|
|
|
Les trolls bientôt identifiés sans procédure judiciaire au Royaume-Uni
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 14 juin 2012 à 12h57
![]() ![]() anomail2, le 12/06/2012 - 11:20 Dans peut de temps la majorité des internautes utiliseront ces systèmes....
et peu de temps après ce sera interdit (certainement pour des motifs liés au terrorisme ou à la pédophilie...) ![]() Argh j'ai essayé de mettre un trollface ascii mais ça passe pas
![]() [message édité par Melpheos le 12/06/2012 à 11:36
]
![]() Et la cnil n'a rien à redire là-dessus ? àa veut quand même dire que quiconque demande au webmaster les infos personnelles relatives à un internaute se les voit délivrer sans aucune contrepartie (y'a juste à dire que l'internaute en question a diffamé) !!
kev3100, le 12/06/2012 - 11:29 Et peu de temps après on trouvera quelque chose d'autre... Et ainsi de suite jusqu'à la fin des temps, c'est à dire dans 6 mois. ![]() buzut, le 12/06/2012 - 11:36 Le pouvoir de la CNIL ne s'étend pas au Royaume Unis... ![]() Identifier un troll ? Ok, faudra juste m'expliquer comment on fait une fois passé le routeur (en admettant qu'il ne soit pas derrière un proxy ou assimilé, évidemment).
Au mieux, on identifie le propriétaire de l'abonnement Internet, mais on fait quoi si on tombe sur une famille de quatre ou cinq personnes ? On les incrimine tous ? Seconde chose, ce n'est encore qu'une proposition de loi. L'article la considère comme étant déjà adoptée... Si on prenait toutes les propositions de lois ainsi, je pense qu'aujourd'hui ce serait un bon gros bordel. ![]() Jumbo, le 12/06/2012 - 11:03 Pourquoi, ils manquent de marchandes de poissons les grand bretons? ![]() Traiter de diffamation, d'injure publique sans juge, c'est pas possible. Les principes convoqués sont en effet d'une part l'honneur et la considération de la personne qui s'estime atteinte, et d'autre part la liberté d'expression de la personne qui s'est exprimée. L'administration anglaise n'a pas à se prononcer là-dessus parce que l'administration ne doit jamais pouvoir décider d'un cas de liberté d'expression sans l'intervention d'un juge.
Pas étonnant que ça arrive en GB, depuis quelques années ils caracolent en tête des pays qui mettent en place des technologies liberticides à grande échelle (même si on les talonne). Par contre, le titre est trompeur : un troll n'est pas nécessairement quelqu'un qui se livre à la diffamation et à l'injure publique. ![]()
Depuis quand est-ce la définition d'un troll ? Je préfère http://www.chatfou.c...7/78-les-trolls ![]() Un web où quiconque serait transparent aux yeux :
- des autorités exécutives, qui ne sont pas politiquement neutres ni juridiquement indépendantes ; - des multinationales, qui n'ont aucune considération pour l'intérêt général ou le respect de la vie privée, est sans aucun intérêt, il serait même particulièrement dangereux. ![]() Melpheos, le 12/06/2012 - 11:39 oui oui je sais bien ça, quand je disais CNIL, je pensais à l'équivalent UK dont je ne me rappelle jamais le nom. C'est l'ICO http://en.wikipedia.org/wiki/Information_Commissioner's_Office [message édité par buzut le 12/06/2012 à 11:57
]
![]()
Au'>Warp, le 12/06/2012 - 11:40
Et imaginez le gars qui fait ca de son bureau, et une IP avec 3000 personnes derrière...ils vont faire quoi ? demander aux admins d'identifier le poste d'où est parti le commentaire désobligeant ? Et même AU PIRE si ils y arrive (ahah) qui peut prouver que c'est bien l'employé assis d'habitude derrière ce bureau qui à diffamé ? On nage dans le délire. ![]() CrazyCat, le 12/06/2012 - 11:53 Vous êtes un peu jeunes - Poster un message débile auquel seuls les noobs répondent (les grands sages du newsgroups ayant l'habitude du troll), pour rigoler, ou pour se reconnaitre entre "initiés". Les noobs mordent à l'hameçon, on les "troll" donc - Envoyer un message provoquant dans le but d'obtenir une réponse informative. En effet sur certains newsgroups vous aviez des gens très compétents et intéressants, mais qui ne répondaient pas à tous les posts de noobs. La technique consiste donc à arriver et dire une énormité, un truc provoquant, faux, pour se faire corriger, et avoir dans la réponse des vraies informations. Précher le faux pour savoir le vrai quoi. L'expert du forum répond, il est donc "trollé" (là encore, comprendre : hameçonné) Sachez donc, jeunes