Guillaume Champeau

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Pas bête du tout comme réflexion, j'avais jamais pensé à ça.

Etrange découverte que celle de @YannSolle, qui pourrait témoigner d'une certaine malveillance par nom de domaine interposée. Ou d'un certain humour, selon sa sensibilité. Alors que l'on est en pleine campagne électorale pour les Régionales, l'accès au domaine www.fn.fr renvoie l'internaute vers... le site officiel du Parti Socialiste. Selon les données WHOIS du domaine, FN.fr a été créé le 11 mars 2015 par un internaute dont le nom est masqué, via le registrat In Media Veritas.




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Ouvert en 2013 par Silicon Sentier à Paris, l'incubateur NUMA est déjà devenu une référence pour les start-upers français et européens. En 18 mois, la structure qui bénéficie d'un espace de 1500 mètres carrés a accueilli plus de 1500 événements et soutenu le développement accéléré de 72 jeunes entreprises (sur 650 candidates), dont seules 10 % ne sont plus en activité aujourd'hui.

Fort de ce succès, le NUMA annonce la création de NUMA Moscow, un espace de 700m² en plein quartier d'affaires de Moscou, accompagné par "un réseau d'acteurs russes et français publics et privés, et une équipe trilingue de 7 personnes". L'intérêt pour les entreprises d'entreprises du numérique françaises sera bien sûr de bénéficier d'une porte vers le marché russe, qui compte 150 millions de consommateurs, mais aussi de pouvoir recruter certains des développeurs de très grand niveau que la Russie sait former.

Le projet est monté en coopération avec Ob'vious, une structure montée en 2011 par l'entrepreneur français Yannick Tranchier, qui "multiplie les projets et les initiatives pour stimuler l'innovation en Russie, favoriser les partenariats franco-russes et faciliter l'implantation des PME françaises en Russie".


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Avant, le FBI donnait de bons conseils aux citoyens américains pour protéger la confidentialité de leurs données. Mais ça, c'était avant. Comme le remarque Techdirt, le FBI a retiré de son site internet une page de fin 2012 encore visible dans l'Internet Archive, qui livrait toute une série de trucs et astuces pour éviter les malwares et les vols d'informations sur les mobiles, dont l'activation du chiffrement des données lorsqu'il est disponible.

"Selon le type de téléphone, le système d'exploitation peut proposer un chiffrement. Ceci peut être utilisé pour protéger les données personnelles de l'utilisateur en cas de perte ou de vol", expliquait à bon escient le FBI. La page recommandait également de protéger l'accès au mobile par un code de sécurité à saisir avant déverrouillage.

La page de conseils est restée longtemps en ligne, mais a été supprimée après que Techdirt a fait remarquer qu'elle entrait en pleine contradiction avec les propos du patron du FBI, qui s'énerve du chiffrement généralisé sous iOS et Android, et demande à avoir la possibilité de consulter le contenu d'un téléphone.

ET EN FRANCE ?

En France aussi, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) recommande dans son "guide d'hygiène informatique" (.pdf) de "gérer les terminaux nomades selon une politique de sécurité au moins aussi stricte que celle des postes fixes", et notamment de "chiffrer les données sensibles, en particulier sur les postes nomades et les supports potentiellement perdables".

"Plusieurs produits de chiffrement de disques ou de partitions (ou supports chiffrants) ont été qualifiés par l'ANSSI . Il convient de les utiliser en priorité", conseille l'Agence, qui assure que "la qualification par l'ANSSI garantit la robustesse des mécanismes cryptographiques mis en oeuvre". Elle ajoute même que "les mécanismes de chiffrement intégral de disque sont les plus efficaces du point de vue de la sécurité". Malgré tout, l'agence reconnaît qu'il lui faut "être capable de déchiffrer" les communications.

Parmi la liste des produits qualifiés par l'ANSSI figurent neuf solutions de "protection du poste de travail", dont le logiciel TrueCrypt qui est toujours qualifié malgré les doutes sur sa fiabilité. L'agence avait reconnu ces doutes sans en confirmer le bien-fondé, et conseillé d'autres logiciels.


