MegaUpload : la MPAA pour la restitution des fichiers licites, sous co
Sujet ouvert par Mindo - Dernière réponse le 08 juin 2012 à 14h17
Mindo (Rédacteurs Numerama) le 07/06/2012 à 09:37

Lors de l'opération qui a abouti à la fermeture de MegaUpload, les autorités n'ont pas seulement mis un terme aux activités de piratage qui s'appuyaient sur le service d'hébergement. La neutralisation du service a également affecté des milliers d'individus qui l'utilisaient pour y stocker des fichiers personnels. Depuis, des voix s'élèvent pour réclamer la restitution de ces contenus parfaitement légaux.

Six mois après la désactivation de MegaUpload, les négociations sont toujours en cours avec les ayants droit et le département de la justice des États-Unis. Pour l'instant, aucune donnée n'a été supprimée des serveurs loués par MegaUpload. Mais cette situation ne durera pas éternellement, d'où la nécessité de réfléchir à un moyen pour limiter l'accès aux seuls utilisateurs ayant stocké des fichiers légaux.

Autant dire que la tâche paraît particulièrement délicate. C'est pourtant la condition sine qua non du retour des fichiers personnels, selon la Motion Picture Association of America. L'association en charge des intérêts de l'industrie du cinéma a écrit au juge pour lui demander qu'aucun fichier illicite ne puisse être rapatrié, dans le cas où la justice autorise les utilisateurs à récupérer leurs données.

Officiellement, la MPAA se dit solidaire des difficultés rencontrées actuellement par les internautes qui se sont servis en toute légalité de MegaUpload et qui veulent aujourd'hui remettre la main sur leurs informations. Mais les exigences très strictes de l'association risquent de se heurter avec la réalité : il y a des milliers d'utilisateurs concernés, et tous ne vivent pas aux États-Unis.

Le statu quo actuellement observé sur les données légales n'affecte pas uniquement les internautes propriétaires desdites données. Il pose aussi un problème pour l'un des hébergeurs Carpathia Hostings. Tant qu'une solution ne sera pas trouvée pour les fichiers licites, l'entreprise devra maintenir en état et à ses frais les serveurs que louaient MegaUpload.

Or, le service en avait mobilisé plusieurs centaines à son apogée. Et puisque ses fonds ont également été saisis par les autorités, MegaUpload n'a plus la capacité de rémunérer Carpathia Hostings.

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18 réponses
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39 messages publiés
Pas la peine de se casser la tête à mettre en place une solution de récupération, M. Schmitz et ses amis seront lavés de toutes accusations bien avant tellement cette affaire est un vrai gruyère pour la justice (américaine j'entends, ils risquent néanmoins une peine en Nouvelle-Zélande mais si je ne me trompe pas, ils récupéreront leurs serveurs et leurs compte bancaires).
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116 messages publiés
Cet argument pourrait se retourner contre eux:
- à vouloir que seul les fichiers licites ne soit restitué, cela signifie qu'il faut absolument que la MPAA & Co. fasse le tri (car eux seul savent ce qui leur porte préjudice)
- à ne pas pouvoir faire le tri rapidement, la défense de MU pourra argumenter dans ce sens: "si vous-même n'arrivez pas à filtrer rapidement, comment voulez que nous y arrivons nous-même?"
Bref, c'est tendre le bâton pour se faire battre.
Au lieu de se casser la tête à vouloir absolument que seul ce qui est licite soit restitué, ils pourraient être un peu intelligent, et se contenter d'un simple: ce qui est à un utilisateur ne sera rendu qu'à cet utilisateur. Un compte ne pourra acceder qu'à ses fichiers quoi.
Mais bon, quelqu'un d'intelligent ne travail pas pour les ayants-droits, sauf pour se payer un salaire.
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1048 messages publiés
àa pue l'embrouille ce truc.
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Et si tu as un zip avec mdp, ils vont faire comment ?
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Bin du coup il y avait du Licite sur MU ?

Donc ce n'était pas une plateforme manifestement illégale ?

Quand y a une prise d'otage on tire dans le tas même si quelques innocents y passe ?
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47 messages publiés
kypd, le 07/06/2012 - 13:32
Quand y a une prise d'otage on tire dans le tas même si quelques innocents y passe ?

