Guillaume Champeau

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Suite à la présentation mardi soir de Windows 10 (oui, "Windows 9" n'existera jamais), qui signe le grand retour du menu Démarrer et la réalisation d'un OS unifié pour tous les écrans, Microsoft a publié mercredi la toute première version Beta de Windows 10.

Elle peut être téléchargée sur le site preview.microsoft.com, et est officiellement réservée aux développeurs et autres informaticiens qui souhaitent participer au développement de Windows 10 ou se préparer à la sortie du futur système d'exploitation de Microsoft. "Si vous êtes un expert en matière de PC ou un professionnel de l'informatique, participez à la création de la meilleure version de Windows à ce jour", propose ainsi un message sur le site officiel.

Pour obtenir les précieuses ISO, les personnes intéressées devront d'abord s'inscrire au programme Windows Insider Preview, qui permettra de recevoir toutes les builds successives de Windows 10.

A l'heure où nous publions ces lignes, seules les versions anglophones, chinoises et portugaises sont proposées pour cette preview technique, en 32 bits ou 64 bits. Les fichiers ISO pèsent entre 1,13 Go et 4,10 Go selon les versions.

Si vous avez déjà Windows 8.1, votre PC a normalement la configuration minimum pour installer Windows 10.


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La Fédération nationale des cinémas français (FNCF) organise cette semaine à Deauville son Congrès annuel, qui permet de réunir le gratin de l'industrie cinématographique autour de projections, de cocktails, de tables rondes et autres conférences. C'est aussi l'occasion pour les lobbyistes d'étaler au grand jour leurs revendications à l'Etat, d'une manière étonnamment décomplexée. Ainsi ce mercredi après-midi était organisé un "débat avec les pouvoirs publics", qui a visiblement eu du mal à passionner les foules :


Très sérieux ce congrès il ne s'amuse pas encore et personne ne fait la sieste. pic.twitter.com/G58lenQLVH
— Pascal Rogard (@fandoetlis) 1 Octobre 2014


Comme de coutume, l'indéboulonnable Nicolas Seydoux, à la fois président du quasi-monopole Gaumont et président de l'Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle (ALPA), a alors livré un prêche contre le piratage. Mais surtout, si l'on en croit différents tweets, contre le secrétaire général de l'Hadopi, Eric Walter.

Le représentant d'un lobby privé s'estime visiblement si puissant qu'il se croit autorisé, lors d'un échange public avec des représentants de l'Etat, à attaquer frontalement et nominativement, en son absence, le dirigeant d'une autorité administrative qui ne serait pas assez aux ordres de cette institution.

Eric Walter est en effet accusé du crime de résistance au lobbying intensif des ayants droits, lui qui s'oppose au filtrage et monte au créneau pour proposer une légalisation partielle du partage d'oeuvres, par un mécanisme qui retirerait aux producteurs leur droit exclusif de décider qui peut diffuser les oeuvres en France :


Nicolas Seydoux met en cause le SG de l'Hadopi pour des prises de position contraires à la défense de la création
— Pascal Rogard (@fandoetlis) 1 Octobre 2014


Nicolas Seydoux estime que son comportement est inqualifiable et qu'il "tape dans le dos des ayants-droits"
— Grégoire Poussielgue (@Poussielgue) 1 Octobre 2014


Attaque en règle de Nicolas Seydoux et de l'ALPA contre @EricWaltR secrétaire général de l'Hadopi.
— Marc Missonnier (@marcmissonnier) 1 Octobre 2014


Le secrétaire général de l'Hadopi, qui avait été nommé sous Nicolas Sarkozy mais qui a réussi à conserver son poste malgré le changement de gouvernement, et qui a réussi à faire échouer la fusion de l'Hadopi avec le CSA alors qu'elle était ardemment souhaitée par le monde du cinéma, a réagi en s'attaquant à Pascal Rogard, parfois surnommé "le ministre de la culture bis", qui semblait se réjouir de la sortie de Nicolas Seydoux ("MFM" est l'acronyme de Marie-Françoise Marais, la présidente de l'Hadopi) :


.@fandoetlis vous n'avez pas oublié de faire votre petite démarche auprès de MFM pour qu'elle me vire j'espère ? @A_Moatti
— Eric Walter (@EricWaltR) 1 Octobre 2014


Finalement, sur Twitter, le reproche adressé par Nicolas Seydoux à Eric Walter aura surtout eu l'effet d'attirer la sympathie d'internautes qui ont pris la défense du secrétaire général de l'Hadopi, rappelant aux professionnels de cinéma que la loi qu'ils ont souhaité fait de l'Hadopi une autorité indépendante, et non un larbin aux ordres des ayants droit (indépendance qui doit être démontrée par des actes). Ils confirmaient ainsi l'adage selon lequel "l'ennemi de mon ennemi est mon ami"... preuve que les ayants droit ont encore beaucoup de chemin à faire avant de s'attirer la sympathie de ceux à qui ils veulent vendre leurs oeuvres.


Ca y est à défaut de réveiller la salle Nicolas Seydoux a créé un vaste mouvement de soutien à l'hadopi.
— Pascal Rogard (@fandoetlis) 1 Octobre 2014


Jour de bonheur un soutien franc et massif de mes amis de Twitter à l'Hadopi
— Pascal Rogard (@fandoetlis) 1 Octobre 2014


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La faille avait été jugée suffisamment critique pour que Xen.org décide de la communiquer sous embargo aux principaux utilisateurs de son système de virtualisation, dont Amazon qui avait lui-même pris une mesure d'urgence. La semaine dernière, le géant américain avait annoncé à ses clients du service de cloud EC2 qu'il allait déployer sur près de 10 % de ses serveurs un correctif nécessitant, ce qui est exceptionnel, le reboot des machines concernées.

