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Vote sur Internet : l'opération déminage du gouvernement
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 28 mai 2012 à 18h29
![]() Non, ce n'est toujours pas compris, visiblement...
Au delà de l'aspect technique (et PEU IMPORTE LE CODE), c'est la confidentialité même du vote qui est mis en cause, par l'absence PHYSIQUE d'un isoloir. L'isoloir est le point clef d'un vote démocratique. Impossible pour le votant de pouvoir voter en conscience. Impossible pour les autorités de vérifier que le vote a bien été fait DANS LE SECRET et SANS CONTRAINTE. Ce sont ces points qui rendent le vote "électronique" invalide, peu importe, encore une fois, le nombre de verrous que l'on mettra sur l'ordinateur ou les serveurs, ou le code... [message édité par redo_fr le 26/05/2012 à 18:48
]
Affirmatif ! ![]() Pour pondérer (légèrement) les commentaires ci-dessus : il serait par ailleurs dommage de se priver des possibilités que la technique autorise désormais.
On pourrait aller jusqu'à imaginer l'utilisation de certificats personnels, voire l'utilisation de la biométrie. Mais cela ne garantit pas non plus l'aspect "dans le secret et sans contrainte". Remarquez bien que le vote par procuration ou par courrier ne les garantissent pas non plus. A tout prendre, pourquoi se priver du vote par internet, à condition d'y mettre la sécurité nécessaire, et notamment sur le volet dépouillement des "bulletins". Parce que cet aspect n'est pas le moins problématique, à mon sens. [message édité par mosquito33 le 26/05/2012 à 16:22
]
mosquito33, le 26/05/2012 - 16:20 Comme a déjà dit Guillaume, une mauvaise réponse à un vrai problème n'en reste pas moins une mauvaise réponse. Contrairement aux autres formes de vote à distance, le vote électronique permet en théorie la fraude massive. Par procuration, c'est uniquement ton vote qui est concerné, idem par courrier. Là, ça concerne 700 000 votes, ce n'est pas négligeable. Si on détectait une possibilité de fraude dans un département comme le Haut-Rhin (qui compte à peu près autant de votants), on prendrait immédiatement toutes les mesures qui s'imposent. Là, on laisse couler. ![]() J'ose espérer au moins qu'un compte ne peut servir qu'une fois pour voter (intégrité) et que le compte, une fois utilisé, n'est pas identifiable par son vote (confidentialité).
![]() Le vote par courriers pourrais, lui aussi, être massivement falsifier.
Les grand centres postaux ne sont pas si nombreux, et pour un haut cadre de la Poste, il serais possible d'échanger les bulletins. Rien n'est infaillible ... ![]() au fait le ministère des affaires étrangères est bien tenu par un certain Laurent Fabius ? Je dis ça me je dis rien ...
![]()
zig et puce
(Banni) le 26/05/2012 à 20:32
C'est dingue : dès qu'il s'agit du vote par Internet, tous les défauts sont mis en avant. Tu sais quoi, Juju ? Si tu t'inquiètes du cassage du https pour le vote, tu devrais t'en faire beaucoup plus dès que tu payes par CB ou lorsque tu vas sur le site de ta banque. En gros : arrête d'utiliser Internet. Rien n'est sécurisé !
Cela fait 60 ans que les français de l'étranger peuvent voter par correspondance. Il serait bien que tu te rendes compte que la confidentialité du vote n'a jamais été assurée. Nous sommes dans le cas où l'électeur est à des centaines, voire des milliers de kilomètres de l'urne. Aucune solution n'est satisfaisante et pourtant il faut bien que la personne vote, non ? - le déplacement dans le bureau de vote : pas toujours possible, parfois onéreux. Parfois même impossible (cas des électeurs sur des plateformes pétrolières). - le vote par procuration : aucun secret (tu dois dire à quelqu'un ce que tu veux voter) et aucune garantie (tu ne sais pas ce qu'il a vraiment voté). - le vote à distance (que ce soit par courrier ou pas voie électronique) : aucune garantie que l'électeur ne vote pas sous la contrainte, aucune garantie que le vote (courrier ou informatique) n'est pas intercepté et détourné. Donc c'est bien gentil de gueuler contre le vote par Internet, mais si tu as une solution parfaite pour permettre aux Français de l'étranger de voter, explique-nous.
