Guillaume Champeau

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Le silence de Google nous avait surpris. Alors que le moteur de recherche investit d'importantes sommes en lobbying, et sait être parfaitement organisé pour réagir lorsqu'une loi menace son indépendance, la firme de Mountain View n'avait pas pipé mot sur la manoeuvre de Bernard Cazeneuve aboutissant à confier des pouvoirs de censure à la police.

Au prix d'un mensonge devant les sénateurs, le ministre de l'intérieur a fait adopter le 16 octobre un amendement au projet de loi anti-terrorisme qui offre à son ministère le pouvoir d'ordonner la censure des moteurs de recherche sans aucun contrôle judiciaire. Il suffit que dans sa grande sagesse l'Etat décide qu'un site est coupable de "propagande terroriste" pour que non seulement il ne soit plus accessible par les internautes, du fait du blocage ordonné aux FAI, mais qu'en plus l'existence-même de ce site soit tue sur Google et les autres moteurs de recherche ou annuaires. A aucun moment un juge n'a à vérifier le bien-fondé de l'accusation et la proportionnalité de l'ordonnance de censure.

C'est exactement pour ce type de censures arbitraires que Google avait décidé de quitter la Chine.

Finalement, il aura fallu attendre mercredi, c'est-à-dire après le dernier débat qui pouvait encore modifier le texte, pour que les géants du web se réveillent enfin sur cet amendement adopté il y a déjà deux semaines.

Google n'a pas réagi en son nom, mais à travers un communiqué de l'Association des services internet communautaires (l'ASIC). Celle-ci regroupe notamment Google, Facebook, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, eBay, Exalead ou encore Skyrock. Mais le communiqué reste sobre, par rapport à ce qu'a pu produire l'ASIC par le passé.

L'improbable contrôle constitutionnel

Si elle regrette que le dispositif est créé "sans qu'une définition précise et circonstanciée ne soit inscrite dans la loi", l'Asic exprime simplement "ses inquiétudes", et non son indignation, "quant à l'extension grandissante des pouvoirs offerts aux services de police et aux services de renseignements en matière de contrôle des contenus et des comportements sur internet sans supervision de l'autorité judiciaire".

Elle appelle courtoisement à un contrôle par le conseil constitutionnel, ce qu'elle sait fortement improbable. La loi de programmation militaire qui créait de nouveaux pouvoirs de collecte de données par l'Etat n'avait pas été soumise aux sages. La précédente loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (dite LOPPSI 2) avait été validée après une saisine très imparfaite par le Parti Socialiste, lequel avait aussi "oublié" de saisir le Conseil Constitutionnel sur la partie de la loi ARJEL qui confiait le pouvoir de censurer des moteurs de recherche après décision judiciaire. Depuis des années, gauche et droite s'entendent pour que sur les textes sécuritaires, soit il n'y ait pas de saisine, soit pour que celle-ci soit pipée.

"Au cours des prochains mois, le Gouvernement publiera les décrets d'application de ces lois portant une atteinte sans précédent, aux libertés. L'ASIC sera vigilante à ce que ceux-ci fassent l'objet d'un contrôle de leur légalité par le Conseil d'Etat et puissent être soumis à l'examen du Conseil constitutionnel par l'intermédiaire de la procédure de la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)", ajoute l'ASIC. Mais pour qu'il y ait QPC, il faudra qu'un de ses membres décide de s'opposer à une ordonnance de l'Etat, et que l'affaire aille devant la justice. Il est permis d'en douter.


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Les grandes entreprises de la Silicon Valley ont beaucoup fait ces dernières années pour faire avancer la reconnaissance des droits des personnes gays et lesbiennes. Apple, qui avait intégré des émoticônes gays dans iOS 6, avait été parmi les premiers à intégrer dans ses produits la diversité des orientations sexuelles des utilisateurs, avant que Facebook ne réalise une étape plus symbolique encore en 2012, en intégrant le mariage homosexuel dans ses profils.

Néanmoins Apple a parfois envoyé des signaux jugés par certains réactionnaires, comme lorsqu'il a accepté une application iOS qui prétendait aider à "guérir l'homosexualité", comme s'il s'agissait d'une maladie à traiter (il l'a finalement retirée de l'App Store) ou lorsqu'il a obligé à l'autocensure d'une application de rencontres entre homosexuels du site PlanetRomeo.

Mais c'est peut-être en montrant que l'homosexualité n'est plus un frein à la réussite sociale que le patron d'Apple pourra le mieux aider à abolir les dernières hésitations de ceux qui préfèrent encore se cacher, par peur d'être jugés négativement. Le patron de la société la plus valorisée au monde a effectué aujourd'hui son "coming-out" à travers une tribune inattendue publiée dans Business Week. Il explique qu'il a toujours préféré la discrétion dans ses déclarations publiques, mais qu'il se sentait l'obligation d'en parler pour donner l'exemple et aider les autres.

"Si ça peut aider quelqu'un, ça vaut le coût de ma propre vie privée"

"Bien que je n'ai jamais nié ma sexualité, je ne l'ai jamais reconnue publiquement non plus, jusqu'à maintenant. Donc laissez moi être clair : je suis fier d'être gay, et j'estime qu'être gay est parmi les plus cadeaux que Dieu m'a offert".

"Beaucoup de collègues chez Apple savent que je suis gay, et ça ne semble pas créer de différences dans la façon dont ils me traitent", écrit-il. "Bien sûr, j'ai eu la chance de travailler dans une entreprise qui aime la créativité et l'innovation et qui sait qu'elle peut resplendir lorsqu'on embrasse les différentes des gens. Tout le monde n'a pas cette chance".

"Etre gay m'a offert une meilleure compréhension de ce que c'est d'être dans la minorité. (...) Ca m'a rendu plus empathique (...). Ca été difficile et inconfortable parfois, mais ça m'a donné la confiance d'être moi-même, de suivre ma propre voie, et de m'élever au dessus de l'adversité et du sectarisme. Ca m'a aussi donné la peau d'un rhinocéros, ce qui s'avère pratique lorsque vous êtes le PDG d'Apple".