"Ces mises à jour doivent être complétées d'ici le 1er octobre avant que le problème soit rendu public dans une prochaine Annonce de Sécurité Xen (XSA)", avait simplement indiqué Amazon, en prévenant que la faille de sécurité affectait la plupart des environnements sous Xen. Le fait de relancer les machines n'a pas d'impact pour la plupart des clients, mais peut provoquer des interruptions de service chez ceux qui ont besoin de lancer manuellement des scripts au démarrage. "Nous ne causerions pas d'inconvénients à nos clients si ce n'était pas important et s'il n'était pas critique d'appliquer cette mise à jour à cet instant", avait prévenu Amazon.

Ce mercredi en milieu de journée, le rapport XSA-108 qui détaille la faille a été rendu public. Le problème touche les systèmes x86 (donc par ARM) qui utilisent une émulation de x2APIC, une architecture intégrée aux processeurs 64 bits d'Intel. Le système qui émule ces processeurs est censé accéder à une gamme de 256 registres MSR, mais le code de l'hyperviseur de Xen permettait de lire jusqu'à 1024 MSR. En clair, le bug permet aux utilisateurs d'un système d'accéder à des données d'un autre utilisateur qui partage la même machine virtuelle. Une faille qui n'est pas sans rappeler Heartbleed, mais avec beaucoup moins de machines concernées.


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Certes, la redevance audiovisuelle, qu'il faut désormais appeler "contribution à l'audiovisuel public" (CAP), ne sera pas étendue aux ordinateurs ou tablettes, comme cela avait été envisagé. Comme régulièrement depuis plusieurs années, Bercy a remporté cette bataille contre le ministère de la Culture. Mais alors que les rumeurs prêtaient au Gouvernement de n'augmenter la redevance que d'un euro, la surprise fut de découvrir ce mercredi que l'augmentation serait trop fois supérieure.

Le projet de loi de finances présenté ce mercredi en conseil des ministres prévoit que la contribution à l'audiovisuel public passera à 136 euros par foyer, ce qui représente une augmentation de 3 euros par rapport au montant actuel. C'est aussi le triple de ce qui aurait été nécessaire pour suivre le seul cours de l'inflation.

"Pour l'année prochaine, les sociétés de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, Arte et l'INA, ndlr) vont se répartir 3,591 milliards d'euros. France Télévisions est le principal bénéficiaire de la CAP puisqu'il touche les deux tiers de cette somme", rapportent Les Echos, qui oublient de préciser qu'in fine l'augmentation profite aussi et surtout aux auteurs, distributeurs et producteurs d'émissions, séries TV et films, qui reçoivent l'essentiel des recettes du service public audiovisuel.

A un moment où l'on multiplie les impôts sur les ménages, où l'on s'apprête à augmenter les taxes sur le diesel, où l'on rogne sur les politiques familiales, où le chômage explose, où l'on gèle les salaires... le tout en conservant une Hadopi qui sanctionne ceux qui n'ont plus d'argent à mettre dans l'offre légale, il n'est pas inutile de rappeler cette réalité.


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Le Gouvernement a présenté ce mercredi en Conseil des ministres le projet de loi de finances, qui permet de connaître les ventilations budgétaires des différents ministères. Selon 01Net, il prévoit que le budget de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) passera comme prévu à 6 millions d'euros. En réalité la dotation reçue du ministère de la Culture restera à un niveau identique à celui de l'an dernier, mais le budget réel de l'autorité administrative va baisser.

En effet, pour 2014, l'Hadopi avait pu puiser dans ses réserves pour ajouter 2,5 millions d'euros aux 6 millions reçus de l'Etat, et obtenir un total de 8,5 millions d'euros de budget. Mais désormais les caisses sont vides, et la Haute Autorité n'a plus aucune marge de manoeuvre. Elle aura 6 millions d'euros pour fonctionner, et 6 millions seulement.

Or ce budget qui s'est réduit de moitié depuis la création de l'Hadopi en 2009 est jugé par la rue du Texel comme étant tout juste suffisant pour continuer à faire tourner la riposte graduée à plein régime. Il permet de payer les agents censés vérifier la conformité des PV transmis par les ayants droit, de payer ceux chargés de répondre aux internautes avertis, de payer les fonctionnaires dédiés à l'envoi des courriers recommandés, ou encore d'assurer le maintien des systèmes d'information qui permettent de traiter et d'archiver les millions d'adresses IP reçues. Il devrait aussi permettre à la Commission de protection des droits (CPD) de mettre en oeuvre son plan de bataille contre les sites de streaming et DDL illégaux.

La riposte graduée : un tiers des missions, l'essentiel du budget

Si tant est qu'elle continue d'affecter une très large part de son budget à la riposte graduée, ce qui semble être la direction envisagée, il ne restera donc plus d'argent, ou de façon très résiduelle, pour que l'Hadopi continue efficacement ses autres missions. Selon l'article 331-13 du code de la propriété intellectuelle, l'Hadopi doit assurer trois types de missions :


"Une mission d'encouragement au développement de l'offre légale et d'observation de l'utilisation licite et illicite des œuvres et des objets auxquels est attaché un droit d'auteur ou un droit voisin sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne" (c'est essentiellement la labellisation des plateformes, mais aussi la DREV chargée des études sur les pratiques des internautes, avec un discours parfois contraire celui des ayants droits) ;



"Une mission de protection de ces œuvres et objets à l'égard des atteintes à ces droits commises sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne" (c'est la fameuse riposte graduée) ;



"Une mission de régulation et de veille dans le domaine des mesures techniques de protection et d'identification des œuvres et des objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin" (c'est la régulation des DRM qui a permis récemment de faire respecter l'exception de copie privée par les FAI).


