empreintes Touch ID intégré à l'iPhone, qui ne servait jusqu'à présent qu'à débloquer son téléphone.

Seuls les marchands "partenaires" proposeront toutefois le paiement par iPhone, ce qui laisse penser qu'Apple négocie des commissions de transactions avec chacun d'entre eux, pour tenter de détrôner les TPE traditionnels fournis par les banques. C'est aussi la stratégie d'Amazon avec son TPE mobile, dont les commissions restent sensiblement au même niveau que celles des établissements bancaires.


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"Jennifer Lawrence" est ce matin la recherche la plus populaire sur Google. Non pas parce que l'actrice qui a incarné Mystique dans X-Men a annoncé la sortie d'un nouveau film, mais parce qu'elle fait partie des victimes d'un hacker qui a diffusé sur 4Chan toute une série de photos de célébrités dans leur plus simple appareil, souvent dans des positions plus que compromettantes et privées. Rihanna, Kim Kardashian, Mary-Kate Olsen ou Mary Winstead font partie des autres stars dont des photos nues ont été diffusées. Il s'agit exclusivement de femmes, ce qui laisse penser que le hacker a ciblé ses actions.

Selon le message qui accompagnait les photos, les fichiers auraient été obtenus en piratant les comptes iCloud des victimes, peut-être en utilisant le même type de techniques que celles qui avaient abouti au piratage du compte d'un journaliste il y a deux ans — mais Apple avait alors décidé de mettre en place une double authentification pour renforcer la sécurité.

En 2012, un homme avait été condamné à 10 ans de prison pour avoir hacké les comptes de Scarlett Johansson et Mila Kunis, et pour avoir diffusé des photos récupérées frauduleusement. Le FBI l'avait accusé d'avoir hacké les comptes e-mails et les sauvegardes en ligne de téléphones de plusieurs célébrités dont Jessica Alba, Christina Aguilera, Miley Cyrus ou Selena Gomez.

Si Victoria Justice a nié que les photos diffusées dimanche et censées la représenter étaient authentiques, l'agent de Jennifer Lawrence l'a reconnu immédiatement, en annonçant que la star allait porter plainte contre quiconque diffuse les clichés. Plus troublant, Mary Winstead confirme que les images sont bien à elles, amis qu'elles "ont été effacées il y a longtemps", ce qui lui fait dire que beaucoup d'efforts ont été déployés pour les retrouver. Ou alors, que le hack n'est pas si récent.


Knowing those photos were deleted long ago, I can only imagine the creepy effort that went into this. Feeling for everyone who got hacked.
— Mary E. Winstead (@M_E_Winstead) 31 Août 2014

La page où étaient diffusées les photos semble avoir été supprimée de 4Chan au moment où nous écrivons ces lignes, mais Buzzfeed a conservé une capture d'écran du listing impressionnant de célébrités dont les comptes auraient été piratés. Le hacker assure avoir des vidéos de Lawrence en pleine action sexuelle, et quelques 60 selfies dénudés de la star récompensée aux Oscars pour son rôle dans Happiness Therapy.




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L'UMP a rendu public ce vendredi le guide électoral (.pdf) préparé par la Haute Autorité de l'Union, l'organe chargé d'organiser l'élection du président de l'UMP lors du prochain congrès de novembre 2014. Il confirme que le scrutin fixé au samedi 29 novembre 2014 pour le premier tour et au 6 décembre 2014 pour le second tour aura lieu par un système de vote électronique, par Internet.

"Il a été décidé que le vote serait électronique et le scrutin dématérialisé", explique la Haute Autorité de l'UMP, qui précise que les adhérents à jour de cotisation pourront voter "depuis l'ordinateur de leur choix, y compris en connexion 3G par le biais d'un téléphone portable ou d'une tablette", ou depuis un ordinateur mis à disposition par les fédérations départementales de l'UMP.

Sans explications sur les motifs, c'est la solution de Paragon Elections qui a été choisie, après avoir été mise en concurrence avec Atos et Voxaly.

Pour voter, les adhérents devront fournir un login (ou "code d'accès"), un mot de passe et leur numéro d'adhérent, "le code d'accès et le mot de passe [étant] adressés individuellement à chaque adhérent par courrier papier". En cas de perte, les identifiants pourront être renvoyés par SMS.

