Une histoire de la musique électronique

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Neuro , sujet ouvert le 28/08/2015 à 02:24
Des années 1920 aux années 1970, la «musique des bruits» théorisée par les Futuristes est lentement devenue réalité, notamment via le Ballet mécanique de George Antheil, la bande originale du film Planète interdite ou le GRM de Pierre Schaeffer. Cette première génération a ouvert la voie aux premiers tubes joués au synthétiseur (Popcorn, Wendy Carlos), fascinés par la conquête de l'espace et la naissance du monde connecté.

A la fin des années 60, plusieurs œuvres électroniques marquent leur temps, jusqu'à pénétrer la musique de Pink Floyd. En parallèle, la kosmische musik allemande, à la recherche d'une transe totale, expérimentent une nouvelle musique répétitive et minimale: le travail de Can ou Neu! donnera finalement naissance à Kraftwerk, qui dessine en quatre albums, de 1974 à 1978, ce que sera la pop électronique des trois décennies suivantes.

A la fin des années 1960, la Jamaïque aussi découvre la puissance du studio moderne, où l'on peut désormais manipuler le son avec une nouvelle liberté. En sortiront le dub et la culture du soundsystem, qui essaimeront jusqu'à New York. C'est là que cette nouvelle science de l'échantillonnage et de la transformation du son finira par absorber le funk de James Brown pour donner naissance au hip-hop, tandis qu'en Europe la graine dub créera une lignée qui va de la jungle au dubstep.

Loin de son image frivole et purement mercantile, le disco fut une révolution électronique importante.Il a inventé la discothèque, le DJ tout-puissant et les nuits où la musique ne s'arrête plus. Il s'est aussi transformé, au début des années 80, en une musique plus épurée et mécanique: la house. Cette dernière a ensuite donné naissance à une branche majeure de la musique des 30 dernières années, éparpillée entre les tubes de Madonna ou Daft Punk et l'underground des free parties des années 90.

La dernière ligne droite électronique de la semaine commence par une plongée dans la pop synthétique du début des années 80, puis dans le funk le plus inventif.Deux sons qui ont inspiré des rejetons ombrageux de la house pour inventer une nouvelle musique offerte aux machines: la techno. Un style froid et acéré qui s'est infiltré jusque dans les disques de Björk et de Radiohead, avant de nourrir l'explosion d'une dance music de stade, personnalisée par David Guetta ou Calvin Harris.





Reportage de France Culture en cind volets en écoute par ici : http://www.francecul...mecaniques-2015
33 réponses
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Bien rédigé cet article . Interressant , mais je trouve que la musique electronique est abordée sous son angle "dancefloor"

Il y avait aussi la musique electronique telle que :
-Vangélis
-Tangerine dream


Tiens , du bon synthé analogique https://www.__youtub...h?v=KHNVeJvPr88

on peut meme se faire des peurs aux oreilles   https://www.__youtub...h?v=BxpZ5rOMH4U
[message édité par speed le 28/08/2015 à 06:23 ]
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"""au début des années 80, en une musique plus épurée et mécanique: la house."""


plutot au milieu qu au début
1985 Music is the key jm Silk
1985 waiting on my angel jamie Principle
1985 cybotron techno city