La loi dit aussi que la Haute Autorité "peut recommander toute modification législative ou réglementaire", ce qui lui permet d'organiser des travaux tels que ceux sur une éventuelle légalisation du partage non marchand, redoutée par les ayants droit.

Juridiquement, il n'y a pas une mission plus importante que l'autre. La loi ne hiérarchise pas. Toutes doivent être assumées par l'Hadopi avec le même sérieux. Si le budget global baisse, toutes les missions doivent en pâtir. Pas l'une plus que l'autre.

Mais politiquement, ayants droit et Gouvernement font pression sur l'Hadopi pour qu'elle continue à assurer au même niveau volumétrique une riposte graduée qu'elle sait largement inefficiente. Ils exigent qu'elle saborde donc ses autres travaux, en particulier sur la Rémunération Proportionnelle du Partage, vue comme une véritable provocation, malgré le soin apporté par l'Hadopi à rassurer les ayants droits.

L'Hadopi n'a donc plus le choix. Elle doit assumer l'indépendance affirmée dans la loi et choisir son destin. Elle peut se coucher devant les pressions et accepter de n'être que l'expéditeur zélé des courriers d'avertissements que les ayants droit lui demandent de transmettre aux internautes. Ou elle peut choisir de mourir dignement en sabordant en partie la riposte graduée au risque sans doute d'en payer le prix lors de la prochaine dotation budgétaire — ce qui en dit long sur la réalité de son "indépendance".

De ce choix dépendra le crédit que les internautes accepteront de donner ou non aux signes d'ouverture envoyés par l'Hadopi depuis ses débuts. Etait-ce un simple discours destiné à faire oublier le rôle premier de la riposte graduée ? Ou était-ce une véritable volonté d'impulser une autre politique face au piratage ?

Il est temps de choisir.


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Au début du mois, le magazine Spécial Investigation de Canal+ a diffusé un reportage réalisé par Pascale Labout consacré à "l'école du futur", en s'intéressant notamment au lobbying exercé par les multinationales, et en particulier par Microsoft, pour intégrer les salles de classe et écarter les logiciels libres.

Le documentaire s'attarde sur la classe immersive de Microsoft créée pour vanter ses solutions d'éducation interactive, sur son très discret mais très important sponsoring des forums des enseignants innovants parrainés par l'éducation nationale, sur la Journée académique de l'innovation et du numérique éducatif organisée par l'Académie de Paris... au siège de Microsoft, ou encore sur le lobbying exercé par le Syntec contre un amendement qui prévoyait de donner la priorité aux logiciels libres dans l'éducation nationale.

Cette partie du reportage a été mise en ligne par le site Romain Lubrique, consacré au domaine public :




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La justice américaine a révélé mardi que quatre jeunes hommes âgés de 18 à 28 ans, trois Américains et un Canadien, ont été arrêtés et sont désormais poursuivis en justice, pour avoir commis une série de piratages de documents confidentiels de l'industrie du jeu vidéo, et même de l'armée américaine. Deux d'entre eux ont choisi de plaider coupable. Un cinquième complice australien avait déjà été arrêté plus tôt cette année et mis en examen dans le cadre de cette affaire.

Selon les documents rendus publics, les quatre complices arrêtés auraient d'abord commencé en 2011 par dérober chez Microsoft des identifiants, des secrets industriels et des éléments de propriété intellectuelle relatifs à la Xbox One, qui n'était pas encore sortie. L'un des accusés aurait même utilisé les informations obtenues pour commander des pièces détachées et construire sa propre réplique de ce qui était alors le "projet Durango", qu'il aurait ensuite vendue pour 5 000 dollars sur eBay.

Ils auraient ensuite piraté l'éditeur Epic Games en utilisant des techniques d'injection SQL et des mots de passe obtenus frauduleusement, pour glaner une partie du code source du jeu Gears Of War 3, qui était encore en développement. Valve, Activision et Zombie Studios auraient subi des attaques du même acabit, au cours de l'année 2011.

Un logiciel d'entraînement de l'armée

Mais les choses ont ensuite pris une toute autre tournure autour du mois d'octobre 2012. La bande s'est attaquée directement à des propriétés de l'armée américaine. Ils auraient ainsi réussi à obtenir un accès à l'un des réseaux protégés et à obtenir des données confidentielles "valorisées à plus de 5 000 dollars", ce qui reste toutefois très minime. Concrètement, les hommes sont accusés d'avoir piraté une copie d'un logiciel d'entraînement au pilotage d'hélicoptères Apache, conçu par Zombie Studios. En pratique, ils sont probablement tombés dessus sans réaliser qu'ils pirataient l'armée, pensant toujours ne pirater "que" des éditeurs de jeux vidéo.

Les quatre pirates sont aussi accusés d'avoir voulu dérober des identifiants, notamment de comptes PayPal, qu'ils voulaient revendre contre des Bitcoins.