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Le magazine Wired rapporte que des chercheurs de la société Cylance ont découvert qu'au moins huit des dix plus grandes chaînes d'hôtels au monde utilisaient parfois des routeurs fournis par la société singapourienne ANTLabs, pour proposer leurs accès Wi-Fi. Mais surtout, ils ont découvert que ces routeurs avaient une faille de sécurité majeure qui exposait l'ensemble des clients, et même les propres services de gestion de l'hôtel s'ils étaient connectés à Internet par les mêmes routeurs.

La faille est due à une mauvaise implémentation du logiciel rsync, utilisé en fond de tâche pour copier des fichiers d'un système à un autre sous Linux, généralement à des fins de redondance. Les équipes d'ANTLabs n'ont pas protégé l'accès à rsync par un mot de passe, ce qui fait que n'importe qui étant connecté au réseau peut gagner l'accès au système de fichiers racine du routeur et modifier des fichiers de configuration, voire ajouter des scripts exécutés par le routeur — par exemple pour dupliquer l'ensemble du trafic et envoyer une copie vers un serveur tiers.

Les chercheurs ont trouvé 277 routeurs accessibles ainsi directement par Internet, répartis dans 29 pays (dont 100 aux Etats-Unis et 16 en Grande-Bretagne), mais il y a certainement beaucoup d'autres routeurs ANTLabs masqués derrière des firewalls, qui restent accessibles depuis le réseau local de l'hôtel. Des centres de conférences sont parfois également équipés des mêmes routeurs, pour permettre au public de se connecter à un réseau Wi-Fi.

UNE FAILLE MORTELLE

Selon les chercheurs, dans plusieurs cas le routeur était configuré pour se connecter au "PMS" (property management system), le logiciel de gestion hôtelière qui permet parfois de gérer les clés magnétiques. Wired rappelle à cet égard qu'un cadre palestinien du Hamas avait été assassiné en 2010 à Dubaï, très certainement par des agents israéliens du Mossad, après avoir reprogrammé des cartes magnétiques pour accéder à sa chambre d'hôtel. La méthode utilisée pour obtenir les clés n'a jamais été élucidée (sur ce point Paris Match écrivait que les deux agents transportaient du "matériel nécessaire pour pirater la clé magnétique", ce qui peut être soit du matériel de duplication à partir de l'originale, soit du matériel d'inscription d'une clé obtenue sur le PMS, sur une carte vierge).

On se souvient également que lors du piratage des serveurs de Sony attribué opportunément à la Corée du Nord, des connexions provenant d'un hôtel de luxe de Thaïlande avaient été découvertes. Mais on n'a jamais su si les pirates étaient physiquement présents dans l'hôtel, ou s'ils avaient trouvé les moyens de pirater à distance la connexion pour s'en servir de relais.

Les cherchheurs n'ont pas indiqué quelles étaient les 8 chaînes d'hôtels sur les 10 premières au monde, pour lesquelles ils ont trouvé au moins un hôtel dont le routeur était accessible depuis Internet. Les 10 premières chaînes d'hôtel au monde sont Intercontinental Hotel Group, Marriott, Hilton, Wyndham Hotel Group, Choice Hotel International, Accor, Starwood Hotels and Resorts, Best Western, Shanghai Jin Jiang International Hotels, et Home Inns.


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Facebook a annoncé cette semaine lors de sa conférence F8 le lancement de Messenger Platform, un service qui permet aux utilisateurs de Facebook Messenger d'enrichir les messages qu'ils envoient avec des contenus provenant d'applications tiers, et donc d'encourager leurs interlocuteurs à installer ces applications. Tout est intégré pour permettre le passage de Messenger à l'application de façon la plus transparente possible.

En pratique, un message envoyé depuis une application compatible affichera sur l'écran de l'interlocuteur une image avec le message "Installer". Pour répondre en utilisant la même application, l'utilisateur devra simplement cliquer sur "répondre", et l'application sera exécutée.

Dès son lancement, Messenger Plateform compte une quarantaine d'applications iOS et Android, qui ont toutes été modifiées par les développeurs pour intégrer les fonctionnalité d'interaction avec Messenger. On trouve par exemple Bitmoji qui permet de créer et envoyer ses propres emoji, Action Movie FX qui permet d'ajouter des effets spéciaux à des vidéos réalisées depuis son smartphone, Ditty qui permet d'envoyer des messages musicaux, Giphy qui rassemble des GIF animés, ou encore Pyro, qui ajoute des flammes à des photos ou vidéos. Il s'agit donc quasi exclusivement d'applications d'édition et de partage de photos et de vidéos, mais aussi de quelques applications plus utilitaires comme le partage de la météo avec The Weather Channel, ou de suivi de l'actualité sportive avec ESPN.

