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Le cloud accueille de plus en plus de données professionnelles
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 16 août 2012 à 10h49
![]() ![]() Une liste de ces entreprises ? Parce que, si ma banque le fait, je penserai certainement à en changer...
![]() Qui sera responsable en cas de vol ou perte de données ?
Personne ! Et c'est surement le but recherché, hélas. La dilution des responsabilités est l'assurance d'un travail garantie , quel que soit la nature des incidents ! :-) ![]() Le cloud pour tout et n'importe-quoi, on marche sur la tête.
Du point de vue juridique, les choses ne vont pas être simples, puisque les législations de différents pays sont s'empiler. Sans compter que les + gros acteurs sont aux USA, où plane la menace du patriot act. Il en faut du courage, ou de l'inconscience, pour placer des données confidentielles dans de telles conditions ! ![]() Jusqu'au jour où le FBI viendra saisir les serveurs parce qu'on y aurait trouvé 1 film piraté.
Megaupload, ca vous rappelle rien ? Il y avait sur leurs serveurs des données professionnelles qui ne sont plus accessibles aux entreprises qui les leur avait confié. ![]() Toujours aussi navrant cette vision comptable qui, sous prétexte d'économies, pousse à tout externaliser y compris les datas.
Une bien triste attitude puisque le jour où un incident se produira avec des données confidentielles, personne n'assumera les responsabilités. Dans le même temps, les entreprises qui se laissent endormir par le chant des sirènes du cloud perdent lentement la maitrise de leurs outils ainsi que l'expertise qui va avec. A l'heure où l'information est un produit qui s'achète et se vend, il convient de rester au minimum prudent. Le cloud pour des photos de vacances, passe encore. Pour des données sensibles, c'est de l'inconscience pure et simple résultat de décisions prises par des direction informatique qui n'ont d'informatique que le nom (tant il est vrai que les responsables finissent souvent par se transformer en politiciens au sein de l'entreprise préférant noyer les clients internes et externes avec des discours marketing plutôt que de donner une information claire et factuelle basée sur les réalités techniques du moment...) S'il fallait simplement un élément accréditant ce discours, il suffirait de relire ce qui est arrivé à Mat Honan journaliste de son état. Une remarque très pertinente (et honnête) de sa part consiste à dire que s'il avait fait des sauvegardes, les dommages auraient été moins lourds. Je ne suis pas certains que les entreprises qui confient leurs données confidentielles au cloud fassent les investissement nécessaire pour assurer elle-mêmes leurs sauvegardes. "le secteur de l'informatique dans les nuages est promis à un fort développement au cours des prochaines années" Oui, certainement, pour tous ceux qui ne mesurent pas les risquent qu'ils courent. ![]() "..Le cloud accueille de plus en plus de données professionnelles... "
C'est vrai qu'un nuage, ça t'a une de ces images de stabilité et de solidité.. Y a vraiment des imbéciles... [message édité par laclape le 12/08/2012 à 15:06
]
![]() Surtout que les nuages ont vocation à être fermés arbitrairement par le FBI. Avez-vous déjà vu le nombre de grandes entreprises qui étaient clientes de MegaUpload ?
logicos, le 10/08/2012 - 19:35 PARFAITEMENT EXACT ! La dilution des responsabilités que l'on observe à tous les niveaux et qui correspond à une démarche volontaire d'être résistant aux attaques juridiques est une des plaies de ce monde car elle se propage dans la société. De moins en moins de gens assume (d'être un homme, un parent, un salarié, un dirigeant) et le cloud (qui existait bien avant que les marketeux s'en emparent, on appelait cela de l'hébergement de données[*]) participe de la même démarche : créer de la valeur en faisant triplement payer les clients (abonnement + données à caractère personnel monétisables + détournement de propriété de ces mêmes données) tout en évitant les responsabilités qui incombent à l'hébergement de ces données. En résumé : quand tout va bien il y a bien quelqu'un pour vous faire payer. Et au moindre pépin : tous coupables mais aucun responsable. La solution : s'opposer systématiquement à la centralisation (des données et des services). Le monde du travail (et le monde tout court) se meurt de cette centralisation à outrance ! db [*] L'externalisation n'est PAS du cloud. Ca va plus loin. L'hébergement de données ne concerne que les données. L'externalisation concerne les données, les traitements (les applis) voire le personnel afférent. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Souvent présenté comme la grande révolution informatique de ces prochaines années par les industriels du secteur, l'informatique en nuage (cloud computing) est en réalité un concept assez simple : cela consiste tout simplement à déplacer sur des serveurs à distance des données et des traitements autrefois situés sur l'ordinateur de l'utilisateur ou sur des serveurs hébergés localement.
Si l'informatique en nuage a des avantages, comme la diminution des coûts grâce à la mutualisation du matériel, ce domaine doit aussi faire face à de considérables défis. En confiant ses données à un tiers distant, l'utilisateur les expose potentiellement au piratage et prend le risque de les perdre malgré la redondance des sauvegardes. Par ailleurs, la complète disponibilité du service ne peut être assurée.
Ces risques sur le cloud ne refroidissent manifestement pas les professionnels de l'informatique, à en croire un sondage conduit par Ponemon Institute pour le compte de Thales (qui a des billes dans ce secteur, notamment avec le projet Andromède) et relayé par ICT Journal.
On apprend que 50 % des entreprises interrogées en Allemagne, en Australie, au Brésil, en France, au Japon, au Royaume-Uni et aux USA transfèrent des données sensibles ou confidentielles dans le cloud. Et cette tendance va augmenter significativement dans les années à venir. Sur les 4000 responsables interrogés, 32 % prévoient de franchir le pas dans les deux prochaines années.
Si de plus en plus de sociétés envoient des données sensibles dans les nuages, cela ne veut pas dire pour autant qu'elles ne sont aucunement protégées. Un nombre non précisé de firmes cryptent directement les données avant de les envoyer. La même proportion d'entreprises effectue cette opération une fois que les données sont déplacées dans le nuage.
Paradoxe du sondage, deux tiers des responsables estiment que c'est aux fournisseurs de ces services "de veiller à la sécurité des données stockées dans le cloud". Mais dans le même temps, on apprend que 39 % des sondés ont reconnu "avoir revu à la baisse leurs exigences de sécurité". Autrement dit, les firmes font peser la responsabilité de la protection des données sur les fournisseurs, tout en exigeant des niveaux de sécurité moindres.
Dans ce domaine, les défaillances touchent même les plus grandes entreprises comme Google et Amazon. L'an passé, les deux géants du net ont connu des incidents passagers avec leur offre. Se pose alors la question de la responsabilité des hébergeurs des données, qui devra être tranchée par les pouvoirs publics puisque ces derniers soutiennent le déploiement du cloud.
Il faut déterminer "qui sera responsable si quelque chose va mal avec le cloud et si des données sont perdues ou compromises", avait ainsi prévenu la commissaire Neelie Kroes. Car le secteur de l'informatique dans les nuages est promis à un fort développement au cours des prochaines années.
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