Selon le Guardian qui cite le bureau du procureur américain en charge de l'affaire, le FBI a été alerté des agissements de la bande dès janvier 2011, par un "informateur anonyme". Les mandats d'arrestation n'ont cependant été émis qu'à partir de l'an dernier, après une mise sous surveillance étroite qui permet au dossier d'être enrichi d'extraits de conversations écrites et audio entre les complices. Le leader présumé a été arrêté en mars dernier près de New York.

Les autorités ont saisi 620 000 dollars qui seraient liés aux activités criminelles des accusés.


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Dans les prochains jours, le Gouvernement publiera un arrêté visant à amoindrir les exigences de la norme NFC 15-100, qui fixe les règles minimales à respecter dans les installations électriques en basse tension, c'est-à-dire dans les bâtiments et les locaux d'habitation. La norme actuelle est issue d'une révision imposée en 2002 pour toutes les constructions dont le permis de construire a été délivré à partir de 2003, et rend obligatoire un certain nombre d'installations "de confort" que le gouvernement de Manuel Valls veut désormais rendre optionnelles. Dans le cadre du "choc de simplification", l'objectif de Bercy est de réduire les coûts des promoteurs immobiliers, pour déporter la charge financière sur les occupants qui souhaitent bénéficier de ces options.

Ainsi seules les normes dites "de sécurité" resteront obligatoires, alors que les normes "de confort" deviendront facultatives. Or parmi ces dernières figurent les normes relatives aux courants faibles (.pdf) qui préconisent la création de réseaux VDI (Voix, Données, Image) traversant toutes les pièces habitables du logement. Concrètement, la norme se traduisait par l'installation dans toute l'habitation de prises RJ45 qui permettent de brancher aussi bien des téléphones que des ordinateurs, consoles de jeux, téléviseurs et autres appareils nécessitant une connexion à un réseau de communication.

Mais comme le soulignait vendredi dernier le site Localtis qui a révélé l'information, la suppression de l'obligation de pré-câbler tous les logements neufs avec des réseaux de communication inquiète les professionnels du numérique, les FAI et les collectivités qui ont lancé des travaux pour amener la fibre optique dans les immeubles.

Des logements inadaptés à la domotique et l'internet des objets

Car même en reconnaissant qu'il sera toujours possible de brancher une box ADSL ou fibre optique à l'entrée d'un logement, il est pour le moins risqué de miser sur les très instables réseaux WiFi ou les réseaux CPL pour assurer la connectivité à très haut débit de tous les appareils qui nécessitent une connexion au réseau domestique. On parle non seulement des équipements avec écrans d'aujourd'hui, mais aussi et surtout de ceux de demain, tels les nombreux objets connectés ou les appareils de domotique qui promettent d'envahir notre quotidien et nos maisons. Les réseaux filaires omniprésents, à proximité des prises électriques, sont la seule garantie d'une bonne exploitation du très haut débit.

Interrogée par Numerama, une source proche du dossier du ministère de l'industrie nous confie que le coût moyen d'installation de réseaux de communication filaires dans les logements neufs est estimé entre 300 et 400 euros par habitation. En rénovation, où le coût est supporté par l'habitant, il faut compter au minimum le double, à condition de consentir à faire passer les câbles dans de très indiscrètes et inesthétiques goulottes. Pour une installation mieux intégrée au logement, les travaux peuvent être beaucoup, beaucoup plus onéreux. Or, "ne pas imposer de câblage informatique dans les logements en 2014, c'est comme si l'on avait prévu de n'imposer que l'arrivée d'un disjoncteur électrique, sans prévoir des prises de courant dans chaque pièce", s'agace-t-elle.

A Bercy, les fonctionnaires concernés espèrent toutefois convaincre le Gouvernement de parvenir à un compromis, en maintenant par exemple l'obligation d'installer des prises RJ45 dans le logement, mais en nombre réduit.

L'arbitrage aura lieu au début de ce mois, et concernera 350 000 logements neufs par an, soit environ 3,5 millions de logements d'ici la prochaine décennie, où la norme devrait subir sa nouvelle révision.


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Ce mois-ci paraît aux éditions La Découverte le livre "Main basse sur la culture", signé par Michaël Moreau et Raphaël Poirier. Le livre se propose de révéler "les coulisses de la culture en France", en mettant à jour ses réseaux d'influence et d'argent à travers les interviews d'une centaine de producteurs, grands patrons, cinéastes, responsables politiques ou artistes. Parmi eux figure Denis Olivennes, l'ancien patron de la FNAC qui avait négocié en 2007 les fameux accords Olivennes entre les ayants droits et l'Etat, pour présider à l'adoption de ce qui allait devenir la loi Hadopi.

Les accords prévoyaient la création d'une autorité administrative "dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction" du partage de fichiers piratés sur les réseaux P2P, et prévoyait qu'elle puisse prendre des "sanctions à l'encontre du titulaire de l'abonnement, allant de l'interruption de l'accès à Internet à la résiliation du contrat Internet". En 2010, Olivennes avait affirmé avoir agi "pour son pays" lorsque Nicolas Sarkozy lui a demandé de mettre sur pieds ces accords, pour enterrer le "jeunisme" de la licence globale dénoncée par l'ancien président de la République.