de tete , je trouve rien en dessous de 85
[message édité par speed le 28/08/2015 à 06:38 ]
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J'ai l'impression que la personne qui a rédigé ce résumé ne connaît pas vraiment le sujet ou se livre à une simplification hasardeuse. Il n'existe pas de filiation entre la « musique des bruits » et la musique électronique. La première est née à Paris au Services de la Recherche (ancien nom du GRM) avec Pierre Henry et Pierre Schaeffer, sous le nom de « musique concrète » et plus tard « acousmatique ». La seconde fut portée par l'école de Cologne et Stockhausen. L'une n'a pas ouvert la voie à l'autre, même s'il y a eu fatalement des croisements (le GRM avait un synthétiseur). C'est plus tard que le mainstream s'est saisi des synthétiseurs, simultanément aux USA (MOOG, qui a donné l'inoubliable Walter Carlos), en Allemagne (ARP, qui a donné Kraftwerk et le « rock allemand ») et Grande Bretagne (EMS, qui a donné sa couleur sonore à Pink Floyd). C'est bien plus tard que les deux ont convergés, les réultats des musiciens « concrets » s'intégrant dans le studio numérique au même titre que les synthétiseurs. Le meilleur exemple est les GRM Tools qui implémentent, entre autres, des techniques datant du temps de Pierre Henry. Il a fallu auparavant franchir le cap du numérique, ce qui ne fut pas sans douleur. Disco, house, n'ont fait qu'adpoter la production japonaise. D'abord les synthés de YAMAHA, puis les samplers divers et variés, et aussi les séquenceurs aboutissant à une déshumanisation de la musique. Somme toute, la production musicale ne s'est emparée que d'une petite partie des résultats de la recherche musicale (mais d'une grande partie de la recherche audio). Elle est trop frileuse pour innover, se contentant de 15 secondes d'audace dans ses intros, ou de poser une touche d'Auto-Tune (Believe, Cher) comme une cerise sur le gâteau. Fort jolie cerise au demeurant, mais dont on ne peut plus abuser sans lasser l'oreille. Il en est de toutes ces nouveautés qu'elles s'usent plus vite qu'on ne peut en inventer.
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Dans la même veine, une histoire du synthétiseur:
;
http://studio7tahiti.skyrock.com/27.html
.
.
(Oui, je sais: un blog Skyrock, mais tenu par un passionné, donc très bien documenté).
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/dev/tty, le 28/08/2015 - 07:29
J'ai l'impression que la personne qui a rédigé ce résumé ne connaît pas vraiment le sujet ou se livre à une simplification hasardeuse. Il n'existe pas de filiation entre la « musique des bruits » et la musique électronique. La première est née à Paris au Services de la Recherche (ancien nom du GRM) avec Pierre Henry et Pierre Schaeffer, sous le nom de « musique concrète » et plus tard « acousmatique ». La seconde fut portée par l'école de Cologne et Stockhausen. L'une n'a pas ouvert la voie à l'autre, même s'il y a eu fatalement des croisements (le GRM avait un synthétiseur). C'est plus tard que le mainstream s'est saisi des synthétiseurs, simultanément aux USA (MOOG, qui a donné l'inoubliable Walter Carlos), en Allemagne (ARP, qui a donné Kraftwerk et le « rock allemand ») et Grande Bretagne (EMS, qui a donné sa couleur sonore à Pink Floyd). C'est bien plus tard que les deux ont convergés, les réultats des musiciens « concrets » s'intégrant dans le studio numérique au même titre que les synthétiseurs. Le meilleur exemple est les GRM Tools qui implémentent, entre autres, des techniques datant du temps de Pierre Henry. Il a fallu auparavant franchir le cap du numérique, ce qui ne fut pas sans douleur. Disco, house, n'ont fait qu'adpoter la production japonaise. D'abord les synthés de YAMAHA, puis les samplers divers et variés, et aussi les séquenceurs aboutissant à une déshumanisation de la musique. Somme toute, la production musicale ne s'est emparée que d'une petite partie des résultats de la recherche musicale (mais d'une grande partie de la recherche audio). Elle est trop frileuse pour innover, se contentant de 15 secondes d'audace dans ses intros, ou de poser une touche d'Auto-Tune (Believe, Cher) comme une cerise sur le gâteau. Fort jolie cerise au demeurant, mais dont on ne peut plus abuser sans lasser l'oreille. Il en est de toutes ces nouveautés qu'elles s'usent plus vite qu'on ne peut en inventer.