Critiquant les lois ou les entreprises qui autorisent les discriminations à l'égard des homosexuels, Tim Cook explique que "si entendre que le PDG d'Apple est gay peut aider quelqu'un qui lutte à être en accord avec lui-même ou elle-même, (...) ou à inspirer des gens à insister sur leur égalité, alors ça vaut le coût de ma propre vie privée".

Son coming-out étant fait, Tim Cook demande désormais que sa vie privée soit respectée, et que l'on intègre son homosexualité comme n'étant qu'une petite partie de son identité.


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Avec la Wii, Nintendo a été le premier fabricant de consoles à faire du jeu vidéo un instrument pour entretenir sa santé. L'éditeur japonais a réussi à faire se lever du canapé les joueurs qui étaient autrefois assis avec une manette, en les obligeant à bouger pour frapper dans une balle de tennis, pour lancer une boule de bowling ou pour danser. Mais Nintendo ne veut pas s'arrêter là.

La société avait annoncé en début d'année la création d'une filiale dédiée à la santé, pour faire une percée dans le domaine de la médecine personnalisée. Mais le directeur Satoru Iwata avait refusé d'en dire plus sur les projets de Nintendo, se contentant de préciser qu'il ne s'agirait pas d'un appareil à porter sur soi. La firme japonaise souhaite aller à contre-courant des montres, bracelets ou autres paires de lunettes connectés, que les géants de l'informatique tentent de faire adopter aux consommateurs.

A l'occasion de la présentation de ses bons résultats trimestriels, qui lui valent une envolée de sa cotation en bourse, Iwata en a dévoilé davantage.

Dans le courant de l'année 2015, ou au plus tard au premier trimestre 2016, Nintendo sortira un appareil visant à aider les utilisateurs à avoir un sommeil de meilleure qualité. Il devrait s'agir d'un appareil ludique. "En utilisant notre savoir-faire dans le jeu pour analyser le sommeil et la fatigue, nous pouvons créer quelque chose d'amusant", a assuré Iwata.

L'appareil sera de la taille d'une main, et devra être posé sur la table basse, près du lit. Il est conçu en partenariat avec la société américaine ResMed, spécialisée dans le traitement de l'apnée du sommeil, qui propose déjà un appareil grand public, le S+ :



Dans sa présentation reprise par Kotaku, qui montre que Nintendo voit le marché de la santé devenir plus important pour lui que celui du jeu vidéo, l'éditeur a mis en avant 5 "non" qui doivent faciliter l'adoption du produit par les consommateurs :


Non-Wearable : pas besoin de porter sur soi l'appareil

Non-Contact : Pas besoin de le toucher

Non-Operating : Pas besoin de le contrôler

Non-Waiting : Les mesures sont immédiates

Non-Installation Efforts : Pas d'installation complexe à réaliser


L'appareil se basera sur une plateforme baptisée "Qualité De Vie" (QOL), qu'utiliseront ensuite différents produits de Nintendo. Basée sur le cloud, la plateforme agrégera les données collectées, et les applications pourront proposer des défis ou des conseils en fonction des données de chacun, pour améliorer son état de santé, diminuer le stress, etc.








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Mozilla a officiellement lancé mardi une nouvelle application pour Android, Mozilla Stumbler, qui vise à améliorer la précision de ses services de géolocalisation, intégrés notamment dans Firefox. Une version en développement de l'application avait déjà été publiée l'an dernier sur GitHub lorsque l'éditeur de logiciels open-source avait annoncé son projet de géolocalisation collaborative, qui vise à cartographier les réseaux WiFi et les antennes cellulaires du monde entier pour améliorer la précision des triangulations.

A l'instar de ce que font Apple ou Google — lequel a été condamné par la CNIL pour l'avoir fait de façon trop intrusive, Mozilla Stumbler scanne les réseaux WiFi disponibles à partir du téléphone mobile, en enregistrant en particulier leur SSID (le nom du réseau), et en croisant les informations obtenues avec les coordonnées GPS enregistrées, et la cartographie des antennes de téléphonie mobile.

Lorsque l'utilisateur demande à être géolocalisé avec précision, toutes ces données sont combinées pour évaluer au plus près la position du terminal utilisé, en fonction de la puissance des signaux reçus. Plus on s'éloigne d'un hotspot Wifi ou d'une antenne, plus sa qualité de réception baisse, mais plus on se rapproche éventuellement d'autres antennes ou hotspots pour lesquels la qualité de réception augmente. En combinant les trois types de triangulations (GPS, Wifi, antennes de téléphonie), il devient possible de géolocaliser l'utilisateur avec une très grande précision.

_Nomap pour interdire le scan

A l'instar d'un OpenStreetMap qui mise sur la collaboration de tous, L'application encourage les utilisateurs volontaires à se rendre dans des zones encore mal cartographiées (qui ne sont pas en bleu), pour enrichir la base de données. L'application se désactive automatiquement si la batterie devient faible.

Si vous ne souhaitez pas que votre réseau Wifi figure dans la base de données, Mozilla propose d'ajouter _nomap à la fin du nom du réseau Wifi sur votre routeur ou box ADSL. Par exemple, si votre réseau Wifi s'appelle "Numerama", il faut le modifier pour l'appeler "Numerama_nomap". La fondation reprend ainsi la solution proposée par Google en 2011.

Selon la politique de vie privée publiée par Mozilla, les données collectées avec Stumbler ou avec le Mozilla Location Service intégré à Firefox, qui comprennent notamment la date de la géolocalisation, sont stockées localement sur le téléphone. Elles sont effacées lorsqu'elles ont été envoyées à Mozilla.


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Fondé en 1952, le CERN (Organisation européenne pour la Recherche nucléaire) a pris pour habitude dès ses premières années de conserver un riche catalogue de photographies, pour garder traces de son histoire. En un demi-siècle, le centre basé en Suisse a accumulé plus de 400 000 images en argentique, développées sur papier, dont 120 000 photographies en noir et blanc prises entre 1955 et 1985.