Mais dans "Main Basse sur la Culture", dont les bonnes feuilles sont relayées par le Journal du Net, l'actuel patron directeur d'Europe 1 raconte un nouveau versant de l'histoire :


Je revenais des États-Unis, où j'avais rencontré des câblo-opérateurs qui avaient mis en place un système de riposte graduée. Le pourcentage très faible de récidive m'avait impressionné. En rentrant, découvrant que mes fils pirataient, j'ai envoyé une fausse lettre à l'un d'eux avec un exergue donnant l'impression d'être officielle, du genre En vertu de l'article L. 122-12 de la loi du 18 juillet 1943, patati patata, vous êtes exposé à une sanction de tant d'euros... En plus, comme je savais ce qu'il avait téléchargé, la lettre se poursuivait avec une description minutieuse des films piratés, avec la date et l'heure précises. J'ai mis la lettre à son nom dans la boîte. Quand il l'a ouverte il est devenu tout blanc et il a dit : P..., c'est fini, j'arrête ! J'ai vérifié in situ que le dispositif fonctionnait... (...)

Hadopi, c'est exactement le même procédé.


Résultat : nous sommes sept ans plus tard et la blague familiale de la riposte graduée étendue à des millions de Français a tellement bien fonctionné qu'il faut désormais tenter de colmater les brèches bien plus graves que la loi Hadopi a contribué à creuser. Le piratage n'a pas tellement reculé (le P2P ayant baissé au profit du streaming et du DDL qui ont explosé), mais il est désormais fait avec un intérêt commercial décuplé. Il profite souvent à des acteurs installés à l'étranger. Alors que cela fait bien plus de sept ans que l'on répète à hue et à dia que la solution réside exclusivement dans une meilleure offre légale, ce que la sortie de Netflix en France n'a fait que mettre en évidence, sept ans plus tard.

Mais peut-être que si, au lieu d'envoyer une lettre menaçante à son fils qui n'était sans doute pas le porte-monnaie vide, Denis Olivennes lui avait demandé ce qu'il trouvait d'attractif dans les offres illégales, l'histoire aurait-elle pu s'écrire autrement. Mais elle aurait alors obligé la FNAC à penser sa propre offre légale plutôt que de compter sur le bâton des pouvoirs publics.

(illustration : CC @Fondapol)


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Le FBI pourrait bientôt ouvrir à des tiers l'accès à Malware Investigator, une suite d'outils en ligne développée en interne pour lutter contre les logiciels malveillants, indique ThreatPost. Le site ouvert au mois d'août dernier est utilisé par les agents du FBI et d'autres autorités policières américaines ou étrangères pour y uploader des fichiers suspects et en analyser le contenu, grâce à différents moteurs de reconnaissance de malwares.

"Les utilisateurs peuvent voir quel est le taux de détection par les moteurs anti-virus, les tentatives de connexions au réseau, si le fichier a déjà été vu par le système, les adresses IP source et de destination, et les protocoles qu'il utilise", précise le site spécialisé.

L'idée serait d'ouvrir le service à d'autres experts en sécurité, à des chercheurs et à des entreprises privées, sur un portail distinct, pour qu'ils puissent eux-mêmes uploder et faire analyser les fichiers suspects qu'ils rencontrent, afin de mutualiser les découvertes. Le FBI ferait ainsi "concurrence" à VirusTotal, la plateforme créée par Google pour inspecter fichiers et URL.

L'initiative s'inscrit par ailleurs dans un mouvement global de partage d'informations entre concepteurs d'anti-virus et anti-malwares, comme le montre la Cyber Threat Alliance créée en mai 2014 et rejoindre ce mois-ci par McAfee et Symantec, deux géants mondiaux de la sécurité informatique.

Actuellement, l'analyseur du FBI peut vérifier l'intégrité de fichiers exécutables Windows, de fichiers PDF (dont l'on ne soupçonne pas assez le caractère potentiellement nocif) et d'autres types de formats courants. Bientôt, il permettra aussi la vérification des fichiers APK pour Android, et d'exécutables pour d'autres systèmes d'exploitation.


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Alors que l'on s'imaginait qu'Apple avait la volonté de détrôner les banques en faisant du compte iTunes un véritable compte bancaire alternatif, la firme de Cupertino s'est montrée d'une intelligence fine en annonçant un service Apple Pay qui n'est pas développé contre les banques, mais avec elles. Le service permet de réunir toutes ses cartes de paiement dans un même portefeuille virtuel, et de choisir laquelle utiliser lors d'un paiement en NFC. Apple partage alors une partie de la commission de transaction avec les banques, ce qui permet à la firme de Cupertino d'obtenir le soutien des établissements bancaires.

Mais Apple Pay n'est pour le moment annoncé qu'aux Etats-Unis, où il peut notamment surfer sur la très mauvaise sécurisation de cartes de paiement qui n'ont aucune carte à puce, mais une simple bande magnétique. La firme apporte aux consommateurs et aux banques une garantie de sécurité accrue, ce qui est un argument qui aura plus de mal à percer en Europe.

Malgré tout, la simplicité promise par Apple reste un argument, et Apple se donne les moyens de séduire ses partenaires européens. Selon le site spécialisé PaymentEye, le fabricant de l'iPhone aurait recruté Mary Carol Harris, qui s'occupait des paiements mobiles chez VISA Europe. Elle avait dirigé les fonctionnalités NFC chez Telefonica avant de rejoindre le géant du paiement en 2008.

Son recrutement doit permettre à Apple de nouer plus facilement les contacts utiles avec les banques européennes, comme il l'a fait aux Etats-Unis en signant des partenariats avec Bank of America, Citi, Capital One, Chase et Wells Fargo.


