Guillaume Champeau

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Quelques semaines après avoir annoncé la création de sa maison-mère Alphabet dont le nom était déjà détenu par une filiale de BMW (avec laquelle les Google Cars pourraient entrer en concurrence), Google fait une nouvelle victime de ses envies de renouveau. Le moteur de recherche européen Qwant a en effet constaté une ressemblance plus que troublante entre son nouveau logo dévoilé en avril dernier, et le nouveau logo de Google dévoilé cette semaine.

La ressemblance est frappante dans la version condensée du logo de Google, le "G" multi-couleurs qui sert notamment d'icône de favori ou d'application :



Un internaute a en effet remarqué que le nouveau logo condensé de Google était très exactement similaire à celui de Qwant, dans l'ordonnancement des couleurs et la police choisie. Il suffit de le retourner et de fondre les deux pour s'en convaincre :


@Jcchemin @qwantcom @Korben pic.twitter.com/ALsEiGooJF
— 3.14R (@314R) 1 Septembre 2015


"Les couleurs de Google sont les leurs, donc ça, ça ne me pose pas de souci. Mais l'ordre des couleurs et la police sont les mêmes !", s'agace auprès de Numerama Eric Léandri le directeur général de Qwant. "La typo est la même au millimètre près, nous sommes dans la confusion pure".

Or la situation est très problématique pour Qwant qui souhaite se développer à l'international, alors qu'il est pour le moment essentiellement connu en France et en Allemagne. Les internautes qui ne connaissaient pas déjà Qwant et son logo d'avril 2015 pourraient croire que c'est Qwant qui imite le logo de Google et non l'inverse, ce qui pose un risque pour son image de marque.



En conséquence, Qwant pourrait décider de porter plainte pour contrefaçon de son logo. "On regarde, on analyse", nous confie Eric Léandri, qui est pour le moment "étonné" que le logo soit à ce point identique dans ses proportions. "C'est étonnant. Même s'ils sont beaucoup, beaucoup plus gros que nous, nous n'avons pas envie de nous faire cannibaliser".

"Et que se passera-t-il quand ils lanceront un service avec la lettre Q", se demande-t-il en référence à Alphabet, alors que le groupe Alphabet présente déjà sur son site le nouveau logo de Google comme l'une des lettres composant ses différentes filiales.

Eric Léandri sait bien que le combat sera très difficile à mener contre l'ogre Google, mais sa détermination à ne pas se laisser faire est bien là. Au point d'exiger de Google qu'il renonce à ce nouveau logo ? "Et pourquoi pas", répond-t-il.


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Le mois dernier, le procureur de Paris François Molins a co-signé une tribune dans le New York Times avec ses homologues de Manhattan, Londres, et de la Haute Cour d'Espagne, pour dénoncer le chiffrement du contenu des téléphones mobiles, qui compliquerait selon eux le travail de la police. Ces derniers ne peuvent en effet analyser le contenu des smartphones équipés des systèmes iOS ou Android si le suspect qu'ils arrêtent ne livre pas le mot de passe permettant d'en débloquer l'accès, ou s'ils ne trouvent pas le moyen de débloquer le téléphone d'une victime.

"Au nom des victimes de crimes dans le monde entier, nous demandons si le chiffrement vaut vraiment ce coût", écrivaient-ils, affirmant que "les nouvelles pratiques de chiffrement d'Apple et Google rendent plus difficile la protection de la population contre les crimes [et les délits]". Sûrs d'eux, ils estimaient que le chiffrement n'apportait qu'un "gain minime" aux citoyens, mais qu'il mettait en péril leur sécurité.

Un point de vue très discutable peut-être apprécié en France par la ministre de la justice Christiane Taubira et par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, mais qui n'est pas partagé au moins par la ministre du numérique en France.

"Pour ma part, je suis favorable au chiffrement car cela permet de garantir la protection des données personnelles des usagers", a-t-elle expliqué à L'Express, rejoignant la position exprimée par le Rapporteur spécial de l'ONU.


A lire dans l'@LEXPRESS @axellelemaire favorable au chiffrement des données pour mieux protéger la vie privée pic.twitter.com/nJCRAC4NaC
— Aurélien Perol (@AurelienPerol) 2 Septembre 2015

Interrogé l'an dernier par un député socialiste sur "les mesures qu'il entend prendre pour empêcher que soit rendue plus difficile sinon impossible la lutte contre la criminalité passant par l'utilisation des nouveaux iPhones 6 et 6 Plus", le ministère de l'intérieur avait tenu à rappeler l'état de la loi.

"La France toutefois, outre les moyens dont peuvent être dotées ses agences spécialisées telle que l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, dispose d'ores et déjà d'outils juridiques qu'elle pourrait mettre en oeuvre pour surmonter les difficultés posées par la sécurité renforcée des iPhone 6 et autres terminaux de cette génération", avait expliqué le cabinet de Bernard Cazeneuve.

LA LOI IMPOSE DE DÉCHIFFRER SUR DEMANDE...

L'article 434-15-2 du code pénal punit de 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende "le fait, pour quiconque ayant connaissance de la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie susceptible d'avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit, de refuser de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en oeuvre, sur les réquisitions de ces autorités". La peine est même aggravée si l'accès au contenu chiffré "aurait permis d'éviter la commission d'un crime ou d'un délit ou d'en limiter les effet".

"Cette disposition semble applicable aux sociétés fabriquant des smartphones, qui auraient dès lors une obligation légale de disposer de la capacité de déchiffrement de leurs propres terminaux. Toutefois, les sociétés concernées n'ont pas nécessairement de filiales françaises sur lesquelles pourrait porter cette obligation", constatait la Place Beauvau. Le ministère précise que c'est l'une des raisons pour lesquelles Bernard Cazeneuve s'était rendu aux Etats-Unis pour obtenir une meilleure coopération de Google ou Apple.

... ET LES DONNÉES DU CLOUD RESTENT SAISISSABLES

Il faut par ailleurs voir quel est le niveau réel de protection des données offert par le chiffrement. Car si par exemple Google et Apple chiffrent le contenu physique des téléphones sous Android, la plupart des données restent synchronisées avec les serveurs de Google qui détiennent la clé permettant de lire les contenus, et peuvent la fournir aux autorités — ce qu'ils font effectivement en France et dans dans d'autres pays lorsque les demandes sont conformes aux prescriptions légales.