Ce n'est pas La Poste qu'il faut incriminer, ce sont les services consulaires. Quand tu votes par correspondance, tu envoies ton courrier au consulat ou à l'ambassade où il est réceptionné et entreposé par un employé en attendant le dépouillement. Rien n'est plus facile d'ouvrir l'enveloppe extérieure, de changer l'enveloppe intérieure (celle qui contient le vote) et de recoller l'enveloppe extérieure.
Tu le dis bien : en théorie. Nous avons un système qui a été mis en place du temps de l'UMP et qui est utilisé par les socialistes. C'est, je pense, une bonne garantie qu'il n'y a pas de triche ni dans un sens, ni dans l'autre. ![]() Ouuuuuuf, je suis rassuré!
ET comme il ya eu audit, je suis carrément aux anges. Ce serait con quand même que la NSA, Al Qaeda, Microsoft, ou la mafia russe contribue très largement au vote de 11 députés... :-) Remarquez, on a déjà ans le temple de la République (enfin, les catacombes vu ce que c'est devenu, et je ne parle même pas du cimetière du Luxembourg!) Madame Arcelor Mittalo, enfin un nom du genre je ne sais plus trop, et quelques bonnes dizains d'autres dont on se demande qui a bien peu les "élire". Ah la Démocratie, vaste sujet! Copie à revoir de fond en comble en ce début de 21e. ... [message édité par Amicalement le 26/05/2012 à 21:00
]
redo_fr, le 26/05/2012 - 15:23 Heureusement que ces problèmes ne se posent pas dans le cas du vote par correspondance ou du vote par procuration hein. Et sinon j'attends un mea culpa de numerama. Quand on affirme un jour que le https n'est pas nécessaire pour dire l'inverse le lendemain le minimum c'est de s'excuser. ![]() "Cela fait 60 ans que les français de l'étranger peuvent voter par correspondance. Il serait bien que tu te rendes compte que la confidentialité du vote n'a jamais été assurée."
Oui mais on te l'a déjà dit: au moins, la divulgation/l'erreur/la fraude massive au vote est impossible par correspondance. C'est pas parce qu'il est aujourd'hui possible de faire du vote électronique que c'est souhaitable. Du moins pas dans ces conditions techniques et fonctionnelles. ![]() zig, le 26/05/2012 - 20:32La procuration. Il ne faut pas oublier qu'il y a 3 types de français à l'étranger. - Ceux que leur société ou contrat amène à un déplacement temporaire à l'étranger et qui doivent bien avoir une personne de confiance dans leur entourage susceptible de voter pour eux. - Ceux qui sont parti avec armes, bagages et petite famille, afin de payer moins d'impôt et de gagner plus de caillasse, ceux-là ne mérite pas le droit de vote. - Ceux qui se la coule douce dans les pays pauvres (ou autres), financés par leurs retraites, RSA ou comptes aux îles caïmans, ceux-là non plus ne mérite pas le droit de vote. Dans tous les cas, je ne reconnais nullement le droit à un député spécifique de leur condition d'expatrié, un député vote des lois qui ne sont actives que dans le pays où il (le député) réside. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de l'opinion d'un Johnny et de ses desiderata puisque c'est pas lui qui paie pour le résultat d'une loi que son député aurait mis en place, alors que cela concerne l'ensemble des personnes résidents en France (français ou non), qu'il aille crever à L.A et qu'il ne fasse pas chier. Autant je trouve normal qu'un étranger qui vit en France puisse voter, autant le vote des français à l'étranger, je trouve que c'est une hérésie. ![]() @zig et puce: T'es de mauvaise fois. Parmi les solutions possibles aucune ne sera pleinement satisfaisante, c'est vrai.