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Le service en ligne Grooveshark, qui avait commencé en 2007 comme un réseau P2P qui rémunérait les uploaders de fichiers MP3 — mais qui était aussi l'un des tous premiers réseaux P2P à avoir proposé de rémunérer aussi les ayants droits, n'a pas réussi à convaincre les tribunaux que son virage vers un service de streaming plus traditionnel était légal.

Le New York Times rapporte en effet que le concurrent de Deezer et Spotify basé en Floride a été condamné lundi par un juge de première instance de Manhattan, qui a donné raison aux trois majors de l'industrie musicale. Sony Music, Universal et Warner avaient porté plainte contre Grooveshark, à qui ils reprochent de proposer plus de 35 millions de chansons en streaming en n'ayant l'autorisation que d'une fraction des labels.

Protégé par le DMCA ? Peut-être, mais pas pour ses propres agissements

Pour sa défense, Grooveshark prétendait se reposer sur le DMCA, l'équivalent américain de notre loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), pour arguer que Grooveshark n'était que l'hébergeur des chansons, partagées sans son contrôle par les internautes qui les uploadaient. Mais le tribunal a laissé de côté l'argument, en notant qu'au moins 5 977 chansons avaient été uploadées directement par le PDG Samuel Tarantino et par son directeur technique Joshua Greenberg. Or le DMCA ne peut pas couvrir ce qui est mis en ligne par l'hébergeur lui-même.

De plus, le juge a reproché à la société d'avoir détruit des preuves qui auraient notamment permis de déterminer la liste des fichiers que l'équipe de Grooveshark avait elle-même envoyés sur le service.

En attendant l'audience qui devra fixer les millions de dollars de dommages et intérêts à verser, le créateur de Grooveshark a déjà fait connaître son intention de faire appel.

Depuis longtemps dans le viseur des maisons de disques, Grooveshark avait déjà fait l'objet d'une censure par Google qui a cessé de suggérer son nom dans les champs de recherche, pour le rendre moins visible. Facebook l'aussi l'avait banni. Au Danemark, la lutte contre le service en ligne avait été jusqu'à son filtrage par DPI.

Mais malgré les nombreuses batailles judiciaires qu'il affronte, Grooveshark est toujours en ligne à ce jour.


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Dans un message publié sur la mailing list réservée aux développeurs de Tor, le directeur de la société The Tor Project qui édite la solution d'anonymisation du trafic Internet a révélé qu'il avait discuté jeudi dernier avec l'éditeur d'un navigateur web, qui serait dit "intéressé pour inclure Tor en tant que "mode de navigation privée" et au fond pour livrer un navigateur Tor re-brandé qui permettrait aux gens d'activer ou de désactiver la connectivité au réseau Tor".

Andrew Lewman n'a rien dit de l'identité de cet éditeur, mais il livre des indices très précis qui laissent peu de doutes au fait qu'il s'agit de Mozilla et de son navigateur Firefox. "Leur produit a entre 10 % et 20 % du marché international, c'est-à-dire d'une base d'environ 2,8 milliards d'internautes", a-t-il expliqué. Or selon les dernières statistiques disponibles, Firefox compterait 17,5 % de parts de marché dans le monde, loin derrière les 45,5 % de Chrome. Apple compte moins de 12 % de parts de marché, et Internet Explorer est proche des 20 %.

"Puisque Tor est open-source, ils travaillent déjà dessus", ajoutait Andrew Lewman. De plus, Firefox est déjà le navigateur utilisé comme base pour le Tor Browser Bundle, le navigateur préconfiguré pour fonctionner avec Tor.

Un réseau pas assez résistant en l'état

Mais Mozilla (si c'est bien lui) et Tor avanceraient avec timidité sur ce dossier, inquiets que l'architecture actuelle du réseau ne soit pas assez résistante pour accueillir un afflux de quelques 280 à 560 millions de nouveaux utilisateurs, quand bien même Tor ne serait activé que par une portion d'entre eux, grâce au "mode privé". C'est tout l'objet de la discussion ouverte par Andrew Lewman, qui explique que l'éditeur est prêt à mettre ses ressources à disposition pour développer au plus vite une solution plus résistante.

Mike Perry, le "lead developer" de Tor, a répondu qu'il estimait qu'en l'état actuel du réseau, avec "seulement quelques modifications mineures", Tor pouvait accueillir 100 millions d'utilisateurs quotidiens qui se connectent au réseau d'anonymisation, à condition de "faire porter nos efforts sur des relais de plus forte capacité plutôt que d'ajouter simplement des tonnes de relais plus lents". Il développe ensuite une série de modifications qui pourraient être apportées au réseau pour le rendre plus solide, et lui permettre d'accueillir des centaines de millions d'utilisateurs supplémentaires.

Interrogé par The Daily Dot, Andrew Lewman n'a pas voulu confirmer que Mozilla était bien l'éditeur intéressé par Tor, mais a expliqué que "la vie privée devenant le nouveau buzzword que les produits doivent inclure, démarrer avec Tor semble une façon intelligente de le faire pour un fabricant de produits". En plus d'un éditeur de navigateurs web, la société discuterait avec des fabricants de matériels et des fournisseurs d'accès à internet, qui pourraient eux aussi intégrer Tor en natif (à ce sujet, lire notre article sur le routeur oRouteur).


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Marty McFly a trouvé un nouveau moyen de financer ses voyages en DeLorean avec Jennifer : revenir dans le passé pour changer les clips musicaux et y insérer des produits qui n'existaient pas encore au moment de la réalisation du clip, à des fins publicitaires. Mais le héro de Retour Vers Le Futur restant indisponible, Universal Music a trouvé une méthode alternative.