Lorsqu'une application est conçue avec l'API de Messenger Platform, les boutons "install" et "reply" ne deviennent actifs qu'après validation par Facebook.

Par ailleurs Facebook a annoncé "Businesses on Messenger", un service qui permet aux entreprises d'utiliser la messagerie de Facebook pour communiquer et offrir des services intégrés aux utilisateurs. Par exemple pour encaisser des commandes, proposer un suivi de livraison, répondre à des questions, ou recevoir des promotions :






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Bouygues Telecom s'attaque au marché très prometteur de la start-up française Sigfox, qui vient de lever 100 millions d'euros pour permettre à une très grande quantité d'objets de communiquer simultanément en utilisant un réseau bas débit à longue distance. Dans un communiqué, l'opérateur mobile annonce le lancement en juin prochain du "premier réseau français dédié aux objets communicants basé sur la technologie LoRa" (Long Range), qu'il assure être "reconnue mondialement comme la plus aboutie dans le domaine de l'internet des objets".

L'Alliance LoRa, dont Bouygues Telecom est membre fondateur, avait été annoncée en janvier 2015 lors du CES de Las Vegas, dans le but de "standardiser les Lower Power Wide Area Networks (LPWAN) déployés à travers le monde pour favoriser l'Internet des Objets (IoT), le machine-to-machine (M2M), la ville intelligente et les applications industrielles". Ses membres comptent des équipementiers des télécoms (Actility, Cisco, Eolane, IBM, Kerlink, IMST, MultiTech, Sagemcom, Semtech, et Microchip Technology), et des opérateurs (Bouygues Telecom, KPN, SingTel, Proximus, Swisscom, et FastNet).

"La capacité de LoRa à répondre aux besoins concrets des clients industriels aux problématiques variées (excellente faculté de pénétration dans les bâtiments ou en sous-sol, communication bidirectionnelle et sécurisée, objets en mobilité, géolocalisation...) en fait, du point de vue des utilisateurs, la technologie la plus aboutie dans le domaine de l'internet des objets (IoT)", assure Bouygues Telecom.

PAS VRAIMENT CONCURRENT DE SIGFOX ?

Développé par l'entreprise française (décidément) Cycleo rachetée par le géant américain Semtech, LoRa était testée depuis novembre 2013 dans la région de Grenoble. Le réseau ouvrira officiellement ses portes en juin prochain à Issy-Les-Moulineaux et sur une partie de Paris, ainsi que dans 500 communes de France d'ici la fin de l'année, dont Marseille, Lyon, Lille, Nice, Rennes, Montpellier et Angers.

Même si Sigfox n'est pas membre de l'Alliance LoRa, la start-up assure qu'ils ne sont pas concurrents. "Si l'on veut être court : Sigfox est un opérateur télécom et LoRa est un protocole de communication, utilisé par les opérateurs traditionnels à l'aide de modules Semtech dans le cadre de leur accord de partenariat, afin de rendre leurs réseaux interopérables", expliquait en janvier dernier le site spécialisé Aruco.

"La différence la plus notable entre la technologie de Sigfox et celle de Semtech -poussée dans le cadre de la LoRa Alliance- réside dans la compatibilité des modules. En effet, Sigfox ne fabrique pas les modules, qu'on peut trouver chez de nombreux fabricants proposant des composants compatibles avec la technologie UNB (Ultra Narrow Band) de Sigfox -mais pas uniquement-, afin d'exploiter les bandes des 169 MHz, 433 MHz ou 868 MHz. Avec le protocole LoRa, il faut en revanche contacter Semtech et faire l'achats de modules compatibles avec LoRa ou en passer par des acteurs proposant des produits à double compatibilité comme Prorep".



Dans son communiqué, Bouygues Telecom liste de nombreuses applications possibles du protocole LoRa dans le domaine de l'Internet des objets :


Smart Cities : parking intelligent, suivi des bâtiments, monitoring sonore, détection des personnes, gestion du trafic, gestion de l'éclairage public, gestion des ordures ménagères, affichage public, ...