Ainsi Google a été sollicité pour obtenir des données de 50 587 utilisateurs au dernier semestre 2014, et a répondu favorablement à 63 % des demandes (en tout ou partie). Sur la même période, Apple a été réquisitionné pour accéder aux données de 1425 comptes d'utilisateurs (.pdf).

Le seul intérêt pour les Etats d'accéder directement aux données du téléphone est donc de pouvoir le faire plus rapidement... ou plus discrètement. Et ainsi de ne plus subir de refus des entreprises privées lorsqu'elles font écran de protection entre les demandes abusives des états et les intérêts des particuliers pour protéger leur vie privée.


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Sony a annoncé lundi le déploiement à venir d'un nouveau firmware 3.0 (nom de code "Kenshin") pour sa console Playstation 4, proposé pour le moment aux seuls bêta-testeurs. Parmi ses nouveautés, le firmware permet désormais de diffuser des parties sur YouTube Gaming, le service concurrent de Twitch ouvert par Google la semaine dernière. Les vidéos de jeux seront diffusées en direct sur YouTube et pourront être regardées sur le site web, ou sur les applications YouTube Gaming.

Les joueurs pourront aussi diffuser de courtes vidéos directement sur Twitter, d'une durée maximale de 10 secondes. "Même si vous aurez la possibilité de découper des vidéos plus longues", prévient Sony. La fonctionnalité pourrait beaucoup plaire aux joueurs de FIFA qui pourront facilement diffuser leurs plus beaux buts en appuyant sur le bouton "share" de la manette PS4.

Par ailleurs, le firmware étend la capacité de stockage en cloud de 1 Go à 10 Go pour les membres de PS Plus (avec également des outils permettant de surveiller plus facilement sa capacité restante ou d'activer un auto-upload), ajoute un hub "événements" dont le contenu sera fonction des jeux auxquels les joueurs jouent le plus (par exemple signaler l'arrivée d'un tournoi, d'un ennemi ou d'une partie streamée), et ajoute la possibilité de créer ou de rejoindre des "communautés".

"Les utilisateurs de PS4 auront la possibilité de créer des communautés basées sur des intérêts partagés, comme des jeux, des genres et plus", explique Sony. "Les communautés comprennent un forum avec des discussions génériques, des screenshots partagés par les joueurs, et la possibilité de rejoindre des parties / jeux. Si vous voulez vous essayer à un gros raid multijoueurs mais que vous n'avez pas assez d'amis disponibles, ça pourrait être un bon moyen de vous connecter avec d'autres joueurs qui recherchent la même chose".

D'autres fonctionnalités sont détaillées ici par Sony, comme la possibilité d'envoyer des stickers dans la messagerie, ou de demander à un ami de voir sa partie en live.


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Lorsque Uber a cédé en juillet fasse aux pressions judiciaires et médiatiques, et accepté de suspendre UberPOP en France, nous avions immédiatement fait remarquer que les seules véritables victimes à avoir pris le risque d'une suspension du service à la légalité douteuse étaient les chauffeurs dépourvus de la protection sociale accordée par le droit du travail. Tout le modèle économique d'Uber consiste en effet à "recruter" des chauffeurs, professionnels ou amateurs, qui officiellement ne travaillent pas pour Uber, mais à leur propre compte. Uber dit se contenter de mettre en relation les entrepreneurs indépendants ou les chauffeurs employés par d'autres sociétés avec des clients qui veulent se déplacer.

Mais c'est chez lui, en Californie, que le modèle d'Uber est désormais fortement menacé. Un juge de San Francisco vient en effet d'accorder le statut de "class action" à la plainte déposée par trois anciens chauffeurs d'Uber, qui revendiquent avoir été des employés de la société californienne. Les chauffeurs estiment qu'ils sont classés à tort comme "travailleurs indépendants", alors qu'ils étaient en réalité dépendants des commandes opérées via Uber, et des tarifs imposés par celui-ci. Ils estiment devoir bénéficier de certains "avantages" dus aux salariés, comme la prise en charge intégrale des frais d'essence, d'entretien du véhicule, ou le droit de percevoir les pourboires.

Le 3 juin dernier, dans une décision de première instance pour laquelle Uber a interjeté appel, le Commissaire au travail de Californie avait déjà jugé (.pdf) qu'une conductrice de Uber devait être traitée comme une employée et recevoir plus de 4150 dollars de remboursement de frais, en vertu des règles imposées par le droit du travail.

160 000 CHAUFFEURS CONCERNÉS

La plainte des trois chauffeurs ayant obtenu le statut de "class action", ce sont désormais 160 000 chauffeurs de Uber qui pourront demander à la justice que leur statut d'employé soit reconnu et que des droits leur soient par conséquent octroyés. Selon la décision du juge Edward M. Chen, tous les chauffeurs Uber Black, UberX et Uber SUV ayant opéré en Californie depuis le 16 août 2009 sont éligibles dans l'action de groupe, à condition toutefois qu'ils aient signé directement avec Uber, et non avec une société employant des chauffeurs affectés à Uber.

Par ailleurs seront écartés de la plainte tous ceux qui ont signé avec Uber après juin 2014, s'ils n'ont pas expressément écarté la clause d'arbitrage ajoutée à cette époque dans le contrat du service de VTC. Cette clause retire la compétence aux tribunaux pour traiter des litiges, en privilégiant une procédure d'arbitrage privé.

Uber a fait savoir qu'il allait "probablement faire appel" de la décision du juge Chen, même si à ce stade le statut d'employé des chauffeurs n'est pas encore reconnu. Ce sera à un jury de décider si la manière de fonctionner d'Uber impose de reconnaître aux cocontractants le bénéfice du statut d'employé, ou si véritablement ils sont "indépendants" et ne peuvent donc prétendre aux protections prévues par le droit du travail. Mais si le jury estime qu'ils sont employés, et si cette jurisprudence fait école dans la soixantaine d'autres pays où opère Uber, alors c'est tout le modèle économique de l'entreprise qui pourrait s'écrouler.

Jusqu'à ce que, bien sûr, il puisse faire appel à des robots qui n'auront ni le pouvoir ni l'envie ni le besoin de porter plainte pour se faire reconnaître des droits.