Pour permettre au public d'y accéder, le CERN a entrepris des travaux de numérisation des clichés, avec un archivage semi-automatisé. "Dans la plupart des cas, les photos peuvent être identifiées grâce à un minimum d'éléments de description. Toutefois, pour de nombreux albums, il manque des titres, le nom des personnes figurant sur la photo, une description des équipements concernés, etc.", explique le CERN. Le centre a donc décidé de faire appel à la communauté des scientifiques et des anciens membres du CERN pour les aider à identifier les personnes ou les objets qui figurent sur certains clichés.

Le CERN diffusera régulièrement des images qu'elle n'arrive pas à légender, dans l'espoir d'obtenir des informations.

Quelques exemples :












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Sans surprise, l'Assemblée Nationale a adopté mercredi soir le projet de loi de lutte contre le terrorisme, en validant le texte final élaboré par les députés et sénateurs de la commission mixte paritaire. Avant son adoption définitive et sa promulgation, le texte devra encore être approuvé par le Sénat lors d'une séance plénière programmé le mardi 4 novembre prochain.

Parmi les dispositions du projet de loi figure le blocage administratif des sites de propagande terroristes par les FAI, selon une liste déterminée par le ministère de l'intérieur, mais aussi l'obligation pour les moteurs de recherche de déréférencer cette même liste, sans aucun contrôle par un magistrat. L'amendement avait été ajouté au dernier moment par Bernard Cazeneuve, sur la base d'une explication mensongère, et n'avait fait l'objet d'aucune discussion en commission mixte paritaire.

L'Etat pourra ainsi décider de ce qui est de la propagande terroriste, et exiger que les contenus en cause soient censurés sans qu'un juge confirme le caractère illicite des contenus visés. Le projet de loi confie uniquement à un membre de la CNIL le soin de vérifier la liste, qui sera secrète, et de saisir le juge en cas d'anomalie persistante.

Aucun groupe parlementaire n'ayant fait état de sa volonté de saisir le conseil constitutionnel, seule une hypothétique question prioritaire de constitutionnalité (QPC) lors d'une hypothétique procédure contentieuse pourra aboutir, dans plusieurs années, à faire annuler le dispositif.


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L'appui de Frank Riester n'aura pas suffi. Lors de l'examen à l'Assemblée Nationale du projet de loi de finances pour 2015, les députés n'ont pas adopté mercredi soir l'amendement n°II-180 qui proposait de rajouter 1,5 millions d'euros à l'enveloppe budgétaire de 6 millions d'euros prévue accordée à l'Hadopi par le gouvernement. Inflexible, la ministre de la culture Fleur Pellerin n'a rien voulu entendre des arguments des députés (dont Lionel Tardy) qui se plaignaient des effets d'une telle asphyxie financière, qui contraint la Haute Autorité à fonctionner avec un budget deux fois mois important qu'à sa création.

Pour seul gage, très hypothétique, la ministre a proposé que la future dotation 2016 soit versée avec un peu d'anticipation, pour permettre à la Haute Autorité de piocher davantage dans le peu de trésorerie qu'il lui reste, et ainsi augmenter artificiellement ses fonds de fonctionnement pour 2015. Mais il serait pour le moins hasardeux de la part de l'Hadopi, voire de mauvaise gestion, que de croire une telle promesse qui n'engage que Fleur Pellerin. Elle ne peut s'engager sur ce qui sera adopté lors de la loi de finances 2016, ni sur ce qu'autorisera le ministre des finances.

Les députés ont également rejeté l'amendement n°II-187 de Lionel Tardy, qui proposait de ponctionner 1 % de la rémunération copie privée pour ajouter au budget de l'Hadopi.

Concrètement, le budget de l'Hadopi ne permettra pas à la Haute Autorité de continuer ses études, en particulier sur la légalisation des échanges non marchands. Même si l'administration a promis de rogner sur tous les postes, y compris sur la riposte graduée, en pratique celle-ci ne devrait guère souffrir d'une petite disette, alors que le personnel affecté aux études pourrait faire partie des départs prioritaires.


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EDF a indiqué cette semaine qu'il avait détecté à trois reprises la présence d'un drone dans l'espace aérien réservé de la centrale nucléaire du Bugey (Ain), à 35 km de Lyon. Une première plainte avait été déposée par la direction de la centrale le 20 octobre 2014, au deuxième jour de détection. Et une autre plainte a été déposée vendredi dernier suite à la présence renouvelée d'un aéronef détecté par les équipes d'EDF.

Pour des raisons évidentes de sécurité, les périmètres aériens des centrales électriques font partie des zones que les drones civils n'ont pas le droit de survoler, quel que soit le type d'engin utilisé.

EDF précise que les survols de la centrale de Bugey n'ont eu "aucune conséquence sur la sûreté et le fonctionnement des installations". Le groupe ne livre aucun autre détail, en particulier sur l'identité éventuelle du pilote du drone, et ne précise pas s'il était ou non en mesure de neutraliser le drone.

En mai 2012, Greenpeace avait utilisé un drone pour filmer le survol en paramoteur de la centrale de Bugey. L'association écologiste avait voulu alerter sur "la vulnérabilité des sites nucléaires français face à la menace d'une attaque aérienne" :



Interrogé par la radio locale Lyon 1ère sur les événements de ces derniers jours, Greenpeace a tenu à "démentir toute implication dans ces survols de drones", en rappelant qu'elle a pour habitude d'agir en revendiquant ses opérations. Mais elle en profite pour demander "au Haut fonctionnaire de défense et de sécurité une enquête sur la sécurité aérienne des sites nucléaires".

Bien renseignée, Greenpeace assure que le site de l'ancien réacteur nucléaire Superphénix (Isère), le Commissariat à l'Energie Atomique de Saclay (Essonne), la centrale nucléaire de Pierrelatte (Drôme) et la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) auraient elles aussi été survolées par des drones. "Les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés, Bugey, Gravelines, Chooz, Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple", précise l'association.


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Facebook a annoncé mercredi la reconduite en 2015 de l'Internet Defense Prize, un prix créé cette année qui récompense "les contributions à la protection et la défense d'Internet". Alors que la faille Heartbleed découverte dans SSL avait mis en évidence l'incroyable manque de financement des outils de sécurisation des communications par les géants du web, Facebook souhaite utiliser ce prix pour remettre l'an prochain "jusqu'à 300 000 dollars" de récompenses — ce qui reste une goutte d'eau au regard des milliards de dollars de chiffre d'affaires générés par la Silicon Valley.