Mais il existe des solutions moins pire que celle actuellement retenue! Centaurien, le 26/05/2012 - 23:00 Très juste. ![]() Trudie, le 27/05/2012 - 07:25 Je plussoie ;-) ![]()
zig et puce
(Banni) le 27/05/2012 à 12:46
C'est quoi le temporaire ? 15 jours ? 1 mois ? 5 ans ? Sinon, j'aime bien la mauvaise foi : pas de vote par correspondance car on nous explique qu'on n'est pas sûr que quelqu'un ne puisse pas trafiquer le vote. Mais se satisfaire du vote par procuration qui est celui qui, PAR DEFINITION, impose la levée du secret du vote. Exemple : Jacques Chirac qui a dit qu'il voterait Hollande. Malade, il a donné procuration à sa femme. Qui, on l'a vu sur les images télévisées, a pris 2 bulletins Sarkozy !
Donc un prof qui part pendant 4 ans en coopération dans un pays d'Afrique n'a pas le droit d'être représenté ? C'est un sous-français ? Ou alors, il doit être représenté par un député de Périgueux ou de Colmar ?
La déchéance des droits civiques est une peine prévue par le code pénal. Toi tu tombes dans un système à la soviétique où ceux qui s'exilent pour de bonnes ou de mauvaises raisons sont déchus de leurs droits civiques. Et ensuite, tu viens te plaindre que le vote par Internet ne permet pas d'assurer des conditions démocratiques de vote ? Alors que tu prônes un système qui va retirer des droits à un citoyen alors qu'ils ne commettent aucun délit !!! Au moins, tu n'as pas peur des contradictions...
Si c'est la fraude massive qui t'ennuie, il faut fermer les bureaux de vote vite fait. C'est là qu'il y a le plus de fraude massive. redo_fr, le 26/05/2012 - 15:23 100 % d'accord ! Avec ces méthodes, comment savoir QUI vote ? Sous ces pseudo appels à la modernité, ce cache encore une fois, une vérité très inquiétante pour la démocratie... LA VRAIE ! [message édité par slick le 27/05/2012 à 13:00
]
![]() zig, le 27/05/2012 - 12:46 Motif de divorce ! En quoi un député qui vote des lois valables uniquement en France peut être représentatif d'un mec qui vit au Burkina Faso ? Au pire, ça peut être utile à ses parents, ses enfants, ses propriétés, mais en quoi les problèmes qu'il a en Afrique peuvent-ils être résolu par son député. Je dis juste que ceux qui choisissent de quitter la France par qu'ils trouvent que c'est un pays de merde, leurs voix, ils peuvent se les carrer où je pense. Non, je dis qu'il est anticonstitutionnel. Mon père a arrêté de voter parce qu'il considère que c'est de la parodie de démocratie, pas parce qu'il a été condamné. Il fait un choix. Personne n'oblige les gens à aller vivre comme des pachas à Madagascar avec leur RSA, ils font leurs choix, ils en supportent les conséquences. L'une des 3 exigences constitutionnelles qui conditionnent la régularité des scrutins politiques est "l'accessibilité au suffrage". Le fait que l'accessibilité est limitée aux électeurs n'ayant pas mis à jour leur logiciel JAVA (une minorité) et à ceux ayant les connaissances informatiques nécessaires pour installer l'ancienne version de Java, nécessaire au vote, devrait amener le BVE, soit-disant garant de l'accessibilité au suffrage, à agir et à annuler ce vote par internet, comme prévu par la loi.
![]() expatinformaticien, le 28/05/2012 - 17:48 Ce n'est pas limité, Java est le 2e ou 3e langage le plus répandu au monde, l'argument des connaissances informatique peut-être aussi ramené au fait que l'on doit savoir lire. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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À la faveur de la réforme constitutionnelle de 2008, les expatriés français peuvent pour la première fois élire onze députés. Afin qu'ils puissent exercer pleinement leur droit de vote au même titre que les Français de métropole et d'outre-mer, il a été décidé de développer le vote par Internet. Cette solution s'ajoute aux trois autres moyens existants : le vote au consulat, la procuration et le vote par correspondance.