Le quotidien britannique The Independant rapporte ainsi qu'Universal a signé un partenariat avec la startup MirriAd pour éditer des clips et y insérer des "placements de produits", qui permettent aux marques de se faire connaître de façon discrète, en bénéficiant de l'aura des oeuvres et d'une intégration parfaite qui évite de faire passer la pub pour de la pub. Le procédé est bien connu dans les films et les séries TV, mais s'invite aussi dans les clips musicaux.

Toutefois le premier test sera réalisé sur un clip du DJ suédois Avicii, ce qui n'est pas vraiment ce qu'Universal a de plus vieux en catalogue. Le prestataire insérera dans la vidéo des bouteilles de Grand Marnier, pour donner envie aux fans de boire de cet alcool. Le but premier est de concevoir des clips évolutifs, qui pourront varier en fonction des époques et des populations visées par les annonceurs, pour proposer différentes versions du clip qui mettent en valeur différentes marques de produits, sans avoir à re-tourner les clips.

Si le test est concluant, Universal pourrait progressivement étendre l'expérience à son fonds de catalogue, en éditant les vieux clips qui sont encore très regardés sur YouTube, pour apporter un nouvel afflux d'argent. A condition toutefois que les contrats signés avec les artistes et les réalisateurs des clips permettent de telles modifications.




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C'est malheureusement une habitude chez Apple, qui se glorifie systématiquement d'avoir un fort taux de mises à jour de ses appareils vers les dernières versions de ses systèmes d'exploitation, mais qui oublie que certains consommateurs aimeraient bien pouvoir revenir en arrière.

Inadaptée pour d'anciens iPad ou iPhone qui ont des ressources systèmes inférieures aux nouveaux modèles, la mise à jour de la tablette ou du téléphone d'Apple vers iOS 8 a pour effet de les rendre lents, voire très lents :


je confirme RT @EricWaltR: mon iPad a franchement du mal à digérer iOS 8 quelqu'un a la même expérience ?
— Emmanuel Parody (@eparody) 27 Septembre 2014


Or en attendant une très hypothétique mise à jour qui optimiserait le système pour les anciens modèles d'iPad, les consommateurs qui ont fait la mise à jour incitée par Apple n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Apple a en effet décidé de ne plus reconnaître l'authenticité des fichiers IPSW qui contiennent iOS 7, ce qui a pour effet très concret d'empêcher les utilisateurs de revenir de iOS 8 vers iOS 7. S'ils tentent de restaurer leur appareil en utilisant un fichier IPSW d'iOS 7.1.2, la signature ne sera plus reconnue par Apple, et l'installation sera donc bloquée.

Est-ce une simple négligence d'Apple qui aurait dû ne pas proposer iOS 8 sur les appareils qui ne le supportent pas bien (ou au pire autoriser le downgrade), ou est-ce une forme d'obsolescence programmée ? Le débat est ouvert.


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Le mercredi 1er octobre, les députés entameront en séance plénière l'examen du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, présenté par Ségolène Royale. Dans les travaux préparatifs, la commission spéciale mise en place par l'Assemblée Nationale a adopté l'amendement n°1840 proposé par les députés écologistes Eric Alauzet, Denis Baupin et Cécile Duflot.

Celui-ci propose de compléter l'article L213-1 du code de la consommation, qui énonce les cas de tromperies aux consommateurs passibles de deux ans de prison et de 300 000 euros d'amende, pour y ajouter les tromperies "sur la durée de vie du produit intentionnellement raccourcie lors de sa conception". Dit autrement, il s'agit de condamner l'obsolescence programmée, une tactique industrielle dont la réalité est parfois contestée, qui consiste notamment pour les fabricants à choisir sciemment des composants fragiles qui assurent un renouvellement par les consommateurs des produits tombés en panne.

Le phénomène avait notamment été popularité dans le documentaire "Prêt à Jeter", diffusé en 2011 par Arte :



"Les produits que nous utilisons dans la vie quotidienne sont trop souvent programmés par le producteur pour ne plus fonctionner après un certains nombres d'utilisations", dénoncent les trois co-signataires dans les motifs de leur amendement. "Ces pratiques sont néfastes pour l'environnement et pèsent sur le pouvoir d'achat des ménages. Aujourd'hui le code de la consommation de dispose pas explicitement la réduction de la durée de vie, dans les éléments constituant une tromperie économique. Afin de lutter contre l'obsolescence programmée, cela est pourtant nécessaire".

Comment prouver l'obsolescence programmée ?

Cependant, même s'il était adopté en séance plénière, ce qui reste très incertain, le texte adopté en commission n'aura pas un effet spectaculaire sur la politique industrielle. Il condamne en effet la durée de vie "intentionnellement raccourcie". Or toute la difficulté pour les consommateurs et les services anti-fraudes de l'Etat consistera justement à démontrer par des preuves matérielles incontestables l'intentionnalité du fabricant. Celui-ci aura beau jeu de dire — et souvent à raison — que le choix de composants fragiles est uniquement dicté par des considérations économiques de réduction des coûts de fabrication avec une course de plus en plus folle au low-cost, et non par une stratégie visant spécifiquement à faire que le produit tombe en panne après quelques années.

L'exigence de preuves sera telle qu'en pratique, il sera très difficile de faire appliquer l'article à l'encontre d'un fabricant.