Quelle sécurité ?

"La validation définitive du vote entraînera l'envoi d'un bulletin de vote numérique dans l'urne numérique et émargement de la liste électorale. L'électeur pourra éditer une confirmation de vote qui sera automatiquement générée", précise le parti. Il assure qu'à la clôture du scrutin à 20 heures le soir, "l'urne électronique et la liste d'émargement feront l'objet d'un scellement en présence des membres de la Haute Autorité et des représentants des candidats".

Mais comment s'assurer de la bonne foi du contenu d'une urne opaque, qui résulte de codes sources dont les candidats et les électeurs ignorent tout ? Dans son guide électoral, la Haute Autorité prévient qu'elle "se réunira en permanence pendant la durée du scrutin" pour parer aux éventuels problèmes, et rappelle que "tout électeur a le droit des contester la régularité des opérations". Mais encore faut-il avoir la transparence suffisante pour constaer les fraudes,ce qui n'est jamais le cas avec le vote électronique.

Les flops de 2012 et 2013, la complicité passive de la CNIL

Ce ne sera pas la première fois que l'UMP utilisera le vote par internet pour des élections internes. Lors des primaires de 2012 pour les municipales, le parti avait déjà choisi le vote électronique en se reportant sur une solution de Docapost, une filiale de La Poste. Il avait alors été démontré des possibilités de fraude, résultant d'une faille volontairement introduite dans le système. Le Parti Socialiste s'était alors amusé à expliquer qu'il pouvait faire basculer le résultat du vote en dépensant seulement 10 000 euros, s'il était mal intentionné.

Puis en 2013, lors d'un Congrès extraordinaire organisé en plein mélodrame suite à l'affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon, l'UMP avait à nouveau fait le choix d'un vote électronique. Cette-fois ci, nous avions vu qu'il n'était même pas demandé de mot de passe pour voter.

Comme en 2012, l'UMP veut rassurer ses adhérents sur la sécurisation du vote en affirmant dans son guide électoral que "le scrutin est organisé conformément aux exigences formulées par la CNIL", citant une délibération de 2010 :



Mais comme nous l'avions pointé du doigt en 2012, la délibération de 2010 aurait justement dû amener l'UMP à s'interdire tout vote électronique pour ses élections internes. La CNIL y avait en effet autorisé le recours au vote électronique, mais en se disant "réservée quant à l'utilisation de dispositifs de vote électronique pour des élections politiques", précisément parce que "les systèmes de vote existants ne fournissaient pas encore toutes les garanties exigées par les textes légaux".

De plus, l'UMP assure que "conformément aux recommandations de la CNIL, le dispositif sera soumis au contrôle d'un expert indépendant agréé par elle". Mais en 2012, le rapport n'était toujours pas arrivé sur le bureau de la CNIL 48 heures avant le scrutin, et la Commission avait préféré se murer dans un silence de plomb face à nos questions.

Espérons que cette fois-ci, les choses se déroulent sans accrocs, et dans de meilleures conditions de contrôle. Mais tout contrôle restera limité par le caractère secret du logiciel employé, et l'opacité des conditions de transport du "bulletin" entre l'ordinateur et l'urne électronique.


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Il faut croire que le chiffrement des données n'est pas encore une pratique très répandue chez les membres de l'Etat islamique. Le magazine d'information sur les relations internationales Foreign Policy raconte s'être fait confier l'ordinateur portable d'un membre de l'Etat Islamique, qui avait dû l'abandonner suite à une attaque des rebelles syriens dans la région d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, près de la frontière turque. Il lui aurait été donné par un commandant d'un "groupe modéré de rebelles syriens", qui a mis la main dessus lors de l'attaque en janvier dernier, et n'en avait rien fait.

En allumant l'ordinateur, le magazine a d'abord cru qu'il était vide de documents. Mais il s'est aperçu très vite que le djihadiste à qui il appartenait s'était contenté de mettre ses fichiers dans un dossier caché, sans prendre la précaution d'en chiffrer le contenu. En tout, 146 Go de données auraient ainsi été découvertes, rassemblant 35 374 fichiers répartis en 2 367 dossiers sous Windows. Tous les documents étaient en anglais, arabe ou français.