Pour ses promoteurs, le vote par Internet vise à répondre à une exigence constitutionnelle : l'accessibilité au suffrage. En effet, tous les expatriés ne vivent pas à proximité d'un consulat et seuls quelques-uns sont prêts à parcourir 500 ou 1000 kilomètres pour glisser un bulletin dans l'urne. Et les alternatives, la procuration et le vote par correspondance, présentent des faiblesses évidentes.
Cependant, le vote sur Internet est loin de donner entière satisfaction. D'une part parce que son fonctionnement est d'une grande opacité et d'autre part parce que sa fiabilité n'est pas absolument garantie. Des doutes sur la qualité technique de l'application mise à disposition des expatriés sont d'ailleurs apparus ces derniers jours. Sans parler de l'épisode assez ubuesque sur la version Java à utiliser.
Face aux interrogations croissantes sur le vote électronique, le ministère des affaires étrangères a organisé une opération de communication dans l'urgence, en envoyant les invitations jeudi soir pour un point presse le lendemain après-midi. L'occasion pour Bernard Valéro, porte-parole, et François Saint-Paul, directeur des Français de l'étranger, de déminer le terrain.
45 000 Français ont déjà voté par Internet
En préambule du point presse, et comme pour balayer les récents témoignages de Français de l'étranger qui rencontrent des difficultés pour voter, le ministère des affaires étrangères a tenu à mettre en avant l'intérêt qu'ont les expatriés vis-à-vis de ce mécanisme. En effet, 45 000 personnes ont pu voter par Internet pour les élections législatives, deux jours après l'ouverture du scrutin.
Pour le ministère, il ne faut pas oublier que la vie à l'étranger entraîne des contraintes particulières sur l'exercice du droit de vote. Sur les 2 millions d'expatriés, près de 1,1 million peuvent voter. Même si 800 urnes à travers le monde ont été mises en place dans les consulats, il faut des réponses spécifiques pour favoriser la participation parce que le cadre est différent.
"C'est la raison pour laquelle les Français établis hors de France peuvent bénéficier de modalités de votes complémentaires, auxquelles n'ont pas accès les électeurs en France. Le droit admet de telles différences de traitement lorsque les différences de situation le justifient. Ce qui est le cas pour les Français établis hors de de France" argumente le ministère.
La connexion chiffrée HTTPS est obligatoire
Soucieux de contrer les multiples inquiétudes qui sont apparues ces derniers jours, le ministère s'est efforcé d'y répondre point par point. François Saint-Paul s'est arrêté sur le protocole HTTPS en assurant que celui-ci est obligatoire pour accéder au vote électronique. C'est une condition de sécurité impérative, comme le confirme un intervenant sur Twitter.
Dans les faits, la recommandation de la CNIL est donc manifestement suivie pour cette élection. L'autorité de contrôle a en effet invité les pouvoirs publics à interdire le vote sur Internet si le protocole HTTPS n'est pas disponible pour une raison ou pour une autre. "Le secret et l'intégrité de leur vote ne pourront être garantis" sans lui, précise le Code électoral.
Le HTTPS offre toutefois une protection limitée, dans la mesure où des logiciels comme SSLStrip peuvent être utilisés pour atteindre les données transitant dans une liaison chiffrée. Cependant, le bulletin lui-même "est chiffré avec un algorithme cryptographiquement fort". Autrement dit, la seule interception de la liaison sous HTTPS ne permet pas d'altérer le contenu du bulletin ou de le lire, selon le Quai d'Orsay.