Smart Environnement : détection d'incendies, pollution de l'air, niveau d'enneigement, prévention des avalanches, inondations et sécheresse, détection des tremblements de terres, ...

Smart Water : monitoring d'eau potable, détection de contaminations chimiques, suivi des piscines, niveau de pollution des mers et océans, détection des fuites, suivi des crues, ...

Smart metering/smart Grid : compteurs intelligents électrique/eau/gaz, mesure de niveaux, suivi d'installations photovoltaïques, débit d'eau, calcul de stock dans des silos, ...

Tracking : véhicules, vélos, objets de valeurs, animaux, personnes • Sécurité et secours : analyse de présence en zones dangereuses/interdites, présence de liquides dangereux, niveau de radiation, détection de substances explosives, ...

Commerce : contrôle de la Supply Chain, paiement NFC, shopping intelligent, rotation de produits en rayon, ...

Logistique : suivi des conditions de transport, localisation de colis, détection d'incompatibilité de stockage, traçabilité de flotte, ...

Contrôle industriel : suivi de machines, état des équipements, qualité de l'air intérieur, suivi de la température, détection du niveau d'ozone, localisation d'équipements/produits en intérieur, diagnostic de véhicules, ...

Smart Agriculture : suivi des vignes, suivi des serres, contrôle irrigation des golfs, station météorologique, compost, tracking d'animaux, ...

Fermes Animalières Intelligentes : traçabilité du pâturage, suivi du niveau de gaz toxique, suivi du développement des animaux, culture hydroponique...

Domotique et Bâtiments Intelligents : utilisation de l'eau et de l'électricité, contrôle à distance, détection d'intrusion, détection de fumée, surveillance de biens précieux, ...

eSanté : détection de chutes, stockage de médicaments, suivi sportif, surveillance des patients, radiation ultraviolet, ..



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Le réseau de Free a connu quelques difficultés ce jeudi matin, qui n'ont pour le moment fait l'objet d'aucun commentaire par l'opérateur. Selon de nombreux témoignages reçus sur Twitter (et également d'autres relayés par Univers Freebox), les abonnés à Free Mobile ont été temporairement privés de toute possibilité d'envoyer des données depuis un mobile, y compris pour envoyer des SMS.

La panne a touché Paris et plusieurs villes de province, avant que la situation soit progressivement rétablie autour de 11h20 :


Grosse panne de data chez #freemobile. La région parisienne est également touchée.
— Sébastien Thomas (@sebnantes) 26 Mars 2015


@sebnantes @gchampeau j'ai remarqué ça ici pendant quelques minutes à Vannes. Je croyais à un bug de mon téléphone
— Maxime Lebled (@MaxOfS2D) 26 Mars 2015


#freemobile plus de de data non plus à Nanterre
— Olivier D (@kippik999) 26 Mars 2015


@vachegti @kippik999 aussi ici a Annecy. #CaRimeEnPlus
— Hugues (@huguesdelamure) 26 Mars 2015


@kippik999 @vachegti idem pic.twitter.com/a3fZhG33mx
— Sebastien (@sebouille1678) 26 Mars 2015


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"Le GIF était vraiment notre réponse officielle". Mardi, le Daily Dot a publié un article dans lequel il affirme que YouTube s'apprête à relancer son service de streaming en live, en l'axant plus particulièrement sur la diffusion de parties de jeux vidéo en direct, pour concurrencer Twitch. Comme le veut toute démarche journalistique, le site a demandé une réaction officielle à Google avant de publier son article, et n'a reçu qu'un GIF animé en guise de réponse, qu'il a interprété comme une sorte de blague pour dire qu'aucun commentaire ne serait fait.

Le représentant de Google a alors confirmé au Daily Dot qu'il s'agissait bel et bien d'une réaction à publier telle quelle. A chacun de l'interpréter :




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Avis aux agités du poignet (oui bien sûr, pas vous, votre voisin). La firme de sécurité informatique MalwareBytes rapporte que le site pornographique XTube, qui serait visité par environ 25 millions de voisins par mois, diffuse un trojan contre son gré. Alors que d'ordinaire ce type de script malveillant arrive par la voie de publicités infectées affichées sur les sites qui utilisent des régies trop peu vigilantes, le malware de Xtube serait injecté dynamiquement au coeur des pages HTML du site pornographique.