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Lundi, la justice turque a inculpé deux journalistes de Vice News et leur traducteur, accusés d'avoir "participé à des activités terroristes" pour le compte de l'Etat Islamique. Jake Hanrahan et Philip Pendlebury ont été mis en détention provisoire après leur arrestation dans le district de Baglar, dans la province de Diyarbakir, alors qu'ils y étaient présents pour filmer les combats entre les forces turques et les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

On en sait désormais davantage sur les raisons de leur détention. Un officiel turque s'est adressé à Al Jazeera pour expliquer que l'uns des personnes arrêtées avait eu le tort d'utiliser un mécanisme de chiffrement sur son ordinateur portable, similaire à un outil utilisé par les militants de l'Etat Islamique — probablement Tor, qui permet de masquer l'origine et la destination des communications.

"Le principal problème semble être que le fixeur (le guide local, ndlr) utilise un système de chiffrement complexe sur son ordinateur portable, que beaucoup de militants de l'EI utilisent également pour des communications stratégiques", explique un officiel turque au média qatari. Ce seul élément aurait suffi à convaincre que, peut-être, le groupe a été mis en relation avec des combattants de l'Etat Islamique pour réaliser son reportage.

VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME

L'arrestation de journalistes américains et leur incarcération pour implication dans des activités terroristes avait déjà provoqué l'émoi et la colère, mais celle-ci devrait être décuplée s'il se vérifie que le principal fondement à leur privation de liberté est l'utilisation par leur guide de moyens de communication sécurisés, qui n'ont rien d'illicite et sont même régulièrement recommandés aux journalistes et aux simples citoyens soucieux de sauvegarder leur vie privée.

Même si le gouvernement turque a beau jeu de clamer à l'indépendance de la justice et donc de marteler son incapacité à intervenir dans le dossier, la Turquie en tant qu'état aura des comptes à rendre à la communauté internationale dans le cadre des traités relatifs aux droits de l'homme. N'en déplaise à des gouvernements occidentaux comme la Grande-Bretagne, qui songent à interdire le chiffrement qu'ils ne peuvent déchiffrer, l'utilisation de moyens cryptographiques efficaces est considéré comme un droit de l'homme par le Rapporteur de l'ONU en charge de la liberté d'expression, et il est vraisemblable que le Conseil des droits de l'homme suive cet avis s'il est saisi de l'affaire.

Par ailleurs la Turquie est membre du Conseil de l'Europe, dont l'Assemblée parlementaire est opposée aux techniques de surveillance de masse que permettent l'interdiction du chiffrement. Le Conseil héberge la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui pourra elle-même sanctionner la Turquie si elle juge qu'elle a abusé de la faculté d'emprisonner des individus alors qu'elle n'avait pas d'élément tangible permettant de croire à leur complicité avec des terroristes.

Selon l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme, "nul ne peut être privé de sa liberté, sauf (...) s'il a été arrêté et détenu en vue d'être conduit devant l'autorité judiciaire compétente, lorsqu'il y a des raisons plausibles de soupçonner qu'il a commis une infraction ou qu'il y a des motifs raisonnables de croire à la nécessité de l'empêcher de commettre une infraction ou de s'enfuir après l'accomplissement de celle-ci".

L'utilisation de Tor ou de tout autre moyen de chiffrement est-elle une "raison plausible" de croire à une complicité avec les terroristes ? Il faut espérer que non.

Affaire à suivre.


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Quelques semaines après avoir annoncé par surprise la création de la maison-mère Alphabet, Google continue de faire sa petite révolution. Alors qu'il était passé discrètement à un logo à la mode "flat design" en 2013, sans changer véritablement d'identité visuelle, la firme de Mountain View a présenté mardi un nouveau logo qui, sans être révolutionnaire non plus, apporte un nouveau look plus frais et plus arrondi (voire plus enfantin) au moteur de recherche.

Pour expliquer sa volonté de changement, Google explique que son logo remonte à l'époque où les recherches étaient faites sur les ordinateurs de bureau, alors qu'aujourd'hui "les gens interagissent avec les produits Google à travers beaucoup de plateformes, applications et appareils différents, parfois le même jour". La nouvelle identité visuelle de Google se veut donc être le reflet de la diversité des modes d'accès à Google, qui "vous montre quand la magie Google fonctionne pour vous, même sur les écrans les plus petits".

"Nous avons pris le logo et la marque de Google, qui étaient faits à l'origine pour une seule page de navigateur sur un ordinateur de bureau, et les avons mis à jour pour un monde d'informatique sans frontières à travers les innombrables appareils et autres types de moyens de saisie (tels que taper, la saisie et la parole)".

Google ne change pas simplement de logo, mais véritablement d'identité visuelle, avec de nouvelles icônes animées qui déclineront le logo sous diverses formes :






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Free avait promis une surprise pour la rentrée, la voici. Au lendemain de la publication d'excellents résultats semestriels qui montrent que Free continue de recruter de nombreux abonnés supplémentaires, l'opérateur annonce qu'il passe à 50 Go le volume de données consommables sur ses forfaits mobiles en 4G, ce qui en fait de loin l'opérateur mobile qui propose le fair-use le plus élevé. Le plafond était auparavant fixé à 20 Go.

Chez Orange, le forfait haut de gamme Origami Jet est limité à 12 Go de fair-use, tandis que sa filiale Sosh limite à 5 Go. Chez SFR, le forfait Premium le plus cher (69,99 Euros par mois) limite à 15 Go. Et chez Bouygues Telecom, le forfait Sensation à 89,99 euros par mois est limité à 40 Go.

Le forfait Free Mobile reste quant à lui à 19,99 euros par mois pour les abonnés lambda, ou 15,99 euros par mois pour ceux qui bénéficient de la réduction offerte aux abonnés Freebox.

Au delà des 50 Go, l'utilisation de la 4G n'est pas bloquée mais son débit devient bridé. Une pratique qui permet de sauvegarder la bande passante disponible sur des ondes qui sont naturellement en quantité limitée, sans toutefois rendre tout à fait inopérant l'accès à internet mobile pour les plus gros consommateurs.

Dans son communiqué de presse, Free rappelle par ailleurs qu'il couvre officiellement plus de 50 % de la population avec son réseau 4G, et qu'il prévoit de couvrir 60 % de la population d'ici la fin de l'année, "avec 4 ans d'avance sur l'engagement pris dans la licence".


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L'espèce humaine a ses secrets que la raison ignore. Alors que le site Ashley Madison a été piraté et que les données personnelles et les fantasmes de plus de 32 millions de clients ont été divulgués, conduisant même certaines personnelles infidèles démasquées à se suicider, le site est en meilleure forme que jamais.