La localisation de l'urne électronique
L'emplacement de l'urne électronique, c'est-à-dire le système qui réceptionne les bulletins dématérialisés des Français vivant à l'étranger, est en France. Le ministère assure qu'aucun élément critique du dispositif se situe hors de l'Hexagone. La position exacte de l'urne n'a toutefois pas été indiquée, François Saint-Paul se contentant de dire qu'il s'agit d'un endroit bunkerisé et situé hors des couloirs aériens.
Concernant le système informatique central, celui-ci "est situé pour les serveurs isolés dans les locaux du ministère à Paris et pour les serveurs en ligne dans les locaux du prestataire d'hébergement à Vendôme". Sont critiques les opérations suivantes : génération des clés, publication de l'élection, édition des listes d'émargement...
Au début du mois, le blog HardKor a constaté que certains contenus web sont hébergés dans un centre de traitement de données géré par une société espagnole, Scytl. Pour le ministère, la participation d'une entreprise étrangère est la conséquence normale du développement de l'Union européenne et de l'évolution du Code des marchés publics, ouvrant la possibilité de faire appel à des sociétés européennes.
Un audit du code source mené par l'ANSSI et deux sociétés
Parmi les entraves à à la possibilité de vérifier l'intégrité de l'urne électronique, le Parti Pirate a remarqué que le code source des logiciels utilisés est indisponible, au motif qu'il s'agit d'un secret industriel. Le problème, c'est que cette décision pousse à une confiance aveugle alors que la démocratie a un besoin permanent et croissant de transparence.
Pour rassurer sur ce point, le Quai d'Orsay a indiqué que "le logiciel utilisé par le système de vote a fait l'objet d'une vérification par le ministère des affaires étrangères mais aussi d'une double analyse de code source disjointe par les experts de l'ANSSI et par les experts indépendants". Les conclusions de ces expertises ont été positives, précise le ministère.
Par ailleurs, "le code source du logiciel audité fait l'objet d'une signature cryptographique afin de garantir que c'est ce logiciel et aucun autre qui est installé sur les serveurs mis en œuvre". Ces mesures permettent d'assurer un niveau très élevé de sécurité et de fiabilité. Reste que dans la mesure où le vote est au centre de la démocratie, le système devrait être vérifiable et testable par tout ceux qui le souhaitent.
Une journalisation de tous les évènements
Conscient qu'aucun système n'est infaillible, le Quai d'Orsay précise qu'une "journalisation sécurisée des évènements applicatifs est mise en œuvre et utilise un chaînage cryptographique de son contenu afin de rendre inaltérable cette journalisation : une tentative de modification externe de ces journaux serait immédiatement détectée".
Pour le ministère, ces journaux inaltérables mis à disposition sur un serveur de monitoring rendent transparentes toutes les interventions techniques sur le système de vote pendant le scrutin, qui ne peuvent se dérouler qu'avec l'accord du Bureau de Vote Électronique (BVE).
Et si une fraude est constatée ? Le BVE a la possibilité d'interrompre définitivement ces opérations de vote par Internet si la sincérité du scrutin, leur secret ou leur accessibilité n'est plus garanti. Dès lors, les suffrages déjà exprimés ne seront pas pris en compte, ni même dépouillés. Les Français de l'étranger devront opter pour une des trois autres méthodes restantes.
Au-delà des considérations techniques
Si le ministère des affaires étrangères s'est efforcé de rassurer sur le plan technique en évoquant toutes les mesures et tous les processus pour sécuriser le vote sur Internet, il demeure une question de fond irrésolue. Tout le système repose sur le principe de la confiance, alors que la transparence doit être l'élément au centre du dispositif.
Il est impossible pour ceux qui le souhaitent - et qui en ont les compétences - de vérifier le code source, de contrôler l'intégrité des serveurs utilisés pour générer la clé verrouillant l'urne électronique, de tester la sécurité des infrastructures ou de vérifier la qualité des logiciels mis en oeuvre pour ce scrutin. Pour une démocratie cherchant à tendre vers l'exemplarité, un travail de fond reste à faire ici.
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