Merci pour ces points historiques c'est intéressant ! 
Il est certain que l'appropriation de la musique électronique dans la musique populaire ne se fait pas sans perte d'expérimentations, populaire et expérimental ne vont pas ensemble. 
La plus grande révolution vient pour moi du numérique : les instruments électroniques (synthés, séquenceurs, sampleurs) ne sont que des instruments, ils sont comme les instruments analogiques limités. Alors qu'avec le numérique toutes les limitations tombent, il est virtuellement possible de faire n'importe quel son / bruit imaginable et des les arranger de toutes les manières imaginables aussi. 
Espérons que les derniers épisodes traitent des musiques expérimentales récentes (je pense à Aphew Twin, le breakcore qui a vraiment donné un coup de pied à une scène qui s'uniformisait de plus en plus, le circuit bending, les nouveaux ponts entre acousmatique et musique électronique underground comme La Peste et ces récents travaux).
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populaire et expérimental ne vont pas ensemble.
C'est en fait l'expérimentation qui ne va pas avec le monde. Tu peux bien essayer de marcher sur les mains pendant une semaine, ce n'est pas pour ça que les autres feront de même.
Personnellement, l' acousmatique ou la musique contemporaine philharmonique , je ne peux pas le supporter plus de 5 minutes, après, j'ai tendance à réagir comme Lino Ventura dans les tontons flingueurs, je tourne le robinet .

Mais bon, c'est ce qu'on appelle l'art moderne, comme pour la peinture, ça dépend de chacun. Une musique que je ne peux ni écouter avec attention, ni en musique de fond parce que ça me tape sur le système, je n'ai aucune envie de la pratiquer plus à fond.
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Séquence souvenirs
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Centaurien, le 28/08/2015 - 11:25
populaire et expérimental ne vont pas ensemble.
C'est en fait l'expérimentation qui ne va pas avec le monde. Tu peux bien essayer de marcher sur les mains pendant une semaine, ce n'est pas pour ça que les autres feront de même.
Personnellement, l' acousmatique ou la musique contemporaine philharmonique , je ne peux pas le supporter plus de 5 minutes, après, j'ai tendance à réagir comme Lino Ventura dans les tontons flingueurs, je tourne le robinet .

Mais bon, c'est ce qu'on appelle l'art moderne, comme pour la peinture, ça dépend de chacun. Une musique que je ne peux ni écouter avec attention, ni en musique de fond parce que ça me tape sur le système, je n'ai aucune envie de la pratiquer plus à fond.


Il ya du bon et du mauvais partout : 
En moins acousmatique mais déjà bien expérimental :
[message édité par tass_2 le 28/08/2015 à 12:01 ]
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tass_2, le 28/08/2015 - 10:44

La plus grande révolution vient pour moi du numérique : les instruments électroniques (synthés, séquenceurs, sampleurs) ne sont que des instruments, ils sont comme les instruments analogiques limités. Alors qu'avec le numérique toutes les limitations tombent, il est virtuellement possible de faire n'importe quel son / bruit imaginable et des les arranger de toutes les manières imaginables aussi.


Justement, c'est là que ça a coincé. Dans les années 70, on a réalisé qu'avec l'ordinateur on pouvait faire "n'importe quel son". Puisque c'est une suite numérique et qu'il y a une infinité de suites numériques. Evidemment, c'était très excitant. Mais on a vite déchanté. Tout le boulot à été d'identifier des îles dans cet infini, de façon que le musicien ne se perde pas et rejette l'outil. Le synthé numérique a été calqué sur la lutherie traditionnelle, en s'en émancipant juste un peu (ou beaucoup) par les couleurs. Mais tu as toujours les pads, les cordes, les cuivres, les voix, les percus... La leçon apprise, c'est qu'il faut au contraire restreindre l'espace des possibles.


C'est dans le domaine du traitement (par opposition à la synthèse) que les découvertes ont été les plus excitantes. Dans la lignée de cette musique de bruits, ou « concrète », où la matière sonore vient du microphone plutôt que du synthétiseur. Il était apparu très vite que les sons naturels sont plus riches que les sons synthétiques et, une fois transformés et assemblés, permettent d'explorer un univers plus exotique. Là, on abandonne l'idée-même de notes, ce qui demande un effort certain de la part du public. Tu peux tenter ta chance, c'est au studio 104. Les mêmes techniques, algos et machines se retrouvent aux mains des ingés son dans tout les studios modernes. Qui, eux, font encore des notes.