Le code injecté exécute un script Javascript distant, à partir d'un serveur qui redirige lui-même vers d'autres serveurs, qui exécutent le malware Neutrino Malware Kit. Sur les PC sur lesquels Adobe Flash n'est pas mis à jour, le code charge un contenu Flash vérolé qui installe discrètement un logiciel sur l'ordinateur de la victime, lequel peut ensuite être accédé à distance par les hackers qui en prennent le contrôle.

Aucune explication n'est avancée sur la présence du code malicieux dans les pages HTML de Xtube. Selon nos constatations, le code n'était plus visible ce mercredi matin.


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Ce n'était pas une évidence il y a encore quelques années, mais c'est désormais une pratique parfaitement assumée par la firme de Mountain View. Comme le lui demandent les états occidentaux, et notamment la France, Google se livre désormais activement à une surveillance des vidéos publiées sur YouTube, pour éliminer au plus vite toute vidéo publiée par l'Etat Islamique, susceptible de faire la promotion du groupe djihadiste.

"Ce qui s'est passé récemment avec des terroristes qui utilisent Twitter, Facebook et YouTube comme outils de distribution pour leurs vidéos menaçantes et horribles, et comme outils de communication, c'est quelque chose qui a déclenché un nouveau niveau de sécurité au sein de Google", a ainsi raconté Eileen Naughton, la directrice de Google UK, lors d'une conférence à Londres sur la publicité en Europe.

"Nous avons une réponse bien plus rapide (qu'avant). Nous avons des agences gouvernementales qui nous donnent des tuyaux et nous faisons tout ce que nous pouvons pour supprimer des vidéos".

LE PREMIER AMENDEMENT DEVIENT SECONDAIRE

Une telle attitude peut paraître évidente vu d'Europe, mais elle ne l'est pas du point de vue juridique pour une entreprise américaine bercée au 1er amendement. Comme le raconte le professeur de droit Jeffrey Rosen dans un article publié en 2012 dans le Fordham Law Review (.pdf), dans les premières années après son rachat de YouTube, Google avait choisi d'appliquer à la lettre la jurisprudence de la Cour Suprême des Etats-Unis.

Dans son arrêt Brandenburg v. Ohio de 1969 (un an après l'assassinat de Martin Luther King), la haute juridiction s'était appuyée sur la constitution américaine pour affirmer un niveau très élevé de protection de la liberté d'expression aux Etats-Unis, allant jusqu'à autoriser un membre du Ku Klux Klan à tenir des propos haineux contre les Noirs américains. Pour la Cour, dont l'arrêt de 1969 est resté le socle de sa jurisprudence, seule la provocation directe à commettre des violences (comme un appel explicite au meurtre) peut justifier d'entraver la liberté d'expression. Cette vision américaine s'oppose à la vision européenne, beaucoup moins permissive.

Or, comme le notait le professeur Rosen, Google a commencé à s'éloigner de l'arrêt Brandenburg en 2010, lorsqu'il a ajouté la "promotion du terrorisme" aux motifs de retraits des vidéos de YouTube que pouvaient signaler les internautes. "C'est inquiétant, car ça balaie de façon plus large que le standard de la Cour Suprême sur la régulation de l'expression qui incite à la violence", faisait-il constater. "Un système qui applique des standards d'une communauté (celle des utilisateurs de YouTube, ndlr) ne protégera jamais la liberté d'expression de façon aussi scrupuleuse que des juges non élus qui font appliquer les règles strictes pour dire lorsqu'une expression peut être vue comme une forme de conduite dangereuse", regrettait le juriste.


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En fait tout dépend de ce que tu utilises. Il y a de tout, du très très mauvais (Flash 198 Kbps) au très très bon (Sopcast avec plein de spectateurs en streaming par P2P). Pour ce dernier il m'est même arrivé de l'utiliser pour regarder des matchs diffusés sur Canal+ auquel j'étais abonné, juste parce que la qualité était meilleure que le flux légal 



Google a lancé discrètement une nouvelle extension pour son navigateur Chrome, Data Saver (ou "économiseur de données" en français), qui permet aux internautes de réduire le volume de données consommé lors de la visite de sites internet, ce qui est particulièrement utile pour ceux qui craignent d'atteindre trop rapidement leur quota de fair-use sur les forfaits mobiles 3G et 4G. L'extension est disponible pour Chrome sur PC ou Mac, sous Android, sous iOS et sous Chrome OS.