En amérique, oui. àa s'appelle des dommages collatéraux.
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36 messages publiés
Il y a un moment où il faut faire la part des choses. Si MU a été fermé c'est à cause des pratiques mafieuses du groupe. Surtout au niveau des financements et rémunérations des membres (et ça a aussi (surtout) fermé pour faire plaisir aux majors, ok il faut pas se le cacher)

Donc non, MU n'était pas une "plateforme manifestement illégale", mais il n'a jamais été accusé de l'être.

Faut se rappeler que ce genre d'entreprises pourrissent la valeur même de tout ce qui sous-tend le partage de fichier.
Tant mieux si ils peuvent disparaitre, eux et leurs pratiques, au profit d'autres services VRAIMENT communautaires.

Bon après qu'on me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit...
Je trouve cette fermeture, dans les conditions dans lesquelles elle s'est déroulée (fait du Prince Américain qui décide pour le reste du monde, en prenant en otage les milliers d'utilisateurs légaux) totalement révoltante...
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kypd, le 07/06/2012 - 13:32
Bin du coup il y avait du Licite sur MU ?

Donc ce n'était pas une plateforme manifestement illégale ?

Quand y a une prise d'otage on tire dans le tas même si quelques innocents y passe ?


C'est exactement cela.

En plus, là on a tiré dans le tas nonobstant le fait que dans certains pays, la prise d'otage n'est même pas juridiquement établie.
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Fro-Mage, le 07/06/2012 - 14:50
Il y a un moment où il faut faire la part des choses. Si MU a été fermé c'est à cause des pratiques mafieuses du groupe. Surtout au niveau des financements et rémunérations des membres (et ça a aussi (surtout) fermé pour faire plaisir aux majors, ok il faut pas se le cacher)

Donc non, MU n'était pas une "plateforme manifestement illégale", mais il n'a jamais été accusé de l'être.

Faut se rappeler que ce genre d'entreprises pourrissent la valeur même de tout ce qui sous-tend le partage de fichier.
Tant mieux si ils peuvent disparaitre, eux et leurs pratiques, au profit d'autres services VRAIMENT communautaires.

Bon après qu'on me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit...
Je trouve cette fermeture, dans les conditions dans lesquelles elle s'est déroulée (fait du Prince Américain qui décide pour le reste du monde, en prenant en otage les milliers d'utilisateurs légaux) totalement révoltante...


Oui, faut faire la part des choses.

Les activités potentiellement mafieuses du groupe MU ont été l'occasion de leur tomber dessus, un peu comme on a fait tomber Al Capone pour fraude fiscale.

Mais la vraie raison, c'est évidemment la pression des ayant-droits, à commencer par MPAA et RIAA, et leurs armées de lobbyistes, qui ont suffisamment de pouvoir sur l'exécutif US qu'ils ont obtenu le plus gros coup de filet numérique de l'histoire, illicite dans de nombreux pays, radical, efficace.

Dans ce contexte, on s'étonne (faussement) que les mêmes moyens, exhaustifs et définitifs, ne soient pas employés contre les sites de "pédopornographie" ou les sites "organisant la propagande terroriste"...

Ah mais j'oubliais, nos gouvernements ont besoin de ces sites pour justifier le renforcement continu de leurs législations sur le web et leur propagande sécuritaire. Il faut se garder un démon bien commode, pour faire peur au bourgeois et le conduire à "bien voter".

MU était un modèle malsain, qui confinait d'ailleurs au paradoxe. Sa disparition ne m'attriste pas, hormis justement pour tous ceux qui s'en servaient comme hébergeur distant et qui ont perdu leurs contenus. Mais la façon de faire du FBI, et de ses donneurs d'ordre, ne fair que renforcer l'urgentissime nécessité de démanteler les industries culturelles, ni plus ni moins, et de casser leur prédation juridico-financière.

Soit ça se fait par le haut, avec des réformes intelligentes, prospectives, qui prennent acte des perspectives ouvertes par les réseaux, la création collaborative, l'économie de la contribution, le partage culturel et l'échange non-marchand...

Soit ça se fait par le bas, avec une armée de citoyens lambda qui vont peu à peu vider ces industries de leur sang, grignoter leurs monopoles injustifiés et contrep-roductifs, à coups de torrent, de stream et d'autres subtilités encore.

Il en va de l'avenir non pas de la création, qui n'a pas besoin des industries pour être, mais du droit d'auteur. L'enjeu est clair : soit le droit d'auteur est ramené à de plus justes proportions, respecte les usages collectifs et les biens communs, et bénéficie réellement à l'AUTEUR afin de lui conférer sa liberté et ses ressources, soit on reste dans une logique purement capitaliste, rentabiliste, prédatrice qui ne peut plus que nuire, désormais, aux artistes, au public, à la création et à l'innovation, bref à l'humanité.