19 pages d'instructions pour une arme chimique

A l'intérieur de ces dossiers figuraient beaucoup des contenus répandus chez les apprentis djihadistes, avec des vidéos de propagande (y compris d'Oussama ben Laden), des guides pratiques sur la fabrication de bombes, des explications sur les techniques de vol de voitures, des conseils pour passer inaperçu lors de déplacements, etc.

Mais Foreign Policy raconte avoir également trouvé un document de 19 pages en arabe, qui expliquait comment développer des armes biologiques, notamment à partir de pestes buboniques d'animaux infectés. Or selon l'enquête du magazine, l'ordinateur aurait appartenu à un certain Mohammed S., d'origine tunisienne, qui aurait rejoint la Syrie après avoir étudié la chimie et la physique dans deux universités de Tunisie. Une information confirmée par l'une des universités, qui dit avoir perdu sa trace en 2011.

Rien ne permet de penser, néanmoins, que des progrès ont été effectivement réalisés par l'Etat islamique dans la conception d'armes biologiques, qui restent extrêmement compliquées à maîtriser sans mettre en danger ses propres troupes.


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Alors qu'il doit dévoiler officiellement son offre en France lors d'une présentation aux journalistes prévue le 15 septembre prochain, Netflix continue en coulisses d'enrichir son catalogue pour son lancement. Selon le dernier numéro de la lettre professionnelle Edition Multimédi@ à paraître ce lundi 1er septembre, le service de vidéo en ligne américain ferait le tour des distributeurs de films et de séries TV pour leur proposer "un achat de droits pour une exploitation sur douze mois pour environ 4.000 euros pour chaque film, ce montant pouvant aller jusqu'à 40.000 euros". NetFlix devra alors rentabiliser l'investissement avec des abonnements qui iront de 7,99 euros à 11,99 euros par mois.

La somme proposée par Netflix paraît plus faible que les standards du marché en matière de télévision, et serait pourtant une offre "généreuse" pour préparer le lancement. Selon TV Magazine, "les longs métrages valent de moins en moins cher à la télévision, de quelques dizaines de milliers d'euros à 200 000 euros" , le coût étant bien sûr fonction du succès d'audience de chaque production.

On parle ici de films relativement anciens, puisque Netflix a déjà fait savoir qu'il respecterait la législation française sur la chronologie des médias, et qu'il ne proposera donc aucun film de moins de 3 ans, la fenêtre étant réservée aux diffusions sur les chaînes payantes, et à la vidéo à l'achat (DVD, Blu-Ray, VOD à l'acte...). Un délai qui pourrait être ramené à 2 ans si la nouvelle ministre de la culture Fleur Pellerin reprend la proposition d'Aurélie Filippetti, qui veut l'assortir de conditions supplémentaires de participation au financement des oeuvres françaises et européennes.


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Le groupe Bouygues a présenté jeudi ses résultats semestriels 2014 (.pdf), en y joignant quelques informations intéressantes sur la stratégie de Bouygues Telecom et son avenir, qu'il entend désormais dessiner tout seul.

Au premier semestre de l'année, l'opérateur téléphonique a vu son chiffre d'affaires reculer de 5 % à 2,18 milliards d'euros. Mais il se console en voyant que le nombre de ses abonnés mobiles est en légère hausse (ce qui ne compense pas une chute des forfaits prépayés), tandis que ses offres fixes boostées entre autres par la nouvelle BBox à 19,99 euros par mois comptent 310 000 abonnés supplémentaires. Par ailleurs en un an, le nombre des abonnés ayant effectivement eu accès à la 4G sur le réseau de Bouygues Telecom a presque doublé, passant de 9 % à 16 % des abonnés, avec une consommation de 2 Go par mois, soit le double d'un client lambda :



Or c'est justement sur les réseaux mobiles de nouvelle génération que Bouygues Telecom entend baser son renouveau, en jouant sur l'association de ses lots de fréquences, utilisées simultanément par un même mobile. L'opérateur a déjà lancé le LTE Advanced (ou 4G+) en juin dernier en combinant les fréquences des bandes 2600 MHz et 800 MHz, ce qui lui permet d'atteindre un débit de près de 220 Mbps (182 Mbps lors de tests). Déployé sur 7 000 sites, la 4G+ sera disponible le mois prochain dans les 16 plus grandes villes de France.