En 2014, pour la première édition organisée de façon plus informelle, l'entreprise avait donné 50 000 dollars aux chercheurs allemands Johannes Dahse et Thorsten Holz pour leurs travaux sur les vulnérabilités des applications web.

Sont éligibles au prix ceux qui fournissent "un prototype fonctionnel qui démontre des contributions significatives à la sécurité de l'internet, en particulier dans les domaines de la prévention et de la défense". Toutefois, le prix doit "reconnaître la direction de la recherche et pas nécessairement sa progression à date". L'objectif est d'aider les chercheurs (hackers) à concrétiser les projets qu'ils décrivent, mais Facebook ne demande aucun droit sur les créations financées.

Pour organiser ce prix, Facebook s'est associé à USENIX (Advanced Computing Systems Association), créée en 1975, à l'époque pour fédérer les utilisateurs des systèmes Unix. Elle est encore aujourd'hui une association très active, avec de nombreuses conférences à travers le monde — dont une à Bordeaux en décembre prochain — et des publications qui font référence chez les ingénieurs et autres techniciens dans l'informatique.

C'est un comité d'experts de USENIX qui décerne le(s) prix lors de sa conférence annuelle sur la sécurité, en lien avec un représentant de Facebook. Si le comité décide de récompenser plusieurs gagnants, les fonds sont divisés entre chaque.

Pour le prix 2015, les candidats devront soumettre leurs résumés de travaux au plus tard le 16 février 2015. Les articles de recherche finaux devront être prêts pour le 30 juin 2015, et les gagnants seront annoncés lors de la conférence USENIX Security '15 au mois d'août 2015.


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Ca n'a qu'un intérêt limité pour ceux qui bénéficient déjà de forfaits téléphoniques incluant de nombreuses destinations à l'étranger, mais ça peut intéresser les autres. Google a annoncé hier qu'il offrait désormais la 1ère minute de communication vers les téléphones de 25 destinations, à partir de Hangouts, son concurrent de Skype.

"Pendant les derniers mois de l'année 2014, la première minute de la plupart des appels à destination de 25 pays sera gratuite. Ensuite, chaque minute de communication sera facturée. Un message indiquant que la première minute est gratuite apparaît sur l'écran des appels concernés. S'il ne s'affiche pas, cette première minute est facturée", explique Google.

Pour bénéficier de l'offre, les utilisateurs doivent cependant avoir crédité leur compte en achetant des crédits d'appels (a priori pour au moins 10 dollars), ce qui retire une bonne partie de l'intérêt de l'opération.

La liste des pays concernés :


Australie

Belgique

Brésil

Canada *

Chine

République dominicaine

France

Allemagne

Inde

Indonésie

Irlande

Italie

Japon

Mexique

Pays-Bas

Norvège

Pérou

Pologne

Russie

Corée du Sud

Espagne

Suède

Suisse

Royaume-Uni

États-Unis *


* Le Canada et les Etats-Unis sont inclus en illimité avec Hangout, sauf pour certaines régions qui font l'objet d'une facturation de 1 centime la minute.


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A l'occasion de la présentation des résultats trimestriels de Facebook, qui a généré 3, 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires au troisième trimestre, Mark Zuckerberg a détaillé auprès des investisseurs ce qu'était sa vision pour le réseau social, dans les 3, 5 et 10 prochaines années.

A court terme, la société veut surtout se concentrer sur Facebook lui-même et sur Instagram, en particulier pour augmenter son potentiel publicitaire en ciblant toujours mieux les utilisateurs pour leur apporter du contenu pertinent à leurs yeux, et donc des publicités mieux ciblées. Il s'agit d'abord et avant tout de développer le chiffre d'affaires généré par le coeur de métier.

Sur les cinq prochaines années, Zuckerberg veut "prendre notre nouvelle génération de services, Instagram, Messenger, WhatsApp et Search, et les aider à connecter des milliards de gens et à devenir des entreprises importantes en elles-mêmes". Même si elle ne le dit pas explicitement aux investisseurs, la firme est très clairement consciente qu'elle court le risque que Facebook soit rapidement démodé et rejeté par les utilisateurs, et mise donc sur le développement de sa propre concurrence, avec des services qui ont leur indépendance par rapport à Facebook, au moins de façade. C'est encore le cas pour Rooms, l'application de salons de discussion lancée la semaine dernière, qui n'est pas présentée comme une application Facebook.

Facebook, une plateforme cross-plateformes

"Ces prochaines années, notre objectif est de faire de Facebook une plateforme cross-plateformes qui permette aux développeurs de construire, faire croître et monétiser leurs applications à travers toutes les plateformes mobiles majeures", a expliqué Mark Zuckerberg. A l'instar de Google, Facebook veut devenir avant tout une régie publicitaire, peu importe si ces publicités sont affichées sur Facebook.com ou ailleurs.

Enfin, pour les 10 années qui viennent, l'objectif numéro 1 de Facebook est d'accroître son nombre d'utilisateurs, déjà presque à saturation. Le défi, commun à Google, est d'obtenir qu'un maximum d'êtres humains (et donc de consommateurs) sur Terre aient accès à Internet, et en particulier à Facebook et à ses services. Mark Zuckeberg a ainsi beaucoup insisté sur l'importance de l'initiative Internet.org, en rappelant la connexion offerte en Zambie depuis l'été dernier.

"Notre priorité est de conduire les changements fondamentaux dans le monde dont nous avons besoin pour accomplir notre mission, de connecter le monde entier, de comprendre un monde avec de grandes avancées dans les intelligences artificielles, et de développer les nouvelles générations de plateformes, en particulier dans l'informatique".

Plus inattendu, l'autre grande priorité de Facebook dans la prochaine décennie est la réalité virtuelle, avec Oculus, qu'il a racheté en mars pour 2 milliards de dollars, et qui pourrait connecter des milliards d'humains dans un même univers virtuel.

"Avec Oculus, nous faisons un pari de long terme sur l'avenir de l'informatique. Toutes les 10 ou 15 années, une nouvelle plateforme informatique arrive, et nous pensons que la réalité virtuelle et augmentée sera une part importante de la prochaine plateforme", a rappelé Zuckerberg.