padawans, qu'au départ le trolling est une pratique (un art !) qui pouvait être vu comme positif et constructif. Par exemple, CrazyCat a peut-être posté son lien vers un article volontairement incomplet sur le trolling afin que quelqu'un réagisse et lui dise d'où vient vraiment le mot. Auquel cas je me suis fait troller ![]() WickedFaith, le 12/06/2012 - 11:44 Un rapport pas si éloigné, si l'on s'en réfère par exemple à la définition disponible sur Wikipédia : "Troll de l'anglais trolling (mais peut-être en relation avec le mot français trôler) désigne l'internaute qui poste de manière intentionnelle des messages désobligeants, polémiques, provocants, absurdes, de mauvaise foi, voire insultants, et souvent répétitifs, sur des sites communautaires et de dialogues tels que les forums de discussion". Cela couvre donc notamment les messages désobligeants et polémiques. Il aurait été certes plus précis de dire "les internautes publiant des messages diffamants, insultants ou menaçants", mais il faut aussi composer avec des contraintes de place lors de la rédaction du titre. ![]()
zig et puce
(Banni) le 12/06/2012 à 12:24
Il ne me semble pas anormal que le responsable de l'abonnement Internet soit responsable des actions faites avec sa connexion Internet. Tout comme l'abonné téléphonique est responsable des usages qui sont fait de son téléphone (appels injuriants par exemple) ou le propriétaire d'une voiture est responsable des infractions commises avec son véhicule. Ensuite, à chacun de se déterminer s'il veut prendre sur lui les infractions commises par sa famille/ses copains/ses voisins ou s'il veut reporter sur eux la faute commise. Une voiture prise en excès de vitesse par un radar flash : soit le propriétaire de la voiture prend l'amende et le retrait de points. Soit lui et le conducteur de la voiture écrivent conjointement pour dire "ce n'était pas le propriétaire Mr X. qui conduisait, mais moi Mr Y et c'est à moi que vous devez mettre l'amende". Pourquoi ne pas imaginer un système similaire : tu as invité un copain chez toi ; tu lui as ouvert une connexion Internet ; il s'en est servi pour faire des conneries ; tu te fais choper et tu lui demandes d'assumer ses responsabilités en disant que c'est lui qui a déconné. zig, le 12/06/2012 - 12:24 Rien de tout ça n'est vrai. Si tu lances une alerte à la bombe depuis un cabine téléphonique, ce n'est pas France Télécom qui est responsable. Pas plus que le tenancier d'un bar si c'est de là que tu téléphone. Pour la voiture, idem: un braquage à bord de ton véhicule ne te rend pas responsable de ce braquage (suspect, oui, mais pas responsable) C'est d'ailleurs pour cela que la loi Hadopi a été créée comme elle l'est: on est responsable de non-sécurisation, pas de téléchargement. ![]() En tant que modo, je m' opposerai à ce texte, si il était transposé dans notre pays. Il y a déjà suffisamment d'outils législatifs qui existent.
![]() zig, le 12/06/2012 - 12:24 Tu as invité 100 copains chez toi et tu as laissé un pc allumé connecté à internet. Bon courage aux flics qui vont faire les 100 interrogatoires ![]() kev3100, le 12/06/2012 - 11:29 Vu le nombre de professionnels qui se servent de vpn et autres chiffrements pour des raisons parfaitement légitimes, l'application d'une telle interdiction promet également d'être épique. ![]() zig, le 12/06/2012 - 12:24 Le fond peut être discuté (posez la question aux chinois). Par contre pour la forme, c'est juste inapplicable techniquement. ![]() zig, le 12/06/2012 - 12:24 Ce n'est pas la question. On parle d'identifier la personne étant l'auteur de ces infractions, pas la personne légalement responsable. D'ailleurs, l'article n'aborde pas du tout cette question du propriétaire de l'abonnement, mais bien de la personne ayant diffamé, incité à la haine, etc. De plus, et même problématique pour la HADOPI, cela poserait problème dans le cas où on s'aperçoit que la connexion utilisée était un point en libre service, dans un Mc Do', par exemple. [message édité par Warp le 12/06/2012 à 13:13
]
![]() Demain il n'y aura plus de titulaire de ligne mais un maillage global de la planète permettant de se connecter de n'importe ou avec n'importe quel appareil. D'ailleurs la plupart des connexions ne seront même pas d'origine directement humaine, mais seront faites par des bagnoles, des maisons, des équipements publics, etc...