"Les rapports de presse récents prédisant la chute imminente de Ashley Madison sont très exagérés", s'amuse l'éditeur canadien Avid Life Media dans un communiqué. "Malgré l'attaque contre notre activité et contre nos clients, nous sommes en croissance. Rien que la semaine dernière, des centaines de milliers de nouveaux utilisateurs se sont inscrits sur la plateforme d'Ahsley Madison". Y compris 87 596 femmes, assure le site qui a été accusé, données à l'appui, d'héberger largement moins de 1 % de femmes.

Ashley Madison assure que ses données ont été mal comprises, et que le nombre de femmes recherchant une relation est en réalité très supérieur à ce qui a été calculé en se basant sur les données de facturation. "Rien que la semaine dernière, les femmes ont envoyé plus de 2,8 millions de messages sur notre plateforme", veut rassurer Avid Life Media.

La société affirme même que le ratio est désormais parfaitement équilibré, à 1:1, entre le nombre des hommes qui payent pour entrer en contact avec des femmes, et le nombre de femmes qui leur répondent (ce qu'elles peuvent faire gratuitement, l'entrée en communication étant gratuite pour les femmes, sur le même modèle que l'entrée dans certaines boîtes de nuit).

Le fait que les inscriptions augmentent grâce à la notoriété du site amplifiée par le piratage est une information surprenante, qui avait déjà été affirmée très tôt par l'ancien PDG d'Avid Life Media, Noel Biderman. Celui-ci a présenté sa démission vendredi dernier.


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Désormais habitués à devoir contourner une censure largement inefficace, les internautes italiens ne pourront plus non plus accéder aux principaux sites qui distribuent le très populaire logiciel Popcorn Time. Selon Torrentfreak, le tribunal correctionnel de Genoa a ordonné aux FAI italiens de bloquer l'accès au logiciel qui permet de streamer gratuitement (et illégalement) des films ou séries TV obtenus par BitTorrent, dans une interface simplissime.

Même si Popcorn Time n'est qu'une interface donnant accès au contenu diffusé par des internautes et référencé sur des sites de liens BitTorrent, le tribunal a estimé que Popcorn Time était complice de contrefaçon, et a demandé aux opérateurs télécoms de bloquer plusieurs noms de domaine permettant de télécharger la version officielle ou certains de ses forks. Parmi les domaines bloqués figure ainsi le populaire Popcortime.io (voir notre comparatif), Popcorn-time.se, et le site italien popcorntimeitalia.com.

Sauf à utiliser un serveur DNS alternatif, il ne sera donc plus possible pour les internautes italiens d'obtenir le logiciel à partir de l'un des domaines listés au jugement. En revanche ils pourront toujours le télécharger sur d'autres sites non officiels, et le logiciel lui-même continue de fonctionner parfaitement.

L'Italie n'est pas la première à imposer un blocage de Popcorn Time puisqu'en avril dernier, la juste britannique avait déjà exigé le blocage de l'application en Grande-Bretagne. La Norvège pourrait également suivre tandis qu'en France, aucune action n'a pour le moment été entreprise, à notre connaissance. Les instruments juridiques existent puisque deux sites de liens BitTorrent, The Pirate Bay et T411, ont déjà fait l'objet de blocages.


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Le prestataire d'annuaires 118 712 édité par Orange est entré ces derniers jours parmi les sites qui font le plus l'objet de demandes de "droits à l'oubli" chez Google. Le Français a fait son entrée en 9ème position des sites dont des internautes demandent la suppression de résultats, avec près de 3 000 URL supprimées lorsque les internautes recherchent le nom de la personne qui demande à bénéficier de son "droit à l'oubli".

Le 118 712 est ainsi le seul site non-Américain, avec l'Allemand Yasni, à faire partie des 10 sites les plus sujets à la procédure de censure imposée en Europe par la Cour de justice de l'Union européenne, depuis son arrêt Google Spain de mai 2014. Le site le plus visé est Facebook, suivi par Profile Engine qui compile les informations de multiples sources. Plus étonnant, le site Groups.google.com qui archive les discussions sur les newsgroups arrive en troisième position :



Le domaine annuaire.118712.fr cité par Google est celui utilisé par le prestataire pour afficher les résultats de son annuaire classique, et de son annuaire inversé qui permet de retrouver le nom du titulaire d'une ligne téléphonique. Dans ses mentions légales, Orange indique que "conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux données vous concernant, ainsi qu'un droit d'opposition, pour des motifs légitimes, au traitement de ces données". Il ajoute que "vous pouvez l'exercer en nous contactant", mais sans fournir clairement le lien vers le formulaire permettant de se désinscrire de l'annuaire. Un manque de clarté qui lui vaut sûrement de figurer dans le palmarès des sites les plus "censurés" par Google à la demande des utilisateurs concernés.

Sur près de 310 000 demandes de droits à l'oubli reçues à ce jour par Google, 64 615 proviennent de France, le pays depuis lequel les internautes utilisent le plus cette prérogative.


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Cinq ans après le piratage de Google attribué à l'administration chinoise, les Etats-Unis seraient sur le point de prendre pour la première fois des sanctions économiques contre des entreprises et des particuliers de Chine, accusés d'avoir profité de l'espionnage économique réalisé à leur bénéfice par les services chinois, par le biais de cyberattaques. Selon le Washington Post, l'administration Obama pourrait dévoiler un train de sanctions d'ici deux semaines, alors que le président Xi Jinping doit se rendre en visite officielle dans la capitale américaine le mois prochain.

Alors qu'il n'y a pour le moment aucune preuve publique de l'implication de la Chine ou de ses entreprises dans le piratage d'infrastructures et d'organisations privées américaines, les Etats-Unis auraient lié la Chine à des opérations de hackers ayant permis de dérober des plans de centrales nucléaires, d'obtenir copie d'une partie du code source de moteurs de recherche (Google), ou encore de prendre connaissance des positions confidentielles d'entreprises américaines dans le secteur de l'énergie, lors de négociations d'accords internationaux.

Si les sanctions sont prises, ce serait la première fois que Barack Obama met en application un arrêté présidentiel (executive order) d'avril 2015, qui permet à l'administration d'imposer des sanctions pénales contre les individus ou les entreprises étrangers qui se prêtent à des activités de piratage et d'espionnage économique sur internet, contre des intérêts américains.