Mais l'an prochain, Bouygues Telecom veut aller plus loin en associant ses trois bandes de fréquences (800 MHz, 1800 MHz et 2600 MHz), et ainsi approcher les 300 Mbps. Un service qu'il intitule le Ultra Haut Débit Mobile (UHDM) ce qui promet un casse-tête aux services marketing lorsque viendra le temps de désigner la 5G :



Même si Orange a les mêmes ambitions, Bouygues Telecom qui a investi 1,5 milliards d'euros en fréquences estime que son offre UHDM sera "difficile à reproduire par les concurrents", car il est le seul à disposer d'autorisation d'exploitation de fréquences sur les trois bandes :




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Les fabricants de téléviseurs ont tiré les leçons de l'échec commercial des téléviseurs 3D. Sans contenus de qualité proposés aux consommateurs, ces derniers ne verront pas l'intérêt de renouveler leur équipement pour avoir le dernier bijou technologique dans leur salon. Samsung a donc signé une série de partenariats pour s'assurer de la disponibilité de contenus 4K en Europe avant les fêtes de Noël.

Avant l'IFA 2014, la firme sud-coréenne a ainsi annoncé un accord avec Amazon pour proposer ses contenus ultra-haute définition (UHD) à travers son service de VOD, intégré au téléviseur connecté. Le service sera disponible dans le monde entier à partir du mois d'octobre. De même, Samsung a signé avec Netflix pour étendre à l'Europe la disponibilité des contenus 4K qu'il propose aux Etats-Unis depuis avril dernier, avec en particulier la saison 2 de House Of Cards.

Les contenus UHD de Netflix sont d'ores et déjà proposés sur les téléviseurs Samsung au Royaume-Uni, en Irlande, en Suède, au Danemark, en Norvège et en Finlande, où Netflix a été officiellement lancé. En France, le lancement aura lieu le mois prochain, après une présentation officielle à la presse prévue le 15 septembre prochain.

Du contenu 4K téléchargeable avec DRM

Samsung précise par ailleurs qu'il a renforcé ses partenariats pour la 4K avec Maxdome (disponible uniquement en Allemagne pour le moment), Wuaki (qui doit être très bientôt lancé en France), et CHILI, une plateforme de VOD italienne.

Mais le streaming et la 4K ne faisant pas bon ménage en dehors des trop rares bénéficiaires d'un accès à internet par fibre optique, Samsung ajouter qu'il a "travaillé activement avec des partenaires de l'industrie pour développer une solution sécurisée de distribution de contenu UHD", qui se traduit concrètement par un accord avec la Secure Content Storage Association (SCSA), un consortium fondé par Sandisk, Western Digital, 20th Century Fox et Warner Bros.

L'objectif est de rendre des contenus 4K téléchargeables sur des supports de stockage, avec un DRM qui s'assurera que les contenus ne pourront pas être lus sur le téléviseur sans autorisation.

En juillet dernier, Samsung a ainsi lancé un disque dur de 500 Go préchargé avec 40 films et documentaires UHD fournis par 20th Century Fox et Paramount.


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Jeter des oeufs sur des façades d'immeubles, à travers des fenêtres ou dans des cages d'escaliers n'est pas seulement du gâchis, c'est aussi potentiellement un délit. Comme le notent Bien Public et Next Inpact, la gendarmerie de Quétigny (Côte-d'Or) a ainsi annoncé fièrement sur sa page Facebook qu'elle avait mis la main sur trois jeunes adolescents qui s'étaient filmés en train de commettre de tels actes d'incivilité, et avaient diffusé leurs vidéos.

"Il s'agissait pour eux de relever un défi lancer (sic) sur Facebook par leurs copains", écrivent les gendarmes qui reconnaissent volontiers que "bien entendu, ce ne sont pas des actes graves", mais qui rappellent qu'ils "provoquent l'exaspération de ceux qui en sont victimes".

Les trois suspects, tous mineurs, ont reconnu une dizaine de faits, et sont convoqués le 10 septembre prochain devant le délégué du procureur de la République, "pour les délits de dégradations en réunion".

La peine devrait rester minime, si la justice ne se contente pas d'un rappel à la loi. Selon l'article 322-1 du code pénal, "la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger", ce qui est le cas d'un simple jet d'oeufs. Lorsqu'elle est commise par "plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice"; la peine peut être portée jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende, mais là encore uniquement si les dommages causés ne sont pas légers.