Je comprends parfaitement la réaction de Centaurien. Pour s'immerger dans cette musique, il faut oublier sa culture musicale. Elle ne passe ni à la radio, ni au disque (je veux dire que le canal est trop étroit, même si je sais qu'elle est programmée sur France-Musique). Seule l'expérience du direct a un intérêt. On comprends alors très vite le mot "concret" : les sons prennent corps physiquement. On peut la taxer d'élitiste, de chiante ou d'intello. Mais sans cette musique, on n'aurait pas eu les outils qu'on a aujourd'hui. Leurs histoires sont confondues. Vous ne voudrez sans doute pas écouter La Reine Verte ou le Concerto pour une porte et un Soupir. Mais vous avez tout déliré (si vous avez mon âge) sur le rock électronique de la Messe pour le Temps Présent. Pourtant c'est le même auteur. 
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Là on vient jouer dans mon carré de sable alors j’y vais de mon point de vue!

Comme certains l’on souligné en pointant l’historique des synthétiseurs, c’est de ce côté que ça peut être très instructif d’y explorer l’évolution.

?'' Le médium est le message’‘ (Marshall McLuhan) et tout va dans cette logique avec la musique électronique. C’est le matériel qui fait naître les artistes et non le contraire! Un Hendrix à la harpe, ça a pas de sens!

Entre autre, le concept du séquenceur qui a donné un coup majeur pour favoriser l’émergence de nouveaux artistes. Autre étape majeure, la synthèse FM de Yamaha avec un son de basse typique qui est la racine d’un arbre fécond qui a donné beaucoup fruits avec des oeuvres marquantes pour les planchers de danse.

Plus contemporain à nous, on peut ajouter 2 autres étapes importantes avec le principe de l'interface ''midi'', transposée et multipliée en possibilités avec le ''tracker'' qui arrive avec les premiers PC, puis l'avancée des vst (virtual studio technology) de Steinberg. Le tout organisé à la façon ''Buzz machine'' qui a généré de multiples variantes... Renoise ou Psycle pour ne nommer que ceux-là!

En 2015, cette orientation musicale est à la fine pointe de l’évolution en ce qui concerne la recherche fondamentale dans les paradigmes de création musicale. Vous chercher où est
l’avant garde? Une partie de la réponse est dans la musique électronique qui a explosé dans tout les sens.

Un créateur d’instrument virtuels HG Fortune, entre autre qui explore avec sa série ‘’wolf’‘ un vieux rêve de ?Asimov! ! Encore ‘’primitif’‘ mais tout est déjà en place pour aller dans cette direction. Et il y en a plein d’autres comme lui dans ce domaine qui marquent les esprits de par leur créativité étonnante!

La musique électronique, fait de tout les autres genres musicaux, des sous ensembles potentiels. C'est pas rien!
[message édité par Santa_Banana le 28/08/2015 à 18:53 ]
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@tass_2: J'avais déjà écouté ceux que tu citais avant de poster, je n'y vois aucun intérêt. A quel moment de la journée écoutes-tu ce genre de truc, et pendant combien de temps ?
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Santa_Banana, le 28/08/2015 - 17:16
Entre autre, le concept du séquenceur qui a donné un coup majeur pour favoriser l’émergence de nouveaux artistes. Autre étape majeure, la synthèse FM de Yamaha avec un son de basse typique qui est la racine d’un arbre fécond qui a donné beaucoup fruits avec des oeuvres marquantes pour les planchers de danse.