ACCUSATIONS FONDÉES OU PRÉTEXTE ?

En début d'année les Etats-Unis avaient pris des sanctions directement contre la Corée du Nord après le piratage de Sony Pictures, attribué de façon douteuse Pyongyang, mais sans expliquer la nature de ces sanctions, et en s'attaquant directement aux intérêts étatiques. Cette fois-ci, ce sont les particuliers et les entreprises qui seraient frappés.

"Ca envoie à Pékin le signal que l'administration (américaine) va commencer à répliquer à l'espionnage économique, et ça envoie au secteur privé le signal que nous sommes dans votre équipe", explique une source gouvernementale au Washington Post. "Ca dit à la Chine, trop c'est trop". L'an dernier, la justice américaine avait déjà décidé de poursuivre cinq militaires chinois accusés d'avoir piraté des systèmes informatiques de firmes américaines, notamment dans le secteur de l'acier.

Reste à voir si les sanctions, qui pourraient être prises sans preuve publique, sont réellement une mesure de rétorsion contre des actes de piratage avérés provenant de la Chine (ce qui n'aurait rien d'étonnant), ou s'il ne s'agit pas plutôt d'un prétexte pour répliquer hors des procédures de l'OMC au marché chinois qui impose de plus en plus de barrières à l'activité des entreprises américaines du Web. Depuis le début de l'année, la Chine commence en effet à imposer aux entreprises informatiques de fournir le code source de leurs logiciels pour contrôle, ce que nombre d'entre elles refusent par crainte de fuites. C'est en raison de ce refus que des antivirus américains ou russes auraient été bloqués, alors que d'autres entreprises comme Apple préfèrent coopérer pour ne pas se couper d'un marché important.


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L'an dernier, Orange avait porté plainte contre Free, accusé de contrefaire son brevet EP2044797 B1 portant sur le "basculement de sessions multimédias d'un terminal mobile vers un équipement d'un réseau local". L'opérateur reprochait à la société de Xavier Niel d'avoir mis à jour sa Freebox Révolution pour supporter son application Freebox Compagnon, alors que celle-ci permet offrirait des fonctionnalités identiques à celles brevetées.

En particulier il était reproché à Freebox Compagner de permettre à l'utilistaeur "de consulter à distance, sur son terminal mobile, un contenu audiovisuel (photos, vidéo, musique) stocké sur son Freebox Server", "de lancer le contenu audiovisuel sur un équipement audiovisuel (téléviseur) relié au Freebox Player, depuis son terminal mobile connecté en WiFi au Freebox Server" et enfin, de permettre de lire "un contenu stocké sur un Freebox Server distinct de celui auquel le terminal mobile est connecté en WiFi".

Dans son jugement rendu le 18 juin 2015 qui vient d'être publié, le tribunal de grande instance de Paris a donné raison à Free qui, dans un schéma classique de défense en matière de contrefaçon de brevet, contestait la validité du brevet elle-même. Le TGI a constaté que la prétendue invention d'Orange déposée en 2007, soit n'était pas brevetable dans certaines de ses prétentions en raison de l'interdiction de breveter des logiciels en Europe, soit n'avait pas le caractère de nouveauté exigé par la loi pour accorder l'exclusivité temporaire à celui qui se prétend inventeur.


Et le jugement du TGI de Paris sur ce litige Orange vs Free - https://t.co/ike2jwVTUc https://t.co/xbXIt32hzP
— Benoit Tabaka (@btabaka) 31 Août 2015


Mais le plus intéressant est peut-être ce qu'on apprend dans le jugement. Fort de l'avis d'un expert qui concluait qu'Orange avait raison de voir des similitudes entre son brevet et le fonctionnement de Freebox Compagnon et de la Freebox Révolutions, Orange avait fait procéder à des saisies-contrefaçons chez des abonnés Free, du 11 au 21 mars 2014 ! La saisie-contrefaçon est une procédure prévue par le code de la propriété intellectuelle qui, lorsqu'elle est autorisée par une ordonnance judiciaire, permet de faire procéder par huissier à "la saisie réelle des produits ou procédés prétendus contrefaisants ainsi que de tout document s'y rapportant".

Juridiquement, les Freebox appartiennent à Free, qui en reste le seul propriétaire et se contente de les louer à ses abonnés. Orange aurait pu se contenter de faire saisir des Freebox dans les bureaux de la maison-mère Iliad, mais l'opérateur a préféré obtenir le droit de violer le domicile d'abonnés qui n'étaient absolument pour rien dans le litige entre les deux concurrents, et de faire saisir "leur" Freebox. Le tout en les privant au passage pour une durée indéterminée de l'accès à internet, lequel est, rappelons-le, considéré comme une liberté fondamentale par le Conseil constitutionnel — un détail, sans doute, pour le juge qui a signé l'ordonnance.

On ne sait pas combien de Freebox ont ainsi été saisies en mars 2014 en vertu de cette procédure. Mais selon le TGI, "les saisies-contrefaçons n'ont pas dépassé le nombre nécessaire à prouver des faits de contrefaçon (...) et n'ont pas causé de préjudice à la société Free". Aussi, même s'il a invalidé le brevet et condamné Orange à indemniser Free, le tribunal n'a pas sanctionné Orange pour avoir usé de cette faculté.


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Lorsqu'il édite une plateforme en ligne qui permet à des chauffeurs de véhicules de tourisme (VTC) ou à des particuliers qui s'improvisent taxi de trouver des passagers à facturer pour une course, mais qu'il est lui-même celui qui prend la commande et qui réalise l'encaissement, Uber est-il un "service numérique" ou "service de transport" ? La question est hautement juridique et difficile à trancher, mais elle a une importance cruciale pour l'ensemble de règles qui doit s'imposer à Uber, et elle est au coeur de nombreux conflits à travers l'Europe.

C'est donc pour apporter une réponse unifiée qui puisse aider à harmoniser la jurisprudence, sans attendre que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) impose son analyse aux tribunaux nationaux, que la Commission européenne a décidé de lancer une étude juridique au mois de septembre.

Si Uber est un service numérique qui ne sert que de plateforme de mise en relation, comme le prétend la société californienne, alors les taxis n'auront que peu d'arguments à faire valoir devant les tribunaux pour prétendre qu'elle exerce une concurrence déloyale à leur activité, ou qu'elle doit se soumettre aux mêmes règles qu'eux. Si en revanche Uber est une "entreprise de transport", alors l'ensemble des autorisations d'exploitation soumises à des droits et des devoirs s'applique à la société elle-même, et non plus à ses seuls chauffeurs indépendants. C'est évidemment le point de vue défendu par les syndicats de taxi, qui souhaitent que leur environnement juridique et celui d'Uber soit le même.