"Les œufs devraient rester à leur place pour quelques temps !", conclue la gendarmerie, dont l'action a été saluée dans les commentaires.

(illustration : CC Claire Alexander)


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Neuf lobbys représentant les industries du numérique et des télécoms en Europe ont écrit (.pdf) la semaine dernière au nouveau président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, pour lui demander que le numérique soit mieux pris en compte dans le processus de décision en Europe. Alors que la Commission compte actuellement une commissaire dédiée au numérique, Neelie Kroes, les industriels souhaitent que la "politique numérique" de l'Europe soit de la responsabilité de l'ensemble du collège des commissaires, et qu'un "Champion Numérique" soit désigné pour définir cette politique et la faire appliquer.

Le terme "champion numérique" existe déjà à Bruxelles, avec un ensemble de personnalités de la vie civile désignées par les états membres pour être des "digital champions" consultés par le législateur. La France a désigné à cet effet l'entrepreneur Gilles Babinet, ancien président du Conseil national du numérique et farouche adversaire de la CNIL. Mais le "Champion Numérique" appelé de leurs voeux par les lobbys resterait tout de même un commissaire européen, aux compétences élargies.

"Cette personne devrait être chargée de faire appliquer un principe d'innovation — par opposition à un principe de précaution — sur toutes les législations européennes, et de s'assurer que la politique européenne est de nature prospective, compatible avec l'avenir ("future-proof"), et uniforme à travers toute la Commission avec un ensemble bien défini d'objectifs", réclament ensemble la BSA (Business Software Alliance), la CCIA (Computer and Communication Industry Association), l'ECTA (European Competitive Telecommunications Association), l'ETNO (Europen Telecomunications Network), le GSMA (Association du GSM), Cable Europe, Digital Europe, l'EDiMA (European Digital Media Association), et l'EuroISPA (European Internet Services Providers Association).

Favoriser l'innovation. Oui, mais comment ?

"Il est vital que le leadership de l'Europe embrasse des politiques qui encouragent le déploiement d'infrastructures et de services numériques modernes par tous les acteurs du marché", demandent-ils en coeur.

Mais comment appliquer ce "principe d'innovation", par exemple, à la question très délicate de la neutralité du net ? Les opérateurs télécoms qui signent cette lettre à Jean-Claude Juncker expliquent régulièrement qu'il leur faut pouvoir favoriser certains services (qui payeront pour ça), notamment pour dégager les marges suffisantes pour déployer les nouveaux réseaux à très haut débit qui permettront l'innovation de demain. A contrario, les défenseurs de la neutralité du net expliquent que toute discrimination entre les services utilisant Internet entraîne de fait un frein à l'innovation pour les services qui ne seraient pas traités à égalité avec leurs concurrents.

Or cette question de la neutralité du net et de son impact sur l'innovation est au coeur d'une bataille autour d'une directive européenne sur la révision du paquet télécoms.

Jean-Claude Juncker devra faire valider la composition d'un nouveau collège de la Commission lors d'un vote d'investiture en octobre prochain.




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A quelques semaines de présenter son nouvel iPhone 6 et peut-être sa première montre connectée iWatch, qui disposera de nombreux capteurs biométriques destinés à collecter en permanence des données médicales, Apple a décidé de renforcer les règles de protection de la vie privée qu'il impose aux développeurs. Et plus précisément à ceux qui utiliseront l'API HealthKit dévoilée par Apple au mois de juin dernier, qui permet de réunir toutes les données de santé que l'utilisateur stocke dans l'application Health sous iOS 8.

La firme de Cupertino a ainsi prévenu les développeurs qu'ils ne seraient pas autorisés à exploiter les données de HealthKit à des fins publicitaires. Pas question par exemple d'utiliser la connaissance du fait qu'un utilisateur est en surpoids pour lui proposer des produits d'amincissement, ou de proposer une paire de tennis en promotion à un utilisateur qui a l'habitude de faire son jogging toutes les semaines.

C'est une bonne nouvelle, qui ne doit pas faire oublier que de son côté, Apple garde tous les droits d'exploitation des données médicales, y compris pour les vendre à des assurances santé intéressées par la surveillance du comportement des assurés.