Je répète donc : les industries qui s'accrochent à des monopoles commerciaux ou juridiques injustifiés, et qui pensent pouvoir pérenniser leurs modèles économiques fondés sur la rareté, la captivité et l'exhaustivité (modèles aussi caducs que cupides), ne sont rien moins que des ennemis de l'humanité, que ces industries soient énergétiques, agroalimentaires, pharmaceutiques, ou ici, culturelles.
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380 messages publiés
U., le 07/06/2012 - 15:06
Fro-Mage, le 07/06/2012 - 14:50
Il y a un moment où il faut faire la part des choses. Si MU a été fermé c'est à cause des pratiques mafieuses du groupe. Surtout au niveau des financements et rémunérations des membres (et ça a aussi (surtout) fermé pour faire plaisir aux majors, ok il faut pas se le cacher)

Donc non, MU n'était pas une "plateforme manifestement illégale", mais il n'a jamais été accusé de l'être.

Faut se rappeler que ce genre d'entreprises pourrissent la valeur même de tout ce qui sous-tend le partage de fichier.
Tant mieux si ils peuvent disparaitre, eux et leurs pratiques, au profit d'autres services VRAIMENT communautaires.

Bon après qu'on me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit...
Je trouve cette fermeture, dans les conditions dans lesquelles elle s'est déroulée (fait du Prince Américain qui décide pour le reste du monde, en prenant en otage les milliers d'utilisateurs légaux) totalement révoltante...


Oui, faut faire la part des choses.

Les activités potentiellement mafieuses du groupe MU ont été l'occasion de leur tomber dessus, un peu comme on a fait tomber Al Capone pour fraude fiscale.

Mais la vraie raison, c'est évidemment la pression des ayant-droits, à commencer par MPAA et RIAA, et leurs armées de lobbyistes, qui ont suffisamment de pouvoir sur l'exécutif US qu'ils ont obtenu le plus gros coup de filet numérique de l'histoire, illicite dans de nombreux pays, radical, efficace.

Dans ce contexte, on s'étonne (faussement) que les mêmes moyens, exhaustifs et définitifs, ne soient pas employés contre les sites de "pédopornographie" ou les sites "organisant la propagande terroriste"...

Ah mais j'oubliais, nos gouvernements ont besoin de ces sites pour justifier le renforcement continu de leurs législations sur le web et leur propagande sécuritaire. Il faut se garder un démon bien commode, pour faire peur au bourgeois et le conduire à "bien voter".

MU était un modèle malsain, qui confinait d'ailleurs au paradoxe. Sa disparition ne m'attriste pas, hormis justement pour tous ceux qui s'en servaient comme hébergeur distant et qui ont perdu leurs contenus. Mais la façon de faire du FBI, et de ses donneurs d'ordre, ne fair que renforcer l'urgentissime nécessité de démanteler les industries culturelles, ni plus ni moins, et de casser leur prédation juridico-financière.

Soit ça se fait par le haut, avec des réformes intelligentes, prospectives, qui prennent acte des perspectives ouvertes par les réseaux, la création collaborative, l'économie de la contribution, le partage culturel et l'échange non-marchand...

Soit ça se fait par le bas, avec une armée de citoyens lambda qui vont peu à peu vider ces industries de leur sang, grignoter leurs monopoles injustifiés et contrep-roductifs, à coups de torrent, de stream et d'autres subtilités encore.

Il en va de l'avenir non pas de la création, qui n'a pas besoin des industries pour être, mais du droit d'auteur. L'enjeu est clair : soit le droit d'auteur est ramené à de plus justes proportions, respecte les usages collectifs et les biens communs, et bénéficie réellement à l'AUTEUR afin de lui conférer sa liberté et ses ressources, soit on reste dans une logique purement capitaliste, rentabiliste, prédatrice qui ne peut plus que nuire, désormais, aux artistes, au public, à la création et à l'innovation, bref à l'humanité.