La voix de l'abonné responsable de sa ligne n'a pas d'avenir. ![]() thb, le 12/06/2012 - 13:32 Perspective plausible. Mais dans l'avenir que tu décris, les individus seront porteurs de codes barres ou de puces sous-cutanées afin qu'on continue à pouvoir identifier qui fait quoi sur le réseau... ![]() C'est incroyable comment si peu de gens se rendent compte que depuis des décennies, ce pays est à la pointe de l'autoritarisme et du fascisme (renseignez-vous avant de hurler, ou de distribuer vos minables points Godwin), et sert de terrain d'essai aux USA pour ce qui est de la répression.
![]() 1984, V, etc.... Ce n'est pas chez les cousins Britanniques que ça ce passe ?
Sans leur accorder une importance capitale, c'est quand même à noter. [message édité par Charo le 12/06/2012 à 15:05
]
![]() zig, le 12/06/2012 - 12:24 Gnéééé ? C'est quoi ce forum bidon ? Même un quote ne passe pas normalement ? Que donne la modification ? Pas moyen d'enlever le quote ajouté par le fofo dans la modification du commentaire ? WTF ? [message édité par Gnommy le 12/06/2012 à 15:15
]
![]() U., le 12/06/2012 - 14:31 La marque de la bête... Il faudrait dire "afin qu'on puisse commencer à identifier qui fait quoi sur le réseau" plutôt que "continuer à pouvoir identifier", non ? Je pense toutefois que les services avec identification obligatoire seront en concurrence avec les services sans identification obligatoire et que les seconds triompheront sur les premiers. Optimiste mais tout à fait discutable... ![]() Et pendant ce temps-là, les responsables officiels qui communiquent avec la presse, ont le droit à l'anonymat. En effet, quant vous parlez au nom de la police, la personne demande à rester anonyme. Et dons elle peut dire n'importe quoi : souvent ils disent qu'ils ont trouvé des photos pédopornographiques alors que dans le meilleur des cas elles sont simplement porno quand ce n'est pas un pur mensonge.
![]() thb, le 12/06/2012 - 15:13 Pas convaincu... Lorsque l'on prend le temps de considérer avec quelle puissance de feu ils réussissent à amalgamer et stigmatiser pour mieux faire passer leurs saloperies, et sans oublier la puissance de leur arsenal promotionnel, j'ai franchement un doute quant à l'issue finale... M'dame michut, prenez la carte machin qu'elle est bien, qu'elle sécurise tout ce que vous faites, qu'il n'y a que vous qui pouvez en manger... Le tout bien emballé, et hop, une rfid pour m'dame michut. "Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront " Joseph Goebbels, ministre de la propagande du Reich" ![]() Citoyens, citoyennes !
Le Royaume-Uni vous demande de ne plus mettre votre nez dans ses combines, arnaques, ses duperie, fraudes, ses malversation, tromperies, et petits arrangements entre dictateurs. A partir de maintenant toutes diffamations sera condamnées très sévèrement. On aimerait continuer à vous enculer en paix. [message édité par H4rlocK le 12/06/2012 à 16:39
]
![]() anonymat ou pas si j'ai envie de dire va te faire enculer a un type je ne me générais pas
![]() Gnommy, le 12/06/2012 - 15:21 Je suis également moins optimiste que thb. Si on fait corréler : (i) les déclarations de certains tycoons des multinationales sur le fait que la démocratie n'est pas le régime idéal pour que le marché se développe ; (ii) les projets liberticides qui naissent ça et là, au sujet du numérique et du web en particulier, au nom de la lutte contre la pédophilie, le terrorisme ou la contrefaçon ; (iii) le discours sécuritaire qui s'épanouit en période de crise et qui permet l'implémentation de nouvelles technologies de contrôle, on se dit que la perspective d'un totalitarisme techno-consumériste, fait d'identifiants greffés permettant une consommation non-stop autant qu'un flicage tous azimuts, n'est pas fantaisiste. D'ailleurs, à mi-chemin entre les projets actuels de type ACTA, CISPA ou INDECT, et les dystopies orwelliennes ou kafkaïennes, on a les explications de Doctorow : http://www.framablog...ctorow-lockdown ![]() Gnommy, UHM, c'est une question difficile, et vos arguments sont malheureusement pertinents.