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Dans une interview qu'il avait accordée à Computer World en 2009, l'informaticien et futurologue Raymond Kurzweil, pape du transhumanisme, avait affirmé que les hommes pourraient atteindre l'immortalité vers 2050, grâce aux nanotechnologies. "La réalisation future des nanorobots éliminera fondamentalement les maladies biologiques et le vieillissement", prédisait-il. "Je pense que nous verrons une utilisation accrue des dispositifs (nanotechnologiques) qui réalisent certaines fonctions à notre place. D'ici 30 à 40 ans, nous surmonterons la maladie et le vieillissement". 500 fois plus petits que l'épaisseur d'un cheveu, "les nanorobots patrouilleront nos organes et nos cellules qui ont besoin de réparations, et les réparerons simplement. Cela conduira à une profonde extension de notre santé et de notre longévité".

Trois ans plus tard, Ray Kurzweil fut recruté par Google, officiellement pour travailler sur l'apprentissage-machine et l'intelligence artificielle, un domaine où la firme de Mountain View investit massivement. L'auteur du génial et très angoissant Humanité 2.0 dispose des moyens colossaux de Google pour concrétiser sa conviction que nous sommes à l'aube de la singularité technologique, où l'homme ferait physiquement corps avec les technologies (notamment les réseaux de communication) qu'il a créées, et qui désormais le dépassent.

Le corps et le cerveau de l'être humain n'est plus qu'une matière brute initiale qu'il convient d'améliorer et de réparer constamment, par des technologies qui permettraient même à terme de rendre l'esprit indépendant du corps (songez à une sorte de sauvegarde de l'esprit "dans le cloud", qu'il serait ensuite possible de charger dans un autre corps).

Des nano-technologies déjà utilisées comme traitements

Même si nous sommes encore loin de ces scénarios de science-fiction, la science les éloigne de plus en plus de la fiction. Les montres connectées et autres bracelets d'activité sont autant d'outils préhistoriques de la médecine personnalisée qui, aujourd'hui se contente de surveiller le corps humain, et demain permettra de dispenser en temps réel des micro-doses de médicaments en fonction des besoins de chacun. Voire, si l'on croit Kurzweil, de piloter des robots nanoscopiques qui voyageront dans le sang.

C'est l'idée qui figure derrière les pilules de détection du cancer ou des maladies cardiaques, sur lesquelles travaille le laboratoire Google X. Il ne s'agit là encore pour le moment que de surveiller, mais il s'agira bientôt de soigner.

Les nano-technologies sont déjà testées pour des traitements contre le cancer, ou envisagées pour d'autres maladies comme Ebola ou le SIDA. Les progrès dans le domaine sont beaucoup plus rapides qu'on ne l'imagine, et les enjeux commerciaux sont immenses, ce qui ne fait qu'accélérer plus encore la recherche.

En 2013, le co-fondateur de Google Larry Page a annoncé la création de la très discrète société Calico, en partenariat étroit avec Apple. On ne sait rien de l'entreprise, si ce n'est qu'elle "se concentrera sur la santé et le bien-être, en particulier sur le défi de l'âge et des maladies associées". La société est dirigée par Arthur Levinson, ancien PDG du géant des biotechnologies Genentech, et membre du conseil d'administration d'Apple. Tim Cook avait salué sa nomination en disant qu'il n'y avait "personne de mieux placé pour conduire cette mission", et qu'il était "impatient de voir les résultats".

Selon Fortune, Calico serait la réduction de "California Life Company", ce qui en dit long sur son programme et ses ambitions.

Mais veut-on d'une société où le seul moyen de mourir sera de subir un très grave accident ou de se suicider en désinstallant toutes les nano-technologies qui nous gardent en vie ? La question pourrait bien se poser un jour. D'ici 2050 ?


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Une femme de Montréal a obtenu la condamnation de Google, qui devra lui verser 2250 dollars canadiens de dommages et intérêts (environ 1500 euros) pour avoir diffusé sur Google Street View une photographie qui l'a poussée à démissionner de son travail, sous le coup des railleries de collègues. Prise le 8 mai 2009, la photo la montrait assise sur le pallier de sa maison, en train de consulter ses e-mails sur son smartphone. Mais elle portait ce jour là une tenue particulièrement légère, qui offrait à la vue de tous un généreux décolleté.

"En plus des commentaires malveillants et l'humiliation qu'elle a subis au travail, la demanderesse, de façon particulière, a ressenti une atteinte importante à sa pudeur et sa dignité, deux valeurs auxquelles elle tenait et qui sont éminemment respectables", a tranché le juge montréalais.

Pour sa défense, Google avait prétendu que la femme ne pouvait pas avoir une "attente légitime" de protection de sa vie privée en s'étant elle-même exposée dans cette position et dans cette tenue, d'une manière visible de la rue. Mais le juge canadien a estimé qu'il n'y avait pas seulement atteinte à la vie privée, mais aussi l'atteinte au droit à l'image, qui inclue la protection de la dignité de la personne, de son honneur, et de sa réputation.

Pour une raison inconnue, le jugement intervient très tardivement, alors que Google avait déjà pris la décision de flouter complètement la maison depuis 2011.

En 2014, la CNIL italienne a condamné Google à une amende de 1 million d'euros pour avoir mal signalé ses Google Cars, qui photographies les rues d'un grand nombre de pays. Pour limiter sa responsabilité, le service floute les parties sensibles de ses images, tels que les visages et les plaques d'immatriculation. Mais le procédé n'a pas suffi en Allemagne, où Google a préféré ne plus mettre Street View à jour.


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Amateurs du regretté studio LucasArts, réjouissez-vous. Le site GOG (Good Old Games), spécialisé dans la distribution de vieux jeux vidéo sans DRM et à prix réduit, a enrichi mardi son catalogue pour ajouter quelques uns des titres les plus appréciés de l'univers de Lucasfilm.