Pas d'accès à HealthKit pour les applications sans rapport

Selon les nouvelles règles, les développeurs "ne doivent pas vendre une information de santé d'un utilisateur final collectée à travers l'API HealthKit à des plateformes publicitaires, des data brokers ("courtiers en données personnelles", ndlr) ou à des revendeurs d'informations". Seule la transmission de données "à des tiers pour des fins de recherche médicale" est autorisée, sous condition de consentement explicite de l'utilisateur.

Les règles précisent que "votre application ne doit pas accéder aux API HealthKit à moins qu'elle soit conçue d'abord pour fournir des services de santé et/ou de fitness, et que son utilisation soit clairement évidente dans votre texte marketing et l'interface utilisateur".


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Douche froide pour celui qui voulait juste participer au défi du Ice Bucket Challenge. Le Omaha World Herald rapporte qu'un jeune homme de 20 ans recherché par la police a été arrêté par les forces de l'ordre après qu'il ait diffusé sur Facebook une vidéo dans laquelle il participait au défi organisé en faveur de la recherche contre la maladie de Charcot.

Selon le quotidien local, le délinquant qui était en libération conditionnelle depuis le mois de mars était recherché par la police pour avoir désobéi aux conditions de sa remise en liberté. Lorsqu'il a posté la vidéo en privé sur Facebook, un indic' a reconnu la maison depuis laquelle il s'est renversé un seau d'eau glacée sur la tête, et a immédiatement prévenu les autorités en leur livrant l'adresse.

Arrivés sur les lieux, les policiers ont attendu que le jeune homme sorte de la maison et pénètre dans un véhicule pour le prendre en filature et l'arrêter quelques pâtés de maisons plus loin, non sans s'être fait cracher à la figure et insulter de tous les noms d'oiseaux. L'inculpé qui avait livré une fausse identité à la police au moment de son arrestation a été arrêté pour usurpation d'identité, obstruction à son arrestation, et violences sur un agent de police.

Ce n'est pas la première fois, loin s'en faut, que des délinquants recherchés livrent eux-mêmes des indices sur leur localisation (ou des preuves de leurs méfaits) en utilisant Facebook et différents réseaux sociaux. On se souvient de l'exemple mémorable de cet homme arrêté en février 2014, qui avait lui-même publié son propre avis de recherche pour s'en glorifier auprès de ses amis.


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Justement la communication c'est aussi savoir choisir ses outils pour communiquer. Le média choisi est porteur de sens. Or Vine ne renvoie pas une image de sérieux. Ca envoie comme message : on a rien à dire, on sait pas quoi faire, mais on communique pour communiquer, sur les médias des jeunes, parce que comme ça on aura l'air cool. Bah non, ils ont l'air con.



C'est la surprise du jour. Ancienne secrétaire d'Etat aux PME, à l'innovation et au numérique, puis chargée sous le premier gouvernement Valls du commerce extérieur, du développement du tourisme et des Français de l'Etranger, Fleur Pellerin a été nommée ministre de la Culture et de la Communication dans le nouveau gouvernement Valls 2. Une ascension fulgurante pour celle qui était encore inconnue avant l'élection de François Hollande.

Fleur Pellerin succède ainsi à Aurélie Filippetti, dont le bilan au ministère de la Culture restera on ne peut plus discret. Désormais installée à la Rue de Valois, Mme Pellerin aura sur son bureau tous les dossiers chauds liés traditionnellement au ministère (notamment les intermittents du spectacle), mais aussi les questions plus contemporaines de lutte contre le piratage, d'encadrement des offres légales sur Internet, ou encore de possible régulation des contenus par le CSA.

Favorable aux amendes Hadopi, trouble sur la neutralité du net

En voyage à Stockholm l'an dernier, Fleur Pellerin avait estimé que la suspension de l'accès à internet prévue initialement par la loi Hadopi était une "législation d'exception", mais s'était dite favorable aux amendes en jugeant que ce n'était "quand même pas très liberticide", et que c'était "le modèle des radars automatiques sur les autoroutes".