Je répète donc : les industries qui s'accrochent à des monopoles commerciaux ou juridiques injustifiés, et qui pensent pouvoir pérenniser leurs modèles économiques fondés sur la rareté, la captivité et l'exhaustivité (modèles aussi caducs que cupides), ne sont rien moins que des ennemis de l'humanité, que ces industries soient énergétiques, agroalimentaires, pharmaceutiques, ou ici, culturelles.
C'est beau.
C'est juste dommage qu'aucun acteur politique élu aie les couilles de prendre une décision en ce sens. Cette réalité montre très clairement que ces élus ne travaillent plus pour le peuple.
Je pense que le changement vient par le bas. Les usages ont dépassé les lois et forment déjà une nouvelle société de pratiques,avec son propre idéologique de référence. En cela, ce ne sont pas que les industries qui vont mourir mais aussi le système politique dans lequel on se trouve, intimement chevillé au système industriel suranné des majors de la culture, notamment.
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3690 messages publiés
C'est très possible. Le lien entre capitalisme oligarchique et néolibéralisme clientéliste est inextricable. On ne voit pas comment réformer le monstre efficacement, le réformisme lui-même a été recyclé par ce monstre, nous vivons l'ère du réformisme permanent, en même temps que de la reproduction perpétuelle des seules conditions d'accumulation / maximisation du profit. Doublé d'une augmentation exponentielle du biopouvoir vers un totalitarisme de type technique et consumériste. Réformer ce machin, ça n'est probablement plus possible, pour le malheur de tous. Reste à le pourfendre.
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Bon, ça sonne grandiloquent, mais j'ai relu dernièrement "la Stratégie du Chaos de N. Klein", et franchement...
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362 messages publiés
MegaUpload est déjà remplacé, non par un seul site mais par des centaines venu relayer un besoin que ne couvre pas l'offre officielle. De nombreuses alternatives existent : Direct Download : toutes les alternatives, 4 mois après la mort de MegaUpload (19 janvier 2012) - http://www.brizawen.com/?p=3886
[message édité par GammaGt le 07/06/2012 à 22:50 ]
Inscrit le 07/06/2012
3 messages publiés
GammaGt, le 07/06/2012 - 22:50
MegaUpload est déjà remplacé, non par un seul site mais par des centaines venu relayer un besoin que ne couvre pas l'offre officielle. De nombreuses alternatives existent : Direct Download : toutes les alternatives, 4 mois après la mort de MegaUpload (19 janvier 2012) - http://www.brizawen.com/?p=3886

Le remplacement de l'offre ne répond pas au problème des fichiers présents sur MegaUpload.
Travaillant dans une radio associative, nous sauvegardions toutes nos émissions au format Audacity (très volumineux) sur MegUpload, la fermeture illégale de MegaUpload nous a privé de toutes nos sauvegardes, et nous avons perdu plus d'une centaine d'émissions originales, la restitution des fichiers est un vrai problème, mais la loi américaine comme française s'en moque.
Inscrit le 28/12/2010
3690 messages publiés
FlorentEsv, le 07/06/2012 - 23:03

GammaGt, le 07/06/2012 - 22:50
MegaUpload est déjà remplacé, non par un seul site mais par des centaines venu relayer un besoin que ne couvre pas l'offre officielle. De nombreuses alternatives existent : Direct Download : toutes les alternatives, 4 mois après la mort de MegaUpload (19 janvier 2012) - http://www.brizawen.com/?p=3886


Le remplacement de l'offre ne répond pas au problème des fichiers présents sur MegaUpload.
Travaillant dans une radio associative, nous sauvegardions toutes nos émissions au format Audacity (très volumineux) sur MegUpload, la fermeture illégale de MegaUpload nous a privé de toutes nos sauvegardes, et nous avons perdu plus d'une centaine d'émissions originales, la restitution des fichiers est un vrai problème, mais la loi américaine comme française s'en moque.

Et si tous les clients de MU portaient plainte à leur tour ? contre MU, contre les hébergeurs et contre le gvt US qui a pris la décision unilatérale de faire fermer ce service ?
(ma question est théorique, j'imagine pas une radio associative porter plainte contre le département d'état, mais plus généralement je me dis que ça serait peut-être plus efficace que l'ensemble des entités à travers le monde portent plainte contre les hébergeurs qui ont été priés par les USA de bloquer les contenus MU, histoire de remettre un coup de pression en sens inverse)
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362 messages publiés
Il n'existe pas la possibilité d'action collective en France mais je pense qu'ils doit certainement y en avoir en cours aux USA
Inscrit le 23/06/2009
96 messages publiés
l'industrie du cinéma a écrit au juge pour lui demander qu'aucun fichier illicite ne puisse être rapatrié


Bravo, y'a plus qu'a fournir la liste des fichiers illicites.
Sans ça autant fermer youtube et tout autre site communautaure (web 2.0 toussa)). le temps de vérifier chacun des ficheirs dispo sur internet.
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