On notera en particulier l'ajout des légendaires X-Wing et Tie-Fighter, sortis il y a exactement 20 ans, qui font encore aujourd'hui figure de référence dans les simulateurs de combats dans l'espace. Si vous avez chez vous un vieux joystick dont vous ne saviez plus quoi faire, c'est l'occasion ou jamais de le remettre en service, pour monter à bord de l'un des vaisseaux spaciaux de l'univers de Star Wars.

GOG a également mis en ligne l'excellent Star Wars : Knights Of The Old Republic (KOTOR), et les jeux d'aventure Indiana Jones and the fate of Alantis, Monkey Island, et Sam & Max. D'autres devraient suivre dans les prochaines semaines ou les prochains mois.

Chacun de ces titres a été adapté pour fonctionner sur les ordinateurs les plus récents. Ils sont vendus entre 4,79 € et 7,99 €.




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Voilà qui est paradoxal quand on se souvient que le Conseil constitutionnel avait censuré la première version de la loi Hadopi, au motif que la riposte graduée se passait de l'intervention d'un juge jusqu'à la condamnation. Dans son rapport annuel 2014 (.pdf) rendu public ce mardi, la Haute Autorité révèle que des procureurs de la République lui ont spontanément signalé les cas de 26 internautes pour lesquels ils avaient été saisis.



Dans une sorte de front renversé à l'article 40 du code de procédure pénale, la loi Hadopi permet depuis 2009 aux parquets de transmettre à la Haute Autorité les informations dont ils ont connaissance, sur des faits susceptibles de faire l'objet d'envois d'avertissements dans le cadre de la riposte graduée. La procédure est prévue pour permettre aux parquets de botter en touche lorsqu'ils voient arriver sur leurs bureaux des plaintes contre des internautes accusés d'avoir partagé quelques fichiers sur des réseaux P2P. Ils risquent alors trois ans de prison et 300 000 euros d'amende si la plainte en contrefaçon est instruite, contre 1500 euros d'amende pour la contravention de négligence caractérisée, étape ultime de la riposte graduée. Même si les deux infractions sont théoriquement distinctes, dans les faits seule la négligence caractérisée est retenue contre les petits pirates du quotidien.



Jusqu'à récemment, la disposition qui permet aux parquets de saisir l'Hadopi n'avait jamais été mise en oeuvre. C'est assez compréhensible, puisque la riposte graduée se base elle-même sur les faits de contrefaçon que l'Hadopi devrait avoir l'obligation de signaler aux parquets, ce qu'elle ne fait jamais.



Mais entre le 30 juin 2013 et le 1er juillet 2014, "des procureurs de la République ont transmis à la Commission (de protection des droits de l'Hadopi) des faits de contrefaçon dont ils avaient été saisis pour qu'elle mette en oeuvre la procédure de réponse graduée", indique la Haute Autorité. Les cas de 26 abonnés à Internet auraient ainsi été signalés par la justice à l'autorité administrative, pour qu'elle agisse en lieu et place des juges.



Pas encore de retour à l'envoyeur



Les procureurs peuvent "décider de saisir la Commission, s'ils estiment que des avertissements pédagogiques envoyés dans le cadre de la procédure de réponse graduée sont plus adaptés, au vu des faits de contrefaçon commis, qu'une poursuite devant un tribunal correctionnel", explique l'Hadopi.



Le procédé est singulier puisque l'Hadopi peut ensuite renvoyer le dossier au procureur pour des poursuites pénales si, après plusieurs avertissements, l'abonné qui lui a été signalé continue de pirater (ou plus exactement, si sa ligne continue d'être utilisé par quelqu'un pour pirater).



Cependant, "aucune des procédures reçues des procureurs de la République n'a ensuite fait l'objet d'une transmission à la justice pour négligence caractérisée", se félicite la Haute Autorité. "La procédure de réponse graduée a jusqu'alors pleinement joué son rôle pédagogique d'alternative aux poursuites".


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Ce n'est, hélas, que le dernier exemple en date d'une série. Refusant de renoncer à l'imposition de la pudibonderie américaine sur l'ensemble du monde, Facebook a de nouveau sévi en censurant l'accès à une page tout à fait légitime, pour la photo d'un sein qui y avait été diffusée sans aucune volonté pornographique.

L'Est Républicain raconte en effet que la page Facebook d'une association de Pontparlier baptisée "Un bracelet contre le cancer" a été bloquée samedi dernier. Depuis le 1er octobre, l'association publiait sur sa page une vingtaine de portraits photos, dont l'un d'une femme enceinte dont le ventre rond et la poitrine de future nourricière étaient mis en valeur. "Toi qui vas donner la vie, le cancer tu y penses ?", demandait l'affiche qui a pour vocation de sensibiliser à l'importance de la lutte contre le cancer, et sa prévention.

"Nos comptes ont été rétablis (dimanche) à la condition que l'on supprime les photos", raconte au journal régional Isabelle Tarby, la secrétaire de l'association. "Mais on s'interroge sur la censure. Ces photos sont très douces (...). Il n'y a pas du tout d'intention de choquer".

Ce type de photographie, inacceptables dans la culture américaine qui tolère mieux la violence extrême que l'image du corps dans sa réalité brute, sont tout à fait admises en France. En l'espèce, la série a même été exposée dans une ancienne chapelle de Pontarlier, et exposées à la mairie. Elles sont toujours actuellement diffusées dans un hôpital. Mais Facebook étant américain, c'est la culture américaine qui est imposée à ses quelques 1,3 milliards de membres (une philosophie universaliste partagée par Apple, par Google ou encore par Pinterest).

En 2013, Facebook avait même censuré une page parlant de l'allaitement, pour les images d'allaitement qui y étaient montrées.


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Pour se défendre face à la Hadopi lorsque l'on veut éviter une procédure expéditive (mais que l'on a de vrais arguments à faire valoir), la meilleure défense est le silence, avions-nous expliqué en 2011. En effet, l'autorité administrative n'a pas de pouvoir d'enquête autonome et n'a pas les moyens de prouver qu'il y a bien négligence caractérisée, lorsqu'elle décide d'étudier un dossier pour le transmettre éventuellement au tribunal.