Mon argument optimiste, pour préciser un tout petit peu est : - La technologie rend possible et assez facile la construction de réseaux, de réseaux de réseaux (internets parallèles, à des échelles plus ou moins locales), mais aussi de réseaux secrets dans le réseau (darknets). S'il est sans doute possible de verrouiller Internet, il sera, je crois, impossible de verrouiller tous ces réseaux alternatifs sans des mesures draconiennes (*1). Les réseaux alternatifs libres cohabitant donc avec un éventuel Internet verrouillé, il ne sera pas attrayant d'aller sur le verrouillé alors qu'on peut aller sur le libre, donc le verrouillé s'effondre au profit du libre. En d'autres termes, le réseau mondial ne peut être que globalement libre (ou tout au moins, suffisamment libre pour que la motivation d'en déployer un autre plus libre ne sois pas trop forte) *1 : les mesures draconiennes en question peuvent être mises en place, et elles seront à mon avis tellement draconiennes que ceux qui les appliqueront resteront à l'âge industriel et refuseront en fait de passer à l'âge numérique, se rendant ainsi sous-compétitifs. Il faudrait donc que les mesures draconiennes soient déployées à l'échelle mondiale. pour être viables. Il n'y a donc à mon sens que deux alternatifs : liberté mondiale et progression vers la démocratie réelle ou aliénation mondiale digne des pires fictions cyberpunk Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
Sujets liés :
LES + RECHERCHÉS
A VOIR AUSSI
Télécharger
logiciel alcatel,
navigateur web pdf,
tor,
ultrasurf,
nokia pc suite,
bittorrent emule island,
gta,
ip,
Accès rapide :
Communication |
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
|
Sur Internet, l'anonymat offre une protection toute relative. Ceux qui s'adonnent à l'injure, à la diffamation ou à la menace sous couvert d'un pseudonyme ne doivent surtout pas croire qu'ils sont hors d'atteinte. La justice a en effet les moyens d'identifier les auteurs des messages désobligeants, de les poursuivre en justice sur demande des victimes et de les faire condamner le cas échéant.
Très encadrée, la démarche pour retrouver l'identité d'un internaute accusé d'avoir posté des messages diffamatoires, injurieux ou menaçants souffre néanmoins d'un défaut : sa mise en œuvre manque parfois de promptitude alors que les plaignants exigent naturellement une identification immédiate afin de pouvoir entamer des poursuites aussi vite que possible.
Mais au Royaume-Uni, cette situation devrait évoluer dans les prochains mois. La BBC rapporte qu'une proposition de loi visant à accélérer l'identification d'un internaute indélicat a été déposée en ce sens. Concrètement, il s'agit de faciliter la tâche du plaignant en lui évitant d'une part de s'engager dans une longue bataille judiciaire et d'autre part de mobiliser des moyens pour faire respecter ses droits.
"Les webmasters sont en principe responsables en tant qu'éditeurs pour tout ce qui apparait sur leurs sites web, même si le contenu est souvent déterminé par les utilisateurs. Mais la plupart d'entre eux ne sont pas en position de savoir si le contenu publié est diffamatoire ou non et bien souvent, confrontés à une plainte, ils retirent immédiatement le contenu litigieux", a expliqué le secrétaire d'État à la Justice Kenneth Clarke.
Selon la BBC, chaque visite sur un article considéré comme diffamant peut être l'objet d'une plainte déparée. La proposition de loi offre une approche différente, de sorte que les webmasters ont une protection tant qu'ils répondent favorablement à la requête d'un plaignant demandant l'identification de l'auteur d'un contenu diffamatoire.
Le texte, qui se veut plus attentif à l'égard des droits des victimes et des problématiques rencontrées par les sites web en tant qu'éditeurs, pose néanmoins un problème. Cela implique en effet de communiquer l'identité d'un internaute à une personne privée, la victime, sans avoir d'ordre judiciaire pour le faire, alors qu'il y a simplement une accusation de diffamation.
Lire la suite