Comme d'autres techniques de caching mises en oeuvre d'office par certains opérateurs mobiles, avec des risques pour la confidentialité des données, Data Saver fait passer tout le trafic de l'internaute par un serveur de compression des données. Comme son nom l'indique ce serveur compresse les pages HTML (comme le ferait un .zip) avant de les renvoyer à Chrome, qui les décompresse. Le poids du contenu téléchargé est donc réduit, mais peut aussi perdre en qualité sur les images, qui sont optimisées.

L'idée est exactement la même que le navigateur Xpress de Nokia (ou de Opera Mini), mais elle est mise en oeuvre avec plus de prudence et de respect pour la protection de la confidentialité des données de l'utilisateur. En effet, alors que Nokia ou Opera traitent y compris le contenu HTTPS chiffré avec SSL/TLS, avec un mécanisme de déchiffrement temporaire, Google a fait le choix de ne pas relayer vers ses serveurs les pages SSL ou même les pages lues en mode "navigation privée".

"Lorsque vous utilisez l'économiseur de données, les serveurs de Google réduisent la quantité de données téléchargées lorsque vous consultez une page Web. La quantité de données économisées dépend du type de contenu de la page. Cependant, les pages sécurisées (dont l'URL commence par "https") et les pages en mode navigation privée sont chargées sans économie de données", explique Google.

Toutefois parce qu'il agit de fait comme un proxy qui masque l'adresse IP réelle de l'utilisateur, l'extension Data Saver peut aussi poser des problèmes sur des services qui nécessitent la géolocalisation de l'adresse IP, ou sur les serveurs intranet. Il est bien sûr de désactiver l'extension d'un simple clic :




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Malgré sa condamnation par le tribunal de grande instance de Paris à ne plus diffuser de liens permettant de voir la Ligue 1 gratuitement en streaming, le site de référence des liens pirates de retransmissions sportives n'entend pas plier sans combattre. Interrogé par Numerama, le site espagnol nous confirme qu'il fera appel de la décision française, par laquelle le TGI de Paris a dénié à Rojadirecta le statut de simple hébergeur, pour estimer qu'il était éditeur du service de streaming, et donc responsable pénalement de la nature des liens proposés.

Le tribunal a condamné le site à verser 100 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue de Football Professionnel (LFP), à retirer tout lien vers les matchs de Ligue 1 ou de Ligue 2 sous astreinte de 5000 par jour et par lien, et à diffuser l'extrait de la condamnation sur sa page d'accueil.

"Nous allons faire appel", nous annonce l'administrateur du site édité par la société Perto 80. "Nous sommes en désaccord avec le tribunal français qui dit que les responsabilités de Rojadirecta sont équivalentes à celles d'un site de streaming, malgré l'impossibilité pour les utilisateurs de streamer à travers Rojadirecta, qui ne fait fondamentalement qu'héberger des informations (telles que des liens)".

Au moins jusqu'à ce que l'appel soit entendu, ce qui pourrait prendre de quelques mois à quelques années, Rojadirecta "restera accessible depuis la France", et continuera à référencer les matchs de Ligue 1 et Ligue 2.

Rappelons que le site base sa défense sur le fait qu'il n'héberge lui-même aucun des matchs de football diffusés en direct, mais qu'il se contente de référencer les matchs et les liens hypertextes qui permettent aux internautes de savoir où le match est diffusé sur Internet. Rojadirecta prétend ne pas chercher à savoir si les flux accessibles depuis ces liens sont légaux ou non, ni avoir besoin de le rechercher, puisque la responsabilité d'obtenir l'autorisation des ayants droit incombe à la personne qui diffuse le flux, et non à la personne qui en communique le lien. Une défense fragile, mais qui tient pour le moment en Espagne.


