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La CNIL constate une forte progression du nombre de plaintes
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 12 juillet 2012 à 10h57
![]() Et dire que la CNIL est sur des sujets autrement plus graves pour la société française que la HADOPI, et ce pour le même budget de fonctionnement. Il y a de quoi réfléchir ou sont les valeurs dans notre société
[message édité par GammaGt le 10/07/2012 à 15:44
]
![]() La CNIL? Elle a fait quoi d'intéressant dans les 12 derniers mois? (j'allais dire années mais soyons gentil)
Trycer, le 10/07/2012 - 15:59 Eh bien justement, j'avais un problème avec un site qui refusait obstinément de supprimer mes données personnelles de leur base de données, pour des raisons totalement incompréhensibles. De plus, ces données n'étaient pas correctement sécurisées et une petite manip donnait à n'importe qui accès à la base de données. Excédé, j'ai utilisé le formulaire de la CNIL pour déposer une plainte. Ca a pris plusieurs mois, et la CNIL a dû avertir les responsables du site par 2 fois. Mais j'ai fini par obtenir satisfaction. Sans l'intervention de la CNIL, je serais sans doute toujours dans les registres de ce site contre mon gré. Eh oui, certains webmasters se prennent pour les maîtres du monde et leur petit pouvoir leur monte à la tête, c'est une réalité. Pas trop répandue, heureusement. Un exemple de ce que les auteurs de la loi de 1978 n'ont pas prévu et corrigé par de l'op in obligatoire l'annuaire téléphonique.
A l"époque le botin n'avait que UN seul usage chercher et trouver un numéro de téléphone, être dans le botin ne provoquait que la publicité de votre numéro et la possibilité de le chercher par votre nom et adresse postal point! Maintenant le botin est une machine a pub et une machine a cash! tout ce que il contient va se VENDRE! même si on il inscrit que le nom de famille et un numéro de portable. Il est clair que l'inscription automatique dans le botin n'est plus adapté elle doit être facultative sur demande express du client pour une personne physique/particulier car au contraire d'une personne morale qui a un intérêt a être dans le botin un particulier voudra n'y être inscrit que si il en a vraiment besoin. ![]() Only, le 10/07/2012 - 17:20 Tu m'en bouches un coin là! Content qu'elle serve un peu tout de même, je cracherai un peu moins dessus (juste un peu, faut pas déconner) ![]() Trycer, le 11/07/2012 - 11:40 J'aimerai en tant que français et internaute qui est tout sauf un dangereux terroriste ou extrémiste avoir les informations me concernant dans la quantité des fichiers hallucinante que le pervers a créé pendant 7/8 ans, et au sujet desquels Valls et la Cnil sont bien silencieux. C'est une question de "détail" peut être, mais éminemment républicaine et démocratique...! Un avis ou un conseil à émettre, "Only The Piano Player"? Amicalement, le 12/07/2012 - 09:30 Là je pige pas la question. Je n'ai fait que témoigner de ma propre expérience avec la CNIL. Je ne suis ni une autorité en la matière, ni donneur, ni demandeur de conseils. Exerçant depuis plusieurs années comme conseil auprès des entreprises, j'ai constaté que ces dernières s'exonéraient, en vidéo-protection, très majoritairement de leurs obligations de déclarations et de demandes administratives et juridiques, tant auprès de la CNIL, qu'auprès des Préfectures et des personnels (information, procédure Comité d'entreprise) alors que ces manquements sont, en théorie, passibles de 1 (CNIL) à 3 ans (préfectures) d'emprisonnement et jusqu'à 45 000 ? d'amendes.
Les raisons sont diverses : - les installateurs en matériels n'informent pas leurs clients de peur de perdre des contrats et n'ont, de toute façon, aucune obligation de les informer sauf à leur fournir une attestation de conformité technique, - les préfectures et la CNIL s'ignorent superbement, leurs contrôles et rappels à la Loi sont insuffisants et les sanctions effectives trop légères, - les utilisateurs informés ne souhaitent pas s'embarrasser avec ces démarches. Voilà une bonne source de revenus pour l'Etat, plutôt morale car le principe de protection des libertés publique et de protection des l'inimité des personnes est bien restreint pour permettre aux utilisateurs de systèmes de vidéosurveillance de lutter contre les atteintes aux personnes (clients et salariés) et aux biens (les leurs !) à conditions qu'ils respectent les règles d'information, d'accès et de proprotionnalité ! Les solutions que je préconise : - obligation d'information des clients par les installateurs assortie de sanctions financières, - multiplication des contrôles administratifs et techniques comme un contrôle technique automobile, - obligation d'affichage des n° d'autorisation, assortie de sanctions financières, puis de sanctions plus lourdes si elles ne se mettent pas en conformité malgré les rappels. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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5738 plaintes reçues, 385 contrôles, 1969 décisions, 65 mises en demeure, 13 avertissements et 5 sanctions financières. Tel est le bilan de la CNIL pour 2011. L'autorité chargée de veiller sur les données personnelles des Français est confrontée à une "activité en forte croissance", conséquence d'une "explosion des données numériques personnelles" et de l'extension des compétences de la commission, selon sa présidente.
Pour la CNIL, la hausse du nombre de plaintes "témoigne de l'intérêt de plus en plus marqué des personnes pour la protection de leurs données et de la sensibilité de cette question à l'ère du numérique", dans un contexte de "mutations structurelles liées au développement de la société numérique" et de l'explosion des smartphones, "devenus le centre nerveux de la vie numérique", explique Isabelle Falque-Pierrotin.
Signe de cette évolution, le budget de la CNIL ne cesse de progresser. L'autorité administrative indépendante disposait de 13,1 millions d'euros en 2009 et de 14,7 millions en 2010 et de 15,8 millions en 2011. Trente-quatre ans auparavant, suite au vote de la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978, le budget n'était que d'un million d'euros environ (7 millions de francs).
Malgré des moyens en hausse, le respect de la loi du 6 janvier 1978 est loin de se vérifier dans la réalité. L'an dernier, l'association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel (AFCDP) avait révélé que la grande majorité (82 %) des entreprises et administrations ne la suivent pas. La moitié des entités interrogées affirment pourtant qu'elles s'efforcent de la respecter, sans succès.
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