De plus la vraie obsolescence programmée n'est pas tellement "programmée" dans les produits eux-mêmes, mais plutôt dans les campagnes marketing successives d'un produit à l'autre, d'un concurrent contre l'autre, qui font par exemple qu'un téléphone est ringardisé deux après sa sortie. Cette sensation d'obsolescence, contre laquelle l'ancien ministre de la consommation Benoît Hamon avait voulu se battre sans savoir comment, est plus simplement le résultat d'une accélération croissante du rythme des inventions, aux conséquences encore sous-estimées sur la société tout entière :




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La nouvelle avait déjà été morcée en fin d'année dernière, mais elle a été officiellement confirmée vendredi par l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA). Désormais, les compagnies aériennes en Europe auront le droit d'autoriser les passagers à utiliser en vol tout type d'appareils électroniques portables (smartphones, tablettes, liseuses de livres électroniques, ordinateurs portables, baladeurs...), à la seule condition qu'elles aient suivi au préalable un "processus d'évaluation".

Les compagnies intéressées devront ainsi "s'assurer que les systèmes de l'aéronef ne soient pas affectés de quelconque façon par les signaux de transmission" des appareils mobiles utilisés par les passagers. Chaque compagnie devra ainsi réaliser ses propres tests, et établir ses propres règles, qui pourront donc varier.

Concrètement, sauf instructions contraires spécifiques, les passagers n'auront donc plus l'obligation de passer leur mobile en "mode avion", et pourront utiliser les éventuels réseaux WiFi mis à leur disposition pendant le vol. Récemment, Air France a expliqué qu'il pensait pouvoir offrir un accès à Internet en continu dans les avions d'ici 2025.

Les autorités de sécurité aérienne américaines avaient autorisé en 2013 l'utilisation d'appareils électroniques pendant toutes les phases du vol, du décollage à l'atterrissage, ce qui avait été immédiatement suivi par l'AESA. Mais la réglementation interdisait jusqu'alors l'émission d'ondes électromagnétiques, ce qui obligeait à passer les smartphones et tablettes en "mode avion".


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Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead, a annoncé par surprise la sortie d'un nouvel album en solo, Tomorrow's Modern Boxes, qu'il a choisi de faire distribuer en exclusivité par la société qui édite BitTorrent. L'album est en effet disponible seulement sur la plateforme BitTorrent Bundle, qui propose aux artistes un moyen simple de se mettre directement en relation avec leurs fans. Le single A Brain In A Bottle et son clip sont offerts gratuitement en téléchargement, et l'ensemble de l'album composé de 8 titres peut être téléchargé en MP3 pour seulement 4,72 euros.

"C'est une expérimentation pour voir si les mécaniques du système sont comprises par le grand public", explique Radiohead sur son site officiel. "Si ça fonctionne bien, ça pourrait être une manière efficace de rendre un peu de contrôle du commerce Internet aux gens qui créent l'oeuvre. Permettre aux gens qui font de la musique, de la vidéo ou tout autre type de contenu numérique de les vendre eux-mêmes".

Cette démarche n'est pas surprenante venant de Thom Yorke, qui est est un habitué du Peer-to-Peer (P2P) et des modèles économiques innovants pour la musique en ligne. Déjà en 2009, son groupe qui avait claqué la porte des maisons de disques avait choisi de distribuer un single sur Mininova, un site de liens BitTorrent qui faisait pourtant partie des "pires sites pirates" désignés par l'industrie culturelle. Deux ans auparavant, Radiohead avait créé la surprise avec un système de paiement à prix libre, jamais vu pour un groupe si connu.

L'an dernier, Thom Yorke avait décidé de retirer ses chansons de Spotify et Deezer, expliquant que les plateformes de streaming ne rémunéraient pas assez les artistes, du fait de contrats avec les producteurs qui sont avant tout pensés pour les grosses maisons de disques.

La tracklist de Tomorrow's Modern Boxes :

01. A Brain in a Bottle

02. Guess Again!

03. Interference

04. The Mother Lode

05. Truth Ray

06. There Is No Ice (For My Drink)

07. Pink Section

08. Nose Grows Some




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C'est une page de l'histoire du web qui se tourne, et c'est un peu comme si Google annonçait dans 20 ans qu'il mettait fin à son moteur de recherche. Au détour d'un communiqué sur les évolutions apportées à ses produits, Yahoo a annoncé vendredi qu'il fermerait son service Yahoo Directory le 31 décembre 2014. Il s'agit de l'annuaire web qu'il avait créé il y a deux décennies, à une époque où les moteurs de recherche étaient encore balbutiants. Le Directory permettait de faire connaître la création de nouveaux sites internet en apportant des précisions sur son contenu, le tout étant classé par catégories hiérarchisées pour permettre aux internautes de trouver des sites dans les thématiques qui les intéressaient.

C'est pour cet annuaire que David Filo et Jerry Yang, de l'Université de Stanford, avaient créé l'entreprise Yahoo en 1994. Une légende dit même que le nom "Yahoo" voudrait dire "Yet Another Hiarearchical Officious Oracle", ce que les deux démenti.

Quoique douloureuse pour les plus nostalgiques d'un Web où la curiosité de la découverte était associée à une diversité largement remise en cause aujourd'hui par l'écrasante domination de quelques acteurs, la suppression de Yahoo Directory n'est que l'aboutissement d'un processus qui a commencé il y a de nombreuses années. Dans les faits, l'annuaire Web de Yahoo avait déjà disparu des portails nationaux de beaucoup de pays. En France, le Directory n'était plus mis en avant depuis au moins 2008. Puis en 2009, c'est l'ensemble des annuaires européens qui ont été fermés.


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