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Alors que l'activité diplomatique à l'ONU n'est pas toujours très accessible, l'association Human Rights Watch lance ce mercredi un nouveau site internet, Votes Count, qui facilitera grandement l'accès des citoyens à la politique internationale conduite par leur pays en matière de droits de l'Homme. Le site compile de façon synthétique et très claire les votes des différents états membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, l'organe chargé notamment de prendre des résolutions à l'encontre des états qui commettent des violations des droits fondamentaux.

Tous les pays de l'ONU ne sont pas membres du Conseil des droits de l'Homme, qui se limite à 47 membres élus par l'Assemblée Générale à bulletin secret, avec une répartition géographique du nombre de sièges. L'Europe dispose ainsi de six sièges, dont un est occupé par la France depuis 2014.

La page de Votes Count pour la France montre que la France fait partie des membres les plus déterminés du Conseil, et ayant voté la quasi totalité des résolutions adoptées notamment sur la Syrie, le Sri Lanka, la Corée du Nord, l'Iran, l'Ukraine ou le Bélarus. Human Right Watch affiche un relatif satisfecit à la politique internationale française en matière de droits de l'homme, excepté sur la situation palestinienne, la France ayant préféré s'abstenir "de façon regrettable" lors du vote d'une résolution de juillet 2014 sur des violations commises par Israël à Gaza.

"Même si la France est déjà parmi les délégations qui soutiennent le plus le mandat du Conseil de s'adresser aux situations spécifiques à des pays, elle pourrait faire plus pour mobiliser les membres afin qu'ils agissent sur un champ plus large de situations qui ne sont pas encore abordées par le Conseil", conclut HWR.


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Comme je disais, "Ton point de vue est intéressant mais je ne peux pas le partager pour une raison fondamentale qui sans doute nous oppose". Je ne peux rien ajouter, tu viens de le démontrer. On se mettra pas d'accord sur l'intérêt de censurer un tel site, encore moins sans passer par un tribunal.
Bonjour Elisheva,

Pardon d'avance de faire court, je manque de temps. Ton point de vue est intéressant mais je ne peux pas le partager pour une raison fondamentale qui sans doute nous oppose : je suis intimement convaincu que la censure n'aide pas à combattre le terrorisme, mais au contraire l'alimente en permettant aux djihadistes de dire quelque chose du genre "vous voyez bien qu'on gêne et qu'on est du côté du bien, puisqu'en face ils veulent vous empêcher de lire nos arguments de bon sens, puisqu'ils savent que vous serez immédiatement convaincus par la vérité".

Si j'avais une raison de croire que mon action puisse non seulement avoir pour effet d'obtenir le déblocage d'Islamic-News (ce dont hélas je doute, il faudra déjà passer l'étape de la recevabilité de la plainte en démontrant un préjudice réel et personnel, ce qui n'est pas simple en tant que simple lecteur), mais aussi et surtout d'encourager des jeunes à aller se faire tuer en Syrie ou de revenir déposer des bombes chez nous, évidemment je m'abstiendrais. Il se trouve que je suis convaincu du contraire. Je pense que le dialogue et la confrontation des idées font plus pour la paix que la censure et le manichéisme. Je pense qu'en laissant Islamic-News s'exprimer, on sauve des vies. Je pense qu'en ignorant Islamic-News, qu'en s'interdisant de répondre à ses arguments parce qu'ils n'existeraient pas, on crée des morts.



Google n'avait pas encore osé le faire, mais Microsoft le teste. Aux Etats-Unis, certaines recherches encore très peu nombreuses conduisent Bing à ne plus afficher que la première page des résultats, sans proposer de façon visible de liens permettant de fouiller dans les pages 2, 3 ou suivantes.

Comme le note Search Engine Roundtable, une requête très précise comme "specifications for black iphone 64gb" active cet affichage limité à la première page, mais il ne semble y avoir aucune logique dans le déclenchement de cette nouvelle "fonctionnalité". Selon nos tests réalisés en utilisant une adresse IP américaine, la même requête très légèrement modifiée pour demander les caractéristiques de l'iPhone blanc (et non plus noir) conduit à un affichage normal en multi-pages.