Lorsqu'elle était en charge du numérique, Fleur Pellerin (surnommée "Fleur d'Oranger" en raison d'une sensibilité supposée aux positions d'Orange) avait également montrée une certaine hostilité à la neutralité du net, et avait botté le dossier en touche. Elle aura à en reparler puisqu'il s'agit de l'un des leviers que le CSA espère pouvoir actionner pour brider les sites qui ne respecteraient pas la législation française.

En revanche, Fleur Pellerin s'était clairement opposée à tout filtrage, ce qui pourrait ne pas être compatible avec le projet de loi Création qu'elle aura désormais la charge de porter. "Notre position est claire. Nous sommes opposés à la surveillance généralisée et au filtrage. Nous restons très attachés à ces principes. La question n'est pas de limiter la liberté d'expression et les capacités d'innovation liées à la neutralité du Net", avait-elle déclaré aux Echos.

Sur la chronologie des médias, plus que jamais d'actualité avec l'arrivée d'un Netflix bridé dans ses ambitions, elle s'était montrée plus timide. "La chronologie des médias doit permettre le développement d'une offre légale attractive sur Internet. Elle doit aussi continuer à constituer un point d'équilibre dans le financement de la création audiovisuelle et cinématographique. Nous devrons donc être créatifs pour, d'un côté, préserver le financement de la création, qui fait partie de notre exception culturelle et, de l'autre côté, faire en sorte que l'économie numérique continue à se développer. L'équilibre à trouver est très subtil".


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Oui, le chômage continue d'augmenter à un niveau très inquiétant. Oui, la dette publique continue de se creuser. Oui, l'écart entre les plus haut salaires et la rémunération de la majorité des Français ne fait que s'accentuer, faisant courir le risque d'une révolte sociale. Oui, les tensions internationales n'ont jamais été fortes depuis l'effondrement de l'URSS. Oui, l'euro est en danger et fait courir le risque d'un effondrement financier. Oui, rien ou presque ne permet de voir avec optimisme l'avenir proche ou à moyen terme.

Mais rassurez-vous, Manuel Valls et François Hollande travaillent ! Et ils le font savoir en communiquant sur Vine, le réseau social utilisé pour montrer des chats qui tombent. Ouf.




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Soucieux de lancer une nouvelle mode susceptible de détrôner les Vine de Twitter, Facebook et sa filiale Instagram ont dévoilé mardi soir Hyperlapse, une application disponible pour le moment uniquement sur iOS, qui permet d'enregistrer des vidéos sur de longues durées en mouvement tout en ayant un rendu global stable — grâce à une technologie de stabilisation de l'image.

"Vous n'avez pas besoin d'un compte pour créer un hyperlapse", prévient Instagram. "Vous ouvrez directement la caméra. Tapez une fois pour débuter l'enregistrer, et taper à nouveau pour arrêter. Choisissez une vitesse de lecture entre 1x et 12x, et tapez sur la coche verte pour la sauvegarder dans votre galerie vidéo".

Une fois filmées et enregistrées à la vitesse voulue, les vidéos peuvent être partagées sur Instagram.





Stabilization for Hyperlapse from Instagram from Instagram on Vimeo.




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L'information transmise ce vendredi par @giribot nous avait échappée. Lorraine Data Network (LDN), l'un des fournisseurs d'accès à internet indépendants membre du réseau French Data Network (FDN), a eu l'idée cet été d'aller chercher les internautes sur leurs sites préférés pour les sensibiliser à l'importance d'internet libre, ouvert, et décentralisé ; et aux problématiques de vie privée.

C'est ainsi que LDN a choisi de diffuser sur YouPorn la vidéo d'une heure d'une conférence donnée à Paris lors du dernier festival Pas Sage En Seine, intitulée "Libérer Internet : Sexe, alcool et vie privée". Résultat : déjà plus de 1 900 vues.

"Cette conférence s'intéresse à la protection de la vie privée sur Internet, notamment en sensibilisant le public aux dérives des grandes puissances d'Internet (en prenant pour exemple Google et Facebook) actuelles et potentielles (...). Au travers de l'histoire banale mais néanmoins intime de deux jeunes fêtards, le ton est donné en démontrant comment des acteurs commerciaux et opaques peuvent entrer dans la vie intime des internautes en recoupant des informations publiques et privées sur plusieurs années, de différentes sources qu'ils contrôlent.", raconte la présentation de la vidéo, que vous pouvez aussi télécharger par BitTorrent, ou regarder ici :




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