La loi dit que l'abonné est coupable de négligence caractérisée si son accès à internet est utilisé à plusieurs reprises pour pirater des oeuvres, mais seulement s'il a omis de mettre en place un moyen de sécurisation, ou s'il a manqué de diligence dans la mise en oeuvre de ce moyen. Or les seuls PV d'infractions reçus par l'Hadopi ne suffisent pas à démontrer le défaut de sécurisation ou l'absence de diligence (qui en plus, doit être "sans motif légitime"). Au mieux, il y a un faisceau d'indices permettant de croire à l'infraction, mais la présomption d'innocence doit triompher.

Comme nous l'avions expliqué, le fait de s'obstiner dans le silence permet à l'abonné d'éviter la procédure simplifiée par laquelle il n'est pas convoqué, et oblige à une véritable enquête de police, bien plus lourde — ce qui s'est vérifié en 2013 lorsque la CPD a transmis un dossier en prévenant le parquet qu'elle était "dans l'impossibilité de constater si ces faits réitérés sont justifiés par un motif légitime". C'est exactement ce que l'Etat veut éviter. En 2010, une circulaire avait demandé aux parquets "d'éviter, sauf cas particulier, qu'une seconde enquête soit diligentée par ces services lorsque les éléments fournis par la HADOPI sont suffisants pour caractériser la contravention de négligence caractérisée à l'égard du titulaire de la ligne".

Pour réunir les preuves, l'Hadopi doit donc compter sur l'abonné qui livrera lui-même les éléments à charge, ou à décharge. C'est tout l'objet d'un questionnaire envoyé depuis la fin de l'année 2013 aux abonnés dont les cas sont examinés par la Commission de protection de droits, après de multiples réitérations. Rien n'oblige les internautes à y répondre, mais rien ne lui dit que c'est facultatif. Les réponses au questionnaire alimentent la gare de triage, et permettent éventuellement à l'Hadopi d'enrichir son dossier.

Voici les questions posées aux abonnés :


Avez-vous reçu la 1ère recommandation qui vous a été envoyée par mail, à l'adresse communiquée par votre fournisseur d'accès à internet ? (Oui / Non)



S'il répond oui, l'abonné montre qu'il savait qu'il devait mettre en place un moyen de sécurisation, et qu'il a donc potentiellement été négligent en ne suivant pas la recommandation.



Avez-vous reçu la 2ème recommandation qui vous a été adressée par lettre remise contre signature ? (Oui / Non)



Idem



Qu'avez-vous fait, après ces recommandations, pour que votre accès à Internet ne soit plus utilisé pour télécharger ou mettre à disposition sur Internet des oeuvres protégées (exemple : vérification de la présence de logiciels de pair à pair sur les ordinateurs, prise de contact avec votre fournisseur d'accès pour sécurisation Wifi, etc.) ?



Il s'agit là d'écarter les dossiers pour lesquels les internautes apportent des réponses en apparence satisfaisantes, mais aussi éventuellement de fournir des éléments à charge aux procureurs si l'abonné ose répondre avec trop d'honnêteté "rien, j'attends que l'Hadopi fasse son travail", ou quelque chose d'approchant.



Combien y a-t-il d'ordinateurs ou de tablettes à votre domicile ?



L'objectif est de voir si la sécurisation d'un seul ordinateur suffit, à défaut de pouvoir sécuriser l'accès à Internet lui-même. Un logiciel de contrôle parental, par exemple, n'aura d'effet que sur l'ordinateur où il est installé. L'internaute qui aurait répondu à la question précédente "j'ai désinstallé BitTorrent sur l'ordinateur de mon mari" mais qui n'aurait rien dit des autres ordinateurs du foyer, dont ceux des enfants, pourrait être accusé de négligence.



Le ou les logiciels(s) de partage mentionné(s) dans la lettre de notification était-il (étaient-ils) installé(s) sur votre ou vos ordinateur(s) avant la réception de la lettre de notification ? (Oui / Non)



Si oui, l' (les) avez-vous désinstallé(s) ? (Oui, j'ai déinstallé les logiciels suivants.... / Non)



Là encore, s'il répond "oui" puis "non", l'internaute prouve lui-même sa propre négligence. Et s'il déclare qu'il a désinstallé Bittorrent mais ne dit rien d'eMule, il court le risque d'être accusé d'avoir manqué de diligence.



Si l'option Wifi est activée sur votre boîtier de connexion à Internet

- D'autres personnes utilisent-elles votre accès à Internet au moyen de ce réseau Wifi ? (Oui / Non)

- Avez-vous sécurisé ce réseau ? (Oui / Non)

- Si oui, de quelle manière (clé WEP, WPA2...) ?



Pouvez-vous nous préciser votre situation familiale et nous indiquer vos ressources et charges de famille ?



Attention, celle-ci est particulièrement tordue ! En effet, comme nous l'expliquions en 2011, le code de procédure pénale prévoit que le tribunal ne peut mettre en oeuvre la procédure simplifiée d'ordonnance pénale que si "les renseignements concernant la personnalité, les charges et les ressources de celui-ci sont suffisants pour permettre la détermination de la peine". A défaut, il faut en passer par une procédure plus exigeante, et plus respectueuse des droits de la défense. C'est un décret de 2010 qui oblige l'Hadopi à demander ces informations à l'abonné, mais rien n'oblige ce dernier à répondre.



Avez-vous d'autres observations à formuler ?


Depuis ses débuts, l'Hadopi a transmis 116 dossiers aux tribunaux, ce qui représente 10 % des dossiers examinés en dernière phase. "Chaque dossier transmis comprend, outre la délibération de la Commission, un procès verbal récapitulatif de la procédure qui reprend l'ensemble des faits qui ont été constatés, qu'ils aient ou non donné lieu à l'envoi d'une recommandation, et toutes les pièces utiles, en particulier les courriers échangés entre le titulaire de l'abonnement et l'Hadopi", rappelle l'autorité.

Jusqu'à présent, 58 procureurs ont ainsi été saisis. "Sur les 23 décisions judiciaires rendues dont la Commission a eu connaissance, aucune décision de justice n'a remis en cause la validité des preuves transmises par l'Hadopi. À plusieurs reprises, la qualité et la complétude des dossiers ont été soulignées".