A ce stade rien ne permet de présager du résultat de l'étude, qui n'aura de toute façon aucune valeur contraignante pour les juridictions nationales, seule la CJUE (déjà saisie du cas d'UberPOP) disposant du pouvoir d'imposer son analyse juridique aux tribunaux des Etats-Unis. L'étude aura cependant un intérêt pour les administrations des états membres et pour la Commission européenne elle-même, qui souhaite bénéficier d'une analyse solide de la situation avant d'envisager une harmonisation des régulations européennes, par le biais de directives ou règlements.


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Si c'est une blague, elle est osée. Si c'est sérieux, elle surprendra beaucoup de monde. Ce lundi matin, alors que rien ne laissait présager, le site satirique Le Gorafi a annoncé brutalement sa fermeture sur Twitter et sur Facebook. "Le Gorafi, c'est fini", dit un message publié sur Twitter. Le même est reproduit sur le site internet qui redirige les lecteurs vers une page merci.html, vide de toute mise en page ou de publicités :



Et c'est peut-être ce qui permet de croire qu'il ne s'agit pas d'une énième plaisanterie du site, malgré son succès phénoménal. Couper brutalement toutes les connexions pour rediriger vers cette seule page, c'est se priver de toute recette publicitaire le temps de la coupure, et prendre le risque d'une sanction du référencement des pages si la "blague" devait durer. Les moteurs de recherche comme Google n'apprécient guère que des résultats deviennent inaccessibles et les font rapidement descendre dans les classements si la situation dure plusieurs jours.

Ca ne fait toutefois pour le moment qu'une heure, et il peut ne s'agit que d'un artifice marketing pour attirer l'attention à la veille d'une annonce importante. C'est la rentrée télévisée, et Le Gorafi pourrait avoir trouvé sa propre case alors que le Grand Journal, auquel il était intégré depuis 2014 sur Canal+, ne sera plus à l'antenne.

Le Gorafi affiche 394 000 abonnés sur son compte Twitter, et près de 780 000 sur sa page Facebook. Si l'on en croit ce graphique Alexa qui compare le classement du site par rapport aux autres, son trafic avait chuté depuis un an :




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Alors que le secteur des télécoms a toujours la gueule de bois, Free continue de faire la fête. L'opérateur a annoncé encore de très bons résultats ce lundi matin, aussi bien en terme de rentabilité que d'acquisition de nouveaux clients.

Selon un communiqué d'Iliad, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros sur le premier semestre, ce qui représente une croissance de près de 7 % par rapport au semestre précédent. Son Ebitda, c'est-à-dire en quelque sorte son résultat opérationnel, s'établie à 725 millions d'euros et croît ainsi de 16% par rapport au premier semestre 2014. Son résultat net, c'est-à-dire ses bénéfices après impôts, s'établit à 163 millions d'euros.

Sur le mobile, Free a recruté 820 000 nouveaux abonnés sur les 6 premiers mois de l'année, net de résiliation (il ne précise pas combien de clients ont résilié). L'opérateur qui compte désormais près de 11 millions d'abonnés mobiles continue ainsi à être le plus attractif sur le marché, ce qui se vérifie trimestre après trimestre depuis son lancement il y a plus de 3 ans. "Cette excellente performance commerciale permet au Groupe (...) de disposer d'une part de marché de 16% au 30 juin 2015, au-delà de son objectif initial de part de marché à long terme", se félicite Iliad. Les activités mobiles représentent désormais 880 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le semestre, en hausse de 18 %.

Sur le fixe, Free progresse également, mais avec plus de difficulté sur un marché désormais mâture. Il a enregistré 123 000 nouveaux abonnés, déduction faite des résiliations. Free attribue ces performances au lancement de sa nouvelle Freebox mini 4K dans son offre d'entrée de gamme, où il subit la concurrence de la Bbox Miami, et à une "politique commerciale opportuniste permettant d'augmenter les recrutements par des offres promotionnelles". Offre d'entrée de gamme oblige, le revenu moyen par abonné (ARPU) baisse légèrement, ce qui limite la croissance à +0,5 % de chiffre d'affaires, à 1,3 milliard d'euros.

Beaucoup plus discret sur la fibre et le très haut débit (THD), Free se contente de "accélère ses migrations d'abonnés vers les réseaux THD (VDSL2 et FTTH)", mais sans donner de chiffres, si ce n'est pour citer 2,4 millions d'abonnés 4K, qui consomment chacun 2,2 Go de données en moyenne.

Enfin, Free prévient qu'il en a toujours sous le pied dans sa stratégie de développement, puisque malgré 613 millions d'euros investis au premier semestre pour construire ses Freebox mini 4K ou déployer ses antennes 4G, "la structure financière du Groupe reste solide avec un ratio d'endettement toujours inférieur à 1 (0,8x au 30 juin 2015)". Une pierre dans le jardin de Patrick Drahi et de sa filiale Numericable-SFR, qui a fait de l'endettement à outrance son modèle de croissance, en profitant de taux d'intérêts historiquement bas.


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Alors que la France a lancé son site internet Stop-Djihadisme en janvier dernier, le gouvernement de Grande-Bretagne a décidé d'ouvrir un compte Twitter directement adressé à l'Etat Islamique (EI), ou à ceux qui pourraient être tentés de rejoindre ses rangs. Ces initiatives, renforcée par une censure croissante des comptes Twitter utilisés par les organisations islamistes et leurs sympathisants (avec des méthodes parfois contestables), constituent autant de volets de la stratégie européenne consistant à mettre en place ce que la bienséance convient d'appeler un "contre-discours", ou ce que les historiens et militaires appellent une "contre-propagande" en temps de guerre.

Le compte britannique est appelé @UKAgainstISIL, c'est-à-dire "la Grande-Bretagne contre l'Etat Islamique". Il n'y a donc aucune recherche de subtilité, l'ennemi est clairement désigné comme tel, et le Foreign Office britannique explique bien son intention de fournir sur ce compte des "informations à jour sur le travail continuel du gouvernement UK pour vaincre l'EI".