Lorsque les résultats se limitent à ceux de la première page, un message discret affiché tout en bas de page prévient l'internaute que "nous pensons que ce sont les résultats les plus pertinents pour votre recherche", et que "nous avons omis des résultats de moins bonne qualité". Un lien permet tout de même à l'internaute qui ne serait pas convaincu de demander à voir tous les résultats.

Il s'agit là d'une requête sans importance pour obtenir les caractéristiques techniques d'un produit. Mais qu'en sera-t-il demain pour les recherches sur des sujets politiques ? Faut-il que l'internaute s'habitue à faire confiance à la pertinence des résultats affichés sur la seule première page, sans même avoir la possibilité (sauf lien très discret) d'aller voir plus loin ? Qu'est-ce que cela dit du pouvoir d'influence d'un moteur de recherche sur la société tout entière ? Et du pouvoir conscient ou inconscient des concepteurs d'algorithmes qui déterminent les critères qui permettent de juger à un robot que telle source d'information est plus fiable ou pertinente que telle autre.


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Les internautes qui veulent regarder les matchs de Ligue 1 ou de Ligue 2 sans payer leur abonnement à BeIn Sports ou Canal+ pourraient bientôt avoir des difficultés supplémentaires à trouver des liens pirates. Le Figaro rapporte en effet que la Ligue de Football Professionnel (LFP) a obtenu le 19 mars 2015 la condamnation de la société espagnole Perto 80 qui exploite le célèbre site Rojadirecta.me, véritable mine d'or de liens de streaming gratuits (et illégaux) pour tous les sports diffusés à la télévision.

Donnant raison à l'organisateur de la Ligue 1, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné le retrait de tous les liens permettant de voir des matchs des ligues de football françaises, sous astreinte de 5000 par jour de retard et par lien. Le site espagnol a également été condamné à publier un communiqué sur son site internet, pour informer les internautes du caractère illicite de la diffusion (mais du point de vue de l'internaute qui regarde, l'illégalité est débattue), et à payer 100 000 euros de dommages et intérêts, au titre du préjudice moral.

Rojadirecta a déjà connu plusieurs revers judiciaires par le passé, mais aussi des victoires. En 2010 la justice espagnole a jugé en appel que le site était légal car il n'hébergeait lui-même aucun des contenus piratés mis à disposition des internautes, mais se contentait d'en référencer des liens. Or à cette époque, la loi en vigueur en Espagne — qui a été fortement durcie récemment — n'offrait pas aux ayants-droit d'instruments juridiques permettant de sanctionner de simples sites de liens, même si leur activité est déterminante dans l'accès des internautes aux flux de streaming illégaux.

PAS HÉBERGEUR DES FLUX DE STREAMING, MAIS ÉDITEUR

Plutôt que d'héberger lui-même les flux vidéo des matchs retransmis en direct, Rojadirecta s'appuie sur des plateformes extérieures (UStream, Streamup, ConnectCast, Iguide, Castfree, Vaugh,...), mais aussi sur des liens destinés à des logiciels de streaming en P2P comme Sopcast. Veetle, PPStream ou StreamTorrent. Ces derniers ont pour les internautes le grand avant de ne pas permettre aux ayants droit d'obtenir la coupure du flux en plein match, comme c'est souvent le cas sur les sites de streaming.

En 2012, la justice avait par ailleurs ordonné la restitution des noms de domaine en .com et .org de Rojadirecta, après la décision de l'administration américaine d'abandonner ses poursuites contre le site. Le site continue depuis de vivre sa vie, mais sans aucune activité visible sur les blogs ou pages Facebook de l'entreprise, qui n'ont rien publié de nouveau depuis août 2012. Même chose sur le compte Twitter, avec simplement deux messages sans intérêt publiés l'an dernier. Le site lui-même n'a pas évolué.

Pour condamner Rojadirecta, la justice française a estimé que le site n'était certes pas l'hébergeur des flux vidéo illicites, mais qu'il était tout de même l'éditeur d'un service destiné à pirater, et qu'il portait donc la responsabilité du choix éditorial, visant à fournir des liens illicites.

Reste à voir si la LFP parviendra rapidement à faire appliquer sa décision de justice française en Espagne. Perto 80 pourrait faire appel, et contester notamment l'application du droit français pour un site qui n'est pas ouvertement destiné aux internautes français, qui est édité depuis l'Espagne, et proposé en langue anglaise.


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