Néanmoins, alors qu'elle était censée être la règle, la procédure d'ordonnance pénale n'a été appliquée que dans un seul cas. Dans les autres, c'est le tribunal de police qui a été saisi.


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Entre le 1er juillet 2013 et le 30 janvier 2014, la Commission de protection des droits (CPD) de l'Hadopi a adressé 4,6 millions de demandes d'identification aux fournisseurs d'accès à Internet, qui doivent renvoyer à la Haute Autorité les noms, prénoms, adresse postale et adresse e-mail des abonnés que l'Hadopi souhaite pouvoir avertir.



En une seule année, l'Hadopi a ainsi réalisé plus du tiers des quelques 12,2 millions de demandes d'identifications adressées en quatre ans, depuis le début de la riposte graduée en septembre 2010. En moyenne, la Haute Autorité adresse désormais 20 000 demandes d'identité par jour aux FAI, qui sont sommés de dire à qui appartenait une adresse IP utilisée par un internaute à une certaine date.



En réponse, les FAI, ont renvoyé 4,2 millions d'identifications, avec un taux global de retour de près de 91 %, également en hausse par rapport aux années précédentes.




"Les fournisseurs d'accès à Internet n'identifient pas l'intégralité des adresses IP qui leur sont adressées, notamment du fait du grand nombre d'adresses IP dynamiques (la pénurie d'adresses IP conduit en effet certains fournisseurs d'accès à réattribuer les adresses IP aux abonnés en fonction de leur connexion à Internet)", rappelle l'Hadopi dans son rapport annuel 2014 (.pdf). "Par ailleurs, le développement du " nattage ", qui

consiste à mutualiser une adresse IP entre plusieurs titulaires d'abonnement rend impossible l'identification de l'un des abonnés sans la connaissance du " port source " utilisé au moment des faits constatés".


De ses débuts en 2010 jusqu'au 30 juin 2010, l'Hadopi a adressé plus de 3,2 millions d'e-mails d'avertissement, 333 723 courriers recommandés, et délibéré sur 1289 dossiers. Sur ce dernier ensemble, 116 ont fait l'objet d'une transmission au tribunal.


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Comme le veut l'exercice annuel, la présidente de l'Hadopi, Marie-Françoise Marais, avait rendez-vous mardi matin avec la presse pour faire le bilan de l'année de la Haute Autorité. Mais c'est surtout sur l'avenir que la magistrate s'est attardée, avec détermination, pour défendre l'existence d'une autorité administrative dont le fonctionnement est menacé par des crédits en baisse.

En apportant son satisfecit à l'amendement parlementaire (loin d'être voté) qui prévoit une rallonge de 1,5 millions, Mme Marais a rappelé qu'avec les 6 millions d'euros de dotation prévus pour 2015, l'Hadopi devra réduire ses effectifs et que l'ensemble des missions de la Haute Autorité seront affectés. "Je demande qu'on respecte la loi et qu'on respecte notre indépendance en nous donnant les moyens adéquats", a-t-elle insisté, en espérant que l'Hadopi ne soit pas "vidée de son sens par une asphyxie budgétaire".

Le cas échéant, pas question de privilégier la riposte graduée, comme le voudraient le gouvernement et les ayants droits. La présidente a même prévenu qu'elle comptait bien poursuivre le chantier inattendu de la défense des exceptions au droits d'auteur entamé par une récente décision sur la copie privée des émissions TV.

A l'année prochaine

"Le Collège de l'Hadopi a la responsabilité de garantir l'effectivité de six exceptions, notamment l'exception de copie privée, et en 2015, je souhaite que l'Hadopi maintienne ce cap et s'empare des nombreux enjeux relatifs aux mesures techniques de protection", c'est-à-dire aux DRM, a-t-elle prévenu.

Marie-Françoise Marais a aussi saisi l'occasion du bilan annuel pour dresser des louanges à Eric Walter, son secrétaire général attaqué par les ayants droit pour son indiscipline aux exigences des lobbys, notamment pour son travail sur une éventuelle légalisation du partage entre particuliers. "Eric Walter est un modèle de haut fonctionnaire public comme on en rencontre peu dans une carrière. Je le dis très simplement : nous avons besoin d'Eric Walter".

Néanmoins, la Haute Autorité entend bien aussi étendre son action contre le piratage, en particulier contre les sites de streaming et de téléchargement direct, qui seront une priorité de l'Hadopi l'an prochain.

Quoi qu'il en soit, Marie-Françoise Marais n'imagine pas une minute que l'Hadopi sera supprimée d'ici la fin du mandat de François Hollande, qui l'avait pourtant promis.

"Avec un sentiment de révolte, mais aussi et surtout avec une détermination intacte, je vous dis au boulot, et à l'année prochaine !", a-t-elle conclu.


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Concurrencé par l'incontournable Booking.com, TripAdvisor cherche de nouveaux services à proposer aux voyageurs qui recherchent des hôtels dans lesquels loger lors de leurs séjours. A cet effet, le voyagiste annonce mardi la mise en place d'un nouvel outil, baptisé "Rien que pour vous", qui utilisera l'historique de chaque client pour déterminer les hôtels qui sont le plus susceptibles de plaire à chacun, à la manière des moteurs de recommandation des plateformes musicales ou des services de SVOD comme Netflix.

"En vertu des attributs recueillis à partir de millions d'avis et d'opinions de voyageurs, TripAdvisor possède la capacité unique d'offrir au voyageur l'hébergement idéal pour lui", assure Adam Medros, Senior Vice-Président Product Monde de TripAdvisor.

Selon le communiqué, la fonctionnalité apprend à connaître les utilisateurs en fonction des critères de recherche saisis, et des contributions (les avis) apportées après les séjours. Les données sont croisées avec celles des autres utilisateurs ayant des préférences proches, que ce soit en terme de prix, de situation géographique, de durée de séjour, d'équipements et services proposés, etc.

"Grâce à cette nouvelle fonctionnalité, nous pouvons non seulement faire correspondre des offres personnalisés à leurs préférences en matière d'hôtel, mais nous pouvons également leur suggérer le dernier boutique-hôtel à la mode en ville avec piscine parce que nous savons que c'est ce type d'hôtel là que le voyageur préfère".


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