La FM a été le clé de la vulgarisation. YAMAHA a acheté le brevet à STANFORD, c'était en 1982, et les algos ont quitté les laboratoires pour essaimer dans l'industrie. Mais ça n'a été que la préhistoire. Si les synthés ont connu un développement phénoménal, c'est plus du côté des traitements ("effets") qu'on a eu de l'inouï. Granulaire, spectral... jette donc une oreille sur OMNISPHERE au hasard. Le MIDI fut une erreur technique dramatique (les japonais codent en hexa) mais c'est vrai qu'il a ouvert beaucoup de portes. Bon moi je passe la main. 35 ans, ça va. A vous les jeunes.
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Intéressant cet article, merci.

La plus grande révolution vient pour moi du numérique : les instruments électroniques (synthés, séquenceurs, sampleurs) ne sont que des instruments, ils sont comme les instruments analogiques limités.


Là je suis pas d'accord. Les groupes qui expérimentaient dans les années 70 (Can, Faust, Pink Floyd...) me paraissent mille fois plus intéressants que la musique électro d'aujourd'hui.
Mais bon, à chacun de voir.
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Comme le sujet est musique electronique et pas musique synthétique, je tiens à citer les courants américains des années 70 tels Steve Reich (boucles de bandes magnétiques déphasées) et Terry Riley ( musique répétitive) qui ont été mes stars avant l'apparition de Kraftwerk et même Can en Allemagne..

Je sais, j'ai plus 20 ans....

Steve Reich: it's gonna rain (qui m'a tout retourné à l'époque)
Terry Riley: Poppy nogood and his fantom band.

J'ai encore les 33 tours de l'époque, c'est dire! (et les rééditions en Cd, confidentiels)
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Je ne sais pas pourquoi on me moinse sous prétexte que je n’apprécie pas ce genre de musique, alors que je demande à quel moment d'une journée on peut écouter ça.
Pour moi, c'est à la fois trop répétitif et trop désaccordé. Je viens d'écouter le Steve Reich de @Palette, et au bout de 3 minutes, je sature. Si la technique est intéressante, le résultat est super chiant. Terry Riley me fait penser à ma petite nièce de 4 ans quand elle vient jouer sur mon synthé, venant d'une gamine de 4 ans, on peut faire un effort, mais de la part d'un musicien, c'est moyen.
D'ailleurs, je viens de tomber sur un concert de musique minimaliste et je trouve ça tout aussi insupportable. Aussi, j'ai cherché à voir ce qu'on appelait musique minimaliste, et je suis tombé sur Topito , ce qui m'a permis de voir ceux qu'on classait là-dedans, il en ressort un rapide j'aime (Ludovico Einaudi, David Lanz, Arvo Pärt, Henryk Górecki, Erik Satie), j'aime pas (Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, David Behrman), Bof (Michael Nyman, Mike Oldfield).
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Eh ouais, tous les goûts sont dans la nature... C'est pas bien grave.
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Bravo à France Culture pour cet article édulcoré... Mais on n'attendait vraiment plus rien des médias concernant le sujet qui est répété maintes et maintes fois depuis la création d'internet et des les recherches GOOGLE ( à moins de se procurer certains livres rares et périmés des bibliothèques municipales ).
La musique électronique ? Auparavant personne en France ne s'y intéressait !  Nous étions le pays pauvre où elle  a pourtant vu le jour et principalement avec les Ondes MARTENOT, mais c'est le triste calme plat quand on parle de son enseignement, et  essentiellement dans notre culture musicale liée à notre chère éducation nationale ou au sein des conservatoires de musique ( le synthétiseur n'y a toujours et quasiment pas sa place ! ). Robert A.MOOG était sans doute un extra terrestre pour les livres d'histoire de la musique française jusqu'en 1985.