Son premier message consiste à expliquer la stratégie britannique et à se vanter de ses résultats opérationnels. "Pour vaincre l'EI la Grande-Bretagne joue un rôle majeur dans la Coalition Globale", se félicite la vidéo publiée. "Nous supprimons militairement du territoire à l'EI. Nous coupons les finances de l'EI. Réduisons le nombre des combattants qui voyagent pour rejoindre l'EI. Et fournissons de l'aide humanitaire. Pour protéger les Britanniques chez eux nous avons déjoué des plans de terroristes liés à l'EI. Empêché des gens qui voulaient faire du mal de parvenir en Grande-Bretagne. Travaillé avec l'industrie d'Internet pour supprimer la propagande extrémiste. Et arrêté 203 personnes pour des délits liés au terrorisme en Syrie".


What is the UK doing to dismantle and destroy #ISIL? pic.twitter.com/1dCpbI2BBU
— UK Against ISIL (@UKAgainstISIL) 28 Août 2015


Le Guardian rappelle qu'en décembre 2013, les Etats-Unis ont eux aussi lancé un compte Twitter, "Think Again Turn Away" (réfléchis-y encore et fais demi-tour"), dont la directrice de la firme de renseignement SITE Intelligence Group avait critiqué l'initiative dans le TIME. Elle reprochait au compte de fournir des prétextes à réponses de la part des partisans de l'Etat Islamique, qui faisaient valoir leurs propres points de vue et contestaient, par exemple, le bilan d'opérations militaires.

Le fait que les djihadistes aient de moins en moins accès à Twitter sous la pression politique, au point que ses dirigeants sont désormais menacés de mort pour leur censure, limite ce risque de voir l'ennemi répliquer à la communication destinée, avant tout, à son propre camp.

Dans son livre Principes élémentaires de propagande de guerre, l'historienne Anne Morelli avait identifié 10 principes de base de toute communication officielle en période de conflit armé :


Nous ne voulons pas la guerre ;

Le camp adverse est le seul responsable de la guerre ;

Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou " l'affreux de service ") ;

C'est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers ;

L'ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c'est involontairement ;

L'ennemi utilise des armes non autorisées ;

Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l'ennemi sont énormes ;

Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause ,

Notre cause a un caractère sacré ;

Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres.


Sans doute au moins une partie de ces principes se retrouvent aujourd'hui dans la communication de l'Etat Islamique, et dans la communication de la Coalition. Cette dernière a néanmoins pour elle d'avoir un contrôle sur les médias sociaux utilisés par l'ennemi pour communiquer, ce qui lui offre un petit avantage. Un avantage évidemment très maigre face aux moyens par ailleurs inhumains mis en oeuvre par l'Etat Islamique lorsque, en particulier, il commandite des actions meurtrières contre les civils.


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Le patron de la maison-mère du site Ashley Madison assume ses responsabilités. Noel Biderman, le PDG du groupe canadien Vivid Life Media, a annoncé vendredi sa démission après que des pirates ont obtenu en juillet dernier et publié ce mois-ci des dizaines de giga-octets de données contenant notamment le nom des clients du site destiné aux personnes mariées infidèles, leurs préférences sexuelles, ou une archive de l'ensemble des e-mails de Biderman.

"D'un commun accord, Noel Biderman se retire du poste de directeur général de Avid Life Media Inc. (ALM) et n'est plus dans l'entreprise", annonce le groupe. Aucun remplaçant n'a été nommé, et l'entreprise sera donc gérée pour le moment par les cadres de l'entreprise, qui tenteront autant que faire se peut de rétablir l'image très écornée d'Ashley Madison.

Non seulement le piratage dont il avait tenté de minimiser l'importance aura nécessairement des conséquences sur la confiance des abonnés du site qui pourraient se désinscrire en masse, mais surtout il est désormais allégué, base de données à l'appui, que le site avait moins de 1 % de femmes parmi ses membres inscrits et actifs. La plupart des profils de femmes étaient des faux. Il s'agissait donc avant tout d'un site d'hommes voulant tromper leur femme avec des personnages fictifs, qui ne parvenaient jamais à obtenir un rendez-vous.

Le piratage a par ailleurs pris un tour tragique puisque selon la police canadienne, la divulgation des données aurait conduit deux personnes à se suicider, incapables de surmonter la honte ressentie à la publication de leur identité. Une troisième personne, un policier de San Antonio (Texas), se serait également donné la mort 24 heures après la révélation de sa présence parmi les membres du site.

"Ce changement est dans le meilleur intérêt de l'entreprise et nous permettra de fournir de l'aide à nos membres et à nos employés dédiés", veut se rassurer Avid Life Media. Il annonce qu'il ne fermera pas Ashley Madison et qu'il est même plus motivé que jamais à l'éditer.

L'entreprise a proposé 500 000 dollars canadiens (environ 330 000 euros) à qui fournirait des informations décisives permettant de retrouver l'auteur ou les auteurs du piratage.


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Même s'il n'en a pas la réputation, Facebook est devenu en quelques années le principal concurrent de YouTube sur le marché de la vidéo en ligne. Mais malgré son caractère familial, les utilisateurs de Facebook n'utilisent pas le réseau social que pour publier des vidéos du petit dernier qui mange sa purée avec les mains ou de leurs vacances à la Bourboule en slip et en tongs. Ils piratent.

Facebook est aussi utilisé pour diffuser en tout ou partie des émissions TV, des films, des séries TV, des matchs de football ou des concerts, qui sont autant de vidéos sur lesquelles les ayants droit ne touchent rien, et qui sont parfois proposées à la vente ou à la location sur des plateformes payantes. Surtout, des vidéos originales de YouTube sont souvent reprises et hébergées sur des pages Facebook, sans aucune rémunération pour les créateurs qui sont lésés de leurs vues et de leurs abonnés.

Or Facebook veut montrer patte blanche. C'est pour lui une nécessité pour attirer des annonceurs sur les vidéos, et pour signer les partenariats qui lui permettront de toucher des revenus sur les vidéos "piratées" qui deviennent légalisées sous l'effet magique d'un contrat de licence. S'il ambitionne par ailleurs de monter son propre service de VOD ou de SVOD, l'anti-piratage est un préalable obligatoire imposées par les studios.