Avant la montée de notre "J.-M. Jarre" national, et hormis quelques musiciens avertis, personne ne s'intéressait aux synthétiseurs car ils n'avaient pas conquis les masses populaires... même si les sons étaient bien présents à l'habillage des génériques TV depuis les illustrations de Jean Jacques PERREY ou de François de Roubaix, la 9 ème de Beethoven d'orange mécanique interprétée par Mrs Wendy CARLOS, qui pourtant avait déjà vendu autant  de " Switched on Bach " en 1968 et 1969 que tous les "best sellers" du catalogue la musique de chambre réuni. Puis ce fut en 1972 le tour de POP CORN créé 4 ans plus tôt avec de multiples covers pour approvisionner le pactole du compositeur Gershon KINGSLEY, dont on retrouve quelques notes dans "Oxygène"de Jean Michel JARRE.

La musique techno, la dance music et ses dérivées, issues d'une suite " amalgamesque " du disco et de la new wave fait rejaillir des sons électroniques souvent "samplés" ou extraits d'oeuvres existantes mais avec adjonction de tous les vieux et nouveaux synthétiseurs du marché. Elle devient abordable à tous ceux qui n'avaient pas les moyens de se payer les fameuses armoires normandes tels que MOOG modulaires mais surtout les enregistreurs multi-pistes, Les ordinateurs comme le Commodore 64 puis L' ATARI ST ont permis que les studios inaccessibles soient plus abordables au point de devenir des Home-studios. Et ce fut la totale révolution avec l'arrivée des Plug-in, synthétiseurs à modélisation, puis logiciels aux multiples sonorités et samplers virtuels, mais parallèlement, le marché du disque étant en déclin, la situation devient autant défavorable devant la pollution d'auto productions, l'édition n'est plus à la hauteur. Et certaines compositions restent dans nombreux tiroirs à défaut de voir le jour sur les plateformes de téléchargements mp3 ... Une nouvelle crise voit le jour. Le succès de la musique électronique et de la variété en général, appartient aujourd'hui aux chanceux qui ont le relationnel, qui savent se vendre et se promotionner ....Mais elle fait surtout la part belle aux DJ's et pas forcément aux talentueux créateurs. Mais qu'est ce que le talent aujourd'hui ?
[message édité par kitschmoog le 29/08/2015 à 15:41 ]
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kitschmoog, le 29/08/2015 - 15:27
La musique électronique ? Auparavant personne en France ne s'y intéressait !  Nous étions le pays pauvre où elle  a pourtant vu le jour et principalement avec les Ondes MARTENOT, mais c'est le triste calme plat quand on parle de son enseignement, et  essentiellement dans notre culture musicale liée à notre chère éducation nationale ou au sein des conservatoires de musique ( le synthétiseur n'y a toujours et quasiment pas sa place ! ).


Tu veux rire? Il y a des classes d'electro-acoustique à La Vilette, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux, Amiens. On a eu deux centre de recherche majeurs avec l'IRCAM et le GRM. Les machines 4X et SYTER sont nées en France. On a eu les compositeurs Parmegiani, Chion, Bayle, Ferrari, Mâche, Risset, Dhomont, Geslin, Redolfi, Reibel, Lejeune, Amy, Terrugi, j'en oublie, et bien sûr Jarre qui a choisi la voie commerciale, grand bien lui en fasse, mais qui sort de la même école. Il y a des cycles de concerts dans toutes les grandes villes. Le synthétiseur a toujours été présent dans les studios et les conservatoires. Voici le DIGITONE-COUPIGNY du studio 116, vers 1974.

  Image IPB
[message édité par /dev/tty le 29/08/2015 à 20:34 ]
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Comme toujours quand je parle avec des pros de la musique electro, ils ne connaissent pas l'Ondioline qui date de 1941 et Jean-Jacques Perrey qui l'a fait connaitre.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ondioline

https://youtu.be/05sAxt8zNZI

à ce lien vous trouverez filmé avec les moyens vidéos des APN de l'époque Jean-Jacques Perrey en live le 28 10 2006 à Boulogne-Billancourt pour une démonstration de l'Ondioline

http://we.tl/Kr9MpCdI66
(vous avez jusqu'au 6 septembre pour récupérer le packtage)
[message édité par Les Renseignements le 30/08/2015 à 09:03 ]
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