Jusqu'à présent, Facebook se contentait d'emprunter les mêmes techniques de filtrage réactif que YouTube, Vimeo ou Dailymotion. La firme utilise ainsi la technologie de reconnaissance d'empreintes sonores du pionnier Audible Magic (abandonné par YouTube en 2007), et sanctionne les utilisateurs qui uploadent des contenus piratés, jusqu'à la suppression des comptes pour les récidivistes chevronnés.

DEMANDER AUX AYANTS DROITS S'IL FAUT SUPPRIMER UNE VIDÉO

Mais il veut désormais aller plus loin et réaliser un filtrage pro-actif. "Nous avons construit une nouvelle technologie [de détection] qui sera proposé à une sélection de créateurs", annonce Facebook dans un communiqué. "Cette technologie est réalisée sur-mesure pour notre plateforme, et permettra à ces créateurs d'identifier des correspondances de leurs vidéos sur Facebook à travers les Pages, les profiles, les groupes et les géographies. Notre outil de matching évaluera des millions d'uploads de vidéo rapidement et précisément, et lorsque des correspondances apparaîtront, les éditeurs pourront nous les rapporter pour que nous les supprimions".

Facebook va donc plus loin que la loi sur le droit d'auteur qui impose aux hébergeurs de supprimer les vidéos contrefaites qui leur sont signalées par les titulaires des droits. Il ira lui-même regarder dans ses pages les vidéos dont les droits sont susceptibles d'être détenus par ses partenaires (en mettant à profit son intelligence artificielle vidéo ?),

La société indique que son système est conçu notamment pour les vidéos qui deviennent rapidement virales, ce qui pourrait correspondre par exemple à la détection d'extraits d'émissions diffusées en direct, ou d'images de sport.

"C'est juste le commencement", prévient Facebook. "A long terme, notre objectif est de fournir un système de gestion vidéo complet qui répond aux besoins de nos partenaires. Ca prendra du temps, mais nous travaillons dessus, et nous y sommes dédiés".


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Mercredi, Amazon a annoncé le lancement de l'application Amazon Underground pour les smartphones Android, une "application de shopping où des dizaines de milliers d'Euros en applis, jeux et même achats In-App sont en fait gratuits". En plus des fonctionnalités habituelles d'achats sur Amazon, l'application propose près de 500 jeux vidéo et applis en accès illimité, sans aucun achat in-app.

"Dans Underground, vous retrouverez des versions 100 % gratuites de titres premium populaires comme Akinator the Genie, djay 2, OfficeSuite Professional 8, ainsi que des titres populaires avec achats in-app comme Frozen Free Fall, Star Wars Rebels: Recon Missions, Angry Birds Slingshot Stella, et bien plus encore", promettait ainsi la firme de Jeff Bezos.

Etant données les règles contractuelles de la plateforme Google Play qui interdisent de lui faire concurrence, Amazon Underground est distribué sous la forme d'un fichier APK à exécuter sur le téléphone.

"Nous avons rendu cela possible en travaillant sur un nouveau modèle économique avec les développeurs d'applis et de jeux : nous les payons un certain montant calculé sur une base de minutes jouées, en échange d'un abandon de leurs frais in-app habituels. Pour être plus clair, ces frais par minute sont à notre charge  c'est entièrement gratuit pour vous. Il vous suffit de repérer les applis et les jeux portant la bannière " Vraiment gratuit "", ajoutait le communiqué.

Mais jamais Amazon n'explique comment il parvient à offrir gratuitement des jeux et des applications, tout en rémunérant leurs créateurs, sans perdre (trop) d'argent. Il n'est pas certain que la fidélisation des clients sur une application qui met en avant les produits vendus par Amazon suffise à rentabiliser l'opération.

BEAUCOUP D'AUTORISATIONS JUSTIFIÉES...

Un élément de réponse pourrait se trouver dans les autorisations que s'octroie Amazon Underground. Comme le remarque ZDNet, la liste des droits à accorder pour utiliser l'application est impressionnante. Elle comprend notamment l'envoi de SMS et la lecture des SMS reçus, l'accès au contenu de la carte SD, à la géolocalisation de l'utilisateur, à la caméra, aux paramètres Wi-Fi, etc. Mais aussi l'accès aux contacts de l'utilisateur.

Dans le descriptif officiel, Amazon explique qu'il a besoin d'accéder "aux contacts enregistrés sur votre téléphone pour leur envoyer des chèques cadeau Amazon". Il n'est pas clair si Amazon le fait automatiquement et sous son nom, ou si c'est l'utilisateur qui choisit à qui il envoie les bons, en son nom. L'onglet "chèques cadeaux" de l'application permet toutefois d'en envoyer à des contacts, ce qui nous fait plutôt pencher pour cette dernière option.

Par ailleurs selon Amazon l'accès aux SMS servirait uniquement à envoyer et vérifier les éléments d'identification (pour la double authentification par code envoyé par SMS) ; l'accès à la carte SD est nécessaire pour l'installation et la gestion des applications intégrées ; l'accès à la caméra est utilisée pour scanner des codes barre ; et la géolocalisation est demandée lorsque l'utilisateur demande à être livré dans un point relais à proximité. Rien, finalement, de très anormal.

... MAIS LA COLLECTE EST AILLEURS

Et même, si l'application paraît gourmande en autorisations, il faut voir qu'elle ne demande pas l'accès aux appels téléphoniques et à leur historique, ni à la liste des autres applications installées, qui pourraient être des données exploitables par Amazon.

Cette relative retenue en dépit des apparences ne veut cependant pas dire, loin s'en faut, qu'Amazon Underground ne collecte pas de données. C'est même une grande partie de son intérêt pour l'industriel. Mais la collecte se fait en interne. C'est l'activité de l'utilisateur au sein-même de l'application qui est scrutée, pour détecter les centres d'intérêts des clients et leur proposer des produits adaptés, qui lui donneront envie d'acheter.

Amazon regarde ainsi quelles applications sont installées, et peut savoir très précisément combien de temps chaque utilisateur passe sur chaque jeu ou application, au bout de combien de temps ils s'en lassent, combien d'applications différentes sont utilisées en moyenne dans une même période, quel et le pouvoir d'influence d'un client qui installe une appli et la conseille à ses amis, etc.

Ce sont des statistiques qui sont utiles à un niveau individuel, pour servir les attentes du client. Mais ce sont surtout des données macro-économiques très précieuses pour comprendre le comportement de l'ensemble des consommateurs, et réaliser des applications qui répondent à leurs attentes (par exemple ses propres jeux vidéo) et qui permettent d'optimiser les revenus.


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